Un rappel historique, pour commencer... 

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Le média spécialisé Mer et Marine vient de publier l’annonce d’une exposition rouennaise :

Port de Rouen : une exposition sur le chantier du dragage

Mer et Marine Publié le 10/09/2019 par Rédaction

https://www.meretmarine.com/fr/content/port-de-rouen-une-exposition-sur-le-chantier-du-dragage

HAROPA - Port de Rouen achève les ultimes travaux de dragage du Projet d’amélioration des accès maritimes.

Une exposition consacrée à ce vaste chantier est proposée au grand public sur les quais de Seine.

L’exposition « Accès Seine » est visible jusqu’au 3 novembre 2019 sur les quais de Rouen, rive droite, entre les ponts Guillaume-le-Conquérant et Gustave-Flaubert. Un film et des panneaux d’information recouvrant deux conteneurs permettent au public de découvrir la finalité et les grandes étapes du Projet d’amélioration des accès maritimes du Port de Rouen. Lancée en 2012, cette opération d’envergure vise à gagner 1 mètre de tirant d’eau, en approfondissant le chenal de navigation de la Seine, par arasement des points hauts, depuis l’estuaire jusqu’aux terminaux du port amont. L’arasement concerne 17 % du chenal de la Seine, long de 120 km entre Rouen et Honfleur. A l’issue des travaux, les tirants d’eau des navires passent à 11,30 m à la descente vers la mer et à 11,70 m lors de la montée vers Rouen, contre 10,30 m et 10,70 m auparavant.

DES ENJEUX ÉCONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX

L’objectif des importants travaux réalisés est multiple. La première priorité résulte de l’évolution de la flotte mondiale. Les navires de transport en vrac se modernisent et affichent des capacités de chargement en augmentation. L’approfondissement et l’aménagement du chenal permettent à HAROPA - Port de Rouen d’accueillir, dans des conditions optimales de sécurité, les vraquiers de nouvelle génération nécessitant un tirant d’eau plus important. Le projet vise à pérenniser le positionnement du Port de Rouen sur les vracs solides et liquides. Ces filières historiques contribuent au développement des activités industrialo-portuaires rouennaises. Leur croissance bénéficie à l’économie régionale grâce aux nouvelles activités créées en lien avec les trafics portuaires.

A propos de HAROPA - Port de Rouen

Acteur majeur de la valorisation et de la protection de l’estuaire de Seine, HAROPA - Port de Rouen, premier port ouest-européen exportateur de céréales, accueille chaque année 3000 navires, et 6000 convois fluviaux, qui génèrent un trafic de 27 à 30 millions de tonnes. Au cœur de l'ensemble HAROPA, Rouen fonde sa singularité sur sa capacité à traiter tous types de trafics, notamment industriels, grâce au savoir-faire de ses opérateurs et à la diversité de ses terminaux, qui s’échelonnent de Honfleur jusqu’à la Métropole Rouen Normandie.

L’amélioration des accès maritimes répond également à des enjeux économiques et environnementaux, en permettant notamment de réduire les coûts à la tonne transportée, ce qui favorise le développement du transport maritime. Les ultimes phases de dragage sont en cours d’achèvement avec des opérations de finition. Des travaux de modernisation des infrastructures portuaires et les mesures environnementales d’accompagnement se poursuivront jusqu’en 2021. L’investissement total représente 207 M€. Les travaux ont été financés par l’État, la Région Haute-Normandie, la Métropole Rouen Normandie, l’Union européenne, l’Agence de l’Eau Seine Normandie et HAROPA - Port de Rouen.

Exposition « Accès Seine » du 6 septembre au 3 novembre 2019, accès libre, face au Ponton d’Honneur Jean-Ango, 5 quai de Boisguilbert à Rouen.

Communiqué d'Haropa

     Cela me rappelle l’époque où j’avais participé au débat public sur l’implantation de Port 2000. Certaines circonstances y sont évoquées dans le courrier ci-dessous :


                                                                                                                                           Le Havre, le 18/02/98        

« Verdevase »

                                              à

                    Monsieur le Président de la

                    Commission Particulière

                    Débat Public PORT 2000

                    B.P. 1925

                    76099 LE HAVRE cedex

objet : extension portuaire ... et

          aménagement ferroviaire dans l'estuaire de la Seine

                                                                                    Monsieur le Président,

     Vous venez de me transmettre le compte-rendu de la réunion du 15/01/98 au cours de laquelle je suis intervenu brièvement.

     En complément à mes lettres du 28/12/97 et du 14/01/98 accompagnées de documents descriptifs, à mon intervention du 15/01/98 et à la réponse péremptoire de M. Galichon, je souhaite apporter les éléments suivants :

     Le port néerlandais de Rotterdam, premier au classement mondial, est situé à environ 30 kilomètres de la mer du Nord ; les navires océaniques y accèdent par un chenal construit dès la fin du XIXème siècle, constamment adapté depuis à l'accroissement de taille des navires !

     Le port belge d'Anvers, deuxième au classement des ports européens, est situé à environ 60 kilomètres de la mer du Nord ; les navires océaniques y accèdent par un chenal entretenu par les Pays-Bas car situé dans leurs eaux territoriales, moyennant compensations financières !

     Le port allemand de Hambourg, qui devance Le Havre dans le classement des ports, est situé à environ 100 kilomètres de la mer du Nord, sur le cours de l'Elbe !

     Je ne suis donc pas convaincu que le dragage constitue un argument suffisant pour balayer d'un revers de main une option d'implantation de " Port 2000 " sur la rive sud de l'estuaire. N'a-t-il pas été question, au cours de réunions postérieures de débat, d'élargir le chenal d'accès actuel au port du Havre pour rendre plus sûrs les croisements avec les navires en provenance de l'extension envisagée contre la digue sud ? N'a-t-il pas été aussi question du dépôt de dragage actuel du chenal de Rouen qui favorise l'envasement de l'estuaire pour la simple raison qu'il n'est pas assez éloigné vers le large ?

En quoi les travaux relatifs à l'option " rive sud ", qui affecteraient une zone alluvionnaire asséchée de longue date, auront-ils plus d'incidence sur l'environnement qu'une option qui empiète sur une zone de vasières identifiée à proximité de la digue sud du Port du Havre ? En quoi l'approfondissement du chenal de Rouen en Baie de Seine serait-il difficile à maintenir alors qu'il a été observé que ce chenal a une tendance naturelle au creusement depuis la construction des digues submersibles qui l'encadrent ? Encore faut-il déverser les produits de dragage assez loin du lieu de leur enlèvement !

En déplorant le repli sur elle-même de la communauté portuaire havraise vis-à-vis d'un projet présenté comme d'intérêt régional et national, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.

pièce jointe : _ lettre du 26/01/98 adressée à M. le président du Port Autonome du Havre .                                             


 

     En quoi consistait la réponse péremptoire de M. Galichon : cet ingénieur du milieu portuaire local avait déclaré que l’implantation d’un tunnel composé de caissons immergés (long d’environ 1 km) au droit de Berville ou de La Rivière Saint Sauveur serait contrariée par la présence d’une barre rocheuse au fond de la Seine dans les parages…

     Et voilà que deux décennies plus tard, pour les besoins du port de Rouen, « on » arase le fond de la Seine sur 17 % des 120 km du chenal de la Seine (soit environ… 20 kilomètres) ! Cet arasement ne s’applique-t-il pas sur le fonds… rocheux de la Seine ? Ne pourrait-on pas alors dire « Quand on voulait tuer son chien, on disait qu’il avait la rage » et « Deux poids, deux mesures » ?