Comme chaque année depuis la réunification de notre Normandie, le conseil régional a commandé un sondage à l'IFOP  auprès d'un échantillon représentatif de la population normande (bien entendu nous n'avons pas été contacté...) et ce sondage confirme, d'année en année, quelques évidences normandes:

1) Les Normands sont satisfaits de la réunification.

2) Les Normands sont très heureux de vivre en Normandie.

3) Les Normands sont satisfaits de l'action d'Hervé Morin et de l'actuelle majorité régionale.

4) Les Normands prennent conscience que la Normandie est leur "bouclier social" (Défense de l'emploi normand).

5) Les Normands sont aussi... placides que leurs vaches!

Et alors?

Le sondage dont on lira ci-après le compte-rendu donné par le journaliste de Paris-Normandie qui semble s'en étonner avec ironie, confirme que les Normands apprécient les clichés qui collent à la Normandie et à leur peau au point de s'en amuser avec une certaine forme d'autodérision (qui reste saine quand elle ne verse pas dans la haine de soi) que l'on retrouve par exemple avec la marque régionale "Heula" très appréciée notamment par les jeunes Normands.

Et alors?

Le cidre, le camembert, la crème, les pommes et la pluie même si cela n'évoque pas toute une subtilité normande qui varie jusqu'à l'infini telle la lumière d'un tableau impressionniste, voilà des réalités solidement normandes que tout vrai Normand apprécie car ce sont des marqueurs existentiels.

L'opinion médiatique dominante vilipende le mauvais temps qui est le temps pluvieux...

Mais nous aimons ici la pluie! Avec une bonne dizaine de mots normands pour décrire toutes les situations et les variations.

Pour un vrai Normand, le mauvais temps c'est le temps qui dure trop longtemps et la réalité qui fait peur à un Normand au point de l'angoisser (expérience vécue par votre serviteur) c'est de descendre dans le "Sud" comme on dit pour les vacances de juillet ou d'août et de voir des paysages littéralement brûlés par le soleil et l'herbe toute jaune avec déjà dans le nez l'odeur acre de l'incendie...

Allons jusqu'au bout en parlant toujours avec prudence de l'identité normande puisqu'il en est question dans l'article à lire ci-dessus et d'une façon quelque peu forcenée qui manque, franchement, de subtilité!

Les Normands semblent moins chauvins que la moyenne régionale française donnée par le maître étalon breton: on dirait que ça les inquiète... Qui le journaliste, qui le géographe expert un tantinet défaitiste (un ami que nous saluons...) voire le président de région Hervé Morin (que nous saluons une fois encore pour son action résolument normande).

Mais qu'on nous fiche enfin la paix avec les Bretons et que l'on cesse de nous comparer à eux!

Répétons-le à l'envi:

L'identité normande semble moins brillante ou bruyante que l'identité bretonne si l'on devait la comparer strictement à cette dernière mais cela n'a aucun sens de comparer ce qui est totalement différent!

Car tandis que ce sont les Bretons qui font la Bretagne (une sorte de club privé qui peut tourner à la secte...) c'est la Normandie qui fait les Normands dans le cadre d'une relation individuelle, intime, existentielle: ça fait moins de bruit mais c'est plus intéressant pour l'âme humaine.

La Normandie est donc une expérience existentielle: il ne s'agit pas d'être plus Normand que quiconque mais d'être plus soi-même grâce à la Normandie!


 

a20130523t160107-m-10-215-103-106-yl_27048757_20200714101715

Vaches, prairies et champs de pommiers : les Normands aiment leurs clichés

Selon le dernier sondage Ifop commandé par les équipes d’Hervé Morin, les habitants revendiquent leur affection pour leur région et les stéréotypes qui y sont associés : calme, verdure, gastronomie... et pluie.

Les vaches, la campagne, les pommes... Il ne manque plus que la bouteille de cidre, posée dans un coin à côté du camembert. Halte aux clichés sur la Normandie ? Bien sûr que non ! Le dernier sondage Ifop sur l’attachement des Normands à leur région, commandé par la majorité d’Hervé Morin au conseil régional, révèle que cette image d’Épinal n’est pas qu’un attrape-touristes. Les habitants eux-mêmes y tiennent manifestement beaucoup.

À la première question, « Veuillez indiquer les cinq termes qui vous viennent à l’esprit lorsque vous pensez à la région Normandie », 83 % du millier de Normands interrogés évoquent en priorité la nature et des paysages ancrés dans l’imaginaire collectif. « La verdure, la mer... On constate que la population s’est réapproprié les stéréotypes qui renvoient généralement à l’imagerie touristique », observe pour Paris-Normandie Arnaud Brennetot, maître de conférences en géographie politique à l’université de Rouen et chercheur au CNRS.

93 % de satisfaits

La gastronomie régionale (cidre, produits laitiers, etc.) figure aussi en bonne place parmi les thèmes les plus fréquemment abordés, dans un cadre globalement bienveillant. « Les représentations positives de la Normandie » occupent ainsi 47 % des réponses données, assure l’Ifop. La région est associée à la « beauté », au « bien-être », au « calme »... 93 % des personnes interrogées se disent même satisfaites de vivre en Normandie, selon l’institut de sondage (56 % de très satisfaits plus 37 % d’assez satisfaits). À tel point que 68 % estiment la situation de la région « comparable » à celle des Pays de la Loire, généralement jugée comme très attractive. Une proportion qui a nettement augmenté (elle était de 59 % en 2019). Par ailleurs, toujours au jeu des comparaisons, 60 % des Normands s’estiment bien mieux chez eux qu’en Île-de-France.

Cette affirmation doit être tempérée par des faits beaucoup moins valorisants, estime Arnaud Brennetot : à savoir que « la Normandie est plutôt une région répulsive, dans le sens où elle perd chaque année des habitants ». Mais « cela vaudrait le coup », estime le géographe rouennais, de suivre ces tendances exprimées par le sondage Ifop, réalisé entre le 25 et le 30 juin 2020. À savoir dans une période où, à la faveur de la crise sanitaire, du déconfinement et de l’appel à un tourisme raisonné, la Normandie est apparue comme un refuge précieux et rassurant.

Priorité à l’emploi

Et ce malgré un autre cliché qui lui colle à la peau : le climat. Lorsqu’il s’agit de définir leur région, 20 % des Normands citent encore spontanément « la pluie, le mauvais temps », indique le sondage Ifop. Mais là aussi, au-delà de son caractère a priori futile, « il faudra être vigilant sur cette question, affirme Arnaud Brennetot. La représentation du climat pourrait être amenée à changer. La multiplication des épisodes caniculaires préoccupe de plus en plus de personnes et pourrait jouer dans les stratégies résidentielles. » Mais aussi dans « les stratégies d’entreprises », ajoute le géographe.

Une fois de plus, l’argument n’a rien de futile. Car, d’après le sondage Ifop, pour 24 % des Normands, la priorité de l’exécutif régional doit être « le soutien à l’investissement des entreprises et à la création d’emplois ». Quelle que soit la météo.

Hervé Morin et sa majorité testent leur popularité

Pour la quatrième année consécutive, La Normandie conquérante !, le groupe majoritaire au conseil régional, présidé par Hervé Morin, a commandé un sondage auprès de l’Ifop. Une enquête qui vise à interroger la perception de leur région par les Normands, mais aussi à tester la popularité de l’exécutif régional et de son patron.
Pour cette édition 2020, l’action de la Région Normandie est jugée globalement «   bonne   » à 71 % (contre 67 % en 2019 et 60 % en 2018), selon ce sondage réalisé auprès de 1 077 personnes entre le 25 et le 30 juin 2020, via un questionnaire en ligne. «   Je ne remets pas forcément en cause la méthodologie de l’Ifop, commente Arnaud Brennetot, mais le manque d’éléments de comparaison avec d’autres régions de France pose question quant à sa fiabilité.   » Et l’universitaire de citer d’autres sondages, réalisés en 2019 à l’échelle nationale, qui faisaient apparaître des chiffres plus mitigés. Ainsi, selon l’enquête de l’institut BVA pour la presse régionale menée en avril 2019, seulement 35 % de Normands jugeaient positivement la réunification, et seulement 18 % considéraient que la situation s’était améliorée dans leur région.
Un autre sondage, réalisé cette fois-ci à l’automne 2019 par Harris Interactive, faisait état de 28 % d’opinions favorables pour Hervé Morin, contre les 42 % avancés aujourd’hui chez Ifop.
Par ailleurs, selon l’enquête commandée par la majorité de centre-droit, 58 % des Normands peuvent aujourd’hui spontanément citer le nom de leur président de région. «  C’est un chiffre qui me paraît élevé   », juge Arnaud Brennetot, qui souligne néanmoins «   l’exposition nationale et l’ancrage local » d’Hervé Morin. En revanche, la situation est nettement différente – et, à certains égards, préoccupante – pour les autres conseillers régionaux. À la question «   connaissez-vous des noms de conseillers régionaux ici en Normandie   ?   », la réponse est «   non   » à 87 %.

Une identité encore difficile à construire

a20180702t070103-m-10-65-52-136-ge_27052314_20200714150613

Le Rollon peine encore à intéresser les Normands. (photo : Région Normandie)
Les Normands restent attachés à l’image que véhicule leur région en France et dans le monde. Mais de là à revendiquer une fierté et une identité régionale...
Hervé Morin en a presque fait un mantra depuis la réunification. Il appelle régulièrement ses concitoyens à se conduire «   en Bretons   ».
Difficile, toutefois, de transposer ce profond sentiment d’appartenance à un destin commun, qui distingue tant nos voisins de l’ouest.
Des initiatives ont été multipliées pour favoriser cette fierté normande : notamment la création d’une monnaie locale, le rollon, ou encore la promotion du parler normand. Mais à la lecture du sondage Ifop commandé par la majorité régionale La Normandie conquérante !, force est de constater qu’elles n’impriment pas vraiment.

Le rollon face « aux enjeux du quotidien »

Ces deux « chantiers » sont les moins plébiscités par les Normands, priés de donner leur avis sur la politique du conseil régional. La monnaie locale n’intéresse que 22 % des personnes interrogées. «   Peut-être que le rollon n’a pas été présenté de manière suffisamment lisible   », remarque Arnaud Brennetot. Pourtant, l’universitaire rouennais juge l’idée, qui «   consiste à soutenir les filières courtes   », vertueuse. «   Cela rejoint le concept de relocalisation, qui a particulièrement le vent en poupe. Mais ce n’est pas vraiment perçu comme cela. La population est plus sensible aux enjeux du quotidien.   »

Santé, routes et lycées en tête des préoccupations

Vérification auprès du sondage Ifop : «   Le soutien à la constitution de pôles de professionnels médicaux dans les communes rurales   », « la modernisation des routes principales de Normandie   » et la politique en faveur des lycées occupe le trio de tête des projets largement appuyés.
Reste un sujet de satisfaction pour la majorité d’Hervé Morin : celui de la Normandie réunifiée. Depuis la fusion de 2016, celle-ci semble bien perçue : 71 % de satisfaits (77 % côté haut-normand, 64 % côté bas-normand). «   Hervé Morin a réussi à dépasser le clivage entre Rouen et Caen   », estime Arnaud Brennetot. La cote d’opinion du président du conseil régional «   a probablement bénéficié de cet élan-là   », juge le géographe.

Thomas Dubois