Revue de presse normande au 15 décembre 2020:

Lundi 14 décembre 2020, le conseil régional de Normandie s'est réuni en séance plénière restreinte (Covid oblige) dans la salle Guillaume de l'abbaye-aux-Dames de Caen, siège de la région pour examiner le budget 2021 qui sera le dernier du mandat inaugural de l'unité normande... Macmillan, un Premier ministre anglais avait coutume de dire: "les événements sont les premiers ennemis d'un gouvernement". La crise sanitaire et économique exceptionnelle dans laquelle nous sommes plongés depuis le printemps dernier démontre que l'évidence normande est une réalité éprouvée depuis des siècles: la Normandie est le bouclier social des Normands et dans cette crise de "démondialisation", la Normandie est le cadre idéal qui montre l'efficacité de relations humaines et solidaires de proximité.

Plus que jamais, la Normandie est une communauté de destin.

Mais encore faudrait-il que l'évidence soit partagée par toutes les collectivités territoriales normandes: la communauté d'agglomération de Cherbourg-en-Cotentin pleure, non sans raison, auprès de l'Etat alors qu'il faudrait montrer la solidarité de toutes les collectivités normandes avec le conseil régional... David Marguerite n'est-il pas un pilier de l'actuelle majorité régionale?

 https://actu.fr/economie/face-aux-pertes-enregistrees-avec-la-covid-19-le-cotentin-demande-une-compensation-a-l-etat_38030495.html

Face aux pertes enregistrées avec la Covid-19, le Cotentin demande une « compensation » à l'État

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L'impact de la Covid-19 sur le budget de l'Agglomération du Cotentin se porte à plus de 2 millions d'euros. Les élus réclament une compensation de l'État.

« Le Cotentin a engagé des moyens exceptionnels depuis le début de la crise sanitaire pour protéger la population, maintenir la continuité des services publics et soutenir le tissu économique local », a rappelé David Margueritte, président de la communauté d’agglomération du Cotetin (CAC), mardi 8 décembre lors du conseil, à Valognes (Manche).

Selon ses estimations, plus de 800 000 euros ont ainsi été engagés, sans compter le maintien de la commande publique.

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Un impact à 2 millions d’euros

Car toutes les collectivités n’ont pas eu la même attitude, n’a pas manqué de mentionner l’exécutif du Cotentin. Au plan national, les marchés engagés par les collectivités ont chuté de 22 % depuis le début de l’année.

Mais face à cet engagement, la CAC a vu ses recettes chuter d’1,2 million d’euros. Ce sont des facturations sur ses services qui n’ont pas été payées, des recettes fiscales en moins, une moindre utilisation des transports publics…

L'impact de la Covid-19 sur le budget communautaire se porte à plus de 2 millions d'euros en 2020, soit une nette diminution de notre épargne brute.

Eric Briens Maire de Saint-Sauveur-le-Vicomte et vice-président en charge des finances

Reste que la dotation exceptionnelle de l’État, elle, devrait se limiter à 145 125 euros, « soit 0,015 % de l’enveloppe nationale, alors que le Cotentin représente 0,277 % de la population française », calcule Eric Briens.

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La relance se fera avec les collectivités

Dans un vœu voté mardi soir à l’unanimité du conseil, moins deux abstentions (dont celle de la députée Sonia Krimi), l’Agglo aimerait bien disposer d’une capacité d’autofinancement à même de lui permettre de s’engager dans le plan de relance, tout en assurant la solidarité avec les plus fragiles.

Bref, il faudrait que l’État « compense la perte de recettes tarifaires et fiscales consécutive aux confinements du printemps et de l’automne ».

Envisager la relance en se privant de l'intervention des grandes villes, des grandes communautés et métropoles, n'est ni réaliste, ni acceptable.

Eric Briens

Les investissements des collectivités locales correspondent à 58 % de l’investissement public en France, et même 72 % si l’on exclut les équipements militaires et la recherche et développement. Et près des deux tiers de ces investissements font appel à des entreprises du bâtiment et des travaux publics. De l’emploi local la plupart du temps…

« Nous voulons une juste compensation, mais celle-ci est essentielle », insiste le président David Margueritte.


 

Voir ci-après le compte-rendu de cette séance plénière du conseil régional de Normandie par Ouest-France:

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-un-dernier-budget-de-mandat-terni-par-la-crise-7086029

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« Volontariste et sincère. » C’est ainsi que le président de la Normandie, le centriste Hervé Morin, qualifie sa politique budgétaire. Ses quatre fondamentaux, ses piliers, sont les mêmes depuis le début de son mandat : un investissement élevé, un fonctionnement maîtrisé, un endettement maîtrisé, une épargne contenue.

Un trou dans la chaussette

Le budget total est de 2,6 milliards d’euros, dont 1,9 milliard pour le budget principal. L’investissement y pèse 626 millions d’euros. C’est moins que l’an passé (874 millions) « mais cette baisse s’explique par la diminution des dépenses liées à l’achat des trains », explique Serge Tougard, rapporteur pour la majorité.

Le fonctionnement – 1,2 milliard – augmente de 0,91 % (11 millions d’euros) mais prévoit 4,5 millions d’euros « pour prévenir les défaillances d’entreprises ».

L’endettement reste inférieur à 5 ans (4,18 ans) et la Normandie est toujours « la région la mieux gérée de France ».

Un des quatre piliers est moins solide cette année : l’épargne, de 192 millions d’euros. « Sans la crise elle aurait été de 230 millions d’euros », explique la vice-présidente Anne-Marie Cousin.

Mais voilà, la crise est là. Elle fait stagner les recettes de fonctionnement (+0,03 %) et augmente les dépenses. Elle n’empêche pas, insistent les élus de la majorité, « de maintenir le cap », tout en « mettant en place le plan de relance qui permette de garantir la pérennité du tissu économique ».

Interrogations et inquiétudes dans l’opposition

Le président de la commission des finances, le socialiste Marc-Antoine Jamet ne veut pas « casser l’ambiance » mais son tableau de la situation est plus noir : « Le budget est en recul de 10 % ; de 30 % pour les recettes d’investissement. La dette augmente, l’épargne diminue. Ce sont des chiffres inquiétants qui, en fin de mandat, suscitent interrogations et inquiétudes. »

Sur fond de début de campagne, l’écologiste Laëtitia Sanchez, candidate déclarée, oublie les chiffres le temps de faire un peu de politique et regretter le soutien aux aéroports, aux projets routiers, à l’hydrogène… Au pied de la barre des dépenses de fonctionnement, le socialiste Laurent Beauvais demande « perspicacité pour aujourd’hui et pour l’avenir ». Emmanuel Camoin, pour le Rassemblement national, s’étonne que la fusion des régions n’ait pas permis « d’améliorer les dépenses de fonctionnement », avant de se lancer dans son bilan des engagements non tenus.

La réponse du berger à la bergère est cinglante : « Les dépenses de fonctionnement, ce ne sont pas des bagnoles et des salaires, il faut arrêter de raconter ces histoires ubuesques ! tance Hervé Morin. Nous avons pris des compétences supplémentaires, comme le transport, c’est 150 collaborateurs de plus. Ils sont aussi 300 de plus dans les lycées. Nos dépenses de fonctionnement, ce sont des crédits de formations, des crédits à l’emploi, du soutien au petit commerce et à l’artisanat dans la crise. Je suis fier d’avoir augmenté l’indemnisation des stagiaires et des demandeurs d’emploi. Il faudra leur dire à tous, monsieur Beauvais, monsieur Jamet, monsieur Camoin, que vous êtes contre. »

L’exercice budgétaire 2020 s’achève. La campagne va pouvoir commencer.

Commentaire de Florestan:

Nous espérons VIVEMENT (mais sans aucune illusion) que cette cette campagne régionale électorale sera une une campagne... normande!


 Brexit: l'inquiétude des pêcheurs normands s'accroît, d'où cet ultimatum annoncé le 14 décembre 2020 sur l'antenne de France Info par Dimitri Rogoff, le président du comité régional des pêches de Normandie:

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/brexit-en-cas-de-no-deal-le-comite-regional-des-peches-de-normandie-empechera-les-britanniques-d-alimenter-le-marche-francais_4219175.html

Brexit : en cas de "no deal", le comité régional des pêches de Normandie empêchera les Britanniques "d'alimenter le marché français"

Si les négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pour trouver un accord commercial dans le cadre du Brexit devaient échouer, les pêcheurs français pourraient perdre une grande partie de leur zone de pêche. Ils prévoient donc des mesures de rétorsion. 

"Si on est privés de nos lieux de pêche, on ne va pas regarder les Britanniques alimenter le marché français. Il y aura donc des blocages aux ferries", a prévenu Dimitri Rogoff, président du comité régional des pêches de Normandie, lundi 14 décembre sur franceinfo, alors que l'Union européenne et le Royaume-Uni ont décidé de prolongé les négociations afin de trouver un accord commercial dans le cadre du Brexit. En cas de "no deal", les pêcheurs français pourraient perdre une grande partie de leur zone de pêche. 

franceinfo : Les Britanniques menacent d'interdire l'accès à leurs eaux à tous les pêcheurs européens. Cela vous semble-t-il imaginable ?

Dimitri Rogoff : Ça semble imaginable, oui, parce que le Royaume-Uni va devenir un Etat tiers et souverain dans ses eaux. Après, comment ça va se traduire dans les faits ? On a du mal à esquisser ce qu'on va devenir dans cette situation-là. Nous, on dépend de la Manche et, schématiquement, on tracerait une limite en plein milieu : au Nord, c'est pour les Anglais, au Sud, c'est pour les autres, c’est-à-dire toute la flottille européenne, des Belges, des Allemands et surtout des Hollandais. Et tout le monde se retrouverait le long des côtes françaises. On n'a ni la place ni le poisson nécessaire pour pouvoir nourrir tout le monde. Ça ne peut pas fonctionner.

Ce week-end, les Britanniques se sont dits prêts à envoyer quatre navires de la Royal Navy pour interdire la pêche aux bateaux européens. Est-ce un coup de pression ou est-ce un coup de bluff, selon vous ?

C'est les deux à la fois. Envoyer des bateaux de guerre, ça voudrait dire qu'on est en train de négocier des choses qui concernent la guerre. Or, ce ne sont pas quelques pêcheurs qui vont bloquer des négociations ou qui vont amener du trouble en mer. Donc, c'est malvenu au moment des négociations de montrer ses muscles comme ça. Ça s'est déjà vu, ce sont des choses qu'on a déjà connues il y a longtemps et qu'on espérait ne plus revoir dans cette Europe qui est celle du partage des ressources, de la liberté, une Europe sans frontières. Maintenant, le Royaume-Uni a décidé de sortir [de l'UE], mais de là à envoyer des bateaux de guerre, c'est inimaginable.

Un compromis vous semble-t-il encore possible ? Une sorte de permis qui autoriserait les pêcheurs français, mais aussi belges, néerlandais, à se rendre dans les eaux britanniques avec des quotas maximum de poissons à pêcher est-il envisageable ?

Tout est possible. En cas de "no deal", ça peut prendre des formes différentes, c’est-à-dire qu'effectivement, le Royaume-Uni peut octroyer des permis, il peut y avoir des échanges au niveau des droits de pêche, des quotas. Il y a plein de solutions à envisager. Par contre, ce qu'on sait, c'est que si on est privés de nos lieux de pêche, on ne va pas regarder les Britanniques alimenter le marché français. Il y aura donc des blocages aux ferries, puisque cela arrive principalement par ferries. Et là-dessus, on est assez clairs et déterminés.

Voir aussi:

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/brexit-s-ils-ne-veulent-plus-de-nous-ne-veut-plus-d-eux-chez-nous-previent-un-pecheur-de-la-manche-1607875030

https://www.huffingtonpost.fr/entry/peche-la-norvege-menace-de-fermer-ses-eaux-a-lue-et-au-royaume-uni_fr_5fd3ba8fc5b652dce588a27c?utm_hp_ref=fr-international

https://www.20minutes.fr/economie/2929171-20201210-brexit-doit-craindre-hausse-prix-poisson-cas-no-deal

Fort heureusement, les consommateurs français apprécient la coquille Saint-Jacques normande:

https://actu.fr/economie/malgre-la-fermeture-des-restaurants-la-coquille-saint-jacques-de-normandie-se-vend-tres-bien_38010990.html

Dans le quotidien les Echos daté 14 décembre 2020, on trouvera quelques nouvelles du grand port maritime du Havre: pas sûr que prendre la proie pour l'ombre (en clair, troquer des silos à grains contre des pales d'éoliennes) soit la bonne opération!

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Contournement autoroutier de Rouen: le Nouveau Maître de Rouen a le choix entre le parjure et le... parjure!

Dans le dernier numéro de sa chronique médiévale (n°654) le troubadour Tierce nous conte la félonie du petit Nicolas...

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Les vieux trains viennent mourir en Normandie!

Mais avant de venir ici pour mourir, précisons surtout que les trains roulent aussi en Normandie jusqu'à leur retraite...

https://www.ouest-france.fr/normandie/les-vieux-trains-viennent-mourir-en-normandie-7085201

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La choule est un sport traditionnel normand et entend bien le rester!

l'Eveil de Pont Audemer réalise une enquête pour connaitre les origines de la Choule et savoir si ce sport serait né dans la région. Pour cela, est interrogé un "spécialiste" breton ! (c'est vrai qu'il y a là-bas des spécialistes en tout..)

https://actu.fr/normandie/pont-audemer_27467/l-ancetre-du-football-est-il-ne-a-pont-audemer_37813277.html

Heureusement, est aussi interrogé la Chouque et la fédération des sports et jeux normands qui amènent leurs connaissances en la matière.

https://actu.fr/normandie/pont-audemer_27467/pour-la-chouque-rien-ne-prouve-que-l-ancetre-du-football-est-ne-a-pont-audemer_37997183.html

Le breton, bon samaritain se propose de collecter des renseignements sur la Choule afin de projeter une exposition.

Attention à la récupération patriotique, la Normandie risque de se voir, au mieux, dépossédée de sa position centrale dans ce jeu ou au pire, de se voir affligée d'une pale copie de la Choule bretonne !

N'oublions pas qu'ils ont envahi l'Angleterre avec l'aide anecdotique des troupes normandes de Guillaume le Conquérant !

Les érudits normands aiments l'histoire des villes normandes et la  culture normande: exemples à Gournay-en-Bray et à Bayeux:

https://actu.fr/normandie/gournay-en-bray_76312/gournay-en-bray-eric-catherine-dedicace-son-livre-sur-gournay-le-12-decembre_37947937.html

https://actu.fr/normandie/nonant_14465/bayeux-jean-francois-miniac-va-dedicacer-son-nouveau-boujou-de-normandie_38011119.html

La langue normande dans la presse locale: retour sur l'inauguration d'un double panneautage français/normand à Epaignes/Epagne:

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A Dieppe, le cinéma du désespoir...

https://actu.fr/normandie/dieppe_76217/cine-de-dieppe-au-bout-du-rouleau-le-directeur-brule-un-fauteuil-pour-crier-sa-colere_38049492.html

 

Risque de submersion marine à l'horizon 2100: 122 000 Normands sont concernés!

https://actu.fr/societe/changement-climatique-122-000-habitants-bientot-sous-l-eau-en-normandie_37987506.html

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Brexit pour finir:

En cas de "no deal", il semble pertinent d'aboulir les accords du Touquet et de laisser la libre circulation des voyageurs vers la très libérale Angleterre ne serait-ce que pour éviter la pathétique situation humanitaire observable depuis des années dans les parages de la passerelle du ferry de Ouistreham...

https://www.ouest-france.fr/normandie/ouistreham-14150/ouistreham-encore-une-operation-de-nettoyage-au-campement-de-migrants-7079605

Ouistreham. Encore une opération de nettoyage au campement de migrants

Un ménage qui se répète, sur le campement des jeunes migrants de Ouistreham (Calvados), sans incident, ce mercredi 9 décembre 2020.

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Mirranda MERRON, navigatrice "anglo-normande" faisant actuellement le tour du monde du "vent des globes" nous rappelle d'où vient l'Angleterre moderne née un certain jour d'octobre 1066! ( La Croix, 15/12/20 p.38)

 

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