Qui nous a récemment avoué aimer le goût des tripes à l'eau de mer?

Force est de constater que les tripes à l'eau de mer ont, de plus en plus, un goût amer!

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Il ne faut pas être un aigle pour comprendre que l'ancien député-maire du Havre que fut l'actuel Premier ministre "droit dans ses bottes" au sujet d'une réforme des retraites qu'il ne jugeait lui-même pas prioritaire en septembre dernier et qui, désormais, met le pays sous tension, est directement visé par les grévistes bloqueurs de l'inter-syndicale où la CGT est majoritaire.

En 2011 nous avions eu déjà un bras de fer national entre Nicolas Sarkozy et la CGT dockers sur la réforme de l'outil portuaire qui avait paralysé durablement les ports français. Neuf ans plus tard, nouveau bras-de-fer entre la CGT et Edouard Philippe, ancien député-maire du Havre. Entre l'obstination d'une partie notable du peuple syndiqué qui s'acharne contre l'opiniâtreté d'un seul ou de trois (le trio Philippe-Macron-Darmanin) c'est, hélas, l'outil portuaire d'intérêt national qui est malmené, fragilisé faute de savoir, à la fois, comment négocier une bonne réforme ou comment finir une grève...

https://actu.fr/normandie/havre_76351/les-transporteurs-salarment-blocage-port-havre-vont-nous-faire-crever_30773618.html

Les transporteurs s’alarment du blocage du port du Havre : « Ils vont nous faire crever »

La grève qui paralyse à nouveau le port du Havre depuis mardi 14 janvier 2020 n'est pas sans conséquences économiques. Les transporteurs routiers sont particulièrement touchés.

Ils sont « les victimes collatérales » de la mobilisation contre la réforme des retraites. Alors que le port du Havre (Seine-Maritime) est entré, mardi 14 janvier 2020, dans une nouvelle phase de trois jours de grève, et qu’une grève des remorqueurs est annoncée vendredi 17, l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) tire la sonnette d’alarme.

Assurant en temps normal le transit de « 85 % des conteneurs » qui y arrivent, les camions ne peuvent aujourd’hui plus accéder au port, première plateforme française en la matière. Derrière, c’est l’avenir de « 22 000 salariés » sur quelques 2 000 entreprises de transport dans la région qui est en jeu alerte Philippe Bonneau, représentant de l’OTRE en Normandie.

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« Certains seront obligés de licencier »

De mémoire, il n’avait pas vu de blocage aussi long depuis 30 ans. Depuis le mois de décembre, plusieurs épisodes de « port mort » ont touché le Havre. Une situation difficile pour les armateurs (qui ont enregistré en décembre une baisse de 25% des escales, baisse qui pourrait atteindre 30 à 40 % en janvier), pour les logisticiens, contraints de redispatcher leurs livraisons vers Anvers, Rotterdam ou Hambourg et qui inquiète particulièrement les transporteurs. 

Là on nous empêche de bosser, on fait crever les boîtes, pose Philippe Bonneau.

Après la mobilisation des Gilets jaunes l’an dernier, ce nouvel épisode social est un coup dur difficile à encaisser pour la profession. Conséquence des blocages, « les dossiers de chômage technique commencent à arriver », explique-t-il. Et derrière « les salaires et les charges deviennent difficile à payer », détaille le représentant de l’OTRE.

En plus des pertes de chiffre d’affaires s’ajoutent des surcoûts comme « lorsque l’on est obligé de travailler le samedi, et les salaires ne sont pas les mêmes. Dans quelques mois, certains seront obligés de licencier, peut-être même de déposer le bilan par la suite. »

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« On détruit un outil de travail magnifique »

Pour OTRE, les transporteurs se trouvent « pris en otage » de la mobilisation portée par la CGT des ports et des docks. « Nous on n’a rien demandé, s’indigne Philippe Bonneau. Qu’ils aillent bloquer l’assemblée nationale ou l’Élysée plutôt ! »

Les gens ne se rendent pas compte, poursuit-il. Au niveau national, on parle surtout des grèves dans les transports publics, et des conséquences pour les particuliers (surtout les Parisiens), mais on oublie les entreprises.

Pourtant, le blocage du port du Havre, tout comme celui que subit aussi celui de Marseille, est pour lui « un immense gâchis. On détruit un outil de travail magnifique » et ce, comme le redoutent les acteurs économiques, au profit d’autres ports du Nord.

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