On a échappé au pire!

Qui eut été le retour à la division entre deux départements ex haut-normands en rouge (Seine-Maritime et Eure) en raison de la densité de la population et de l'urbanisation et les trois départements ex bas-normands en vert (Manche, Orne et Calvados) en raison du caractère plus rural et moins dense de la population dans cette partie de la Normandie.

La véritable bonne surprise c'est que la Seine-maritime et l'Eure ont été classés en couleur verte ainsi que l'Orne et la Manche: cela veut dire que le confinement a été efficace en Normandie et que les Normands ont fait preuve de civisme. Cela veut dire aussi que la crise sanitaire a été bien gérée dans les CHU et centres hospitaliers normands. Cela veut dire, enfin, que les circulations ordinairement intenses entre la Normandie et la région parisienne où le virus a beaucoup circulé ont été presque totalement coupées: ceux qui avaient pu craindre une invasion de Parisiens (ne pas oublier qu'il y a beaucoup de Normands vivant et travaillant en région parisienne et de Parisiens d'origine normande) pouvant nous ramener le covid-19 en Normandie ont eu tort de le craindre.

Reste, cependant, le cas du Calvados, placé dans la couleur intermédiaire et provisoire "orange" le temps de statuer définitivement sur son cas d'ici le 11 mai prochain: la situation observable au CHU de Caen qui a pourtant accueilli des patients venant d'autres régions (notamment de l'Ile-de-France) n'est pas à l'origine de l'inquiétude des autorités qui ont observé que le covid-19 circulait dans le Calvados plus qu'ailleurs en Normandie.

Doit-on modérer par conséquent ce que nous venons d'expliquer plus haut? Il n'y a pas eu d'intense migration de "Parisiens" venant en Normandie pour s'y confiner plus à l'aise qu'à Paris, mais avouons que sur la côte Fleurie, du côté de Deauville et de Trouville, le XXIème arrondissement de Paris n'a pas failli à sa réputation. Certes, dans les premiers jours du confinement en mars, on a observé l'arrivée de nombreux Parisiens sur la côte normande mais ce flux s'est tari rapidement peu après. Mais cela a peut-être suffi pour que l'ensemble du département du Calvados bascule dans la couleur orange...

En tout cas, on comprend mieux la prudence des autorités publiques (le préfet de région Durand et le préfet de région Morin) sur la question sensible de ne pas lever dès le 11 mai prochain l'interdiction de l'accès aux plages.

En tout cas, si la carte qui a été présentée ce 30 avril devait rester, grosso modo, la même le 11 mai prochain avec une région parisienne dans le rouge contrainte de poursuivre le confinement et la Normandie qui, espérons-le pourrait être totalement verte, il ne pourra y avoir d'invasion parisienne sur notre littoral... au grand dam de nos hôteliers et restaurateurs d'un secteur touristique normand d'ores-et-déjà sinistré!

https://www.ouest-france.fr/normandie/deconfinement-en-normandie-quatre-departements-en-vert-seul-le-calvados-en-orange-6822239

Déconfinement. En Normandie, quatre départements en vert, seul le Calvados en orange

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a dévoilé ce jeudi 30 avril 2020 les premières cartes pour classer les départements dans la perspective du déconfinement. En Normandie, tous sont classés verts, sauf le Calvados qui hérite de la couleur orange.

Cette palette réduite de couleurs doit permettre de classer les départements en vue du déconfinement, selon trois critères : la circulation du coronavirus, la capacité de tests et le taux d’occupation des lits de réanimation.

Ce jeudi 20 avril 2020, Olivier Véran, le ministre de la Santé, vient de dévoiler pour la première fois la carte des départements. La Seine-Maritime, l’Eure, la Manche et l’Orne y apparaissent en vert.

Rien sur les tests

Surprise en revanche pour le Calvados, classé en orange. Une couleur qui n’était pas censée être retenue. Elle signifie que les indicateurs ne sont pas tous favorables, et qu’une décision sera prise avant le 11 mai pour faire basculer le département en vert ou en rouge.

Concrètement, si le Calvados se classe en vert pour la capacité des lits de réanimation, il est en orange pour la circulation du virus. Ce dernier critère l’emporte donc. En revanche, celui sur la capacité à tester la population n’a pas été retenu ce jeudi.

Rappelons que dans un département classé en vert, les écoles pourront rouvrir à partir du 11 mai, ainsi que les parcs et jardins par exemple. En rouge, les mesures de confinement actuelles seront prolongées.


 Voir par ailleurs:

  • Quelques échos de la conférence de presse donnée à Rouen ce 30 avril 2020 par le préfet Durand:

https://www.ouest-france.fr/normandie/deconfinement-comment-les-choses-vont-se-passer-en-normandie-6822055

  • Inquiétudes juridiques autour de la réouverture des écoles dans l'Orne:

https://www.ouest-france.fr/normandie/orne/retour-l-ecole-dans-l-orne-l-etat-veut-se-dedouaner-de-ses-responsabilites-penales-6822063

  • Des députés normands se mobilisent pour l'ouverture des plages dès le 11 mai prochain sur le littoral des départements classés en vert (les lieux de culte devront encore attendre...): en Normandie, cela concerne le littoral du Cotentin et les falaises du pays de Caux.

https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/des-deputes-reclament-reouverture-plages-le-11-mai-dans-departements-verts_33357313.html


  • Le confinement de la Normandie se fera à l'aune de l'intensité de la circulation du virus:

https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/comment-organiser-le-deconfinement-en-normandie-c-est-l-epidemie-qui-va-commander-ND16734911?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=7b65029da2&mediego_ruuid=e4bb8fd7-c0a1-49c7-88fb-2d3527a9ebb0_0&mediego_campaign=20200501_news_actu&utm_content=20200501&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email

Comment organiser le déconfinement en Normandie ?

« C’est l’épidémie qui va commander »

Le déconfinement approche. Mais concrètement, que va-t-il se passer en Normandie à partir du 11 mai ? Les services de la préfecture, de l’Agence régionale de santé et du rectorat ont organisé, jeudi 30 avril 2020, une conférence de presse commune afin de présenter les étapes envisagées.

La date de la levée partielle du confinement approchant, les services de la préfecture, de l’Agence régionale de santé et du rectorat ont organisé, jeudi 30 avril 2020, une conférence de presse commune afin de présenter, point par point, les différentes étapes envisagées. Un programme susceptible d’évoluer en fonction des données épidémiologiques. Et qui nécessite encore quelques ajustements. Notamment selon les « couleurs des départements »- qui, selon s’ils sont en rouge ou en vert, n’auront pas les mêmes autorisations ou restrictions. Retour, en quelques points, sur les informations à retenir. Avec une doctrine répétée par le préfet Pierre-André Durand : « C’est l’épidémie qui va commander ».

Sur le déconfinement en région

« L’armature, l’architecture générale est extrêmement lourde, annonce, en préambule, le représentant de l’État. D’autant que nous allons devoir vivre avec le virus. »

« Pas de baguette magique ». « Tout ne sera pas réglé au 11 mai, ni au 2 juin, ni à l’été, ni peut-être même en septembre », confirme Pierre-André Durand. Comme le reste de la France, le déconfinement de la Normandie se fera par étapes, d’où la « nécessité d’une sortie progressive, méthodique avec le risque de voir repartir l’épidémie ». Il en appelle au civisme, avec le maintien des gestes barrières. En fonction de l’intensité de l’épidémie, les mesures pourraient être revues chaque jeudi dans les départements.

Gestion locale. Un travail de concertation a été mené avec les élus locaux pour leur fournir « une boîte à outils », des directives et des circulaires pour organiser de manière « ordonnée et progressive » cette sortie de confinement, « et cela pour éviter que l’épidémie ne reparte et que nous soyons contraints à prendre des mesures plus contraignantes. »

Première période. Elle va jusqu’au 2 juin. Un certain nombre d’activités seront libérées. Un point sera fait à cette date en sachant que les grands événements estivaux sont déjà annulés. Un projet de loi doit être présenté ce samedi en conseil des ministres pour affiner les choses.

Un point épidémique

Situation. Les données de santé confirment un ralentissement de la circulation du virus en région. Le nombre de patients en réanimation baisse, idem en soins de suite et de réadaptation. « Nous avons libéré des capacités hospitalières, confirme Christine Gardel, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS). Et remis à stocks les flots de médicaments en réanimation pour les trois prochaines semaines. » Ce qui permet aux hôpitaux de reprendre progressivement une activité hors Covid, « avec la mise en place de flux Covid et non-Covid. »

Tests et traçage. « L’armature sanitaire a deux objectifs : éviter la contamination et casser l’échelle de transmission en cas de contamination. Il faut alors dépister, tracer, isoler. » Toutes les personnes symptomatiques seront testées et chaque Normand sera à moins de vingt minutes d’un lieu de prélèvement ; le maillage (laboratoires privés, création de centres, voire des prélèvements à domicile...) est en cours de finalisation. Les malades et les contacts seront placés en quatorzaine. De mille par jour, il devrait, avec l’appui de tous les laboratoires, être possible de réaliser 4 200 analyses quotidiennes, la fourchette haute recommandée par Santé publique France. Entre la prescription et le test, il ne s’écoulera pas plus de 24 h. Durant cette période, les personnes « contact » sont « tracées ». Cette mission sera prérogative de l’Assurance maladie avec des « brigades départementales ».

En cas de contamination. Les malades seront placés en quatorzaine. Les contacts aussi avant d’être testés à sept jours. À domicile quand c’est possible. En cas d’impossibilité (personnes à risque dans l’entourage, logement inadapté...), des situations alternatives seront mises en place (hôtels ou autre). L’ARS assure le suivi des personnes en quatorzaine. « Tout le monde a quelque chose à faire pour qu’on n’ait pas une deuxième vague, rappelle Christine Gardel. Voir le médecin en cas de symptôme, respecter la quatorzaine. Mais tester pour se rassurer, ça n’a aucun sens : le lendemain, on peut avoir un contact avec une personne Covid. C’est pour ça que des tests systématiques n’ont pas de raison d’être. Le taux d’immunité est très bas en région et si chacun ne fait pas sa part on peut se prendre une déferlante. »

Sur la maladie de Kawasaki. « C’est une maladie inflammatoire rare, qui touche les enfants, et qui pourrait se déclencher dans le cadre d’une infection virale, type Covid. Des professionnels de santé ont observé une hausse du nombre de cas de cette maladie que l’on peut traiter. » Est-ce une forme particulière du Covid chez l’enfant ou l’infection au Covid offre-t-elle un secteur favorable au développement de cette maladie ? Les chercheurs travaillent sur ces questions. « Il n’y a pas d’alerte sanitaire dans notre région », indique la responsable de l’ARS.


 

  • Les régions de France vont être associées au déconfinement du territoire: elles vont même l'organiser...

http://regions-france.org/actualites/actualites-nationales/deconfinement-regions-entendues/

En présentant la stratégie nationale de déconfinement mardi 28 avril 2020, le Premier ministre a répondu à la plupart des demandes des Régions sur la reprise progressive de la vie économique à partir du 11 mai.

« Le Premier Ministre a fixé un cap clair. Je souhaitais un calendrier, une méthode, et la différenciation. En complément, Edouard Philippe y a ajouté la notion de progressivité. C’est donc un desserrement du confinement qui commence, et la vie va reprendre son cours par étapes. Nous devons maintenant être tous ensemble engagés contre le COVID-19. Tous les Français sont mobilisés, en responsabilité, et vont se battre pour reprendre leurs libertés. La prochaine étape a été fixée au 2 juin, et elle sera majeure», a réagi Renaud Muselier, Président de Régions de France, après le discours d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale.

Les Régions, qui agissent depuis le début de la crise en acteurs publics responsables et agiles, comprennent la prudence du gouvernement sur la mise en œuvre du déconfinement à partir du 11 mai, avec un cadre national et une différenciation selon les Départements.

En cohérence avec leur compétence économique, les Régions apporteront leur pleine contribution à l’adaptation locale du déconfinement pour permettre aux commerces, aux entreprises et aux chantiers de redémarrer dans le respect des gestes barrières.

Les Régions prennent acte de l’engagement de l’Etat sur une offre suffisante de masques et de tests pour le 11 mai. Dans ce cadre, elles tiendront leur rôle pour accompagner l’approvisionnement en masques du tissu économique et tout particulièrement les TPE dans le cadre des centrales d’achat qu’elles ont mises en place.

Un regret sur les hôtels, cafés et restaurants

Néanmoins, les Régions regrettent que les hôtels, cafés et restaurants ne puissent pas rouvrir avant le 2 juin dans les départements « verts », où le virus est très peu présent.

Les Régions appellent à la publication la plus rapide possible des guides et fiches métiers prévus pour réorganiser la vie au travail. Ces guides doivent préciser la responsabilité juridique des employeurs pour qu’elle ne soit pas un obstacle à la reprise.

Pour les activités sociales, sportives et culturelles, les Régions se félicitent que des règles claires aient été données, même si le coût économique sera élevé. Elles seront particulièrement attentives à l’accompagnement de ces secteurs essentiels pour notre économie locale.

Pour une réunion de travail très rapidement sur les lycées

S’agissant des lycées dont l’éventuelle réouverture est renvoyée à une décision fin mai, les Régions souhaitent qu’une réunion de travail ait lieu rapidement avec le Ministre de l’Education nationale pour évaluer le sens d’une réouverture aussi proche de la fin de l’année scolaire, ainsi que les spécificités des lycées professionnels.

En tant qu’autorités organisatrices des transports, les Régions prennent acte du port du masque dans les transports publics régionaux, du maintien de l’ensemble des gestes barrière et du principe de distanciation sociale dont la norme doit être amenée à être précisée. Les Régions restent également en attente de précisions sur la nature des limitations des flux interrégionaux, voire interdépartementaux, au regard de la réalité des besoins de mobilités observés sur de nombreux bassins d’emplois à des échelles interrégionales.

La décision de maintenir une distanciation sociale dans les transports scolaires, particulièrement complexe dans son organisation dont l’offre n’est pas extensible (un tiers des élèves prennent en temps normal les lignes régulières) et le fait d’organiser une offre de service répondant aux besoins des familles supposent une très grande anticipation et la confirmation d’une coordination en amont avec les autorités académiques département par département. Ce n’est qu’en confirmant ces principes que les Régions pourront faire le nécessaire pour être à ce rendez-vous également.


 

  • Les usagers des trains normands sont inquiets quant à la sécurité sanitaire...

https://www.ouest-france.fr/normandie/argentan-61200/normandie-cette-association-des-usagers-du-train-reclame-du-personnel-pour-la-securite-de-tous-6822362

  • 1er mai: seul le muguet de l'Elysée sera autorisé, enfin presque...

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/1er-mai-les-fleuristes-ont-le-droit-de-vendre-du-muguet-devant-leurs-boutiques-2020043