L'intention est symboliquement bonne...

https://actu.fr/normandie/catz_50107/appel-hommage-collectif-6-juin-faisons-sonner-cloches-liberte_33166368.html

Appel à un hommage collectif : le 6 juin, faisons sonner les cloches de la Liberté !

Nicolas Bellée, cofondateur du Normandy Victory Museum de Catz (Manche), demande que les cloches des églises sonnent le 6 juin à 18 h 44 pour honorer la mémoire de nos libérateurs.

En raison des restrictions sanitaires, aucun rassemblement commémoratif ne pourra être organisé dans le cadre des cérémonies du 76e anniversaire du Débarquement.

Le Granvillais Nicolas Bellée, cofondateur du Normandy Victory Museum de Catz, demande que les cloches des églises normandes sonnent en même temps à une heure précise, le 6 juin, pour rendre un hommage collectif à nos libérateurs. Il nous explique ce qui a motivé cet appel.

Comment est née l’idée ?

L’idée est née le week-end dernier et a très vite été soutenue par nos amis du monde associatif et des musées privés (D-Day Experience, World War II Foundation, Capa, D-Day Overlord). Je me suis aussi rapproché de nos élus pour évoquer le projet avec un soutien de plusieurs collectivités, dont Avranches et Carentan-les-Marais, montrant ainsi que le devoir de mémoire peut s’étendre à tout le département et au-delà, jusqu’à notre région entière. Les présidents de Département et de Région ont été contactés. L’idée est de faire sonner les cloches de nos églises au sein des villes le 6 juin à 6.44 PM (18 h 44).

Lire aussi : Manche : des célébrations du 8 Mai seront finalement possibles

Pourquoi cet appel à la mobilisation ?

Pour la première fois depuis 76 ans, nous ne commémorerons pas le débarquement du 6 juin 1944. Le monde fait face à une grave crise sanitaire liée au Covid-19, qui met à mal près de 70 % de la population mondiale. Une population confinée qui nous rappelle les pires heures de notre histoire. Un confinement nécessaire à l’Humanité, un confinement tourné bien sûr sur l’enfermement, mais qui doit nous rappeler ce qu’est le terme de liberté. Cette période doit nous donner matière à réflexion sur nos modes de vie et de consommation, nous permettre de nous recentrer sur nous-mêmes avant de nous retourner sur le monde, sur nos proches, sur notre environnement, sur l’Humanité et le devenir de notre planète. La pire des choses serait de s’enfermer sur soi-même. L’homme qui ne retient pas les leçons du passé est amené à les revivre. Je souhaiterais que cette crise nous fasse penser à nos anciens, ceux qui sont touchés par cette crise, nos anciens que l’on a souvent appelés cette Greatest Generation. Cette génération qui s’est engagée, s’est battue, qui a développé un véritable sens du partage et de cette folle envie de liberté à travers le monde.

Lire aussi : Héros du D-Day : le vétéran Robert « Bob » Noody nous a quittés

Juin sans les célébrations du Débarquement ne serait pas un anniversaire comme les autres. Pourquoi y penser ?

Simplement pour ne pas oublier. Le monde d’aujourd’hui ressemble finalement à celui d’hier. Nos gouvernants n’ont-ils pas prononcé le mot de guerre pour parler de cette crise sanitaire ? Nos soignants sont en première ligne. Célébrer le Débarquement n’est pas d’actualité, le monde doit d’abord vaincre cette terrible crise. Mais pourquoi ne pas fédérer nos villages, nos villes, notre département, notre pays, nos voisins d’Europe et du monde autour d’un événement tourné sur la liberté ? Le Débarquement a débuté le 6 Juin après de maintes hésitations liées à de multiples critères. La vie du monde est faite de choix. Le souvenir et l’avenir doivent se tourner vers un événement générateur de sens. Ce sens, c’est celui de la liberté collective et individuelle. Alors le 6 juin prochain, donnons du sens à l’événement, n’oublions pas l’événement historique majeur de la Bataille de Normandie et parlons du combat de demain qui est lié au combat mondial que nous vivons actuellement. Faisons d’une date, le début de quelque chose. Vivons l’événement par une date, un lieu, une heure pour redonner un sens au mot Liberté.


 

Commentaire de Florestan:

Mais il faudrait s'entendre sur quelle type sonnerie envoyer dans tous les beffrois de Normandie!

  • La sonnerie de l'Angelus, trois fois par jour avec une cloche au timbre médium matin, midi et soir pour rappeler l'annonce faite à Marie par l'ange Gabriel et ce depuis la victoire de Formigny contre les Anglais (1456) mettant un terme à la guerre dite de Cent ans, selon le voeu du roi Charles VII de consacrer la France à la Vierge Marie.
  • Le carillon pour les solennités, généralement aux grandes fêtes du calendrier avec l'ensemble des cloches disponibles sonnées à la volée, notamment la plus grosse d'entre elle: le bourdon.  Par exemple: carillon pour Noël, Pâques, Pentecôte, Assomption ou pour un "Te Deum"
  • Le glas au bourdon, sonné à la main pour marquer un deuil national ou le glas rythmé à deux ou trois cloches pour les deuils des particuliers qui permettait, autrefois, de savoir qui était le défunt: un homme, une femme ou un enfant...
  • Le tocsin ou sonnerie d'alarme faite à la main avec la cloche qui tinte le plus clairement.

Pour ma part, considérant que la date du 6 juin  qui devrait être en Normandie un jour férié est surtout un jour de piété pour tous celles et ceux qui sont morts pour notre Libération, il me parait difficile de carillonner ce jour-là un jour de fête: le 6 juin m'a toujours donné un peu le... bourdon!

images

https://www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-fete-larrivee-de-sa-cloche-2391052

MjAxNDA0NzEzZDY5ZjRmNGNhMjFiNmFkMDE0NWIzNTlhNmFmNDQ