Décidément, ce petit virus chinois désormais mondial bouscule tous les plans faits sur la comète par nos puissants qu'ils soient planétaires ou... locaux.

C'est ainsi qu'on apprend sous le lien suivant et en lisant ce qui suit que le projet de reprise de Paris-Normandie par Pierre-Antoine Capton, un proche du président de la République et de Xavier Niel ne pourrait peut-être plus se faire car le principal protagoniste, un certain Jean-Louis Louvel, aurait changé d'avis sur le mode de "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras..."

En effet, l'incertitude sinon le brouillard mettent à rude épreuve les nerfs du décideur qui, à défaut, d'avoir de la visibilité, doit avoir le courage d'une vision et de s'y tenir.

Notre roi de la palette normande, candidat aux municipales à Rouen, n'avait évidemment pas prévu qu'il ne ferait qu'une troisième place lui qui croyait pouvoir virer en tête. Il n'avait pas davantage prévu que le second tour convoité pourrait être reporté à l'automne sachant qu'il est même désormais probable que le premier tour serait à rejouer... En outre, la crise économique la plus grave depuis la seconde guerre mondiale est en train d'arriver: les entreprises de Monsieur Louvel vont avoir besoin d'un capitaine d'industrie et non pas d'un entrepreneur en illusions politiques.

Que cela soit avec M. Louvel ou avec un autre, le problème demeure:

Le maintien d'un quotidien régional et d'un média régional indépendant de certains grands groupes couvrant toute la Normandie depuis la métropole de Rouen est une question stratégique prioritaire pour la Normandie et son avenir. Hervé Morin, le président de la Normandie le sait d'ailleurs fort bien puisque c'est à l'initiative de ce dernier que Jean-Louis Louvel est d'abord entré au capital de la société éditrice de Paris-Normandie et c'est encore grâce à Hervé Morin que la solution avec Pierre-Antoine Capton avait pu être montée dans le but libérer M. Louvel pour ses aventures politiques.

Au delà de l'anecdote, c'est la métropole de Rouen, toute entière, qui est plongée dans l'incertitude sinon la brume à la suite de la crise du coronavirus en raison du report sine die du second tour des élections municipales. Après le passage du nuage Lubrizol en octobre dernier, ça commence à faire beaucoup pour notre métropole normande!


 

https://www.ojim.fr/paris-normandie-en-panne-divergences-entre-macroniens/

louvel-paris-normandie

Paris Normandie en panne, divergences entre macroniens

Le premier tour des élections municipales le 15 mars 2020 semble à des années lumières et pourtant vieux de trois semaines à peine. Le piètre résultat de Jean-Louis Louvel à Rouen semble le faire réfléchir à la vente de Paris Normandie à un autre macronien, Pierre-Antoine Capton (producteur de “C à vous”), un proche de Xavier Niel. Suite du feuilleton.

Conflit d’intérêt et premier tour

À ma gauche Jean-Louis Louvel entrepreneur à succès et sponsor de l’équipe de rugby de Rouen, récemment montée en D2. À ma droite, en même temps, le même Jean-Louis Louvel propriétaire de Paris Normandie, le quotidien de la Seine-Maritime. Au milieu, Jean-Louis Louvel, toujours le même, candidat à la mairie de Rouen avec le soutien de LREM.

Évident conflit d’intérêts. Comment le résoudre ? En faisant une promesse de vente à Pierre-Antoine Capton, associé de Pigasse et Niel dans la société de production Mediawan. Tournez manèges, JLL deviendrait maire de Rouen avec – on le devine – un clin d’œil sympathique du journal. Et puis… Et puis JLL fait un score lamentable au premier tour, moins de 17% et arrive bon troisième. Que croyez-vous qu’il arriva ?

Bisbilles entre macroniens

Six mois de négociations, trois p’tits tours en puis s’en vont. Capton qui devait être présenté à la rédaction n’était pas au rendez-vous. Le président de la société éditrice Romuald Uzan et le rédacteur en chef Thierry Rabiller qui devaient être présents au capital de la nouvelle configuration font grise mine. Capton s’était engagé à maintenir les effectifs et à investir pour la relance du quotidien, mais ne souhaitait pas reprendre le passif proche de 7M€. Alors que tout était quasiment bouclé, JLL n’est plus du tout pressé de vendre le quotidien qui lui assure une réelle influence alors que ses activités industrielles dans le retraitement de palettes sont au point mort.