... Au grand dam des Bretons de Rennes qui gèrent la marche médiatique ex-bas-normande de Bretagne sous les couleurs de Ouest-France!

Cette information qui n'a pas échappé à la rédaction de Ouest-France (qui cause beaucoup en ce moment de ce qui se trame du côté de Paris-Normandie) nous amuse beaucoup!

Mais elle est importante car après les tentatives avortées d'un rachat par le groupe multimédias indépendant 100% normand Leclerc-La Manche Libre des parts de Paris-Normandie cédés par Jean-Louis Louvel qui aurait pu permettre la création d'un grand groupe multimédias privé normand couvrant les cinq départements de notre région, après aussi les échecs d'une implantation directe des Bretons de Ouest-France "outre l'eau" (avec une édition rouennaise et une édition de l'estuaire basée au Havre où le Breton local n'a pas pris l'habitude de lire... Ouest-France), la question d'une réunification normande partielle ou totale de la diffusion et de la couverture de l'actualité normande par un quotiden régional demeure entière!

Même si Paris-Normandie, le quotidien de Rouen, dernier journal quotidien indépendant de Normandie (les autres titres sont possédés par la filiale Publihebdos du groupe Ouest-France, à l'exception de La Manche Libre, Tendance Ouest et le Courrier Cauchois), a été poussé dans les bras d'un proche d'Emmanuel Macron par le président de la Normandie Hervé Morin qui essaye ainsi de sauver la situation financière du dernier quotidien indépendant normand, on notera que Pierre-Antoine Capton fait la même analyse que nous:

Médaille-Rouen-Pierre-René-Wolf-journaliste-Paris-Normandie-J

Les accords de Yalta de la presse régionale en Normandie passés à l'orée des années 1980 entre Pierre-René Wolf (Paris-Normandie) et François-Régis Hutin (Ouest-France) sont, désormais, d'un autre temps!

En effet, auparavant, il existait une rédaction de Paris-Normandie établie à Caen qui couvrait l'actualité de la ville qui est, désormais, le siège politique de la région mais qui couvrait aussi la Côte Fleurie, le Pays d'Auge (Lisieux) et la rive gauche de l'estuaire de la Seine.

En 2019, il serait pertinent que Paris-Normandie nous propose une édition métropolitaine normande sur les trois pôles urbains de Caen, Le Havre et Rouen, de part et d'autre de la Seine... Voilà qui nous changerait de la Normandie vue de Bretagne ou de la Normandie vue de... Paris (c'est-à-dire vue de Rouen, en l'état actuel du reflet médiatique).

Du point de vue de Paris-Normandie cela impliquerait deux efforts importants:

1) investir davantage dans les supports numériques pour nourrir et diffuser une édition métropolitaine normande (concurrence sur internet avec le site actu.fr qui dépend du groupe Ouest-France, concurrence aussi avec le groupe Leclerc qui détient le réseau multimédias Tendance Ouest)

2) Sortir de la culture du localisme des chiens écrasés du coin pour ouvrir un grand angle régional normand dans le but de faire la pédagogie des grands enjeux pour l'avenir économique, social, culturel, symbolique, identitaire de notre Normandie: la question de l'Axe Seine devrait être l'une des rubriques qui devraient faire l'objet d'un traitement journalistique hebdomadaire sinon quotidien... Nous le faisons ici sur l'Etoile de Normandie depuis des années, à titre bénévole et nous savons que ce sujet intéresse vivement nos lecteurs de plus en plus nombreux.

Moralité: Si nous arrivons à le faire sur l'Etoile de Normandie, c'est que c'est donc possible d'intéresser les Normands à une information authentiquement normande!


 https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/paris-normandie-le-producteur-pierre-antoine-capton-approche-pour-un-projet-de-partenariat-6653312

Paris-Normandie. Le producteur Pierre-Antoine Capton approché pour un « projet de partenariat »

Le propriétaire de Paris-Normandie Jean-Louis Louvel, qui souhaite en partie se désengager en vue de sa candidature aux municipales de Rouen sous l’étiquette LREM, a approché le producteur Pierre-Antoine Capton pour un « projet de partenariat », a confirmé ce dernier lors d’un déjeuner organisé par l’Association des journalistes médias.

« Il m’a demandé si en tant qu’entrepreneur normand, j’étais intéressé pour un rachat. On a parlé d’un projet de partenariat. Aujourd’hui, on en est là », a indiqué ce vendredi 13 décembre 2019 le producteur né à Trouville.

Selon Les Échos, il serait question pour Jean-Louis Louvel de céder 40 % du capital à Pierre-Antoine Capton, d’en conserver 40 % et d’en confier 20 % au nouveau directeur général du quotidien, Valéry Jimonet.

« Il n’y a pas à ce stade de discussion sur les pourcentages », a assuré le producteur, précisant que ce n’était « pas un sujet prioritaire » mais « qu’il y avait de l’affect là-dedans », son père ayant été correspondant de presse pour le journal et lui-même ayant envisagé, plus jeune, de devenir journaliste.

Ramener Paris-Normandie en ex-Basse-Normandie ?

Assurant également que le journal était « à l’équilibre » et qu’il croyait au potentiel de développement de la presse régionale, Pierre-Antoine Capton a glissé que ça « l’amuserait de ramener la publication en [ex-] Basse-Normandie ».

Repreneur de sociétés en difficulté, Jean-Louis Louvel détient depuis 2017 90 % des parts de Paris-Normandie via sa holding Fininco Médias. Mi-octobre, il avait annoncé chercher « un actionnaire bienveillant » pour reprendre une partie de ses parts afin que sa candidature aux municipales ne nuise pas à l’image du journal.

Fin octobre, le directeur général de Paris-Normandie Frédérick Cassegrain avait été évincé du journal en raison de son désaccord avec l’engagement politique de son patron.

Outre sa société de production 3e Œil, qui produit notamment C à vous et Le grand échiquier pour France Télévisions, Pierre-Antoine Capton est le cofondateur de Mediawan aux côtés de Xavier Niel et Matthieu Pigasse.