On espère, nous espérons toutes et tous que ce qui est à lire ci-dessous n'arrivera jamais grâce au dévouement de nos personnels soignants et grâce au sens normand de la légitimité et du respect devant les obligations de l'intérêt général: 

https://www.paris-normandie.fr/actualites/faits-divers/coronavirus-un-premier-bilan-des-infractions-relevees-en-seine-maritime-un-respect-global-des-consignes-EE16568048

Le patron de la préfecture de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, livre le premier bilan des prémices du confinement. Dans l’ensemble, les mesures édictées par le gouvernement sont « respectées » en Seine-Maritime. Dans l’Eure, 258 infractions ont été comptabilisées jusqu’à jeudi soir.

Combien de verbalisations ont été effectuées en Seine-Maritime depuis mardi midi ?

Pierre-André Durand : « Le nombre de verbalisations relevées jusqu’à samedi compris sur toute la Seine-Maritime est de 1350 liées au confinement, et 5 liées à des établissements qui auraient dû être fermés et qui ne l’étaient pas. »

Quelle est la politique d’application de la verbalisation ?

« Mardi après-midi, nous avons été sur de la pédagogie. Mercredi, nous avons un peu continué sur ce registre avec des premières verbalisations pour les situations les plus flagrantes. Et depuis jeudi, nous sommes sur quelque chose de parfaitement connu de nos concitoyens. Donc, on ne peut plus accepter des argumentations, des alibis pour ne pas respecter une règle connue. Il est possible de circuler en ayant l’attestation, la dérogation en poche, en l’ayant correctement remplie et en l’utilisant honnêtement. »

L’arrivée des Parisiens

Globalement, quelle est l’attitude des Seinomarins ?

« Dans l’ensemble, en Seine-Maritime, il y a un certain civisme. Même s’il y a quelques actes d’incivilité. Mais ça reste marginal. On a eu quelques cas rares d’outrages à agent. Les auteurs sont évidemment aussitôt verbalisés. Mais on a une population qui respecte bien les choses. Je suis en revanche plus préoccupé pour le week-end, nous avons beaucoup de personnes originaires de la Seine-Maritime, ou de Parisiens qui sont venus se confiner dans le département, qui pourraient avoir un comportement de vacanciers. Et donc des personnes qui pourraient être enclines à aller se promener, à aller sur les plages, surtout s’il fait beau. Mais ça ne va pas se passer comme ça. Ils doivent être confinés. S’ils espéraient passer des après-midis complets sur la plage en groupe... ou faire des promenades dans la forêt en groupe, ce n’est pas possible. Il y aura des contrôles rigoureux. Là où il faudrait une vigilance plus marquée, c’est sur la côte et les plages, mais aussi dans certains quartiers sensibles. »

Craignez-vous l’arrivée du week-end ?

« Les personnes confinées la semaine auront, peut-être, le réflexe du week-end, de vouloir créer une rupture de rythme. Et surtout avec l’arrivée des Parisiens. Il est vraisemblable, malheureusement, qu’on ait davantage de comportements inciviques. Mais ce week-end, il n’y aura aucun relâchement dans les contrôles. Il y aura un durcissement des mesures réglementaires – notamment avec la fermeture des plages. »

Comment sont déployées les forces de l’ordre sur le département ?

« Près de 200 points fixes de contrôle sont répartis sur le département, et près de 10 000 contrôles ont été effectués dans le cadre de ces points fixes à certains carrefours ou à des péages d’autoroute (NDLR : décompte effectué jeudi soir). Ce sont des points qui tournent tout au long de la journée, mais aussi la nuit. Et en plus, des patrouilles mobiles en tenue tournent et observent en ville comme à la campagne. Dès vendredi, des forces de l’ordre en civil patrouillent également. L’idée, c’est d’avoir un contrôle beaucoup plus général sur toute la société. Environ 250 contrôles ont été effectués par des patrouilles. C’est une montée en puissance. »


 On nous dit, du côté de la préfecture de région, et c'est rassurant, que les Normands respectent globalement plutôt bien les contraintes du confinement pour, précisément, éviter ce qui est décrit ci-dessous: une équipe médicale de Rennes tire la sonnette d'alarme...

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D'antiques peurs reviennent... Le décor macabre de l'aître de Saint-Maclou à Rouen.

https://www.tendanceouest.com/actualite-356601-coronavirus-le-covid-19-pourrait-tuer-230-personnes-en-normandie-d-ici-le-14-avril.html

Coronavirus. Le Covid-19 pourrait tuer 230 personnes en Normandie d'ici le 14 avril

L'équipe du professeur Crépey, spécialiste de l'évolution des épidémies basé à Rennes, prédit que 230 personnes pourraient mourir du Covid-19 en Normandie, entre le 10 mars et le 14 avril.

Le virus du Covid-19 pourrait tuer près de 240 personnes en Normandie d'ici le 14 avril, selon une étude scientifique.

Par Thibault Deslandes

Une étude diligentée par Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l'école des hautes études en santé publique à Rennes a mis en exergue trois scénarios permettant de dégager des hypothèses chiffrées de l'impact du coronavirus entre le 10 mars et le 14 avril, région par région.

Il faut le savoir, les épidémiologistes évaluent la contagiosité d'une maladie infectieuse grâce au symbole R0. Si, par exemple, celui-ci est égal à 1,5, cela veut dire qu'une personne infectée va contaminer, en moyenne, une personne et demie. Lorsque l'étude a été réalisée, le R0 en France était d'environ 2,6. C'était avant les mesures de confinement. Plus les mesures mises en place sont respectées, plus le R0 devrait diminuer.

3 400 cas, 233 morts, un scénario glaçant

Dans cette étude, les chercheurs ont pris trois scénarios : l'optimiste où R0 = 1,5, le médian où R0 = 2,25 et le pessimiste où R0 = 3. Dans le meilleur des scénarios, déjà impensable tant l'épidémie progresse, l'étude évoque 472 personnes infectées en Normandie, dont 95 cas sévères et 21 morts. Le second scénario, lui, évoque 1 286 cas, dont 285 graves pour 68 décès. Enfin la 3e hypothèse, 3 403 cas, 828 graves et 233 morts.

Un manque de lits criant

Le professeur Crépey et son équipe ont également modélisé le nombre de lits de réanimation nécessaires dans chaque région, toujours dans la même période et toujours en prenant en compte les trois scénarios.

Dans le pire des cas, les hôpitaux pourraient avoir besoin de 474 places en unités de soins intensifs pour soigner des patients atteints du COVID-19. Selon cette étude, elle n'en compte que 240…