Billet de Florestan

Il y a certains brasseurs d'air et autres cultureux batteurs d'estrade donneurs de leçons de morale publique, professionnels d'eux-mêmes grassement payés par les con-tribuables qui devraient se taire ou, plutôt, qu'on ne devrait plus écouter ni aller voir!

Contrairement à ce que pensent trop souvent les promoteurs d'une culture subventionnée quasi officielle, la Normandie n'est pas seulement qu'un contenant avec un robinet de subvention au cul de la barrique...

La Normandie n'est pas qu'une bouteille vide à remplir avec n'importe quoi. La Normandie n'est pas qu'une étiquette que l'on s'oblige à coller parce qu'on a palpé l'argent du contribuable normand pour se permettre le droit de "déconstruire" nos héritages culturels et spirituels, notre patrimoine artistique sous prétexte de nous décoloniser la cervelle d'un improbable inconscient raciste.

La Normandie n'est pas qu'un contenant. C'est aussi un contenu, plutôt riche, nourrissant le corps, l'esprit et l'âme. Et ce contenu normand n'est pas seulement réservé aux ploucs et aux petits blancs prolétarisés et tentés par l'abstention ou la protestation électorale de cette fameuse "France périphérique" qui a revêtu, cet hiver, le gilet jaune des urgences non pas sociétales mais sociales avec l'envie d'un débat civique plus fort et plus authentique que les réactions convenues d'un public captif de bobos de centre-ville devant les provocations calculées d'un théâtreux subventionné par diverses "tutelles publiques"...

Ce contenu culturel, intellectuel et spirituel normand est offert à toute la population normande quelle que soit son origine car tout être humain, tel une graine parfois venue de loin, s'enracine pour vivre.

Bref! cet idéal de lien social et de vivre ensemble dans la tolérance, l'égalité et la diversité dont, par exemple, Monsieur David Bobée nous rebât sans cesse les oreilles non sans grandiloquence sur les planches de son théâtre subventionné, une modeste église rurale normande menacée par la ruine parvient à le faire vivre concrètement en mobilisant toute une jeunesse enthousiaste et venue de partout pour sauver un élément du patrimoine spirituel normand: ce que Monsieur Bobée s'évertue en ses logorrhées à déconstruire, des petits jeunes bien sympathiques, parfois "issus de la diversité" (sic!) s'activent à... reconstruire!


 https://actu.fr/normandie/martainville-epreville_76412/restauration-dune-petite-eglise-seine-maritime-chantier-solidaire-partage_26087733.html

Restauration d’une petite église en Seine-Maritime : un chantier solidaire et de partage

 

L’association Carmen a entrepris depuis plusieurs années de restaurer l’église du hameau d’Épreville. L’édifice était voué à la destruction. Récit d’une belle aventure humaine.

 

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Durant deux semaines, une équipe de jeunes bénévoles vont apprendre à se connaître en restaurant l’église d’Épreville, en Seine-Maritime. (©Isabelle Villy)

Le « Vivre ensemble »… un concept que d’aucuns trouveront peut-être galvaudé, mais qui prend tout son sens sur le chantier de restauration de l’église Saint-Ouen d’Épreville, un hameau de Martainville, près de Rouen (Seine-Maritime). Ici, on vient passer quelques jours l’été pour toucher la pierre, travailler, restaurer, apprendre… mais aussi (et peut-être surtout), pour vivre avec des personnes de tous horizons, de toutes cultures et de tous pays le temps d’un chantier. Un apprentissage multiple en somme, qui permet aux responsables du chantier, l’association Carmen (Centre d’archéologie et de recherches médiévales de l’Est de la Normandie) de transmettre un savoir-faire et aux bénévoles d’ouvrir leur esprit au monde qui les entoure…

« On a recours aux techniques traditionnelles »

« Nous sommes membres du réseau Rempart, qui nous permet d’accueillir des bénévoles du monde entier », précise Julien, qui a pour sa part mis les pieds dans l’église d’Épreville il y a près de 15 ans… et chaque année il y revient, riche des acquisitions des années précédentes, qu’il transmet à son tour aux jeunes qui participent à la restauration de la petite église. Et on apprend un peu tous les métiers liés au bâtiment lors de cette aventure humaine, mais surtout on fait revivre des métiers anciens. « On a recours aux techniques traditionnelles anciennes pour restaurer cet édifice », souligne Julien. Tailleurs de pierre, charpentiers, maçons : le savoir-faire de ces nobles métiers s’acquiert ainsi sur place et on peut très bien participer à ce chantier sans avoir de connaissances particulières.

Un chantier aux dimensions sociales

La restauration est en effet un élément important du chantier, mais l’essentiel semble se trouver ailleurs, dans ce concept du vivre ensemble justement que nous évoquions au début de cette histoire. « Le brassage ethnique et la dimension sociale de ce chantier, c’est cela la vraie définition du vivre ensemble ». Respecter l’autre, son intimité, tout en partageant tout au quotidien, c’est en effet ce pari que l’association Carmen réitère à chaque chantier.

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L’église Saint-Ouen du hameau d’Epreville, située près de Rouen (Seine-Maritime) était vouée à la destruction. (©Isabelle Villy)

Les bénévoles dorment sur place

On comprend mieux cette définition en arrivant sur place. Au détour d’une petite route du hameau, l’église Saint-Ouen se dresse fièrement… la porte est ouverte : en entrant, on tombe sur des échafaudages, un fatras d’outils et de matériaux… puis, un peu plus loin sur la gauche, derrière une tenture, plusieurs lits sont alignés : c’est là que dorment les bénévoles, dans un dortoir aménagé pour eux. En continuant plus avant, vers ce qui sert normalement de sacristie, une cuisine provisoire permet de préparer les repas. Deux jeunes femmes sont justement en train de confectionner une salade de riz, de crudités et d’œufs (achetés à la ferme du hameau, à quelques pas de là) pour le soir… La vie en collectivité en somme, où chacun participe. « Au début, quand les gens arrivent, on sent un peu de réserve mais au bout de quelques heures, tout le monde se parle, échange », sourit Julien.

Restituer, à terme, l’église aux habitants

Au-delà de ce « brassage », le chantier doit donc permettre à terme de sauver la petite église qui a bien failli être détruite dans les années 80. C’est en passant par là qu’un homme qui habitait non loin, a voulu sauver l’édifice : il a ainsi créé Carmen et a conclu un bail emphytéotique avec la mairie de Martainville. Quand le chantier sera achevé, l’église sera restituée aux habitants, pour devenir un lieu de partage, de culture… « La commune nous verse une subvention de 1 000 euros par an. Une fois les frais de l’association retirés, notre budget annuel pour financer les matériaux et faire vivre Carmen, s’élève à 400 euros », détaille Julien.

L’association peut réaliser des devis

On imagine alors qu’il faut avoir recours à beaucoup d’astuces et surtout à la récupération pour trouver le nécessaire au chantier, que ce soit de la brique, du bois, de la pierre… « On recherche d’ailleurs du chêne par exemple. Il faut souligner que les donateurs peuvent avoir recours à la défiscalisation », insiste Julien, qui indique par ailleurs, que l’association est en mesure de faire des devis pour certains travaux : « Récemment, on l’a fait pour le mur du cimetière de Montmain, qui menace de s’écrouler"

Pour l’heure, le chantier continue donc à Épreville et même si alentours, d’aucuns ont l’impression que les choses n’avancent pas vite, en réalité, toutes les petites mains qui s’activent à l’intérieur font progresser les travaux. Et il faut bien considérer que deux à trois semaines par an, pour un tel travail, constituent quand même une gageure… que toute l’équipe a toutefois relevée. « D’ici une dizaine d’années on y verra plus clair », confirment les bénévoles, qui travaillent actuellement sur la charpente de l’église : une pièce remarquable à la forme d’une coque de bateau renversée, œuvre de charpentiers maritimes sans aucun doute… Une histoire à suivre…

Infos pratiques:


À l’occasion des Journées du Patrimoine, les 14 et 15 septembre, l’association Carmen ouvre ses portes à l’église, de 9h à 18h. Vous pourrez y découvrir des ateliers de taille de pierre, de travail de la charpente, de couverture en ardoise et en zinc.
Adresse : chantier Rempart de l’église d’Épreville, route de Coquereaumont, Martainville.
Possibilité d’adhérer à l’association pour 5 euros.

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La toiture, en forme de coque de bateau renversée, est au coeur du chantier de restauration cette année. (©Isabelle Villy)