Nous l'apprenons ce samedi 5 septembre 2020: Antoine Rufenacht, l'ancien député-maire du Havre et président de région normand est mort à l'âge de 81 ans. Celui qui fut le mentor d'Edouard Philippe était la dernière grande figure politique normande d'envergure nationale encore vivante: on lira donc la nécrologie détaillée proposée par les journalistes du Monde, détaillée sauf sur l'aspect qui nous importe ici: la Normandie et la longue marche contemporaine vers l'unité normande, sujet qui n'est même pas connu d'un journaliste parisien...

On vous laisse la nécro officielle de Monsieur Antoine Rufenacht et on vous en reparle après...

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/05/l-ancien-maire-du-havre-antoine-rufenacht-est-mort_6051124_823448.html

L’ancien maire du Havre, Antoine Rufenacht, est mort

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Figure politique nationale de la droite gaulliste, député, président du conseil régional de Haute-Normandie, il avait ravi la mairie du Havre au PCF et enchaîné trois mandats successifs entre 1995 et 2010. Il est mort le samedi 5 septembre, à l’âge de 81 ans.

Par Béatrice Gurrey et Gilles Triolier Publié aujourd’hui à 15h29, mis à jour à 15h52

En près d’un demi-siècle de vie politique, sa plus grande réussite, aimait-il à dire, fut « sans aucun doute » d’être élu maire du Havre, la ville où il a vu le jour et qu’il a contribué à transformer durant ses trois mandats successifs, entre 1995 et 2010. Il aura fallu beaucoup de ténacité et trois échecs à Antoine Rufenacht, mort le samedi 5 septembre, à l’âge de 81 ans,pour arracher le pouvoir aux communistes, aux manettes de la cité normande depuis trente ans.

Maire du Havre, enfin ! Cet homme de droite, né le 11 mai 1939, fils d’une puissante famille locale de négociants originaire de Suisse, en rêvait déjà « sur les bancs de l’école », selon certains de ses proches. Son attachement à ce bout de Normandie explique sans doute son parcours politique, oscillant entre destin national – au sein de l’UDR, du RPR puis de l’UMP – et ambition régionale, pour laquelle il opta souvent. « Maire, vous n’êtes sous l’autorité de personne. Vous n’êtes pas obligé de vous libérer à la dernière minute pour une réunion interministérielle qui ne vous passionne pas nécessairement », disait-il volontiers.

Comme en 2002 où, alors directeur de campagne d’un Jacques Chirac pourtant victorieux, il s’en revint au Havre sans exiger le moindre portefeuille ministériel. Antoine Rufenacht était un homme libre de parole et d’action, chose rare, et doté d’un humour caustique qui lui faisait porter sur ses semblables un regard aiguisé. Durant cette campagne présidentielle, de fait, il paye pour comprendre l’attachement inaliénable entre Claude Chirac et son père et n’a aucunement l’intention de prolonger l’expérience. « On prenait des décisions pendant la journée, en sachant que le soir même elle dirait le contraire à son père. C’était insupportable », confiera-t-il au Monde. Rufenacht le protestant, parfois pète-sec, juge aussi stupide que Bernadette Chirac, qu’il apprécie, soit écartée de cette campagne par une phrase désinvolte de sa fille : « De toute façon, elle n’est pas dans le coup ». Il prend aussitôt son téléphone pour se faire confirmer par le président sortant le rôle essentiel de son épouse, ce qu’il obtient sans peine. Et ce conservateur raisonnable de commenter : « Bernadette équilibrait le côté gaucho de Claude ».

Si, en bon gaulliste, Antoine Rufenacht a soutenu Michel Debré lors de la présidentielle de 1981 – d’où une brouille avec Jacques Chirac – il est l’un des premiers, et ils ne sont pas si nombreux, à appuyer sa candidature en 1994, à la surprise des balladuriens. Le nouveau président de la République n’est pas un ingrat, qui, en 1995, lui réserve sa première visite officielle en province. « Il n’y avait pas eu de président de la République au Havre depuis de Gaulle en 1960. C’était un événement très important », se rappelait le maire, bien déterminé à rendre les honneurs militaires au chef de l’Etat durant cette visite. Claude Chirac s’y étant opposée à plusieurs reprises, Antoine Rufenacht avait, à l’époque déjà, saisi son téléphone pour proposer directement cette cérémonie au président. A la grande satisfaction des deux hommes.

Secrétaire d’Etat sous la présidence de VGE

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En 2002, avant ce second tour qu’il est certain de remporter contre Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac demande donc, selon son habitude, à son directeur de campagne ce qu’il veut. « J’ai répondu : “Rien”. Il a eu l’air surpris. Je crois être la seule personne qui ne lui a jamais rien demandé. » Cet homme toujours élégant notait avec une imperceptible désapprobation, très britannique, que lors de cette scène à l’Elysée, Chirac était en jogging. En quelques mots vachards et lucides, Antoine Rufenacht passait au scanner tout le personnel politique français, avec l’indépendance que lui donnait son métier de chef d’entreprise prospère. La politique n’était pas son gagne-pain. Villepin, Copé, Fillon et les autres, il connaissait par cœur les faiblesses de chacun.

Les arcanes du pouvoir, Antoine Rufenacht les a longtemps fréquentés. Enarque (promotion Turgot) et diplômé de Sciences Po Paris, il y fait ses classes au début des années 1970, notamment en tant que conseiller d’Olivier Guichard, ministre de l’éducation, puis est nommé à deux reprises secrétaire d’Etat, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. D’abord auprès du premier ministre, Raymond Barre (1976-1977), ensuite auprès du ministre de l’industrie, René Monory (1977-1978). « De mauvais souvenirs », jugera-t-il plus tard, marqué par les « rivalités fortes entre Giscard et Chirac ». Il déclinera par la suite d’autres sollicitations ministérielles.

Dans le même temps, Antoine Rufenacht creuse son sillon en terres havraise et normande. Il est élu conseiller général dès 1973, puis député UDR deux ans plus tard, mandat qu’il exercera à deux autres reprises sous les couleurs du RPR (1978-1981, 1986-1995). Mais il est battu au Havre par le communiste André Duroméa, adversaire politique parmi ceux qu’il respecte le plus, en 1977, 1983 et 1989. L’année qui suit sa première défaite, en 1978, tout en conservant ses activités politiques, Antoine Rufenacht se tourne vers le privé en prenant la présidence du conseil d’administration d’Armor SA, une importante entreprise familiale de 1 400 salariés, spécialisée dans le transfert thermique et les encres d’impression. Elle reste dans le giron des Rufenacht de 1965 à 2008, date de sa vente à un groupe d’investissement lyonnais.

Si Le Havre lui résiste, la Seine-Maritime n’a pas les mêmes réserves. Il devient, en 1982, premier vice-président du conseil général, alors dirigé par le maire centriste de Rouen, Jean Lecanuet, un de ses mentors. Dix ans plus tard, en 1992, il prend les commandes du conseil régional de Haute-Normandie, et ce jusqu’en 1998.

Sans brusquer, il entend « réhabiliter et remodeler une ville mal aimée de ses habitants », et changer son image

Vient, enfin, son élection à la mairie du Havre, en juin 1995. Après trente ans de gestion communiste, ce bastion rouge bascule à droite d’un cheveu. « Nous partîmes 33 et nous arrivâmes 3 000 », appréciait Antoine Rufenacht, en souvenir de ses 33 petites voix d’avance au premier tour. Dans une ville à forte tradition ouvrière et syndicale, sociologiquement à gauche, ce grand bourgeois RPR se sait en terrain miné. Sans brusquer, il entend « réhabiliter et remodeler une ville mal aimée de ses habitants » et changer son image. A coups de centaines de millions d’euros, il entreprend une série de grands travaux tous azimuts. Equipements sportifs, médiathèques, conservatoire de musique, casino, rocades routières, réhabilitation des quartiers, lancement de la création d’un tramway, d’un nouveau stade…

Le prédécesseur d’Edouard Philippe au Havre

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Son bilan en la matière est reconnu. L’homme peut s’enorgueillir d’avoir modifié le regard porté sur la ville et son sévère béton armé. Autant de preuves, le classement au patrimoine mondial de l’Unesco, en 2005, du centre-ville havrais reconstruit par l’architecte Auguste Perret après la seconde guerre mondiale ; ou encore l’inauguration, en 2006, de Port 2000, qui impose l’estuaire de la Seine comme un pôle majeur du trafic de conteneurs en Europe. Face à une gauche divisée, Antoine Rufenacht est réélu sans difficulté en 2001 et 2008.

S’il se consacre à ses affaires havraises dans la décennie 2000, à la mairie et au sein de la communauté d’agglomération, il reste au fait de la politique nationale et une voix qui compte au sein de la droite française. Il est consulté comme un « sage » dans les commissions d’investitures électorales et chargé d’organiser la primaire de la droite en vue des municipales de 2014, à Paris – une fédération qu’il jugeait « complètement faisandée ». Antoine Rufenacht a aussi été l’homme de l’ombre des présidents, « visiteur du soir » de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, après l’avoir soutenu pendant la campagne. Il était l’un des meilleurs amis de Claude Erignac, le préfet assassiné en Corse en février 1998 et présidera pendant dix ans l’association qui porte son nom, avant d’en devenir le président d’honneur.

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Depuis plusieurs années déjà, il songe à se retirer. En 2006, Christine Lagarde fait un petit tour de piste au Havre, mais Antoine Rufenacht sent trop de réticences envers cette éventuelle candidature et pas assez d’appétit de la part de la ministre déléguée au commerce extérieur. En 2010, soucieux de passer le flambeau municipal en douceur, il démissionne au profit de son adjoint et dauphin, celui qui occupera le poste de premier ministre de 2017 à 2020, Edouard Philippe. En 2011, Nicolas Sarkozy le nomme à la tête de l’Axe Seine du projet du Grand Paris et en 2014, il quitte ses dernières fonctions à la mairie du Havre. Eminence grise, il continue néanmoins d’apporter son expérience au niveau national, et à peser sur la vie politique havraise. Il avait ainsi, en 2017, « déconseillé le poste » de premier ministre à Edouard Philippe, dénonçant une « erreur politique » pour son camp, Les Républicains.

Antoine Rufenacht était marié à Liselotte et avait trois enfants, Charles, François et Caroline.

Antoine Rufenacht en quelques dates

11 mai 1939 Naissance au Havre.

1976-1978 Secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, puis auprès du ministre de l’industrie.

1975-1976 Député de la Seine-Maritime, puis de 1978 à 1981, et de 1986 à 1995.

1992-1998 Préside le conseil régional de Haute-Normandie.

1995-2010 Maire du Havre.

5 septembre 2020 Mort à l’âge de 81 ans.


 

Commentaire de Florestan:

Antoine Rufenacht et la Normandie, précurseur de l'unité normande... Les régionalistes normands que nous sommes ne l'oublierons jamais.

Antoine Rufenacht prend position en faveur de l'unité normande dès que le problème politique se trouve posé dans l'imbroglio politico-institutionnel des années 1972-1980.

En 1974, il fut l'auteur du premier rapport commis sur l'utilité de la réunification de la Normandie, le "livre blanc, état des lieux de la Normandie pour la fusion". Quelque peu agacé par l'enlisement de la question de l'unité normande au début des années 1980, alors qu'il était vice-président du Conseil général de la Seine-maritime, Antoine Rufenacht organise au Havre, le 31 janvier 1985, le premier colloque consacré à la question normande: "la Normandie, un enjeu national" avec pour objectif de réconcilier les deux barons Lecanuet et D'Ornano qui commençaient à faire prospérer leurs féodalités respectives sur le dos de l'unité normande.

Ce colloque fut un demi-échec: D'Ornano n'y fit qu'une brève apparition et Lecanuet en profita pour défendre avec fougue une unité normande centrée à Rouen.  Le havrais Rufenacht se mit donc en peine d'être le réconciliateur entre le Caennais bas-normand et le Rouennais haut-normand en travaillant à l'idée d'une unité normande se faisant dans l'équilibre entre les trois principales villes de la région: c'était l'objectif de l'association "Normandie-2000" qu'Antoine Rufenacht fonda en février 1985 dans la foulée du colloque. Prudent, Antoine Rufenacht déclarait le 7 février 1985 dans Paris-Normandie: "Le fruit est arrivé à mâturité ce qui ne veut pas dire qu'il soit prêt à être consommé"...

Face à la proposition du havrais Rufenacht, les élus bas-normands restent sceptiques. Ainsi le député UDF de la Manche Jean-Marie Daillet qui répondit à Antoine Rufenacht: "Enlevez le Haut, nous enlèverons le Bas"...

En juin 1992, alors qu'il accède à la présidence du conseil régional de Haute-Normandie, l'une des toutes premières décisions d'Antoine Rufenacht est de proposer la désignation d'un expert extérieur pour examiner les avantages et les inconvénients de la fusion normande. La proposition n'aura pas de suite...

Découragé par le blocage politique sur la question de la réunification institutionnelle de la Normandie, Antoine Rufenacht, devenu maire du Havre en 1995, tente une autre méthode qui est de créer des coopérations fortes entre les villes de Caen, du Havre et de Rouen au sein de l'association "Normandie métropole" créée en 1993 à la demande de Jean Lecanuet et de Jean-Marie Girault, le maire de Caen, sur une idée de l'économiste Jean Levêque.

Mais, comme on le sait, le bilan de l'association "Normandie métropole" sera bien maigre voire décevant: en 2006, on se souvient de la colère d'Antoine Rufenacht excédé par le localisme mesquin de Brigitte Lebrethon la maire de Caen alors que la coopération métropolitaine normande fait l'objet de toutes les attentions du gouvernement Raffarin-Chirac. Et c'est Antoine Rufenacht qui exigera la liquidation de l'association "Normandie métropole" qui sera décidée suite à la réunion de Caen du 5 novembre 2008.

En 2004, à la veille de nouvelles élections régionales, le débat public et politique sur la réunification normande s'était réveillé et Antoine Rufenacht avait reprit espoir: le 29 janvier 2004, il est reçu par Jacques Chirac à l'Elysée et fait savoir que l'Etat soutiendrait les régions normandes si elles souhaitaient fusionner. On sait qu'il faudra attendre... 2014 pour que l'Etat impose finalement l'évidence de l'unité normande aux élus qui souhaitaient toujours prospérer dans deux demi-fromages régionaux. En effet, les élections régionales de 2004, quand bien même elles se firent enfin sur le thème de la réunification, ne permirent pas d'aboutir à la réunification puisque le sinistre Le Vern fut réélu en Haute-Normandie.

Antoine Rufenacht est démoralisé et ne veut plus entendre parler de réunification normande: en tant que maire du Havre il se dit qu'il faut alors sauver, de son point de vue, l'essentiel, à savoir l'importance économique et stratégique du port du Havre comme port de Paris au bout de l'axe Seine, enjeu national.

Le problème c'est que privilégier l'axe Seine sans l'unité normande c'est précisément confirmer la raison profonde pour laquelle la bureaucratie de l'Etat central parisien avait choisi de couper la Normandie en deux dans les années 1960, à savoir, créer une digitation urbaine et industrielle de la région parisienne le long de la vallée de la Seine jusqu'au port du Havre.

Le 16 novembre 2008, Antoine Rufenacht, dans la foulée des annonces fracassantes de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris, révèle l'existence du projet "Seine métropole" de l'urbanisme Antoine Grumbach visant à créer une mégalopole de Paris au Havre sur l'axe Seine:

Les réunificateurs normands sont alors très déçus par le maire du Havre puisque ce projet que nous avions ici même fermement combattu reprenait la vieille lune des années 1960 qui avait justifié la catastropique division normande.

Le 26 novembre 2008, c'est Nicolas Sarkzoy, président de la République qui relance lui-même le débat sur la réunification normande. Devant l'assemblée générale des maires de France, il lance son fameux: "Les Normandies tout le monde les aime, mais pourquoi en faudrait-il deux?"

Ce projet déclencha une vive polémique avec les fabiusiens anti-normands de Rouen mais aussi avec les pro-unité normande de Basse-Normandie puisqu'il s'agissait, concrètement, de déployer une LGV ferroviaire entre Paris-Ouest et Le Havre qui, dans sa première mouture, ignorait Rouen et l'ensemble de la Basse-Normandie...

En juin 2009, Antoine Rufenacht et Laurent Fabius se rencontrent à Paris: le futur train (LNPN) vers le Havre passera obligatoirement par Rouen-Rive gauche.

Le 16 juillet 2009, Antoine Rufenacht invite Nicolas Sarkozy au Havre: le projet ferroviaire normand est confirmé dans sa version quasi définitive avec un Y desservant Caen et la Basse-Normandie. A défaut d'obtenir la réunification institutionnelle normande, on pense pouvoir avancer concrètement sur la question des grandes infrastructures nécessaires au développement économique et urbain de la Normandie, c'est, dumoins, ce qu'Antoine Rufenacht croit pouvoir réussir...

Après de nouvelles élections régionales confirmant le sinistre LeVern dans son poste, Antoine Rufenacht réplique en convoquant un grand colloque sur l'Axe Seine au Havre le 4 mai 2010 pour confirmer l'enjeu national du projet

Mais on sait depuis que cette vision ambitieuse a fait depuis long feu: Antoine Rufenacht avait pourtant demandé à piloter au plus près ce projet en devenant, le 25 août 2011, "haut-commissaire à l'aménagement de la vallée de la Seine" après sa démission de la mairie du Havre, le 18 octobre 2010 laissant son fauteuil à un certain... Edouard Philippe.

Le haut-commissaire Rufenacht devait rédiger un rapport sur l'Axe Seine: un de plus! L'ancien maire du Havre aurait dû s'en douter, rédiger un rapport c'est souvent ce qui est fait pour enterrer un projet. Parmi, les préconisations du rapport Rufenacht, la fusion des ports de l'Axe Seine: ce sera la seule qui sera mise en oeuvre...

Le naufrage final ne tarda pas: après la défaite de Nicolas Sarkozy aux présidentielles de 2012 et la victoire du socialiste François Hollande, les Fabiusiens rouennais anti-normands à commencer par Le Vern, n'eurent de cesse d'exiger la tête d'Antoine Rufenacht et l'enterrement du projet de l'Axe Seine.

Inquiet, Antoine Rufenacht accomplira un dernier tour de force pour la promotion de l'unité normande: à sa demande insistante, le 31 mai 2012, les deux quotidiens régionaux Ouest-France et Paris-Normandie sortent un numéro exceptionnel commun consacré aux enjeux de l'Axe Seine et diffusé dans toute la Normandie!

Mais le sinistre LeVern finira par obtenir, le 19 novembre 2012,  la tête du haut-commissaire Rufenacht qui sera démissionné sans gloire en l'apprenant d'un coup de fil du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault: son successeur, un préfet "délégué interministériel" placide et laborieux est toujours en poste...

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