Pour les lecteurs de l'Etoile de Normandie qui suivent avec patience la vie intérieure d'un dossier en hibernation alors qu'il s'agit d'une question majeure sinon essentielle pour l'avenir de notre région, on vous signale un énième colloque consacré à l'Axe Seine...

13 janvier 2020 - Caen (Abbaye-aux-Dames - Conseil régional)

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Dans le cadre de la préparation du nouveau contrat de plan interrégional Etat-Régions (CPIER) Vallée de la Seine, les agences d’urbanisme du territoire organise une série d’événements prospectifs. Le deuxième se déroulera à Caen le 13 janvier 2020 et portera sur le foncier.

L’objectif « zéro artificialisation nette » fixé par l’État va avoir un fort impact sur la manière d’aménager et de développer les territoires. La volonté de préserver les espaces naturels, agricoles et forestiers va favoriser la densité urbaine et freiner les projets en extension urbaine, et devrait conduire à une renaturation d’espaces du fait des compensations environnementales. Elle doit également amener à repenser le développement urbain et l’organisation des espaces à vocation économique. Dans ce contexte de réduction de la consommation d’espace, comment aménagera-t-on la Vallée de la Seine à l’horizon 2040 ?

Sur la base d’une définition commune de ce qu’est l’artificialisation, l’atelier abordera plusieurs questions :

  • Quelles seront les conséquences du « zéro artificialisation nette » sur l’étalement urbain et les équilibres territoriaux, notamment entre les villes, les espaces périurbains et les campagnes ?
  • Comment aménager l’espace en conciliant densification, accroissement de la place de la nature en ville, mixité fonctionnelle et acceptabilité par tous les habitants ?
  • Les Métropoles seront-elles toujours accessibles en termes de prix du foncier et de l’immobilier ?
  • Comment favoriser la prise en compte des enjeux environnementaux à l’amont des projets d’aménagement et un déroulement optimisé de la séquence « éviter-réduire-compenser » ?
  • Comment gérera-t-on les compensations environnementales ?
  • Comment redéfinir les besoins et la demande de foncier économique au regard de l’objectif « zéro artificialisation nette » ?
  • Quel sera l'impact sur les stratégies publiques de maîtrise du foncier ?

 

Programme de la journée

9h30-10h00 - Accueil café.

10h00-10h15 - Ouverture de l’atelier prospectif.

10h15-10h35 - Contexte du « zéro artificialisation nette » et politiques de l’Etat pour accompagner le processus : Intervenant Etat.

10h35-11h00 - L’artificialisation, état des connaissances et enjeux - Le regard des agences d'urbanisme : Patrice DUNY, Directeur de l’AUCAME.

11h00-12h00 - Table ronde : Enjeux et effets potentiels du « zéro artificialisation nette ».

. Le point de vue de l’agriculteur : François BEAUPERE, Président de la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire et Membre du Bureau de Chambres d'agriculture France (APCA).

. Le point de vue de l’aménageur : Alain KENDIRGI, Consultant et ancien Directeur général de la SHEMA.

. Le point de vue de l’architecte : Gary DUPONT, Gérant associé de DNS / Dupont Nicolay Architectes.

- Le point de vue de l’élu : Sonia de LA PROVÔTE, Sénatrice du Calvados et Présidente de l’AUCAME.

12h30-12h45 - Bilan de la matinée : François PHILIZOT, Délégué Interministériel au Développement de la Vallée de la Seine (DIDVS).

12h45-13h45 - Buffet.

13h45-15h45 - Ateliers participatifs.

Zéro artificialisation nette : comment aménager la Vallée de la Seine à l’horizon 2040 ?

. Atelier 1 : Comment fabriquer la ville sans consommer d’espace ?

. Atelier 2 : Comment renaturer et gérer les compensations environnementales ?

. Atelier 3 : Comment éviter les inégalités sociales et territoriales ?

15h45-16h15 - Remontée des ateliers et clôture de la journée.


 

Commentaire de Florestan:

Un aspect de la question de l'artificialisation des sols ne semble pas être directement évoqué alors qu'il est au coeur des enjeux économiques et logistiques qui font l'intérêt national de l'Axe Seine:

Comment et où établir les infrastructures nécessaires à une offre logistique moderne, efficace, compétitive sans empiéter sur le foncier agricole ou naturel existant?

Où établir les entrepôts, les plates-formes multimodales qui nous manquent cruellement pour permettre une sérieuse montée en gamme de l'offre logistique d'un Axe Seine normand concurrencé par les performances logistiques d'autres hinterlands (Anvers notamment)?

La question du renouvellement des friches industrielles vers la logistique au bord de la Seine ou l'immédiat amont du port du Havre n'est pas évoquée en tant que telle dans cet énième colloque sur l'Axe Seine qui se tient éloigné de ses enjeux véritables et de ses réalités concrètes.