Ben oui! Il fallait y penser... C'est évident:

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-le-masque-bzh-imagine-par-un-carnacois-victime-de-son-succes-6807107

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Coronavirus. Le masque BZH, imaginé par un Carnacois, victime de son succès

À peine commercialisés, les masques BZH, aux couleurs de la Bretagne, proposés par le site internet carnacois Mam’Breizh, ont dû être retirés de la vente. La raison ? Un formidable buzz qui, en 48 heures a amené à une rupture de stock.

Quand Baptiste Nio a lancé en février dernier, sa boutique en ligne de produits locaux et régionaux, il ne s’attendait pas au buzz de ces derniers jours. Dès le lancement du site, situé à Carnac (Morbihan), Baptiste Nio travaillait avec Solenn Le Vot, couturière indépendante, qui travaille à Saint-Martin-des-Champs, dans le Finistère, « pour produire des objets en tissu, comme des nœuds papillon ou des bannettes, qui étaient mises en vente sur le site ». Aussi, quand la crise du coronavirus est apparue, l’entrepreneur a eu assez naturellement l’idée de lui proposer « de produire des masques aux couleurs de la Bretagne ».

La couturière, a alors publié ses créations sur Instagram. Une publication relayée sur le site Mam’Breizh, « au travers d’une fiche produit, sans véritable idée de commercialisation, la demande sur le masque, s’est développée sur les réseaux sociaux », explique Baptiste Nio. Et là, le buzz est arrivé. Avec « 750 commandes réalisées sur le site en moins de 48 heures et 7 000 mails de commandes reçus, c’est devenu impossible à gérer, devant l’ampleur du phénomène nous avons été obligés de suspendre la commercialisation des masques ».

Des masques pour les éboueurs

Si pour le moment la commercialisation est bloquée, comme le souligne l’entrepreneur, « la couturière attend de recevoir un nouveau stock de tissus et de plus, elle travaille seule », le site devrait rouvrir progressivement et à nouveau proposer ses masques BZH.

En attendant, Baptiste Nio, souligne que les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur la newsletter du site, pour rester informées de l’évolution de la situation. Parmi les pistes évoquées pour à nouveau proposer les masques, le créateur du site Mam Breizh évoque, « des solutions avec des couturières indépendantes, qui pourraient participer » au projet.

Avec ce buzz, Baptiste Nio, ne veut pas voir surgir une polémique sur le fait qu’il surferait sur la crise du Covid-19, pour faire un coup commercial : « Il ne doit pas y avoir d’ambiguïté, déjà, à la base, lorsque sont retirés la main-d’œuvre, les frais du site, les frais bancaires et les taxes, le profit est de 1 €. Et de plus, nous avons décidé d’offrir ce bénéfice à ceux qui sont en première ligne. » Ainsi, par l’intermédiaire de Franck Vallein, maire de Pluneret qui travaille pour Véolia, Mam Breizh, a décidé d’offrir des dessus de masques aux éboueurs du pays d’Auray.


 Commentaire de Florestan:

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En prenant connaissance d'une pareille initiative, on a envie de citer une célèbre réplique d'Audiard...

Mais il est vrai qu'après avoir vu dans une grande enseigne de bricolage des ronds de WC floqués aux couleurs noires et blanches d'un drapeau régional que l'on voit décidément vraiment partout, on pouvait s'attendre, hélas, à ce genre d'initiative qui s'apparente finalement à une défaite symbolique, si l 'on a la prend, quelques instants, vraiment au sérieux:

Jamais je n'oserai me moucher dans mon drapeau normand:

Nos cats ont l'habitude de flotter dans l'air sinon dans le bleu du ciel au sommet des mâts de nos navires. Au fait de nos maisons, à la bordure de nos fenêtres: nos cats normands sont comme les oiseaux, ils volent dans le vent et la Liberté. Bien au dessus et bien au- delà de nos glaires, de nos vicères et nos misères.

Et c'est un drame symbolique pour la fourrure d'hermine parfaitement blanche et noire qui symbolise la pureté de la Justice (depuis le Parlement de Rennes) que d'être ravalée au rôle répugnant d'une fibre dans laquelle on pourrait cracher sans risque et sans peine.

Bien entendu, à l'occasion de cette crise exceptionnelle par sa gravité, il faut affirmer notre solidarité collective régionale. Et les Bretons, avouons-le, peuvent nous donner bien des leçons en la matière.

Mais sur cette initiative, désolé! on se gardera bien de les suivre car nos voisins bretons, en matière d'affirmation d'une identité régionale, ont vraiment tous les défauts de leurs qualités: c'est d'ailleurs le cas de tout le monde!