Billet de Florestan

... Vendre un Mont-Saint-Michel breton surtout accessible depuis Rennes en tant que locomotive touristique pour tirer Saint-Malo, Cancale... voire Nantes.

La créativité commerciale est typique de ceux qui n'ont rien à nous vendre ou presque! Les escrocs et autres arnaqueurs n'ont rien mais ils ont des idées. Et il est paradoxalement plus difficile de parler ou de faire parler d'une évidence que de faire rêver d'une chimère: la vérité est souvent plus décevante que la légende.

Le Drian n'est pas à son coup d'essai, déjà lorsqu'il était duc de Bretagne il racontait dans des documentaires à la télévision publique japonaise (NHK) que le Mont-Saint-Michel était en Bretagne. On se souvient aussi de la mise au point humoristique mais ferme d'un Laurent Fabius à l'égard d'un Le Drian particulièrement expansif lors de l'inauguration du barrage de la Caserne, premier élément du projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel...

Archives:

http://normandie.canalblog.com/archives/2017/07/12/35470452.html

Il pourrait en être autrement, à moins d'être conscient et fier d'avoir chez soi la plus belle des évidences, de la contempler à nouveau, de se l'approprier pour la mériter en sachant en parler aux autres mieux que quiconque, dumoins mieux que tous ces arnaqueurs venus de Bretagne ou autre qui ne voient dans le Mont-Saint-Michel qu'une Tour Eiffel du Moyen-âge, une industrie à arnaquer et à cocufier le touriste pélerin:

Monsieur Le Drian en voyage privé avec des Chinois?

Rien de plus naturel! Ceux qui se ressemblent s'assemblent. Les Bretons sont nos Chinois. Car que trouve-t-on dans les boutiques du village soi-disant médiéval en bas du rocher?

index

Des chinoiseries bretonnantes, une marée de babioles en plastique où se noie le souvenir du magnifique héritage historique et spirituel normand qui a fait le Mont-Saint-Michel.

Pourquoi?

Parce que promouvoir l'identité normande du Mont-Saint-Michel au Mont-Saint-Michel c'est exigeant... C'est "chiant" diront les plus jeunes: il faut se fader des bouquins, lire, étudier, posséder un minimum de culture générale historique. Les légendes et tout le baratin de foire de tous les bonimenteurs "pas prise de tête", le "faire court" (et surtout pas un "cours" magistral ou une visite guidée conférence) c'est mieux. De toute façon, Samsung et "Gogole" sont d'excellents maîtres à penser pour savoir si c'est bien le Couesnon qui a mis ou non le Mont-Saint-Michel en Normandie.

Bref! Tout le monde s'en fout ou presque...

Dès lors que les flocons de la neige en plastique ne collent pas trop longtemps à la paroi translucide d'un globle enfermant le petit Mont-Saint-Michel qui illumine les yeux de la petite dernière qui refuse de monter là-haut, à l'abbaye, car elle a trop mal aux pieds... Car quand on retourne le globe pour faire à nouveau tomber une averse de neige sur notre Mont-Saint-Michel, on lit: "made in RPC".

Au Mont-Saint-Michel, les Normands sont condamnés à la qualité, à l'exigence, à l'authenticité, à la transcendance car ils doivent défendre et promouvoir une évidence, sinon une vérité.

Et par les temps qui courent qui ne sont guère en faveur de la vérité et de la beauté, défendre avec exigence et conviction un Mont-Saint-Michel normand relève de la mission impossible: il ne faut pas troubler le bon fonctionnement du tiroir-caisse avec des états d'âme.

Le crapaud qui actuellement occupe le reliquaire n'a pas l'intention d'en sortir et, contrairement, au précédent (quand le "Mont Libre" fut une prison) il a de puissants moyens pour y demeurer, tant que des foules continueront à "faire" le Mont-Saint-Michel en moins de deux heures au lieu de le contempler.

Le Mont-Saint-Michel et sa baie viennent de fêter 40 années d'inscription sur la liste mondiale du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO: tout le monde s'en fout!

Une agence régionale normande de promotion du patrimoine est en projet. De même qu'un Etablissement public pour le Mont-Saint-Michel qui pourrait s'inspirer des exemples des châteaux royaux de Versailles et de Chambord, avec une préfiguration confiée à Christophe Beaux qui avait redoré le blason de l'antique Monnaie de Paris avec quelques cochonneries de l'art dit contemporain: ça promet!

Le problème c'est qu'un front uni des boutiquiers arnaqueurs allant du village montois jusqu'au conseil régional de Bretagne refuse de contribuer financièrement au futur Etablissement public: on veut bien profiter, à fond, de la plus grosse poule-aux-oeufs du patrimoine historique normand mais on ne veut pas mettre un centime pour son entretien ou sa valorisation.

Le futur Etablissement public doit entrer en vigueur au 1er janvier 2020: on peut craindre que cela ne soit pas le cas puisque l'Etat (avec le centre des monuments nationaux) et tous les boutiquiers (dont les Bretons) veulent garder pour eux leurs gros fromages.

Inquiet du problème, le sénateur de la Manche Philippe Bas (ancien président du CD50) a fait voter un amendement à la loi de finances 2019/2020 pour obliger le centre des monuments nationaux propriétaire de l'abbaye à verser une obole précise au futur établissement public: le département de la Manche n'a pas à faire la manche auprès de l'Etat pour l'entretien d'un Mont-Saint-Michel que l'on pourrait redorer des centaines de fois avec son chiffre-d'affaires annuel...

Il n'y a donc qu'une seule solution:

Une reprise du Mont-Saint-Michel es mains normandes. Ferme.

Le dossier du Mont-Saint-Michel doit être sur le bureau d'Hervé Morin, président de la Normandie!

C'est URGENT!

Car, trop c'est trop!

9a2285ee_d34c_473b_8344_82b64c6bd964

Il est urgent de sortir le Mont-Saint-Michel d'une pollution médiatique permanente qui nous vient de Bretagne!


 

Petit compte-rendu (prudent) de Ouest-France de l'escapade britanno-chinoise de Monsieur Le Drian ministre des affaires étrangères à tout sauf à celles de Bretagne...

https://www.ouest-france.fr/bretagne/mont-saint-michel-un-ministre-chinois-invite-entre-bretagne-et-normandie-6573505

France-Chine. Visite privée dans l’ouest avant des échanges officiels lundi à Paris

MjAxOTEwYjZkMmIxMzcyNWZmNGJkYjRjYTdlYzU4MmE3MWVkOWU

Wang Yi, ministre des affaires étrangères de la République populaire de Chine était l’invité personnel de son homologue français Jean-Yves Le Drian, ce week-end dans l’ouest. Après Rennes, le Mont Saint-Michel et Cancale, ils se retrouvent lundi à Paris pour des échanges officiels.

Le Parlement de Bretagne et la table de Léon Le Cochon à Rennes, l’abbaye du Mont Saint-Michel et le restaurant du chef Roellinger à Cancale: ce fut le programme de l’escapade normando-bretonne de Wang Yi, ministre des affaires étrangères de la République populaire de Chine. Une visite d’ordre privé, organisée à l’invitation de son homologue français, le breton Jean-Yves le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Après une nuit dans un hôtel rennais et quelques pas en Normandie pour visiter la Merveille, le ministre chinois retrouvera Jean-Yves Le Drian à Paris, ce lundi 21 octobre, cette fois pour une « séquence » officielle. Une réunion de travail est prévue au Quai d’Orsay, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ainsi qu’une rencontre à l’Elysée avec le Président de la République.

En mars 2019, Emmanuel Macron avait accueilli le président chinois Xi-Jinping, à l’Élysée.