Voilà qui nous changera du Mercaptan!

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Alençon. Une première en France : le réseau urbain Alto teste une énergie 100% végétale

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De gauche à droite : Philippe Glarner (Volvo Bus France), Olivier Morvillez (Alto) et Marc Vandecandelaere (Avril) devant la cuve installée dans les locaux d’Alto. (©L’orne hebdo)

D'ici la fin de l'année 2019, les sept bus hybrides de la société Alto devraient rouler à l 'Oléo 100, une énergie 100% végétale, 100% renouvelable, 100% tracée et 100% colza !

Innovant. Bon pour l’environnement. C’est une première en France et c’est à Alençon (Orne) que cela se passe ! Le réseau de bus Alto (membre du réseau Réunir CUA) expérimente l’Oléo 100 sur un de ses bus hybride (90 places). Un biocarburant issu de l’agriculture française, 100% végétale. Un premier pas vers l’abandon du gasoil ? Olivier Morvillez, directeur d’Alto, en est persuadé :

D’ici la fin de l’année, nos sept bus hybrides devraient rouler à l’Oléo 100 ».

Moins de pollution

Cette huile est produite par le groupe agroalimentaire Avril, près de Rouen. « Notre métier est d’extraire l’huile de la graine de colza », explique Marc Vandecandelaere, directeur commercial.

 En parrallèle de l’alimentaire, l’énergie est un réel débouché qu’il faut exploiter. Avec ce biocarburant, nous garantissons une baisse de 65% des émissions à effet de serre ».

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Si les pays nordiques, notamment, roulent déjà avec ce carburant homologué B100, il a fallu attendre 2018 en France pour que son emploi soit autorisé, grâce à un arrêté qui précise que ce carburant « est réservé pour les flottes professionnelles disposant d’une logistique d’approvisionnement spécifique et de leurs propres capacités de stockage et de distribution ».

Un transfert facile

C’est le cas d’Alto. De plus, tous les bus Volvo hybrides avaient été commandés avec une option biodiesel, comme l’indique Philippe Glarner, directeur général Volvo Bus France. Une anticipation qui porte ses fruits aujourd’hui. Aucune transformation du moteur n’est nécessaire. Remplacer le gasoil par cette huile végétale est simple et rapide.

Aucun inconvénient donc ? Francis Aïvar, vice-président de la Communauté urbaine d’Alençon en charge des transports, a beau chercher, il assure qu’il n’en voit aucun :

 Notre principale motivation est d’ordre environnementale, avec beaucoup moins de déchets émis. Nous testons depuis 1991 de nouveaux carburants, nous avons commencé avec le B10 (N.D.LR. : 10% d’huile végétale). Nous voilà arrivé au B100 ».

En cumulant avec l’électrique, la réduction d’émissions à effet de serre est d’environ 90% ! La solution électrique/Oléo 100 satisfait pleinement la CUA qui n’envisage pas le « tout électrique » pour sa flotte. « Car nous n’avons pas encore assez d’éléments sur l’avenir et le recyclage des batteries ».

Pas d’odeur de friture

Pour l’heure, les tests réalisés sont encourageants. Pas d’odeur de friture dans l’habitacle, pas de perte de puissance du moteur. La consommation par litre au cent devrait être la même. Quant au coût tarifaire, Olivier Morvillez précise qu’un contrat de trois ans a été signé avec le groupe Avril « pour un prix semblable à celui du diesel, avec un tarif plafond ».

Pour la petite société alençonnaise, ne plus dépendre des aléas du marché pétrolier est déjà un avantage non négligeable.

 


 

Commentaire de Florestan:

On précisera tout de même que le groupe agro-industriel "Avril" autrefois présidé par feu Xavier Beulin ci-devant patron de la FNSEA est aussi le grand importateur en France du soja transgénique brésilien...