Un fidèle lecteur de l'Etoile de Normandie nous signale la publication suivante: à défaut d'être dans les radars habituels en tant que grande métropole régionale normande, Rouen s'affirme comme l'une des grandes capitales régionales de la gastronomie française sans pour autant avoir encore la notoriété internationale de Lyon.

Pour une fois, la proximité de Paris n'est pas une contrainte pour la métropole normande pour une raison simple sinon évidente: Paris est, peut-être, le plus grand carrefour mondial de la gastronomie mais, grand paradoxe, n'est pas une capitale gastronomique! On mettra au défi quiconque sera capable de nous citer un seul plat parisien ou une seule spécialité gastronomique typiquement parisienne... On n'en trouvera pas puisque Paris fut et demeure le carrefour de toutes les gastronomies provinciales françaises. A commencer par la rouennaise qui est le fleuron de la riche gastronomie normande.

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La métropole de Rouen avec des spécialités gastronomique emblématiques telles que le "canard de Duclair sauce au sang" a donc raison de développer et de valoriser la qualité d'une destination gastronomique rouennaise et normande (à l'instar de ce qui se fait depuis longtemps à Lyon) car s'il y a vraiment une bonne raison d'aller à Rouen ou d'y faire un détour mérité (pour parler comme le guide Michelin) c'est bien la perspective d'y manger fort bien avec des expériences qui peuvent demeurer inoubliables...

A lire donc "l'Auvergnat de Paris" (justement...) ce bel article consacré à Pierre Guéret, l'héritier d'une belle dynastie familiale de la gastronomie rouennaise:

https://auvergnat.com/blog/pierre-gu%C3%A9ret-en-pleine-expansion-1/

Enseigne

ROUEN/GROUPE GUÉRET : Pierre Guéret en pleine expansion

Héritier par défaut en 1995 d'un groupe familial endeuillé, Pierre Guéret, 47 ans, a fait mieux que de sauver les meubles de l'Hôtel de Dieppe. Il a construit depuis lors le plus gros groupe familial de restauration de Rouen avec une dizaine d'établissements dans le portefeuille.

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Cet été, l'agenda de Pierre Guéret est très chargé. Ce restaurateur, qui veille sur 11 adresses rouennaises, vient d'ouvrir le restaurant Madame, un vaste établissement de 160 places assises installé dans les murs de l'ancienne unité rouennaise de la chaîne La Boucherie, place Saint-Marc. Cet automne, il va rouvrir l'Hôtel de Dieppe. Cet établissement phare de Rouen, situé en face de la gare, a fermé il y a un an et demi alors que des travaux dans le sous-sol de la ville avaient endommagé ses fondations. En octobre, c'est un hôtel entièrement remanié qui accueillera le public. Passant de 3 à 4 étoiles, sa capacité d'accueil va être modifiée de 41 à 37 chambres. Mais surtout la restauration va évoluer vers un style brasserie haut de gamme et s'ouvrir sur la clientèle extérieure avec une vitrine sur la place de la gare. L’établissement continuera à proposer le canard à la rouennaise, une spécialité proche de celle de la Tour d’Argent. C’est Michel Guéret, président fondateur de l’ordre des Canardiers qui popularisa cette recette emblématique de l’Hôtel de Dieppe et Pascaline, l’arrière-arrière-grand-mère de Pierre, qui fonda l’hôtel en 1 880. En arrivant à la tête du groupe familial en 1995, Il lui a rendu hommage en créant Pascaline, un bistrot à l'ancienne. Pierre Guéret avait alors 23 ans. Après des études à l'école hôtelière de Saint-Quentin-en-Yvelines, il avait travaillé au Hilton de Strasbourg avec la ferme intention de s'éloigner de la restauration pour faire carrière dans l'hôtellerie. Mais lorsque son oncle, patron du groupe familial, est décédé dans un accident de la route, c'est sur lui qu'est retombé le poids des responsabilités. Son grand-père, déjà âgé à l'époque, et son père, qui exerçait une autre profession, lui ont confié les clés de l'entreprise. Le groupe s'est alors scindé alors que sa tante reprenait l'activité Guéret Traiteur.

Un empire rouennais

À partir de l'Hôtel de Dieppe, en l'espace de 25 ans, Pierre Guéret a reconstruit un groupe qui pèse aujourd'hui 11 M € de CA HT et emploie 180 personnes ; ce qui fait de lui, et de loin, le premier restaurateur de la capitale normande. Il détient aujourd'hui 3 hôtels dans la ville (Hôtel de Dieppe, Astrid et Kyriad) et 7 restaurants et bars (Pascaline, Blotti, le Marcel, l'Euro Café, 6 e Sens, Madame et Cancan).

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Pascaline et Blotti, deux concepts créés par Pierre Guéret

Selon lui le secret de la réussite réside avant tout dans le fait de travailler en famille. En effet ses sœurs, mais aussi plusieurs de ses cousins sont associés dans le groupe. L'un d'eux dirige l'Hôtel de Dieppe, un autre est directeur des opérations tandis qu'une de ses sœurs veille sur les comptes du groupe via son cabinet d'expertise-comptable. « Le pire ennemi d'un chef d'entreprise, c'est lui-même, insiste Pierre Guéret. Il est bon qu'il existe des contre-pouvoirs en interne ». L'influence de la famille Guéret ne devrait pas faiblir dans les années qui viennent. Le fils de Pierre termine sa troisième année d'études à l'école Vatel et devrait rejoindre à terme l'entreprise. La sixième génération est sur la rampe de lancement.


Commentaire de Florestan:

Sagesse de Pierre Guéret déclarant que le pire ennemi d'un chef d'entreprise, c'est lui-même... Un conseil que devrait entendre, d'urgence, un certain Jean-Louis Louvel, le fringant "roi de la palette", président de Rouen Normandy Invest, du rugby-club de Rouen, du groupe de presse possédant le titre "Paris-Normandie" et candidat putatif de la LREM et du Modem pour la mairie de Rouen aux élections municipales de mars 2020.

Cela fait peut-être un peu trop dans le retro-planning de Monsieur Louvel, nouvelle coqueluche de la presse financière parisienne (cf. un récent article des Echos sur le "sérail repreneur normand" d'entreprises...)

A lire ci-après:

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