"A furore Normanorum, libera nos Domine!"

Telle était l'inquiète prière psalmodiée par les moines des grandes abbayes de la vallée de la Seine du IXe siècle qui vivaient dans l'angoisse d'un raid Viking!

La suite on la connaît: un archevêque de Rouen réussit à convaincre un chef d'origine norvégienne d'épouser l'Eglise par son baptême pour régner éternellement, si l'on en croit un historien picard chanoine de l'église de Saint-Quentin... De ce mariage spirituel entre la vertu venue du Nord et la transcendance chrétienne venue de Rome, d'Athènes et de Jérusalem, donna naissance à notre Normandie: les anciens pillards scandinaves, ces aventureux cadets de famille opportunistes, se firent reconstructeurs d'abbatiales et de cathédrales au point de couvrir la Normandie d'un "blanc manteau d'églises" (Raoul Glaber).

"A furore Fracorum, libera nos Domine!"

Onze-cents siècles plus tard, les vénérables pierres de nos abbayes normandes subissent une nouvelle invasion...

Celle du nihilisme artistique contemporain, véritable art officiel subventionné de l'Etat central jacobino-parisien qui, tel un vampire assoiffé cherche à tout prix le sang du sens et de la transcendance dans la mémoire historique qui rayonne encore sous les puissantes croisées d'ogives de nos abbayes normandes...


 

Nicole Esterolle, nous alerte avec ce message suivant:

ALLIANCE DU SABRE CULTUREL ET DU  GOUPILLON PATRIMONIAL

AU SECOURS,  JEANNE D’ARC REVIENS !

L’art financiaro-intello-bidulo-contemporain vient d’envahir toutes les abbayes de Haute et Basse Normandie !

Rien que des œuvres de FRAC…Du pur jus de l’appareil d’Etat!

On peut lire ceci :

« Les Frac ont fait appel à l’artiste Yann Sérandour connu pour sa fascination et son utilisation des sources aussi bien historiques qu’artistiques dans son travail. Intitulée Les titres courants, l’exposition met en œuvre une traversée de ces trois collections publiques à partir d’une série de faits et gestes qui selon les termes de l’artiste, témoignent d’une pratique du livre et de la lecture, et passe par une série d’actions. A l’image du marabout, l’exposition se présente comme une suite d’expériences mettant en scène la lecture. »  …. « Un suite d’expérience mettant en scène la lecture »… Ben voyons Ginette !

Commentaire de Florestan:

Je n'ai rien compris à cette présentation de "l'oeuvre" de Monsieur Sérandour... Et vous?


 

Voir ci-après ce lien officiel visible sur le site de la région Normandie:

https://www.normandie.fr/lart-contemporain-sexpose-dans-les-abbayes-de-normandie

Cet été, en partenariat avec les deux Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) de Normandie, cinq Abbayes accueillent des expositions d'art contemporain. Certaines jusqu'au mois d'octobre 2019. Les deux FRAC prennent ainsi la route des abbayes pour exposer des oeuvres de leurs collections respectives dans cinq abbayes : Abbaye de Jumièges (76), Abbaye Saint-Georges de Boscherville (76), Abbaye Saint-Nicolas (27), Abbaye d'Ardennes (14), Abbaye de Fontaine-Guérard (27).

Pour l'exposition à l'Abbaye d'Ardenne, les Frac de Caen et Rouen - se rejoignent pour confronter leurs collections à celle de l’Institut mémoires de l’édition contemporaine (IMEC). Il s’agit d’un fonds d’archives et d’études dédié à l’édition contemporaine de renommée internationale, riche de plus de 700 entrées. Pour cette confrontation inédite, les Frac ont fait appel à l’artiste Yann Sérandour connu pour sa fascination et son utilisation des sources aussi bien historiques qu’artistiques dans son travail.

Intitulée Les titres courants, l’exposition met en œuvre une traversée de ces trois collections publiques à partir d’une série de faits et gestes qui selon les termes de l’artiste, témoignent d’une pratique du livre et de la lecture, et passe par une série d’actions. A l’image du marabout, l’exposition se présente comme une suite d’expériences mettant en scène la lecture.

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ci-dessous, une "oeuvre" de "l'artiste" Yann Sérandour:

 

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dont la source d'inspiration peut se trouver certainement ici:

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