On peut dire: peut mieux faire! Ou encore: c'est mieux que rien! Les scientifiques du GIEC nous disent: il faut enclencher les grandes politiques publiques et privées structurelles de la transition écologique et énergétique avant 2030 pour espérer contenir le réchauffement climatique global sous la barre des 3°C...

En Normandie, par exemple, deux urgences, deux chantiers:

1) Basculer vers le "bio-cal" 100% de la filière laitière normande encore soumise au modèle conventionnel agro-productiviste dominant qui pollue les sols, les eaux, détruit nos paysages, rend malade nos vaches, qui pousse au suicide nos éleveurs et exploitants agricoles en étant ouvert à tous les vents de la mondialisation avant... l'entrée en vigueur du futur de traité de libre-échange entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande.

2) Basculer vers l'électrique et vers l'hydrogène 100% du système des transports publics normands: cars, bus, autobus, trains... Et inciter les transports routiers à rouler à l'hydrogène. Développer l'axe Seine comme laboratoire des propulsions à l'hydrogène pour les navires hauturiers et pour le transport fluvial.

Voir, par exemple, en Normandie:

https://www.echosciences-normandie.fr/articles/energy-observer-le-premier-navire-propulse-a-l-hydrogene-et-aux-energies-renouvelables

Energy Observer, le premier navire propulsé à l’hydrogène et aux énergies renouvelables.

Publié par Pauline Ducoulombier, le 20 mai 2019

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Les participants des “Mercredis de l’hydrogène” s’étaient interrogés il y a quelques semaines sur le fonctionnement de l’Energy Observer. Le 24 avril dernier, Emmanuel Schillewaert, Délégué régional ENGIE pour la Normandie, est venu leur répondre et présenter le bateau qui devrait faire escale en octobre prochain au Havre.

L'ENERGY OBSERVER SOUHAITE RELEVER LE DÉFI D'UNE MOBILITÉ MARITIME PROPRE. EN QUOI EST-CE IMPORTANT ?

Aujourd’hui, un navire de croisière pollue autant qu’un million de voitures. Le projet “Energy Observer” vise, dans le même esprit que l’avion solaire “Solar Impulse” de Bertrand Piccard, à être en autonomie énergétique pour se déplacer. Il s’agit d’un test grandeur nature sur les alternatives au pétrole dans la mobilité maritime et fluviale de demain.

COMMENT L’ENERGY OBSERVER PRODUIT-IL SON ÉNERGIE? QUELLE EST LA PLACE DE L'HYDROGÈNE?

Il s’agit d’abord de diminuer les besoins énergétiques, puis de trouver les solutions de production de l’énergie nécessaire. Le bateau est équipé de panneaux solaires et d’éoliennes verticales. Il y a également un production d’électricité par  hydrolienne mais elle ne représente qu’une petite part.

L’équipe s’est d’abord calée sur les besoins du bateau puis s’est demandée quelle énergie serait nécessaire pour déplacer le bateau à 4 ou 5 noeuds. Ils ont donc pris en compte trois types de besoins, la vie à bord, la propulsion et la production d’hydrogène. Ils ont dimensionné le bateau puis ils ont mis la surface de panneaux suffisante pour produire de l’électricité et stocker le surplus sous forme d'hydrogène.

L’eau de mer est d’abord dessalée avant de passer par l’électrolyseur pour que l’hydrogène soit récupéré et, une fois comprimé, stocké dans des réservoirs. A poids égal, l’hydrogène contient sept fois plus d’énergie que des batteries classiques. La solution du stockage par hydrogène est donc idéal lorsque l’espace disponible est très limité, comme sur un bateau. Aujourd’hui, ils arrivent à naviguer 24h/24 de façon autonome et indépendante grâce à leur propre énergie.

QUELS SONT LES ENJEUX DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE?

Il y a tout d’abord la question du changement climatique  lié aux émissions de carbone puis celle de la Santé publique avec les particules et les micro-particules. Ces deux enjeux n’ont pas la même temporalité, le climat s’observe à l’échelle du  siècle, les particules au quotidien. on estime à 60 000 le nombre de morts liés aux particules par an en France. La question de la mobilité est fondamentale mais la question du changement d’énergie dans la mobilité l’est encore plus. L’hydrogène est une des solutions.

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On lira aussi, ci-après, les dernières remarques du cercle normand de l'opinion (28 juillet 2019):

répliques normandes