C'est le point commun entre Ouest-France et... Tchernobyl ou Fukushima: autour de la centrale qui a explosé, on a été contraint de créer une zone interdite car on y trouve et on y trouvera des années durant, des niveaux de radio-activité supérieurs à ce que peut tolérer la vie humaine...

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Dans la zone de diffusion du quotidien régional dit de "l'Ouest", dernier grand journal de France par sa diffusion au numéro papier (largement subventionnée par l'Etat au nom de la défense du pluralisme), difficile quand on lit régulièrement Ouest-France, de Luçon à Honfleur ou de Brest au Theil-sur-Huisne, de ne pas échapper à une propagande bretonne permanente qui s'immisce à peu près dans tous les contenus (papier ou numérique) et dans toutes les offres et propositions de cet empire piloté depuis Rennes.

La famille Hutin, comme les Habsbourgs de l'Autriche-Hongrie avant 1914, dirige cette puissance en croyant qu'il est possible de faire de toute cette diversité une unité: dumoins certains ont cru à leur place, chez des hommes politiques bretons ou des hommes d'affaire nantais abonnés à Ouest-France, à Rennes et à Nantes, qu'il était possible de caresser le rêve de transformer la zone de diffusion de Ouest-France à l'Ouest de la France en région du "Grand Ouest" avec l'idée de faire une... "Bavière française" d'inspiration centriste et démocrate-chrétienne dans le dernier réduit du catholicisme français:

Plus prosaïquement, il s'agissait de faire gagner une dimension européenne au couple métropolitain Rennes-Nantes avec un aménagement du territoire favorable dont témoignait le pharaonique projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et dont témoigne encore le réseau TGV ou le réseau d'autoroutes gratuites qui parcourent la Bretagne et ses marches territoriales orientales (dont l'ex-Basse-Normandie avec une A 84 gratuite entre Caen et Rennes et des autoroutes payantes entre Caen, Rouen, Le Havre ou Alençon!)

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Cet homme, s'appelait et s'appelle encore Pierre Méhaignerie: il fut longtemps le député-maire de Vitré (Ille-et-Vilaine) et dans les années 1990 son initiative "PREGO" autrement dit, "Pour la Région Grand Ouest" avait quelques échos chez les élus locaux des régions concernées avec des réunions publiques complaisamment relayées dans les pages de Ouest-France.

Inutile de dire que ce projet s'il avait été mis en oeuvre, aurait tué définitivement l'avenir de la Normandie et de son espace régional alors déjà bien malmené par la division entre Haute et Basse, à l'époque dirigées par deux présidents de région... bretons! L'un de droite en Basse qui a failli succomber aux sirènes de PREGO et l'autre, de gauche, qui n'en avait rien à faire depuis une région Haute-Normandie transformée en bunker partisan.

Le danger était donc réel pour la Basse-Normandie de l'époque de finir totalement satellisée par la métropole régionale de Rennes en tant que marche orientale normande de la Bretagne: c'est dans ce contexte très menaçant que se trouva relancée, dans les années 2000, au delà du combat historique déjà mené par le Mouvement Normand, la prise de conscience pour l'unité de la Normandie et sa réunification.

L'hypothèque PREGO s'éloigna donc de la Normandie mais elle fit un brutal retour en 2014 lorsqu'il fallut rebattre de façon stupéfiante toutes les cartes de la géographie régionale française à l'occasion de la réforme Hollande-Valls: on se souvient des interventions d'une ministre bretonne du gouvernement faisant pression pour détacher le département de la Manche de la Basse-Normandie pour faire, enfin, une Bretagne à cinq départements faute de pouvoir réunifier la Bretagne historique de la Loire au Finistère... Ou encore: la proposition soutenue par Hollande et Auxiette le baron socialiste ligérien de fusionner les Pays-de-la Loire avec la Bretagne (on s'approchait là du rêve de Pierre Méhaignerie) qui échoua sur le récif en granit breton de Le Drian vexé de découvrir que le Rouennais Hollande souhaitait offrir une unité régionale historique à des Normands qui, de son point de vue de régionaliste breton, ne la méritaient pas...

Ce fut donc la dernière alerte et depuis, fort heureusement, notre Normandie a retrouvé son unité...

Mais avec Ouest-France, les Bretons sont toujours en cuisine pour servir leurs intérêts: cela il ne faut jamais l'oublier!

Moralité: comme nous n'avons pas l'obligation d'acheter la Pravda bretonne de l'Ouest dans sa zone de diffusion, on vous conseille plutôt d'acheter et de lire autre chose... Par exemple, l'Etoile de Normandie!


 

Notre correspondant normand expatrié en Anjou, nous a envoyé le message suivant:


Lorsque on consulte des infos sur le site internet, une fenêtre apparait régulièrement avec la même proposition de nous faire jouer à ce jeu pour gagner des abonnements à "Bretons en cuisines"...

J'ai écris à notre quotidien préféré :
je reçois l'offre de participation pour gagner des Cookeo Touch et des abonnement à "bretons en cuisine"

Je voulais jouer mais pour gagner  "norm‌ands en Cuisine" mais apparemment on n'a pas le choix, c'est pas possible...
Après avoir l'actualité des bretons, faut se farcir du manger breton: j'ai peur de l'indigestion, alors NON MERCI !

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