Petite revue de presse normande au 3 mars 2020 à partir d'articles glanés dans l'édition caennaise de Ouest-France datée de la veille:

  • Grandes lignes ferroviaires normandes: les rames OMNEO vont, peu à peu, remplacer jusqu'en 2021 un matériel ferroviaire valétudinaire. Mais comme le réseau ne l'est pas moins, il faudra patienter encore pour que les rames OMNEO atteignent enfin la vitesse de pointe de 200 km/h (10 km de plus que les turbotrains d'autrefois...). Le confort avant la vitesse?

omneo

  • La démographie médicale et ses conséquences territoriales obsèdent les élus locaux qui craignent l'avancée des déserts médicaux: la question de maîtriser l'attractivité territoriale est essentielle pour, à la fois, changer le reflet médiatique négatif des territoires auprès d'un public, certes très qualifié par son niveau d'études, mais qui n'a pas fait d'histoire géographie depuis le lycée (ne parlons même pas d'histoire géo normande: elle n'est pas enseignée par l'Education Nationale...)  mais aussi pour proposer un accueil et des facilités dans le cadre d'un projet de vie global à l'attention des jeunes médecins, notamment, en zone rurale. La région Normandie doit tout mettre en oeuvre pour que les jeunes médecins deviennent des ambassadeurs de notre région!

désertmédical

  • Voilà un excellente idée: mettre au point des filets de pêche en fibre bio-dégradable. Un réseau de recherche-développement a été constitué autour de cette idée avec des partenaires Bretons et Normands... Mais, comme d'habitude, hélas, les acteurs normands se trouvent pris dans les réseaux sinon les filets d'un pilotage breton à partir d'une matière grise bretonne. On s'étonne, en effet, de l'absence des laboratoires de recherche de l'université de Caen dans ce projet alors que l'université normande est en pointe dans tous les secteurs liés à l'économie bleue. Doit -on évoquer, une fois encore, un exemple de coopération déséquilibrée entre la Bretagne et l'ex... Basse-Normandie?

filetsbretons

  • Mont-Saint-Michel: pendant que l'Etat central promène ses haut-fonctionnaires au sommet du rocher dans le cadre d'un EPIC qui est toujours une coquille vide, le véritable projet de valorisation du patrimoine du Mont-Saint-Michel se construit ailleurs, du moins, pas très loin de là, à Avranches, et à l'initiative de la municipalité dont la bibliothèque conserve le principal trésor historique montois: les fameux manuscrits médiévaux de l'ancienne abbaye bénédictine fondée en 966 à la demande du duc de Normandie Richard 1er. Et pour mettre en oeuvre un véritable projet, rien de mieux que de l'établir, de façon indiscutable, sur la science. Ce beau projet d'exploration scientifique des manuscrits médiévaux du Mont-Saint-Michel mis en oeuvre à l'initiative de la ville d'Avranches est la meilleure réponse possible à l'actuelle déshérence institutionnelle, financière et politique dans laquelle se trouve le Mont-Saint-Michel!

manuscritsmtstmichel