C'est une décision qui doit certainement avoir ses bonnes raisons bureaucratiques mais elle résonnera dans le mental déjà bien éprouvé des Rouennais et des Normands comme une seconde explosion:

celle du mépris!

En effet, le premier gestionnaire de ce syndicat de faillite qui s'appelle encore "France" (ne l'appelons plus Premier ministre) nous fait savoir que Rouen et les communes impactées par la poisse aux hydrocarbures appartenant à Monsieur Warren Buffett et qui a été épendue, pour une raison encore inconnue, sur notre Normandie verte et mouillée, ne pourront pas bénéficier de l'état de catastrophe industrielle et technologique.

Cette information est hélas aussi vraie qu'officielle.

Nous avons eu de la peine à le croire: nous avions d'abord cru à une énième "défèque niouze".

C'est absolument consternant de constater que ce pays n'est pas politiquement gouverné: une gestion (qui s'apparente plutôt à une digestion des événements dans la communication) semble suffire, croient-ils, en haut lieu. Cette conception qui est à l'art de gouverner ce que l'art du pyromane est à celui du pompier, aura des conséquences funestes dans les urnes qui pourraient, elles aussi exploser au nez et à la figure de tous ceux qui, actuellement, abusent de leur droit à la parole publique: après le Mercaptan et autres dioxines, retour assuré du dégagisme, un gaz toxique pour la démocratie.

Avec ce scandale moral, en filigrane, planant comme une odeur nauséabonde entre deux discours officiels  comme entre deux courants d'air:

FALLAIT IL DES MORTS NORMANDS SUR LEUR CONSCIENCE POUR OBTENIR UNE DECLARATION D'ETAT DE CATASTROPHE INDUSTRIELLE?

FALLAIT IL DES DESTRUCTIONS D'IMMEUBLES COMME A TOULOUSE OU COMME A ROUEN... EN 1944?

 

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Lire la vraie défèque niouze de ce gouvernement plus que jamais déplorable confirmée par le rédacteur en chef adjoint de Paris-Normandie, Stéphane Siret:

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/pas-de-reconnaissance-de-l-etat-de-catastrophe-technologique-apres-l-incendie-lubrizol-MH15651973

Pas de reconnaissance de l’état de catastrophe technologique après l’incendie Lubrizol

Assurance. Réclamé pour faciliter les indemnisations des assurances après l’incendie à Lubrizol, l’état de catastrophe technologique ne devrait pas être reconnu, selon les déclarations du Premier ministre, mardi 1er octobre 2019 à l’Assemblée nationale.

Frappée de plein fouet par « la catastrophe industrielle »  Édouard Philippe dixit – la région sera-t-elle bientôt déclarée en état de catastrophe technologique comme le souhaite le député PS de la Seine-Maritime, Christophe Bouillon, lequel, parlant de « marée noire sur terre », a interpellé le Premier ministre à ce sujet, mardi à l’Assemblée nationale ? Issu d’une loi adoptée à la suite de la catastrophe AZF, ce dispositif permet d’indemniser les victimes de catastrophe technologique, au même titre que l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes d’inondations, par exemple, de bénéficier rapidement d’une couverture assurance. « Ce régime [de catastrophe technologique, Ndlr], je le dis et ce n’est pas une réponse définitive, nuance le Premier ministre, vise à traiter les accidents avec un très fort impact sur les biens immobiliers ou mobiliers ».

Ce qui, aux yeux d’Édouard Philippe, n’est « pas surprenant » ce régime découlant « assez largement » d’AZF « où c’est une explosion qui avait rendu impraticable et inutilisable un nombre considérable de logements. »

Au regard de la situation rouennaise, qu’il est venu constater lundi soir sur le site de Lubrizol, Edouard Philippe dit ne pas être sûr « qu’au moment où je vous parle, les conditions d’application précises soient réunies. En tout cas, ajoute-t-il, je veillerai à ce que cela ne nous conduise pas à exonérer l’industriel qui est, au regard du droit, le premier responsable des effets de l’incendie sur l’environnement. »

La responsabilité de Lubrizol

À l’Assemblée nationale mardi, de nombreuses questions d’élus – opposition et majorité confondues – ont tourné au tour de l’incendie Lubrizol et de ses conséquences. Hubert Wulfranc, députée PCF de la Seine-Maritime, et Damien Adam, député LREM de Rouen, ont eux aussi insisté sur les « ratés » de la communication des autorités et sur la nécessité d’établir « un suivi médical de long terme ». « J’y suis évidemment favorable », répond Edouard Philippe, assurant que « les autorités sanitaires locales le mettront en place. »

Quant à la volonté des députés de mener sur le terrain une mission d’enquête ou de créer une commission d’enquête parlementaire, elle n’a pas reçu de réponse... En attendant, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, qui était sur le site de Lubrizol vendredi dernier avec sa collègue de la Santé, Agnès Buzyn, sera auditionnée mercredi 2 octobre en commission à l’Assemblée. La ministre sera entendue à 18 h 45 par la commission du Développement durable. « Les parlementaires veulent jouer leur rôle, et c’est bien normal, de contrôle de l’action du gouvernement », a déclaré mardi sa présidente Barbara Pompili (LREM), qui a organisé cette audition.

Stéphane Siret

Rédacteur en chef adjoint, responsable du service reportage