Dans ses éditions des 7 et 8 novembre 2019, Ouest-France, édition caennaise nous proposait une série d'articles plus ou moins développés sur un certain nombre de villes, notamment de la ci-devant "Basse-Normandie". Nous avons retenu, bien entendu, les articles qui concernaient les trois plus grandes villes normandes, la "tripolitaine" normande Caen, Rouen et Le Havre. Mais nous avons aussi retenu deux articles supplémentaires: l'un sur Alençon pour son côté pathétique et l'autre sur la stratégie d'Europe Ecologie Les Verts en Normandie pour son côté... pathétique.

Il est probable voire certain que les candidats les plus sérieux ont déjà diffusé quelques élements programmatiques et un début de commencement de projet pour l'avenir des villes concernés, on pensera, par exemple aux candidatures de Nicolas Mayer-Rossignol à Rouen ou de Jean-Paul Lecoq au Havre, mais il est probable que la question essentielle du lien privilégié à établir entre la commune, son intercommunalité et la région Normandie en tant que première tutelle publique pour le financement des projets les plus importants et les plus structurants envisagés par ces candidats à la mairie, ne soit jamais abordée ni présentée, notamment dans les trois plus grandes agglomérations normandes où la région Normandie s'est substituée à l'Etat central pour financer l'avenir (le plateau universitaire et scientifique "Côte de Nacre" à Caen; la châtière du port au Havre; le développement urbanistique de la métropole Rouen).

La région Normandie est devenue la première partenaire de finances et de projets des maires et présidents d'agglomération, de communauté urbaine, d'intercommunalité ou de... métropole: il serait dommage sinon inquiétant que cette réalité soit ignorée dans les diverses campagnes municipales, notamment dans des villes qui ne savent plus où elles habitent.

On pensera, bien entendu à Rouen que d'aucuns continuent à concevoir comme enfermée dans un corridor séquanien qui ne trouverait sa lumière qu'à Paris ou encore à Alençon dont le territoire est en panne sinon à la dérive tiraillé entre une Normandie littorale et métropolitaine trop lointaine et une attraction mancelle ou ligérienne de plus en plus forte.

1) A tout seigneur, tout honneur, commençons par Le Havre qui est moins un grand port maritime que le fief d'un grand seigneur...

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2) A Rouen, la catastrophe Lubrizol s'est invitée définitivement dans la campagne:

L'enjeu est de savoir s'il est possible d'organiser et de planifier le développement durable au XXIème siècle d'une métropole portuaire et industrielle. Avec les questions suivantes:

L'industrie est-elle compatible avec l'écologie?

Rouen dernier grand port maritime européen de fond d'estuaire: quel avenir?

Rouen métropole régionale normande à moins d'une heure et demi de bagnole de Paris, est-possible?

On espère que ces questions essentielles seront abordées dans le débat municipal rouennais... (on peut toujours rêver!).

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3) A Alençon, c'est la valse totale des étiquettes, dans une ville qui a déjà un pied en Normandie et l'autre en terre mancelle. Visiblement, on n'assume pas grand-chose à Alençon dont le territoire hésite sans véritable projet structurant à la frontière sud de la Normandie...

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4) A Caen, le maire sortant, Joël Bruneau pensait pouvoir être réélu dès le premier tour... Mais c'était, là encore, sans compter avec la montée des préoccupations environnementales des citoyens inquiets de l'impact de certains projets de la majorité sortante. En clair, il ne faudrait pas que le maire de Caen soit tenté de dissimuler sa trançonneuse derrrière une urne toute transparente!

Mais avec les Verts, tout devient possible...

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5) Car le maire de Caen sortant peut compter sur les Verts solitaires pour se faire réélire...

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A Rouen, il sera utile de rappeler que les Verts participent du bilan de la majorité municipale et métropolitaine rouennaise sortante...

A Caen, il faudra expliquer pourquoi le maire sortant ne sortira les tronçonneuses sur la place de la République qu'après sa... réelection!

Merci les Verts!