Sur l'Etoile de Normandie nous aimons tout particulièrement l'archéologie: et quand l'archéologie nous démontre que des formes du passé que l'on croyait disparues sont toujours vivantes, notre curiosité est à son comble!

Exemple avec l'association de promotion de la LNPN qui existe toujours quoique présidée par Jean-Luc Léger le président du CESER... à rien?

 

L'association réunissait son assemblée générale le 8 octobre 2019 à Rouen. L'Etoile de Normandie a pu se procurer le compte-rendu de cette réunion...

Compte-rendu

 

  1. 1.       Avenir de l’association

Le Président rappelle que depuis la création de l’association, le projet de LNPN a évolué. Les mentalités aussi.

-          on ne parle plus d’une ligne TGV, ni d’un arrêt à la Défense, ni à Conflans ;

-          dans le débat public, l’accent est beaucoup moins mis sur les temps de parcours, et davantage  sur le confort et la régularité, les déplacements du quotidien (suite de la crise des gilets jaunes et les orientations de la LOM) ;

-          de nombreuses difficultés de financement apparaissent. La question n’a d’ailleurs jamais été étudiée de façon approfondie.

-          les relations entre la Normandie et l’Ile-de-France peuvent être difficiles sur les dossiers ferroviaires, et la LNPN n’est pas défendue de façon commune.

Toutefois, le dossier LNPN poursuit son chemin : le processus parlementaire concernant la LOM touche à sa fin, mais il est nécessaire de maintenir un « pack normand » cohérent, car beaucoup de défis restent à relever :

  • maintenir la pression pour que des travaux prioritaires soient réalisés dans les temps : Paris-Mantes et accès à la gare de Saint-Lazare (saut de mouton) ; ces travaux sont bénéfiques aux Normands (ex haut et ex bas normands confondus) comme aux Franciliens, ils devraient susciter l’union sacrée, au moins des Normands ;
  • clarifier les points qui, malgré la LOM, ont encore besoin de l’être (exemple : gare de Rouen) ;
  • penser à la gouvernance : l’ouverture à la concurrence approche, la Région va prendre la compétence sur les trains d’équilibre… Quelle place la LNPN va-t-elle trouver dans ce nouvel ensemble ?
  • réfléchir au matériel roulant (performance des nouvelles rames OMNEO vis-à-vis des spécificités de la LNPN, adaptation aux besoins des voyageurs…)
  • anticiper le financement (coûts exacts, clé de répartition, montage…)
  • discuter des nouvelles technologies apparues (projets Hyperloop, SpaceTrain…),
  • réfléchir à la communication autour du projet, qui est toujours associé à une ligne TGV, et qui ne bénéficie que de très peu de soutien dans l’opinion.

Face à ces défis, l’existence de l’association conserve toute sa pertinence, mais il pourrait être intéressant de l’orienter, plus globalement, sur l’avenir ferroviaire de la Normandie, dans ses relations avec l’extérieur, et prioritairement avec la région parisienne, mais aussi la Bretagne (notamment Caen-Rennes), le Centre (notamment la route du blé), le Nord (notamment Amiens et Lille), l’Est (notamment l’Allemagne pour le fret)

Si ces points sont retenus, un nouveau nom pour l’association devra être trouvé.

  1. 2.       Loi d’orientation des mobilités – Point d’information

Le projet  de loi a été adopté par l’assemblée nationale le 17 octobre. Les principaux enjeux s’inscrivent dans la transition énergétique et les mobilités du quotidien.

Les amendements du Sénat ont concernés la possibilité pour les départements de relever la vitesse limitée actuellement à 80 km/h sur les routes départementales, la relance des trains de nuit, le développement d’une offre de mobilité en milieu rural…. Au niveau de l’assemblée nationale, un amendement a été déposé autorisant les autorités organisatrices de la mobilité à subventionner le covoiturage.

Concernant les enjeux financiers, l’Etat s’engage à investir près de 28 Mds € durant le période 2018-2027. Cet engagement semble conforme avec le scénario retenu dans la LOM, qui prévoit d’investir 60 Mds € sur 20 ans. Les recettes devant alimenter l’AFITF (agence de financement des infrastructures de transport de France) seront notamment constituées du versement d’une part de TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) estimée à 1,1 Mds par an et une éco-contribution des transports aériens.

Le projet LNPN est intégré dans le scénario 2 du COI (conseil d’orientation des infrastructures) retenu par le gouvernement, lequel prévoit une réalisation de la section Paris –Mantes à l’horizon 2030. (sic!)

  1. 3.       Rencontre avec les parlementaires

Le  25 juin, Jean Luc Léger, président de l’association, a rencontré une quinzaine de parlementaires normands, en présence du préfet Philizot. Cette réunion avait pour objet de faire le point sur le dossier LNPN et de sensibiliser les élus normands aux enjeux de ce projet. Il est apparu que nombre d’élus manquait d’information sur ce projet et qu’un travail d’information et de mobilisation était nécessaire, objectif que pouvait et devait porter l’association de promotion de la LNPN.

  1. 4.       Echéancier 2020-2030

2020 : Nouveau service ferroviaire avec augmentation de 20% de l’offre

2020/2021 : Arrivée des nouveaux matériels OMNEO sur les lignes Paris- Rouen- Le Havre et Paris- Caen- Cherbourg

2021 : Mise en service de l’itinéraire fret : Serqueux-Gisors

2023 : DUP Paris-Mantes

2024 : Mise en service d’EOLE à l’ouest

2024-2027 : Saut de mouton Paris St Lazare, permettant de décroiser les flux normands des flux franciliens, préalable indispensable à l’amélioration de la régularité et au maintien de l’arrivée des trains normands en gare St Lazare.

2028-2030 et au-delà : ligne nouvelle section Paris-Mantes et nouvelle gare de Rouen

Si ce programme est acté pour les premières opérations, il doit être validé pour les deux derniers programmes, ce qui nécessite une forte mobilisation des « forces vives » normandes : élus, monde économique, associations…

 

  1. 5.       Décisions

Les membres présents proposent la tenue d’une nouvelle assemblée générale le 19 novembre à 10h00 à Rouen, afin de valider une modification des statuts de l’association, intégrant les grands principes suivants :

-          l’association s’assurera de la mise en œuvre des dispositions inscrites dans la LOM concernant le projet LNPN (travaux en avant-gare de Saint-Lazare, section Paris-Mantes, réflexions sur la gare de Rouen) ;

-          assurer la cohérence régionale et interrégionale des différentes lignes ferroviaires (actuelles ou en projet), que ce soit pour les accès à la région parisienne ou son contournement, ainsi que pour les dessertes vers l’Ouest et le Sud-Ouest ou le Nord ;

-          défendre le développement concerté des liaisons fret et voyageurs ;

-          agir sur les sujets liés à la gouvernance, aux matériels roulant et au financement, en considérant qu’ils ne peuvent pas être déconnectés de la réflexion actuelle sur les infrastructures.

 


Commentaire de Florestan:

Nous avons toujours dit ici que le cas ferroviaire normand n'était pas fait pour le TGV puisqu'il ss'agit de desservir un réseau régional de villes situées à moins de 250 km de Paris: un train express intercités roulant à 200km/h maxi serait suffisant.

Pour garantir la robustesse financière du projet donc pour garantir une chance de le voir un jour réalisé il ne faut pas transformer le chantier de la future gare de Rouen Saint-Sever Rive-gauche en... EPR  coûteux et inefficace, à savoir: nous épargner la peine de creuser un tunnel profond sous la Seine long de près de 11km alors que la solution évidente tant pour la géographie que pour les finances publiques serait de créer une tranchée ferroviaire sous-fluvial dans l'Estuaire.

 LNPN? Ptêt ben qu'oui, ptêt ben qu'non...

LNPN

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