Nouvelle et avant-dernière revue de presse normande avant les vacances de Noël qui s'approchent...

A la date du 20 décembre 2019, comme partout en France, l'actualité normande est dominée par les conséquences du mouvement social contre la réforme du régime de retraites souhaitée par l'actuel gouvernement. En Normandie, région industrielle, logistique et portuaire, les grèves et les blocages font vite sentir leurs effets. Le Havre tant la ville que le port devient un point névralgique ciblé par les grévistes en tant que ville d'un Premier ministre qui n'a pas encore réellement organisé de véritables négociations approfondies avec l'ensemble des partenaires sociaux pour une réforme consensuelle de l'actuel régime par répartition fondé sur une solidarité intergénérationnelle dont il nous semble important, en tant que citoyen normand et français, de préserver le principe!

Mais avant de parler, à nouveau, du conflit social autour des retraites, parlons encore du Mont-Saint-Michel: il semble que le projet d'EPIC dévoilé il y a peu ne fasse pas entièrement satisfaction...

En effet, le président de la Normandie, Hervé Morin s'est joint à son homologue breton ainsi qu'au président du département de la Manche pour envoyer un courrier à un autre... normand, Edouard Philippe, pour ne pas le nommer, afin de réclamer un engagement plus important de l'Etat central en tant que propriétaire de l'abbaye du Mont-Saint-Michel gérée dans le cadre du Centre des Monuments Nationaux qui utilise l'importante trésorerie générée par les 1,5 millions de touristes annuels qui visitent la célèbre abbaye normande pour renflouer les caisses des monuments moins connus et fréquentés au nom du principe de la peréquation républicaine. Sans remettre en cause cette dernière, il est regrettable que l'essentiel de la trésorerie de l'abbaye en tant que monument national ne reste pas sur le Mont. On sait que Philippe Belaval s'est fait longtemps tirer l'oreille en tant que principal opposant à la création d'un EPIC pour le Mont St Michel car le président du CMN ne savait que trop qu'il lui faudrait passer à la caisse tout en perdant son quasi monopole dans la gestion et la valorisation d'un monument normand... nationalisé. Enfin, pour ne rien arranger, l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a privé le CMN de certains revenus puisque ce dernier gérait la visite des tours de la cathédrale... nationale!

https://www.ouest-france.fr/normandie/mont-saint-michel-le-compte-n-y-est-pas-6662317

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Par ailleurs, concernant le Mont-Saint-Michel...

On connaît, dorénavant, l'âge précis du Chef de Saint Aubert: il est bien daté de l'époque mérovingienne ce qui accrédite la légende à son sujet!

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-le-crane-de-saint-aubert-fondateur-du-mont-saint-michel-certifie-merovingien-6662129

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On connaît l’âge du crâne du fondateur présumé du Mont-Saint-Michel

Une datation au carbone 14 confirme l’âge du crâne de Saint-Aubert, fondateur présumé de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Cette relique est conservée à Avranches (Manche).

C’est un doute qui se lève. Un fragment du crâne de Saint-Aubert, évêque d’Avranches au VIIIe siècle et fondateur présumé de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, a été analysé.

Pour rappel, la légende raconte qu’en 709, Aubert reçu la visite de l’archange Saint-Michel. Ce dernier lui demanda de construire un édifice religieux sur le Mont Tombe. L’évêque Aubert ignora, dans un premier temps, cette demande qui fut réitérée par l’archange. Finalement, Saint-Michel, percuta son crâne de son doigt de feu lui perçant un trou dans le crâne.

Des dates qui correspondent

En juillet 2019, un fragment de 4 g a été prélevé sur le crâne pour permettre à l’université de Lyon et au Centre de recherche sur les isotopes de Groningen (Allemagne) de mener des recherches. Une première information dégagée est la datation de ce crâne. De quoi écarter, ou non, le fait qu’il ait bien appartenu au fameux évêque.

Nous sommes en présence d’un Mérovingien : ce crâne, daté dans une fourchette comprise entre les années 662 et 770, est donc bien celui d’une personne qui vivait à l’époque où la tradition fixe la fondation du Mont Saint-Michel, vers 708. Mais scientifiquement, on ne peut pas affirmer que ce soit le crâne de l’évêque Aubert. D’autres analyses sont en cours, explique prudemment Pierre Bouet, spécialiste de la Normandie médiévale et auteur de plusieurs ouvrages sur le Mont Saint-Michel et Aubert.

Le carbone 14 est une substance chimique dont nos corps sont imprégnés. Après la mort, il met près de 5000 ans à disparaître, explique le maire d’Avranches, David Nicolas.

Encore des doutes à lever

L’idée de faire analyser le crâne ne date pas d’aujourd’hui mais des élus étaient réticents à lancer ce travail d’analyse. Pourtant des doutes subsistent autour de ce crâne. Celui de sa date est levé, mais l’origine du trou est encore à découvrir. Pendant des siècles, nous avons pensé à une trépanation. Ensuite, une nouvelle version scientifique pensait qu’il s’agissait d’un kyste épidermoïde. Mais cette version serait, avec cette récente étude, remise en cause, indique Céline Chevé, guide au Scriptorial, à Avranches.

Et l’existence même de Saint-Aubert n’est pas confirmée. Pierre Bouet, défend l’hypothèse qu’« Aubert a probablement existé », a précisé que « sur ces questions, nous avons autant de certitudes que d’incertitudes ». Le maire d’Avranches, est lui aussi convaincu de l’existence de l’évêque. « Le texte sur lequel se fonde cette légende, la Révélation, a été rédigé au IXe siècle par un clerc de la région. Il n’y a pas d’autres textes parlant de l’évêque Aubert. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu. »


 A propos du Scriptorial d'Avranches:

https://infolocale.ouest-france.fr/avranches-50025/agenda/atelier-sensoriel-au-scriptorial_6758489?int_emplacement=of_locale_avranches_50025&int_medium=lien&int_campaign=infolocale&int_content=evenement&int_term=6758489

 

MOUVEMENT SOCIAL CONTRE LE PROJET GOUVERNEMENTAL DE REFORME DES RETRAITES: les conséquences en Normandie sont importantes...

  • Le port du Havre est paralysé par la grève des remorqueurs qui veulent garder leur régime spécial de retraite en lien avec un métier très spécifique, pénible et dangereux. Edouard Philippe, actuellement Premier ministre et qui prétend avoir un peu plus qu'un autre installé plus haut que lui, le sens des réalités, a semble-t-il totalement oublié qu'il fut le député-maire du Havre: dans un port il n'y a pas que des dockers, il y a aussi le remorquage et le lamanage...

https://actu.fr/normandie/havre_76351/pourquoi-greve-remorqueurs-havre-pourrait-etre-une-catastrophe-port_30312179.html

Pourquoi la grève des remorqueurs au Havre pourrait être « une catastrophe » pour le port

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Les remorqueurs du port du Havre sont en grève depuis mardi 17 décembre. Si la situation perdure, ce sera « une catastrophe » pour le port, indique le groupement des armateurs.

La réunion qui se tient à Paris jeudi 19 décembre 2019 sera décisive ! Pour les 80 remorqueurs de Boluda du port du Havre (Seine-Maritime) qui, depuis mardi 17 décembre 2019, sont en grève afin de pouvoir conserver leurs régimes spéciaux. Le groupement havrais des armateurs et agents maritimes prédit, si la grève est reconduite, « une catastrophe » pour le port et surtout pour ses emplois. 

Lire aussi : Grève du 19 décembre : le tram bloqué au Havre, les points de blocage en Seine-Maritime

80 personnes en grève, un port paralysé

Comment 80 remorqueurs en grève au Havre peuvent-ils paralyser le premier port français pour le commerce extérieur ? « C’est simple, indique Véronique Lépine, présidente du Ghaam, groupement havrais des armateurs et agents maritimes, depuis mardi, le démarrage de la grève des remorqueurs, environ 50 escales de grands navires (ils peuvent atteindre 400 mètres) n’ont pas pu avoir lieu au Havre. Si cela continue, ce sont les emplois qui vont être en jeu.» 

On se dirige tout droit vers un port… mort ! Seuls les bateaux de 180 mètres peuvent entrer ou sortir sans l’aide des remorqueurs, et ils sont évidemment peu, souligne-t-elle encore. 

Lire aussi : Le plus grand porte-conteneurs au monde battant pavillon français, accoste au Havre

Les marins qui travaillent sur les remorqueurs de l’Espagnol Boluda aident chaque année environ 10 000 bateaux à manœuvrer lors de leur entrée ou sortie du port du Havre. Un métier « particulièrement dangereux, nous avons plus de blessés ou d’accidents du travail mortels dans notre profession que dans le bâtiment » , explique Serge Legoff, délégué syndical de l’équipage chez Boluda. 

Ces conditions de travail difficiles font que depuis 1973, on nous reconnaît un régime spécial. C’est impossible d’entendre que le gouvernement veut revenir dessus. Nous avons reconduit la grève chaque jour depuis mardi, et ce sera le cas si à la fin de cette réunion, jeudi soir, le retrait pur et simple de cette remise en question de notre régime spécial n’est pas acté, scande le délégué syndical. 

Les remorqueurs peuvent aujourd’hui partir à la retraite à 55 ans, après 37,5 annuités. « Le gouvernement est bien revenu sur sa position avec les policiers, il se doit de le faire avec nous. De toute façon, on est décidé à ne rien lâcher », martèle Serge Legoff.   

Tirer l’alarme

Sur cette notion de régime spécial, Véronique Lépine ne se prononce pas : « J’entends évidemment leurs arguments et mon idée n’est pas de faire des déclarations politiques pour ou contre cette réforme. Mais bien de tirer l’alarme sur les conséquences que va engendrer, et dans un délai très court, le fait que cette grève se poursuive ». 

Notre force au Havre, c’est d’assurer à nos clients une qualité. Nous allons tous dans ce sens, et le développement de l’axe Seine doit nous conforter sur cette position. Mais devant la concurrence, les clients ne vont pas chercher… Ils iront ailleurs et très vite. Ils le font, d’ailleurs, déjà. 

Lire aussi : Pourquoi le port du Havre n’est-il pas à la hauteur de celui d’Anvers, deuxième port européen ?

Anvers, le grand gagnant 

Et ailleurs, c’est Anvers, en Belgique !  « Il n’y a jamais de grève de cette envergure là-bas, donc pourquoi risquer de ne pouvoir entrer dans un port à cause d’une grève quand un autre vous tend les bras ? » 

Les marins de Boluda ne sont pas les seuls à être entrés dans le mouvement contre la réforme des retraites. Et pourtant, à en croire la présidente du groupement des armateurs, à eux seuls, ils pourraient engendrer une catastrophe économique. « Avec les dockers, on arrive à travailler quelques jours dans la semaine, même s’ils sont entrés dans le mouvement au tout début. On a du retard mais on arrive à livrer. Là, depuis mardi avec celle des remorqueurs, ce n’est plus le cas et les pertes financières sont très importantes. » 

Je comprends vraiment la pénibilité du travail, mais je souhaite être entendue sur l’enjeu économique énorme si la grève se poursuit, conclut Véronique Lépine.

De son côté, Serge Legoff insiste : « Le gouvernement a les cartes en main. Nous on ne lâchera pas sur nos régimes spéciaux ». 


https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/reforme-des-retraites-greve-des-marins-du-remorquage-au-havre-le-19-decembre-PG16109475?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=7b65029da2&mediego_ruuid=ea334e0e-7390-4012-87e0-3a9eaacbb0a8_0&mediego_campaign=20191220_news_actu&utm_content=20191220&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email

Réforme des retraites : grève des marins du remorquage au Havre le 19 décembre

Retraites. Alors que des syndicalistes ont tenté d’asphyxier jeudi 19 décembre au matin le réseau LiA, c’est une paralysie du port que provoque la grève des marins de Boluda, entreprise chargée du remorquage maritime des grands navires.

À cause d’une « fuite » sur un réseau social, leur plan s’en trouvait compromis. Jeudi 19 décembre, au matin, les syndicats, unions locales CGT du Havre et d’Harfleur en tête, avaient prévu de bloquer, bien avant le lever du jour, plusieurs dépôts du transporteur LiA. Objectif : empêcher toute sortie de bus et de tramway. Rendez-vous pris place d’Armes à Harfleur. C’est finalement à la Maison des syndicats, dès 4 h 30, que les grévistes se retrouvaient afin de se rendre, rapidement, place Jenner et bloquer la circulation des rames. Sans traîner, LiA mettait en place des lignes de bus de substitution en direction de l’Hôpital Privé de l’Estuaire et du Pré-Fleuri. Les 200 militants rassemblés quittaient le site au fil des heures, pour libérer la circulation du tramway peu avant 9 h. « Ce n’était pas le plan, mais qu’importe, on pourra toujours recommencer », prévient Cyrille, agent d’EDF. Tous se donnaient rendez-vous à 11 h à l’entrée de l’hôpital Flaubert afin, à la fois, de réserver un comité d’accueil et d’échanger avec Christine Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé (ARS), en déplacement au Havre, à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau pavillon et d’une consultation d’ophtalmologie.

Mouvement reconductible

Si certains peuvent s’interroger sur la coïncidence de l’action de perturbation des transports en commun avec la stratégie de blocage de l’économie, un autre conflit, invisible en ville, a pourtant des conséquences économiques évidentes. Depuis le 17 décembre, alors que portuaires et dockers respectaient un appel à la grève de 24 heures, la Fédération nationale des syndicats maritimes CGT embrayait. Ainsi, une majeure partie du personnel de la société de remorqueurs du port du Havre Boluda est en grève reconductible de jour en jour et à échéance de cinq jours. Hier matin, celle-ci l’était a minima jusqu’au 24 décembre à 8 h. Des négociations devaient se tenir hier auprès des cabinets du haut-commissaire à la réforme des retraites Laurent Pietraszewski et du secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptise Djebbari. En cas d’échec avéré, le conflit risque de se prolonger. « A contrario, l’activité pourrait reprendre dès ce vendredi après nous être consultés en assemblée générale », remarquait hier Serge Le Goff, maître-machine dans la marine de commerce et délégué syndical équipage (CGT) chez Boluda, au Havre.


 Commentaire de Florestan:

Le téléphone va chauffer du côté de Matignon... Les portuaires du Havre, aux abois, vont rappeler à un certain Edouard Philippe qu'il fut député-maire du Havre!

Voir aussi:

https://actu.fr/normandie/val-de-reuil_27701/reforme-retraites-syndicats-bloquent-centre-tri-poste-val-reuil_30286205.html


 On apprend encore le Normand à l'école...

https://actu.fr/normandie/bricquebec-en-cotentin_50082/insolite-cest-seul-college-normandie-lon-peut-parler-patois-cours_30307801.html

Insolite : c’est le seul collège de Normandie où l’on peut parler patois en cours !

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Depuis près de 25 ans, l'atelier de culture normande est une option originale pour les 6e au collège de Bricquebec, dans le Cotentin. Et les élèves adorent y parler patois !

Le patois et ses mots rustiques, sa douce mélodie qui fleure bon le temps jadis :

Paul, tu m’éluges ! Vin’t’en par ichin ! Es tu tchite ? Ché raide byin ! Nos est combi ? (1)

Ces dialogues ne sont pas extraits d’un repas de famille en compagnie des grands-parents… on peut les entendre tous les jeudis à 16 heures dans une salle de classe ! Des mots qui sortent de la bouche de gamins de 10-12 ans et de celle de leur enseignante Marie-Claire Lecoffre.

Chaque semaine, elle réunit une vingtaine d’élèves de 6e et de 5e pour leur enseigner la culture normande, l’histoire de la région et le patois. Le collège Marcel-Grillard de Bricquebec est le seul établissement scolaire de toute la Normandie à proposer ce genre d’option ! Les participants sont tous volontaires, et le cours ne leur rapporte rien au niveau du bulletin de notes.

Beaucoup à l’oral

Et cette particularité ne date pas d’hier, comme l’explique Marie-Claire Lecoffre, qui enseigne habituellement l’allemand :

C’est un prof d’anglais, M. Pichon, qui avait créé ce cours il y a près de 25 ans. À son départ en retraite, je trouvais ça dommage que l’option ne soit plus enseignée, j’ai donc repris le flambeau il y a 18 ans. C’est la première année que nous étendons l’option aux 5e toutes les deux semaines, c’est pourquoi Anne Madeleine, enseignante en histoire, m’a rejointe.

Pendant une heure, les élèves apprennent les expressions classiques du patois :

On travaille beaucoup à l’oral : on fait des saynètes de la vie quotidienne, on chante des chansons en patois, comme celles des Badlabecques et de Magène (NDLR : le groupe de Théo Capelle). On étudie les traditions, la vie d’antan, la fabrication du cidre…

Parfois on boit un bon jus de pommes aussi, en mangeant des biscuits au beurre… Anne Madeleine confirme qu’on ne s’y ennuie pas :

C’est un cours vivant, ludique et interactif. Les élèves peuvent amener des choses venant de leurs grands-parents, des livres, des textes, ou encore des articles de la rubrique du dimanche dans La Presse de la Manche.

« Parler patois avec mon grand-père »

Nolan, 12 ans, en 6e D, ne boude pas son plaisir. Tout en montrant son cahier où est collée une étiquette de camembert en première page, il confie :

J’aime beaucoup ce cours. On apprend plein de mots, et j’aime bien pouvoir parler patois avec mon grand-père. C’est important qu’on nous transmette la cuture normande, sinon elle risque de disparaître.

Comme dans d’autres cours de langue, Marie-Claire Lecoffre ne parle pas du tout français pendant une heure, « sauf si vraiment on ne comprend pas quelque chose, elle nous l’explique », précise Nolan.

Récemment, c’est le reporter et illustrateur Franck Lehodey qui est venu témoigner devant les pré-ados. Il leur a notamment présenté : le poète Wace (XIIe siècle), natif de Jersey ; l’histoire de la Blanche-Nef, navire normand qui fit naufrage à Barfleur en 1120 avec 140 hauts barons et 18 dames ; ses propres œuvres sur l’histoire de la région.

« La diversité, c’est primordial »

Pourquoi continuer à donner un tel cours ? Anne Madeleine répond aussitôt :

La diversité, c’est primordial. C’est en comprenant ce qu’il se passe autour d’eux, d’où ils viennent, leurs racines, que les élèves peuvent ensuite s’ouvrir aux autres.

Et Marie-Claire Lecoffre d’abonder :

Forcément, le cours se conclut par les salutations d’usage : Boujou, à byitôt ! Buon Noué et Buone annaée !

(1) « Paul, tu m’agaces ! Viens par ici ! As-tu fini ? C’est très bien ! On est combien ? » (désolé pour l’écriture approximative du patois).


Commentaire de Florestan:

Le 11 janvier 2020 aura lieu à Caen à l'abbaye-aux-Dames la seconde édition du colloque sur l'état des parlers normands et pour présenter un premier bilan de la toute nouvelle politique publique régionale de soutien et de valorisation de ce patrimoine immatériel normand essentiel mais menacé de disparition.


La Sévéso-Normandie concerne aussi l'ex Basse-Normandie...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/normandie-gde-de-rocquancourt-bientot-classe-seveso-seuil-haut-6662389

Normandie. GDE de Rocquancourt bientôt classé Seveso seuil haut

Le site de GDE, le géant du recyclage, à Rocquancourt (Calvados) doit être classé Seveso seuil haut d’ici le début de l’année 2020. La raison ? L’entreprise y traite des batteries contenant du plomb, une matière dangereuse.

Avec 49 sites classés Seveso seuil haut selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), la Normandie est une région habituée aux risques industriels. Deux sites du genre existent déjà dans le Calvados (à Caen et Boulon), il y en aura bientôt un troisième : le site de GDE à Rocquancourt, au sud de Caen. « La Dreal et la préfecture du Calvados nous ont donné lecture du projet d’arrêté préfectoral mardi, confirme Philippe Sorret, directeur général délégué chez GDE, le géant du recyclage en France. Nous n’avons pas de date mais ce pourrait être acté d’ici le début de l’année 2020. »

Selon la direction de GDE, c’est « l’activité broyeur à batteries » qui est directement concernée, entraînant le futur classement de tout le site, ouvert depuis 1968. 30 000 tonnes de batteries au plomb seraient ainsi traitées chaque année à Rocquancourt. « Tous les sites traitant du plomb seront désormais classés seuil haut. »

« On n’est pas Lubrizol »

« C’est un changement administratif mais nous n’avons pas changé notre activité, souligne Philippe Sorret. Nous avons déjà de nombreuses contraintes réglementaires. Un bureau d’études va se charger de tout vérifier. Seveso, c’est un mot qui peut être anxiogène, mais cela nous permettra de mieux prévenir les risques et d’anticiper encore plus précisément le scénario en cas d’incident. Il y a déjà des rondes de nuit sur le site, faut-il les renforcer ? Le périmètre de sécurité sera-t-il étendu ? L’étude le dira. »

Les conclusions devraient être connues dans six à huit mois. D’ici là, mairie, préfecture et entreprise entendent jouer la transparence. « Une réunion publique va être organisée en janvier, on mettra en place un numéro vert, une adresse mail et un guide pratique. Il faut rassurer, on n’est pas Lubrizol, le plomb n’est pas inflammable, ce n’est pas une matière chimique. »


 Voir aussi:

https://www.ouest-france.fr/societe/lubrizol/sites-seveso-des-deputes-normands-pour-la-creation-d-une-autorite-de-controle-independante-6662561

https://actu.fr/normandie/gonfreville-lorcher_76305/apres-lincendie-la-raffinerie-total-pres-havre-letendue-degats-encore-inconnue_30304808.html


Et pour finir, qu'en est-il de l'activité des navires usine hollandais qui viennent ravager les ressources halieutiques valorisées par la pêche artisanale normande? Il semble que nous ayons au gouvernement un ministre de l'Agriculture qui confirme que l'agriculture n'a rien à voir avec la pêche en mer!

https://www.ouest-france.fr/normandie/navires-usines-en-normandie-philippe-gosselin-repond-au-ministre-6662465

Navires-usines en Normandie : Philippe Gosselin répond au ministre

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Dans un courrier adressé au député Philippe Gosselin, le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation défend la présence des navires-usines en Manche. Le Manchois lui oppose trois remarques.

La présence, au large des côtes normandes, d’immenses navires pratiquant la pêche industrielle inquiète les pêcheurs français. En octobre, le député de la Manche Philippe Gosselin et plusieurs élus de Normandie ont écrit à Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, pour faire part de leurs craintes.

Fin novembre, ce dernier leur a répondu, soulignant que ces bateaux ne sont pas présents toute l’année. Il défend par ailleurs leur droit à travailler dans ce secteur. « L’égalité d’accès aux eaux et aux ressources de l’Union européenne, pour les navires de pêche européens est un principe primordial pour la politique commune de pêche (PCP), écrit-il. La PCP repose également sur un principe d’encadrement des captures par des quotas. »

« Sont-ils compatibles avec une pêche raisonnée ? »

Philippe Gosselin lui répond en trois points. « Il ne faut pas que le principe d’égalité soit asymétrique » , pointe-t-il, interrogeant le ministre sur la présence des pêcheurs français aux Pays-Bas. Il assure que « les Pays-Bas ont, à de nombreuses reprises, enfreint les règles européennes ». Enfin, il réclame une réflexion sur ces navires- usines. « Sont-ils compatibles avec une pêche raisonnée et durable dans les mers du monde ? »


 Commentaire de Florestan:

Poser la question c'est y répondre et la réponse du soi-disant ministre de l'agriculture... pèche par sa naïveté quant aux réalités de l'Union européenne. Un gouvernement qui n'a plus la volonté d'assurer ou d'assumer son "coeur de métier", à savoir la souveraineté par une action régalienne (en l'occurrence, les pêcheurs Normands réclament la protection de l'Etat qui leur prend des impôts) est, à terme, menacé...