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Face à l'ogre breton et face à l'ogre du belge Rossel, prendre l'attache d'un autre belge car les Normands sont infoutus de s'entendre pour défendre l'intérêt général de leur région dans ce qu'il a de plus essentiel...

La Normandie médiatique était déjà d'une certaine nullité avant la réunification et un certain "viking triste", l'un de nos fidèles lecteurs, a eu la lucidité de nous rappeler que l'unité médiatique de la Normandie n'avait jamais réellement existé. La réunification de 2015 était une opportunité et la reprise de Paris-Normandie était même une opportunité historique pour permettre l'émergence d'un groupe multimédias 100% indépendant et 100% normand, le groupe Leclerc en l'occurrence, de réunifier la Normandie dans le domaine de la presse quotidienne régionale afin de ne pas laisser un quasi monopole aux Bretons de Ouest-France: si l'on ne peut pas être maître chez soi alors à quoi bon?

Le moindre mal est donc de laisser le moins gourmand des deux Belges en lice croquer le choco PN.

Quant à la couverture de l'actualité normande avec un angle 100% normand vous avez TVNC et, bien entendu, l'Etoile de Normandie et ses 1500 visites quotidiennes...

Merci pour votre confiance et votre fidélité!

Lire ce qu'on dit du dossier de Paris-Normandie sur le site de l'observatoire du journalisme:

https://www.ojim.fr/necromancie-a-rouen-qui-veut-reanimer-paris-normandie/

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Nécromancie à Rouen : qui veut réanimer Paris-Normandie ?

Les intrigues autour du quotidien normand de Rouen n’en finissent pas, alors que celui-ci est en liquidation judiciaire depuis le 21 avril 2020.

Avec plusieurs millions d’euros de dettes, des ventes en baisse (tirage à 41 000 exemplaires pour l’année 2019) et en déficit régulièrement, le plus mauvais des marabouts pourrait prédire, sans trop de marge d’erreur, que l’avenir de Paris-Normandie est mal engagé. Et encore, ça, c’était avant la crise du Covid-19, qui l’a emmené au septième cercle de l’enfer en faisant chuter de 90 % ses revenus publicitaires. Les journalistes de Paris-Normandie ont donc découvert qu’ils pouvaient encore tomber plus bas, avaient-ils conscience de la situation quelques mois plus tôt ? Ils étaient peut-être trop occupés à faire des articles larmoyants sur des clandestins « mineurs » ayant certainement dépassé la trentaine. Qui, évidemment, venaient de pays en guerre comme la Guinée, le fameux conflit Sénégalo-Guinéen…

Le journal était jusqu’alors la propriété de l’homme d’affaires Jean-Louis Louvel, président fondateur de PGS (entreprise spécialisée dans la palette en bois) également président du club de rugby rouennais. Toutefois, la candidature de ce dernier à la mairie de Rouen pour les municipales, sous l’étiquette LREM, avait créé quelques rififis au sein de la rédaction, certains des journalistes se rappelant leur théorique déontologie, craignant un évident conflit d’intérêt. C’est peut-être l’étiquette de M. Louvel qui avait accordé au journal le privilège d’être sélectionné, avec France 3 et France Bleu, pour couvrir la visite de Christophe Castaner en Seine-Maritime le 16 mai dernier. De fait, les rédactions normandes avaient quelque peu râlé de se voir ainsi écarté de l’actualité de leur territoire (le Courrier Cauchois l’a mal pris) au bénéfice de seulement trois médias exclusifs.

L’espoir déçu du premier tour

Toutefois, la Vox Populi n’a pas été du côté de LREM : Jean-Louis Louvel arrive troisième avec 16,79 % des voix. C’est la douche froide, le monde de la palette en bois n’est, semble-t-il, pas le même que celui de l’arène politique. Il s’est d’ailleurs retiré de la course le 28 mai. Mais cela change-t-il quelque chose pour Paris-Normandie ? Oui…et non. Quand le roi de la palette était toujours dans la course, avant les résultats du premier tour, il semblait réfléchir à vendre son quotidien à l’un de ses frères normands, Pierre-Antoine Capton. Le sieur, en plus d’être un autre soutien de la macronie, a la particularité de produire l’émission C à Vous mais aussi, et surtout, d’être l’associé de Xavier Niel et Mathieu Pigasse dans le groupe Médiawan. Mais, le premier tour des municipales a redistribué les cartes, et la vente du journal à Pierre-Antoine Capton n’est plus d’actualité. Monsieur Louvel à une autre idée en tête : vendre son quotidien tout en restant associé minoritaire, ce qui lui permettrait de garder un peu d’influence sur le journal.

Un journal en état de mort clinique qui aiguise les appétits

Malgré le gouffre financier qu’est Paris-Normandie, trois prétendants se pressent à la porte tels des Témoins de Jéhovah en soif de conversions ; le groupe français Health Initiative, et deux envahisseurs venus d’outre Meuse, les groupes de presse belges IPM et Rossel.

Le Français fait figure d’outsider, avec « seulement » six millions d’euros de chiffre d’affaire, et est spécialisé dans les revues médicales. Les belges, c’est une autre histoire ! Si IPM ne possède des médias que dans le royaume, dont La Libre Belgique, ainsi que les éditions belges de Paris Match et Courrier International. Le géant Rossel fait, depuis quelques années, une véritable razzia sur les médias régionaux du nord de la France.

Le groupe possède ainsi dans notre beau pays des journaux comme : La Voix du Nord, Le Courrier Picard, Nord Eclair, Champagne FM, L’Aisne Nouvelle, Direct Lille Plus, L’Ardennais, la version lilloise du quotidien gratuit 20 minutes, et même le magazine de cinéma Première.

Pourquoi donc Rossel voudrait il étendre son emprise à la Normandie ? Ce titan appartient à la famille Hurbain. Son grand représentant, Patrick Hurbain, préside Rossel, dont il détient aussi 33 % du capital, ses deux sœurs Christine Marchant-Hurbain et Nathalie Hurbain possèdent le reste. En Belgique, Patoche est le maître incontesté de bon nombre de grands médias, certains journaux s’en sont d’ailleurs inquiétés (comme investigaction.net et lemediapresse.fr). De là à penser qu’il voudrait encore agrandir son influence sur notre territoire national, il n’y a qu’un pas.

Mais la grande perdante de l’affaire reste, assurément, La Manche Libre. Son patron, Benoît Leclerc, s’était associé à Jacques Rosselin (directeur de l’Ecole Française de Journalisme) et Marc-Antoine Troletti, entrepreneur local, pour racheter Paris-Normandie. Le projet était soutenu par le Crédit Agricole et la Caisse d’épargne et avait rassemblé sept millions d’euros pour le rachat. Hélas (pour eux), Benoît Leclerc et Jacques Rosselin n’ont pas réussi à s’entendre sur le partage des pouvoirs, le premier exigeant les postes de président et de directeur général de Paris-Normandie. Inacceptable, semble-t-il, pour le second, puisque le projet a capoté. En revanche, le journal breton Ouest-France, bien implanté en Normandie, est resté étrangement discret sur les évènements ; il faut dire que le malheur de Paris-Normandie pourrait faire son bonheur. Enfin, le président de la région Normandie, Hervé Morin, doit suivre le dossier de près ; lui qui s’était déjà opposé au rachat du journal par Rossel en 2017, soutiendra certainement le belge IPM, qui a aussi la faveur de Jean-Louis Louvel.

 

Nécromancie à Rouen : qui veut réanimer Paris-Normandie ?

Les intrigues autour du quotidien normand de Rouen n’en finissent pas, alors que celui-ci est en liquidation judiciaire depuis le 21 avril 2020.

Avec plusieurs millions d’euros de dettes, des ventes en baisse (tirage à 41 000 exemplaires pour l’année 2019) et en déficit régulièrement, le plus mauvais des marabouts pourrait prédire, sans trop de marge d’erreur, que l’avenir de Paris-Normandie est mal engagé. Et encore, ça, c’était avant la crise du Covid-19, qui l’a emmené au septième cercle de l’enfer en faisant chuter de 90 % ses revenus publicitaires. Les journalistes de Paris-Normandie ont donc découvert qu’ils pouvaient encore tomber plus bas, avaient-ils conscience de la situation quelques mois plus tôt ? Ils étaient peut-être trop occupés à faire des articles larmoyants sur des clandestins « mineurs » ayant certainement dépassé la trentaine. Qui, évidemment, venaient de pays en guerre comme la Guinée, le fameux conflit Sénégalo-Guinéen…

Le journal était jusqu’alors la propriété de l’homme d’affaires Jean-Louis Louvel, président fondateur de PGS (entreprise spécialisée dans la palette en bois) également président du club de rugby rouennais. Toutefois, la candidature de ce dernier à la mairie de Rouen pour les municipales, sous l’étiquette LREM, avait créé quelques rififis au sein de la rédaction, certains des journalistes se rappelant leur théorique déontologie, craignant un évident conflit d’intérêt. C’est peut-être l’étiquette de M. Louvel qui avait accordé au journal le privilège d’être sélectionné, avec France 3 et France Bleu, pour couvrir la visite de Christophe Castaner en Seine-Maritime le 16 mai dernier. De fait, les rédactions normandes avaient quelque peu râlé de se voir ainsi écarté de l’actualité de leur territoire (le Courrier Cauchois l’a mal pris) au bénéfice de seulement trois médias exclusifs.

L’espoir déçu du premier tour

Toutefois, la Vox Populi n’a pas été du côté de LREM : Jean-Louis Louvel arrive troisième avec 16,79 % des voix. C’est la douche froide, le monde de la palette en bois n’est, semble-t-il, pas le même que celui de l’arène politique. Il s’est d’ailleurs retiré de la course le 28 mai. Mais cela change-t-il quelque chose pour Paris-Normandie ? Oui…et non. Quand le roi de la palette était toujours dans la course, avant les résultats du premier tour, il semblait réfléchir à vendre son quotidien à l’un de ses frères normands, Pierre-Antoine Capton. Le sieur, en plus d’être un autre soutien de la macronie, a la particularité de produire l’émission C à Vous mais aussi, et surtout, d’être l’associé de Xavier Niel et Mathieu Pigasse dans le groupe Médiawan. Mais, le premier tour des municipales a redistribué les cartes, et la vente du journal à Pierre-Antoine Capton n’est plus d’actualité. Monsieur Louvel à une autre idée en tête : vendre son quotidien tout en restant associé minoritaire, ce qui lui permettrait de garder un peu d’influence sur le journal.

Un journal en état de mort clinique qui aiguise les appétits

Malgré le gouffre financier qu’est Paris-Normandie, trois prétendants se pressent à la porte tels des Témoins de Jéhovah en soif de conversions ; le groupe français Health Initiative, et deux envahisseurs venus d’outre Meuse, les groupes de presse belges IPM et Rossel.

Le Français fait figure d’outsider, avec « seulement » six millions d’euros de chiffre d’affaire, et est spécialisé dans les revues médicales. Les belges, c’est une autre histoire ! Si IPM ne possède des médias que dans le royaume, dont La Libre Belgique, ainsi que les éditions belges de Paris Match et Courrier International. Le géant Rossel fait, depuis quelques années, une véritable razzia sur les médias régionaux du nord de la France.

Le groupe possède ainsi dans notre beau pays des journaux comme : La Voix du Nord, Le Courrier Picard, Nord Eclair, Champagne FM, L’Aisne Nouvelle, Direct Lille Plus, L’Ardennais, la version lilloise du quotidien gratuit 20 minutes, et même le magazine de cinéma Première.

Pourquoi donc Rossel voudrait il étendre son emprise à la Normandie ? Ce titan appartient à la famille Hurbain. Son grand représentant, Patrick Hurbain, préside Rossel, dont il détient aussi 33 % du capital, ses deux sœurs Christine Marchant-Hurbain et Nathalie Hurbain possèdent le reste. En Belgique, Patoche est le maître incontesté de bon nombre de grands médias, certains journaux s’en sont d’ailleurs inquiétés (comme investigaction.net et lemediapresse.fr). De là à penser qu’il voudrait encore agrandir son influence sur notre territoire national, il n’y a qu’un pas.

Mais la grande perdante de l’affaire reste, assurément, La Manche Libre. Son patron, Benoît Leclerc, s’était associé à Jacques Rosselin (directeur de l’Ecole Française de Journalisme) et Marc-Antoine Troletti, entrepreneur local, pour racheter Paris-Normandie. Le projet était soutenu par le Crédit Agricole et la Caisse d’épargne et avait rassemblé sept millions d’euros pour le rachat. Hélas (pour eux), Benoît Leclerc et Jacques Rosselin n’ont pas réussi à s’entendre sur le partage des pouvoirs, le premier exigeant les postes de président et de directeur général de Paris-Normandie. Inacceptable, semble-t-il, pour le second, puisque le projet a capoté. En revanche, le journal breton Ouest-France, bien implanté en Normandie, est resté étrangement discret sur les évènements ; il faut dire que le malheur de Paris-Normandie pourrait faire son bonheur. Enfin, le président de la région Normandie, Hervé Morin, doit suivre le dossier de près ; lui qui s’était déjà opposé au rachat du journal par Rossel en 2017, soutiendra certainement le belge IPM, qui a aussi la faveur de Jean-Louis Louvel.