A quoi sert un établissement public national au Mont-Saint-Michel qui n'a toujours pas son financement assuré et qui n'a toujours pas de projets pour faire du Mont Saint Michel une destination touristique et spirituelle authentique respectant l'héritage et la mémoire de ce haut-lieu de notre histoire nationale et... normande?

Réponse:

A RIEN!

https://www.ouest-france.fr/normandie/mont-saint-michel-dans-les-coulisses-d-une-difficile-negociation-7082532?5fda53de9590d

Mont-Saint-Michel. Dans les coulisses d’une difficile négociation

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Né le 1er janvier 2020, l’Établissement public censé gérer les équipements du Mont-Saint-Michel n’a toujours pas de budget. Malgré une récente proposition de Roselyne Bachelot, les collectivités et l’État n’arrivent pas à se mettre d’accord.

Au départ, tout le monde était d’accord. Il fallait donner un nouvel élan au Mont-Saint-Michel. L’idée : une nouvelle gouvernance avec un Établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) national. À l’image de Chambord, piloté par une structure similaire depuis 2005.

Pour le Mont, l’idée a été lancée par le Premier ministre d’alors Manuel Valls, en 2016, et reprise par ses successeurs, les Normands Bernard Cazeneuve et Édouard Philippe.

L’Epic du Mont-Saint-Michel a vu le jour le 1er janvier 2020. Un directeur, Thomas Velter, chef de cabinet du ministre de la Culture d’alors, Franck Riester, est arrivé en mars. Il est censé avoir la main sur tous les équipements de la Merveille, de l’abbaye jusqu’aux parkings en passant par la passerelle et le barrage. Mais depuis son arrivée, quoi de neuf ? Pas grand-chose, en tout cas en public.

Certes, le directeur travaille. Comme le confirme David Nicolas, maire d’Avranches et président de la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie :  De notre point de vue, un travail très constructif se met en place avec Thomas Velter, notamment sur des dossiers comme les mobilités ou la gestion des déchets. 

« Le compte n’y est toujours pas »

Mais sans conseil d’administration et sans expression publique, l’Epic demeure quelque peu virtuel. La faute à des négociations très difficiles pour son budget. L’État et les trois collectivités, Normandie, Bretagne et Manche n’arrivent pas à s’entendre. Sur ce sujet, rien ne se passe sur les rives du Couesnon mais plutôt dans les bureaux de Matignon ou de la rue de Valois au ministère de la Culture.

Récemment, le sénateur LR de la Manche, Philippe Bas, a interpellé le Premier ministre sur ce dossier. Jean Castex a promis une réponse rapide.

Hervé Morin, président (Les Centristes) de la Normandie, était dans le bureau de Roselyne Bachelot il y a quinze jours.  La ministre a fait des propositions complémentaires mais le compte n’y est toujours pas, répète Hervé Morin. La participation de l’État, avec la part du Centre des monuments nationaux, serait autour de 2,7 millions d’euros. Les trois collectivités seraient à 500 000 € chacune. Dans un premier temps, on nous demandait 600 000 €, alors qu’aujourd’hui, notre participation est de 400 000 €. 

« Encore besoin de subventions »

Le président normand pointe d’autres points de friction : L’État nous promet 800 000 € en 2021 pour des opérations de dragage. Et après ? D’autres financements exceptionnels vont disparaître. Sans compter la fin, dans deux ans, de la délégation de service public avec Transdev pour les parkings et les navettes. L’enjeu est de taille : 13 millions d’euros de déséquilibre. Toutes ces questions sont du ressort de l’État. 

Comme d’autres élus normands et bretons, Hervé Morin plaide pour une participation plus forte du Centre des monuments nationaux (CMN) au financement de l’Epic.  Ce monument reçoit au moins deux millions de visiteurs par an. Il est inconcevable qu’il ait encore besoin de subventions. 

Comment sortir de cette situation de blocage ?  Roselyne Bachelot a demandé au préfet de Normandie d’avancer avec tous les acteurs de ce dossier »,confie Hervé Morin.

Selon nos informations, une réunion pourrait se tenir dans les prochains jours autour de Pierre-André Durand, préfet de Région.


 

Réponse du berger rouennais de la préfecture de région de Normandie à la bergère bretonne de Ouest-France:

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Commentaire de Florestan:

Extraite de l'article de Ouest-France visé plus haut, la citation suivante témoignera de l'action d'un crapaud dans un reliquaire:

" De notre point de vue, un travail très constructif se met en place avec Thomas Velter, notamment sur des dossiers comme les mobilités ou la gestion des déchets."

Un établissement public national pour gérer les... déchets du Mont-Saint-Michel!

Alors que nous attendons chevalerie, âmes, léopards et dragons...