Billet de Florestan:

Sur la carte de France du gouvernement, la Normandie est dans le vert mais elle ne doit pas tomber dans le panneau jacobin, c'est-à-dire d'attendre tout, une fois encore, de l'Etat central en se réfugiant dans un localisme frileux, mesquin et acrimonieux.

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Le déconfinement qui doit débuter à la date du 11 mai doit redonner espoir même si cette Libération de l'année 2020 (qui se fera trois jours après avoir commémorée celle de 1945) ne pourra être le retour à la vie normale d'avant: il faudra patienter et apprendre à vivre avec une menace latente et inédite.

Cela ne sera pas facile et il faut bien le dire, la défiance massive entre gouvernants et gouvernés qui caractérise, une fois encore, une exception française ne va pas nous aider: il faut, hélas, dire que l'actuel gouvernement a commis un certain nombre d'erreurs en terme de communication qui n'ont fait que nourrir cette défiance (on pensera, bien sûr, à la mascarade des masques avec cette dernière enquête du Monde qui révèle que des masques considérés comme périmés alors qu'ils pouvaient encore servir pour un usage "grand public", ont été détruits par l'administration du ministère de la Santé jusqu'en... mars 2020!).

https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/05/07/la-france-et-les-epidemies-2017-2020-l-heure-des-comptes_6038973_1651302.html

Mais cette défiance peut s'expliquer aussi par une raison plus structurelle qui tient à une culture politique française marquée par une conception autoritaire, discrétionnaire, centralisée, parisienne, en un mot, jacobine du rapport entre gouvernants et gouvernés, un rapport qui reste archaïquement pensé par les élites publiques dirigeantes française à l'aune d'un rapport de domination et de sujétion alors, qu'en principe, le régime démocratique républicain suppose l'égalité de tous les citoyens entre eux: au lieu de développer une culture politique de la coopération et de la co-décision de l'action publique d'intérêt général (pourquoi n'y aurait-il que le général en chef à savoir penser l'intérêt général?) avec tous les acteurs et responsables concernés, la culture jacobine de la haute-administration pousse le gouvernement à généraliser ses décisions selon des critères abstraits quitte à contraindre, à infantiliser voire à brimer un réel qui est tout sauf abstrait.

La querelle de déconfiner ou non les plages en est une illustration caricaturale et c'est précisément sur cette question que le gouvernement a, finalement, lâché un peu de son lest jacobin pour laisser une petite marge de manoeuvre aux initiatives et intelligences locales.

D'aucuns diront aussi que le gouvernement renvoie ainsi les patates les plus chaudes vers les élus locaux qui auront à se débrouiller avec les préfets: il y aura donc une véritable prise de responsabilité du côté des élus locaux notamment sur la question très sensible de la sécurité sanitaire dans les écoles.

Cette prise de responsabilité historique, il faut donc l'assumer car si le déconfinement se passe bien, on pourra attribuer son succès au rôle déterminant joué par les collectivités territoriales, à commencer par les régions:

Cela implique aussi qu'au niveau local et régional puisse se faire enfin la pleine reconnaissance et valorisation de la créativité active et solidaire d'une société civile régionale qui a montré qu'elle était capable de se prendre en mains en cette période inédite de crise sanitaire, sans l'aide de l'Etat central...


 REVUE DE PRESSE NORMANDE au 7 mai 2020

 

  • Rendez-nous nos plages!

https://actu.fr/normandie/dieppe_76217/a-dieppe-habitants-veulent-pourvoir-profiter-plage_33500036.html

https://actu.fr/normandie/cabourg_14117/le-maire-cabourg-souhaite-une-ouverture-rapide-plage-propose-regles-lete_33482665.html

  • Le déconfinement des plages se fera à la discrétion des préfets, sur demande des maires concernés: ouf! un peu de décentralisation...

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/direct-coronavirus-ecoles-entreprises-philippe-presente-le-detail-du-deconfinement-du-11-mai-6827579

 

  • Un paquebot de croisière en quarantaine dans le port de Caen non pas à cause du covid-19 mais à cause de ses conséquences: il n'y a plus de croisiéristes!

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/normandie-pres-de-caen-un-paquebot-de-luxe-bloque-quai-pour-trois-mois-6828176

 


 

  • Le conseil régional prépare le déconfinement de la Normandie:

https://www.normandie.fr/herve-morin-se-rend-en-gare-devreux-pour-verifier-la-mise-en-oeuvre-des-mesures-sanitaires-pour-les

Hervé Morin se rend en gare d’Evreux pour vérifier la mise en œuvre des mesures sanitaires pour les trains dans la perspective du déconfinement

Dans le cadre du déconfinement progressif annoncé par le gouvernement, un nouveau plan de transport sera proposé aux voyageurs à partir du 11 mai prochain.

Fruit d’un travail conjoint entre la Région Normandie et SNCF, cette offre de transport, présentée aux associations d’usagers le 4 mai, a été conçue avec un double objectif majeur : privilégier les trains de pointe pour répondre aux attentes des abonnés et des personnes qui vont reprendre le travail et assurer la sécurité sanitaire des voyageurs.

Lire le communiqué de presse diffusé par le conseil régional de Normandie:

Le 7 mai 2020

Le 11 mai, le réseau Nomad CAR reprend et à compter du mardi 12 mai pour les transports scolaires

Suite à l’intervention du Premier ministre confirmant la levée progressive du confinement à compter du lundi 11 mai, la Région Normandie informe que les lignes routières régionales circuleront aux horaires et circuits habituels et cela également pour les transports scolaires à compter du mardi 12 mai.

 La remise en circulation du réseau NOMAD s’accompagne de mesures strictes pour assurer la sécurité sanitaire des voyageurs. Afin de respecter la distanciation sociale, la capacité maximale des places occupées dans un autocar sera limitée dans un premier temps à 25 % soit un siège sur quatre (condamnation d’un siège sur deux, sur une rangée sur deux). Les véhicules seront désinfectés quotidiennement en insistant sur les zones sensibles (accoudoirs, poignées,..), et aérés portes ouvertes à chaque fin de course.

 La Région se conformera bien entendu aux dispositions gouvernementales qui seront bientôt précisées.

 

Pour le transport commercial :

Les voyageurs devront porter obligatoirement un masque de type chirurgical ou « grand public » répondant aux directives AFNOR, dès l’âge de 11 ans et sont invités à voyager avec leur propre gel hydroalcoolique. Le port de gants est déconseillé.

 La montée se fera par l’avant et la descente par l’arrière afin de limiter le croisement des passagers lorsque les deux portes seront accessibles et le poste de conduite protégé. Des parois protégeant les conducteurs seront installées progressivement dans tous les véhicules.

Les voyageurs sont invités à acheter leur titre de transport avant le voyage. Pour cela, la Région propose un nouveau service, le ticket sur smartphone « m-ticket », développé en partenariat avec le syndicat Atoumod. Ce service sera disponible le 18 mai sur l’ensemble des lignes NOMAD CAR.

 Des règles d’accès exceptionnelles sont également mises en place dans les différentes agences commerciales et notamment les gares routières de Caen et de Rouen afin de contrôler la fréquentation.

 Pour le confort de tous, la Région invite les utilisateurs du réseau à respecter les signalétiques mises en place et à respecter les consignes sanitaires. En cas d’infraction, les voyageur pourront être verbalisés à hauteur de 135 € pour non-respect des consignes comme le non-port du masque.

 

Pour les transports scolaires :

Tout élève inscrit aux transports scolaires et souhaitant se rendre à son établissement sera pris en charge par la Région Normandie suivant son circuit habituel.

Le 12 mai marque le retour progressif à l’école des élèves de primaire. A compter du 18 mai, une partie des collégiens, les classes de sixième et de cinquième reprendront les cours. Cette progressivité de reprise de l’école rend possible la capacité d’accueil des élèves à bord des véhicules, que la Région a fixée à 25 % dans cette première phase du déconfinement. Une tolérance ponctuelle pourra être accordée afin de ne pas laisser un enfant non accompagné à un arrêt de prise en charge. Sur les lignes régulières utilisées par des scolaires, la priorité sera donnée aux scolaires.

 Il appartiendra aux familles d’équiper leurs enfants, collégiens, de masque de type « chirurgical » ou « grand public » répondant aux directives AFNOR pour être autorisés à monter à bord du car scolaire.

A titre exceptionnel, les conducteurs  seront en mesure de fournir un masque lors des premiers jours de reprise pour les élèves non équipés. Les parents et le maire de la commune où est domiciliée la famille seront contactés par les services de la Région pour régulariser la situation. A défaut, l’accès au car pourra être refusé.  

 La fréquentation sera observée en temps réel et en cas d’affluence, la capacité pourra évoluer pour atteindre la limite maximale déterminée à 50% permettant de respecter la distanciation physique fixée par les autorités.

 Pour rester informé en temps réel de l’actualité du réseau routier normand, la Région lance, à partir du 18 mai, une nouvelle application NOMAD CAR disponible dans les stores Google Play et App Store.


 

  • A Caen le déconfinement? Il sera très progressif...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/deconfinement-caen-masques-transports-commerces-loisirs-voici-ce-que-la-municipalite-prevoit-6828013

  • Et les lieux de culture vont devoir encore attendre... (source Ouest-France 7 mai 2020)

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  • Le retour au travail en usine doit se faire dans la sécurité sanitaire: la justice ordonne, par exemple, la fermeture provisoire de l'usine Renault de Sandouville...

https://www.lefigaro.fr/societes/coronavirus-la-justice-ordonne-la-fermeture-provisoire-de-renault-a-sandouville-20200507

 

  • La réponse du préfet Durand à la demande de 41 maires de la métropole de Rouen de reporter l'ouverture des écoles après le 11 mai:

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/rouen-report-du-retour-en-classe-la-reponse-du-prefet-de-normandie-6827003

 

  • Réactions politiques au plan de déconfinement dévoilé ce 7 mai par Edouard Philippe: on retiendra celle de Damien Abad, le chef-de-file des députés LR à l'Assemblée Nationale...

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/le-flou-demeure-les-premieres-reactions-politiques-au-deconfinement-6828245

Le chef de file des députés LR estime que « petit à petit la France des territoires grignote sur l’État jacobin, et c’est tant mieux ». Il a exprimé des « réserves » sur la capacité du pays à effectuer 700 000 tests par semaine et souhaité tester aussi « les cas asymptomatiques », a-t-il dit sur BFMTV.


  •  Le tourisme normand est particulièrement affecté par la crise sanitaire: c'est la raison pour laquelle on va confiner plus longtemps encore la "tour Eiffel du moyen-âge" en tant que site touristique "interrégional" qui brasse trop de monde! On parle, bien sûr, du Mont-Saint-Michel...

https://actu.fr/societe/coronavirus/deconfinement-reprise-tourisme-normandie-secteur-larret-98_33459409.html

Déconfinement.

Quelle reprise pour le tourisme en Normandie,

un secteur « à l’arrêt à 98 % » ?

Après une réunion avec des acteurs du tourisme normands, le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne a fait le point sur la situation avant le déconfinement, mercredi 6 mai 2020.

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Quelles perspectives pour le secteur touristique en Normandie alors que le déconfinement approche ? Le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne et le président de région Hervé Morin ont livré quelques éléments lors d’une conférence de presse, à l’issue d’une réunion avec des acteurs du tourisme mercredi 6 mai 2020.

La date du 11 mai 2020 ne sera synonyme que de « préparation de la reprise » et de « retour à l’activité partielle » pour le secteur, selon le secrétaire d’État qui reste prudent. Le mois de mai s’annonce encore empreint d’incertitudes pour cette industrie durement touchée dès le début de la pandémie de Covid-19.

Lire aussi : Coronavirus. Les industriels du tourisme lancent un appel aux Normands

Les plages devraient rester fermées

Concernant les sites touristiques, les choses semblent encore un peu floues… La reprise se concentrera plutôt sur les « petits » que sur les « grands », mais comment s’opère la distinction ? « La direction générale du patrimoine travaille à affirmer la doctrine sur ces sites et il y a un dialogue local entre les élus et les préfets, indique Jean-Baptiste Lemoyne. Entre demain (7 mai), jour de dévoilement de la stratégie de déconfinement par le Premier ministre Edouard Philippe, et lundi 11 mai, on sera en mesure d’affiner cela. Les choses devraient s’accélérer dans les prochains jours. »

La logique générale du gouvernement vise à favoriser les sites n’ayant pas une « dimension interrégionale » afin de ne pas accentuer les brassages de population ou de ne pas tenter certains d’enfreindre la limitation de déplacement à 100 km de leur domicile pour aller les visiter. Une stratégie regrettée par Hervé Morin, qui estime que l’absence de touristes étrangers pourrait rendre les flux gérables pour un établissement comme le Mémorial de Caen, par exemple. Le président de région a également partagé son incompréhension de ne pas voir les plages et « toute une série d’infrastructures touristiques de plein air », « des sites où les Français n’auront pas le droit d’aller en dépit de l’immensité des surfaces », devenir à nouveau accessibles.

Lire aussi : Pour une réouverture des plages, Hervé Morin et des maires du littoral en appellent au chef de l’État

Le secrétaire d’État a confirmé l’inaccessibilité des plages jusqu’au 2 juin au moins : « L’analyse est que  les plages sont des aimants. Il y a une attractivité telle qu’un grand nombre de personnes pourraient être tentées de ne pas respecter les règles avec leur réouverture. » Il demande encore un peu de patience aux professionnels qui devront laisser porte close, ainsi qu’aux Normands :

Il s’agit d’attendre encore trois petites semaines, un retour d’expérience sur la première phase de déconfinement, pour avoir un calendrier qui pourrait être lancé d’ici début juin. On est en train de conquérir nos vacances, ce droit de faire une pause, parce qu’il faut encore faire des efforts pour les gestes barrière et la distanciation.

Promouvoir le tourisme local

Pour les professionnels de Normandie, classée en zone verte pour le déconfinement, la règle est la suivante selon Jean-Baptiste Lemoyne : « Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. » Les hôtels, par exemple, ne sont pas fermés administrativement. Comme les gîtes, ils peuvent accueillir des clients dans la mesure où ils viennent de 100 km à la ronde. « Mais de facto, la clientèle n’étant plus là, certains ont fermé, rappelle le secrétaire d’État. Certains feront peut-être le choix de rouvrir progressivement, mais nombreux attendent la reprise de l’activité de restauration. » Les meublés de tourisme, type Airbnb, « pourront être rouverts selon les territoires sur décision des préfets. »

Pour redémarrer l’activité, il sera nécessaire de mettre l’accent sur le tourisme local. « Le hashtag à la mode sera #cetétéjevisitelafrance, anticipe le secrétaire d’État. Compte tenu de l’absence des clientèles lointaines, il va y avoir une forte incitation à redécouvrir la France. » Avec un accent mis sur le savoir-faire, le patrimoine, l’industrie, les loisirs et la nature.

« Des outils doivent être développés pour que les locaux consomment local », insiste Hervé Morin. Il appelle à la mise en place de campagnes de promotion au niveau national, alors que la Région est en train de bâtir la sienne sur deux axes : « Pour les Normands : redécouvrez la Normandie ; et pour les Français : en Normandie, vous aurez les meilleures conditions de vacances. » Le président de Région espère par ailleurs que les conditions seront réunies prochainement pour pouvoir également accueillir « les Belges, les Hollandais et peut-être les Britanniques ».

Lire aussi : Coronavirus. « Il faudra miser sur le slow tourisme à Alençon »

Un accompagnement financier

Pour Hervé Morin, il y a nécessité d’accompagner les acteurs de l’industrie touristique pour faire face à « une situation pas loin de l’apocalypse », et cela sur le long terme : « Est-ce qu’ils seront toujours en vie en avril 2021, quand s’amorcera la nouvelle saison ? Ils n’ont plus de trésorerie et savent que les recettes vont être compliquées du fait des règles sanitaires. » Depuis le début de la crise, « l’activité est à l’arrêt à 98 % dans ce secteur », précise de son côté Jean-Baptiste Lemoyne, qui chiffre l’impact sur les recettes à un montant compris entre 10 et 15 milliards en France. « Le président de la République a demandé à ce que le tourisme soit érigé en priorité nationale. » 

La reprise est pour l’instant accompagnée sur le plan financier par la mise en place d’aides diverses. 2 500 entreprises ont été rendues éligibles à des prêts garantis par l’État. D’autres outils existent comme le prêt rebond pour les problèmes de trésorerie ou le fonds de solidarité nationale, qui a été calibré spécialement pour le secteur touristique. Les entreprises du secteur, selon leur taille, peuvent prétendre à 10 000 euros d’aide, contre 5 000 euros dans les autres secteurs d’activité.

Le secteur du tourisme social sera également appuyé, assure Jean-Baptiste Lemoyne : « On est en train de bâtir avec des collègues de différents ministères des vacances apprenantes, pour permettre aux jeunes de partir en changeant de cadre  et de rythme. » L’Etat travaille avec l’ANCV pour dégager des moyens supplémentaires pour les chèques vacances. « Le tourisme pour tous sera au cœur du prochain comité interministérielle du 14 mai », promet le secrétaire d’Etat. Cet instance présidée par Edouard Philippe, devrait préciser un peu plus les mesures pour le secteur, mais aussi mettre en œuvre des moyens pour aider les familles à préparer leurs vacances.

 

  • Confirmation que le déconfinement du Mont-Saint-Michel sera très progressif:

https://www.lefigaro.fr/culture/le-mont-saint-michel-entame-son-deconfinement-ce-lundi-20200507

Le Mont-Saint-Michel entame son déconfinement ce lundi

Le Mont-Saint-Michel a annoncé une «reprise d'activité effective» dès lundi, dans le cadre du déconfinement, avec un accueil «sécurisé sur le plan sanitaire».

Par Le Figaro avec AFP

Le Mont-Saint-Michel a annoncé une «reprise d'activité effective» dès lundi, dans le cadre du déconfinement progressif confirmé jeudi par le gouvernement, qui prévoit la réouverture des commerces et hôtels, mais l'accès à l'abbaye restera fermé.

Les mesures prévoient notamment «un sens unique de circulation dans le village du Mont, afin d'éviter les croisements de personnes qui montent ou descendent», précise l'établissement public du Mont-Saint-Michel dans un communiqué. Pour «éviter au maximum les croisements», les visiteurs seront «invités dès leur arrivée sur le parking à rejoindre le Mont via un circuit piéton aller spécifique» avec un «fléchage adapté» et «la police municipale veillera au respect de ces nouveaux circuits par les visiteurs», est-il précisé.

L'abbaye restera fermée

Le Mont restera accessible 24h/24 par navette, via son service de transport, mais «dans le respect des directives ministérielles, la capacité d'accueil dans les navettes Transdev sera réduite» et «le port du masque sera obligatoire pour tous à bord». Sur le rocher, l'abbaye restera fermée, tandis que «les différents commerces rouvriront progressivement». «Les mesures gouvernementales en vigueur à l'heure actuelle interdisent pour le moment la réouverture de l'Abbaye au public», indique l'établissement public du Mont.

Les équipes du Centre des monuments nationaux espèrent pouvoir rouvrir le monument «au cours du mois de juin» et «tout est mis aujourd'hui en oeuvre pour assurer le retour des visiteurs dans de bonnes conditions», assure l'établissement.

«En dehors des cafés et restaurants qui ne sont pas encore autorisés à rouvrir sur le plan national, les autres commerces, dont les hôtels et autres hébergements, rouvriront progressivement leurs portes en fonction de leurs propres contraintes», ajoute l'établissement public du Mont.

«Avec un accueil repensé, sécurisé sur le plan sanitaire, l'ensemble des intervenants du site du Mont-Saint-Michel s'emploient à reconquérir les visiteurs, à commencer par les habitants des territoires proches du Mont, puis plus largement tous les Français, qui auront à coeur de découvrir ou redécouvrir ce joyau du patrimoine mondial», affirme Thomas Velter, directeur général de l'Établissement public national du Mont-Saint-Michel cité dans le communiqué.


 

  • On espère que certains seront ici moins grincheux après le 11 mai prochain:

https://www.ouest-france.fr/normandie/deconfinement-en-normandie-gites-et-chambres-d-hotes-peuvent-rouvrir-le-11-mai-6827114

 

  • Le branchement au réseau EDF de l'EPR de Flamanville une fois de plus retardé: le covid-19 ou le coup de pied de l'âne!

https://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/manche-le-calendrier-de-l-epr-de-flamanville-non-remis-en-cause-par-la-pandemie-de-covid-19-KF16755690


  • A Bercy, au ministère de l'Economie et des finances, il y a une cave à vins mais certainement pas une cave à cidre: colère de Thomas Pelletier président de l'UNICID, l'Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole car la filière est au bord du gouffre après deux mois de confinement!

https://www.agriculteur-normand.com/cest-inadmissible-que-lon-narrive-pas-etre-recu-par-les-ministres-de-lagriculture-et-des-finances

« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »

Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole alerte elle aussi et demande à être reçue et entendue. Entretien avec Thomas Pelletier, cidriculteur dans le Calvados et président de l'Uncid (Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole).

>> Comme la plupart des vins et spiritueux, la filière cidricole souffre cruellement de la crise. Affecte-t-elle tous les transformateurs de la même façon ?

Oui. Tous les magasins qui vendent à la ferme sont ouverts mais vides. Les gens ne se déplacent pas pour venir acheter du cidre. Les touristes, qui représentent un potentiel fort en Normandie, sont absents. Même en supermarché, les consommateurs ne considèrent pas le cidre comme un produit de première nécessité contrairement à la farine, aux œufs ou aux pâtes. Ils achètent 20, voire 30% de moins que d’habitude. L’ensemble des transformateurs est fortement impacté avec des baisses de chiffre d’affaire allant de - 40 à - 95 %.

On était parti sur une bonne dynamique avec Cidrexpo et une image de marque positive en février. En mars, on a pris ce coup de bambou sur la tête qui nous déstabilise fortement.

>> Comment réagit la profession ?

On réfléchit à une communication d’après crise pour dire aux gens de ne pas nous oublier. Nous sommes inscrits dans le patrimoine traditionnel de la Normandie, de la Bretagne etc. Le cidre a des vertus environnementales, il consomme peu d’engrais, fixe le carbone dans le sol. C’est une culture pérenne et enherbée à 80%. Le cidre est une boisson qui devrait être tendance à la sortie de la crise.

>> Comment envisagez-vous les prochains mois ?

Nous avons besoin de mesures d’accompagnement pour passer la récolte 2020.

Afin de faire de la place dans les cuves, nous devons, d’une part distiller 200 000 hectolitres de cidre et d’autre part, détruire 100 000 tonnes de pommes.  Pour la distillation, nous demandons une aide de 60€/hl et 100€/t pour la destruction des pommes. Cela représente 1/3 de la récolte, mais c’est nécessaire pour éviter l’effondrement de la filière, la perte de débouchés et, à terme, l’arrachage de pommiers.

>> Avez-vous obtenu des engagements ?

Les cidriers ne comprendraient pas qu’on aide la filière viticole et pas la filière cidricole. C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances. Nous sollicitons 22 millions d’euros pour sauver notre filière. Des milliards sont donnés à Renault et Air France. La cidriculture fait partie du patrimoine culturel, touristique et économique indispensable au Grand Ouest.

Commentaire de Florestan:

On attend  la réaction de la région Normandie sur cette urgence précise qui touche au coeur de notre patrimoine normand.


 

  • La crise sanitaire est l'occasion de démontrer qu'on a vraiment bien fait de réunifier la Normandie il y a maintenant quatre ans et que la Normandie réunifiée est le cadre idéal pour manifester et organiser une société civile régionale solidaire et résiliente:

https://normandie.shorthandstories.com/la-normandie-se-mobilise---/index.html

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