Les instituts de sondage tournent à plein régime à quelques mois des prochaines échéances des élections municipales prévues en mars 2020. Tout le monde veut son sondage: les partis du "vieux monde" (sic!) dont les maires sortants ne veulent pas sortir et la République en Marche qui rame avec, d'ores et déjà, le caillou parisien Villani dans la chaussure.

Mais tous les sondages s'accordent au moins sur un point, notamment au sujet de l'électorat (très volatil) des grandes villes: la préoccupation écologique n'a jamais été aussi élevée. Le vote écologiste pourrait faire l'élection du prochain maire dans de nombreuses villes ou pourrait la défaire... C'est la raison pour laquelle on voit ces derniers temps une course générale vers les pots de peinture verte pour ripoliner en catastrophe trombines et discours, à commencer au plus haut sommet de l'Etat car le bilan écologique de Monsieur Macron se résume, pour l'instant, à la démission de Nicolas Hulot...

En attendant d'avoir prochainement les résultats des sondages en cours du côté de Rouen (où les écologistes sont donnés très haut) ou du Havre, les résultats des sondages réalisés ces derniers temps à Caen viennent de nous parvenir:

Joël Bruneau, le maire de Caen (LR) qui a reçu lors de la fête de la Pomme le soutien explicite d'Hervé Morin, a toutes ses chances pour être réélu... Mais à une condition cependant, sinon deux:

1) Ne pas faire abattre les tilleuls de la place de la République.

2) Ne pas faire du nouveau tramway un outil seulement utile à celles et ceux qui ont les moyens de se l'offrir.

Bref! ce sont là deux considérations écolo-sociales fortes qui devraient, en principe, faire l'avenir d'un parti de gauche raisonnable (si les partis de gauche cessaient de s'entre-déchirer dans les querelles byzantines du politiquement correct sociétal) mais qui faute d'une opposition suffisamment unie, pourraient permettre la réélection à Caen d'un maire "violemment modéré" de la droite dite "classique".


 Lire cet article proposé sur le site de Ouest-France:

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-municipales-un-sondage-ifop-pour-lr-donne-joel-bruneau-en-tete-44-au-premier-tour-6506217

Caen. Municipales : un sondage Ifop pour LR donne Joël Bruneau en tête à 44 % au premier tour

Le maire sortant de Caen Joël Bruneau virerait largement en tête à 44 % au premier tour des élections municipales selon un sondage Ifop pour LR, dont les résultats viennent d’être divulgués par Europe 1. La République en marche serait loin derrière à 8 %.

Un sondage pour se rassurer ? Nos confrères d’Europe 1 sont parvenus à se procurer les résultats d’un sondage secret mené par l’institut de sondage Ifop pour le compte du parti Les Républicains, sondage que nous évoquions déjà dans nos colonnes et sur notre site internet hier. Le parti a testé trois villes où les maires sortants sont Républicains : Caen, Saint-Etienne et Reims, à six mois de l’échéance des 15 et 22 mars 2020.

À Caen, le maire sortant Joël Bruneau, élu en 2014, est crédité de 44 % des voix, contre 8 % pour La République en marche. L’édile évoquait mardi, dans sa grande interview de rentrée, le danger d’une « excessive confiance». Voici qui devrait nourrir son propos… Et qui ne manquera pas de faire réagir ses concurrents.


 Voir aussi:

https://actu.fr/normandie/caen_14118/elections-municipales-gratuite-transports-sera-coeur-debats-caen_27025003.html

Elections municipales. La gratuité des transports sera au cœur des débats à Caen

Plus que jamais la gratuité des transports va s'inviter aux prochaines élections municipales, à Caen (Calvados). Est-ce possible ? Comment la financer ?

La gratuité des transports, on en parlait un peu en 2014 mais en 2020, cette thématique pourrait bien être au cœur des projets des différentes listes pour réduire le trafic dans les agglomérations et améliorer la qualité de l’air.

Le succès de la gratuité 

À Caen (Calvados), c’est une vraie question pour Gilles Déterville. Dès l’inauguration du tramway, le 27 juillet dernier, le secrétaire départemental de la fédération du parti socialiste évoquait la gratuité des transports comme une priorité à venir. Et le succès de cette journée exceptionnelle de gratuité ne le contredisait pas. Les rames pourtant plus grandes que celles du précédent tramway étaient remplies de voyageurs.

Dunkerque qui mène l’expérience de la gratuité depuis un an, selon Gilles Déterville, a vu la fréquentation de ses transports augmenter de 30 %. Reste à savoir comment financer cette gratuité. Pour remplacer les recettes de la billettique, la Communauté urbaine Caen la mer devrait trouver plus de 13 millions d’euros par an.

La fausse bonne idée ?

La gratuité, c’est une « fausse bonne idée » pour le maire de Caen (Les Républicains). Joël Bruneau s’appuie sur les exemples de réseaux où elle est pratiquée.

À chaque fois que la gratuité est mise en place, elle se traduit automatiquement par la disparition de recettes nécessaires pour l’entretien des rames et des véhicules, et surtout pour son développement et sa modernisation.  

Avec un taux de versement transport à son maximum, à 2 %, pour les entreprises de 11 salariés et plus, il sait aussi la marge de manœuvre limitée pour trouver des fonds pour financer une possible gratuité des transports en commun.

Mais pour le potentiel candidat à la mairie de Caen, Gilles Déterville, « c’est possible ». Non pas en augmentant la contribution des entreprises « puisqu’on n’en a pas le droit et qu’elle est au maximum », ni en augmentant la contribution de Caen la mer qui reviendrait à augmenter les impôts « mais en renonçant à des projets d’investissements ou en dépensant moins pour les routes ». Et du coup en misant sur les transports en commun.

Lire aussi : EN IMAGES. Inauguration du tramway de Caen, que la fête continue !

Route ou transports gratuits, faut-il choisir ? 

Gilles Déterville explique :

Pour inscrire cette question dans un projet municipal, il faut faire beaucoup de pédagogique pour expliquer les conséquences. C’est-à-dire qu’il y aura moins d’argent pour les routes. 

Le secrétaire départemental pense même que la question doit être tranchée par les habitants eux-mêmes, via un référendum d’initiative locale. Et en attendant la gratuité totale, « on peut trouver un compromis en mettant en place la gratuité pour les jeunes de moins de 12 ans comme à Paris ou encore la gratuité le week-end. Ce serait une première étape que l’on pourrait tester. »

Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020.


Commentaire de Florestan:

Chaque année,  début septembre, Hervé Morin nous fait savoir qu'il aime bien nos pommiers normands: il a bien raison!

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Et Joël Bruneau, dont on connaît les origines rurales berrichonnes, quels arbres aime-t-il?

Pas ceux-là en tout cas...

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Compte tenu de ce que l'on sait dorénavant du rôle très positif des arbres en ville pour lutter contre l'effet d'îlot de chaleur en période de canicule, Joël Bruneau a, objectivement, un intérêt politique de faire en sorte que les tilleuls de la place de la République ne soient pas abattus au profit des intérêts de certaines personnalités privées qui n'ont jamais été élues par les citoyens caennais et qui n'oseront jamais se présenter devant eux pour en obtenir les suffrages...

Conserver, dans la densité urbaine du centre-ville de Caen et dans la partie patrimoniale de la ville épargnée par les destructions de 1944 un patrimoine végétal qui pourrait rendre bien plus de services à la population qu'un énième centre commercial aussi inutile qu'illusoire et dont la construction pourrait se révéler dangereuse pour la stabilité du sous-sol (eaux souterraines déjà sous pression) ce serait faire preuve de courage sinon de sagesse politique.