• Tempête Ciara: un coup de vent à 161km/h ce dimanche matin (09/02/20) à Barfleur:

https://actu.fr/meteo/ca-souffle-tres-fort-dans-manche-departement-est-plus-touche-par-tempete-ciara_31349515.html

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/tempete-et-grandes-marees-du-vent-150-km-h-dans-le-cotentin-6728861

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/manche/tempete-ciara-manche-pointes-161kmh-1785467.html

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  • Régionalisation de France 3: enfin?

(source, le JDD 09/02/20)

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  • Qui veut sauver les langues régionales? Personne!

(source: Le Monde 08/02/20)

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  • De Jersey ou de Guernesey, laquelle est la plus ensoleillée? (Attendre le passage de la tempête Ciara)

http://www.lessentiel.lu/fr/news/insolites/story/jersey-et-guernesey-se-battent-sur-l-ensoleillement-20853039


  • Pour le centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc, les fêtes johanniques rouennaises doivent devenir une grande fête populaire: on a envie de dire bon courage! quand on jette un oeil à l'avant programme de festivités dont certaines propositions ne font de la figure johannique qu'un prétexte à célébrer autre chose avec deux grandes absences: une évocation historique précise au moyen de la musique de l'époque de Jeanne d'Arc à l'occasion d'une fête médiévale populaire et l'absence dans la filmographie proposée des deux films de Jacques Rivette avec une sublime Sandrine Bonnaire qui incarne Jeanne d'Arc au plus près des réalités historiques et psychologiques de l'époque.

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/annee-jeanne-darc-rouen-loffice-tourisme-veut-federer-une-grande-fete-populaire_31312297.html

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Y aura-t-il une grande fête populaire autour de la figure de Jeanne d’Arc en 2020 ? L’année 2020 correspond en effet au centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc – qui a été jugée, brûlée puis réhabilitée à Rouen — et de sa reconnaissance par la République, avec l’établissement de la « Fête nationale Jeanne d’Arc ». 

Lire aussi : Nouveau parc, sommet international, année Jeanne d’Arc… Les temps forts de 2020 à Rouen

La Métropole interpellée

Pour marquer le coup, la Ville de Rouen a préparé une série d’événements (spectacles, rencontres, expositions…) tout au long de cette année « johannique ». Toutefois, dans une volonté d’aller plus loin et afin de mettre en place un « événement de grande ampleur », le président de Rouen Normandie Tourisme et Congrès, Laurent Bonnaterre, et un représentant du diocèse de Rouen, l’abbé Geoffroy de la Tousche, ont envoyé un courrier au préfet et au président de la Métropole Rouen-Normandie, le 20 décembre 2019, sollicitant leur soutien dans l’élaboration du projet. Précisément, une demande portait sur la mise en lumière de l’église Jeanne-d’Arc et de ses fameux vitraux. 

Le 20 janvier 2020, Yvon Robert, maire de Rouen et président de la Métropole, a répondu par la négative. « Un tel projet justifierait des études préalables et surtout des financements, estimés à 100 000 euros, qui ne sont pas aujourd’hui disponibles », explique l’élu. 

(Commentaire de Florestan: Yvon Robert confirme qu'il est un maire de Rouen... crépusculaire!)

Lire aussi : Interview. Le comité d’hommage à Jeanne d’Arc veut « raviver les fêtes », à Rouen

Appel aux partenaires privés

Du côté de l’Office de tourisme, on abandonne pas pour autant l’idée d’idée d’organiser une « grande fête populaire », en plus des rendez-vous déjà prévus. « Il faut faire quelque chose d’exceptionnel, et surtout un événement grand public, dans la rue, souligne Laurent Bonnaterre. Il faut que le temps d’un week-end, en mai ou en juin, Rouen soit médiévale. »

Pour cela, l’Office de tourisme ne peut pas être organisateur, ça n’est pas son rôle. Mais nous pouvons fédérer les synergies autour de cet événement, avec les habitants, les commerçants, les partenaires privés…


 

  • Il faut regarder autrement les villes de la Reconstruction: l'architecture des années 1950 n'est pas si insipide qu'on voudrait le croire (ça se gatera après 1960). Bien au contraire: il y a une richesse du vocabulaire architectural sur les façades par les modénatures, les matériaux et par les ouvrages du second oeuvre (huisseries, ferronneries) qui donne une grande qualité aux immeubles des centre-villes reconstruits normands des années 1950.

Exemple: les ferronneries à Flers...

https://actu.fr/societe/jugees-souvent-moches-villes-normandie-saint-lo-caen-havre-pourtant-bijoux-reconstruction_21920271.html?utm_source=actu.fr&utm_medium=alireaussi

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  • Qui se souvient de l'expédition Baudin? Une expédition normande de découverte et d'exploration de l'Australie, partie du Havre en 1800... On lira avec beaucoup d'intérêt cet article de Laurent Ridel:

https://actu.fr/normandie/havre_76351/histoire-fabuleux-calamiteux-voyage-nicolas-baudin-havre-vers-laustralie_31150357.html

Histoire. Le fabuleux et calamiteux voyage de Nicolas Baudin, du Havre vers l’Australie

Partie du Havre en 1800, l’expédition Baudin entreprend un voyage de découverte vers l’Australie. Trois ans plus tard, elle revient chargée de merveilles, mais sans son commandant.

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Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, donne son accord à ce voyage censé redorer le blason de la France en matière scientifique. L’objectif étant, en effet, d’explorer les terres en partie inconnues de l’Australie et d’y recueillir des plantes, des minéraux et des animaux. Pas question de conquérir des colonies, ni d’établir des comptoirs commerciaux.

La mission est confiée au capitaine Nicolas Baudin, un marin féru de sciences naturelles. Elle tourne au cauchemar.

Un voyage scientifique

Le 19 octobre 1800, le géographe et le naturaliste, les deux bateaux affectés à l’expédition, quittent le port du Havre sous les applaudissements et la musique des habitants.

Lire aussi : Quand des paquebots reliaient le Havre à New York

Parmi l’équipage, on trouve évidemment des officiers de marine et des matelots, mais aussi, conformément à la vocation scientifique du voyage, une quinzaine de savants. Ont en effet pris place à bord des zoologues, des botanistes, des médecins, des minéralogistes, un astronome… Certains découvrent la mer pour la première fois, et le mal qui va avec. Pour eux, le voyage se transforme en galère.

Péripéties d’un long voyage

Après une première escale aux îles Canaries, une erreur de navigation éloigne les deux bateaux de leur route qui leur fait contourner l’Afrique. Le trajet s’en trouve inutilement rallongé.

À bord, les relations s’enveniment. Les officiers méprisent le commandant Nicolas Baudin, marin expérimenté, mais n’appartenant pas au sérail de la Marine. Les scientifiques se jalousent.

L’ambiance est si pourrie que, dès la seconde grande étape, une bonne partie de l’équipage préfère jeter l’éponge. Sur l’île de France (l’actuelle île Maurice), Nicolas Baudin voit donc la moitié de ses officiers et une partie des scientifiques quitter le navire. Il se retrouve aussi sans peintre pour illustrer son voyage. Heureusement, il trouve parmi les matelots un artiste habile : le Havrais Charles Alexandre Lesueur.

Même allégée de ses éléments les plus hostiles, l’expédition ne devient pas un long fleuve tranquille. Des tensions subsistent. Sur l’île indonésienne de Timor, l’équipage assiste au duel entre un officier et un ingénieur. Enfin, le scorbut et la dysenterie causent des décès.

À la découverte des terres australes

Heureusement, les deux bateaux arrivent enfin, après sept mois de navigation, en vue de leur objectif. L’Australie, alors appelée Nouvelle Hollande, est une île imparfaitement connue. Aucun marin européen n’en a fait le tour. L’intérieur est encore plus mystérieux.

Les côtes sont donc cartographiées. Débarqués à terre, les scientifiques collectent des plantes, capturent des animaux qu’ils n’ont jamais vus. Dans leur moisson entrent des insectes et des oiseaux. Cependant, ce sont les kangourous qui étonnent le plus les savants. Il découvre ce mode de croissance caractéristique des marsupiaux : les petits se développent dans une poche au-devant de l’abdomen maternel.

Lire aussi : Histoire. Quand les pêcheurs normands et notamment ceux du Havre chassaient la baleine

Le zoologue François Péron se mue en anthropologue : il observe les aborigènes et demande à Lesueur d’en faire plusieurs dessins.

Tant bien que mal, toutes les trouvailles botaniques et animales sont embarquées, dans les deux bateaux. Au cours du voyage, des jardiniers sont chargés de maintenir en vie les plantes nouvelles. Elles finissent par prendre tellement de place que Nicolas Baudin est contraint de céder sa propre cabine pour en faire une serre. D’autres plantes sont herborisées, des animaux empaillés, les espèces inventoriées. Le naturaliste et le Géographe sont devenus des « laboratoires flottants » pour reprendre l’expression de l’historien Ralph Kingston.

Les inévitables Anglais

Une mauvaise nouvelle ternit le cours du voyage. Le 8 avril 1802, les Français tombent sur une expédition anglaise concurrente. Le commandant britannique Matthew Flinders leur apprend qu’il a quasiment terminé le tour de l’Australie. Devancé, Baudin arrive donc trop tard pour revendiquer être le découvreur de ces terres.

En décembre 1802, au large de la Tasmanie, le capitaine français prend une décision importante : il sépare ses deux bateaux. Le naturaliste doit regagner au plus vite la France pour montrer les premières cargaisons végétales et animales. À bord du géographe, Baudin veut poursuivre le voyage de découverte. Une façon très habile pour le commandant de se débarrasser de ses ennemis et mécontents en les envoyant sur le premier bateau. Dans son journal de bord, il avouera regretter de ne pas avoir réussi, faute de place, à y mettre plus de monde. Ambiance, ambiance…

Les déconvenues du retour en France

Le 7 juin 1803, le naturaliste, après un périple de 32 mois, débarque au Havre. Alors que les scientifiques du muséum d’histoire naturelle de Paris attendent avec impatience les richesses collectées dans les terres australes, Joséphine, femme de Bonaparte, leur coupe l’herbe sous le pied. Elle réussit à récupérer des plantes, des graines, et les animaux qui ont survécu à la traversée (notamment un zèbre et un gnou). Direction son château de Malmaison, près de Paris, où les spécimens viendront peupler son jardin et sa ménagerie.

Le deuxième bateau, le géographe, parvient à revenir en France dix mois plus tard, le 25 mars 1804. Mais sans Baudin. Atteint de tuberculose, il a dû être débarqué sur l’île de France. C’est là qu’il meurt.

Lire aussi : Le dernier bateau de l’explorateur de Rouen, Cavelier de la Salle, est exposé aux Etats-Unis

Profitant de cette disparition, les officiers et scientifiques de l’expédition règlent leurs comptes avec leur ancien commandant. Avec excès et un brin de mauvaise foi, ils dénoncent un chef incompétent et tyrannique. Ce faisant, ils contribuent à condamner une expédition qui fut pourtant l’un des plus grands voyages scientifiques de tous les temps.