26 décembre 2020

Mont-Saint-Michel: les crapauds du reliquaire n'ont plus les moyens de se goinfrer des biscuits de la Mère Poulard!

La crise du Covid prend un tour apocalyptique pour les crapauds boutiquiers dont les affaires prospéraient sans peine dans le reliquaire du Mont-Saint-Michel:

Le groupe de la Mère Poulard qui avait pris l'habitude de tuer régulièrement la poule aux oeufs d'or pour faire son beurre est financièrement au plus mal faute d'avoir pu plumer le nombre minimum requis de pigeons touristes, en cette année 2020 marquée par une crise sanitaire mondiale, pour tenir les comptes de la boutique...

Franchement, on ne va pas pleurer ici sur les tribulations non pas de la Mère Poulard mais d'Eric Vannier qui cherche à se débarrasser de ses biscuits... bretons dans l'attente que les grandes marées du tourisme viendront bientôt remettre à flot sa petite entreprise.

Décidément, dans l'actualité récente concernant le monument historique le plus emblématique de notre région, on cherchera en vain ou presque une information ou une initiative qui puisse nous rassurer sur l'intérêt que l'on porte, sur les pentes de la Merveille de l'Occident, à... la Normandie!

OIP


 

Mont-Saint-Michel : adieu les biscuits de la Mère Poulard ? - Capital.fr

Confronté à une importante baisse de la fréquentation touristique sur le Mont-Saint-Michel en raison de la crise du Covid, le groupe Mère Poulard chercherait à vendre sa marque de biscuits pour renflouer ses caisses.

EXCLU CAPITAL

Tout le monde connaît les biscuits, sablés et autres cookies de la Mère Poulard. Ces savoureux gâteaux secs, vendus en grande surface depuis une vingtaine d’années, surfent sur l’image d’un des monuments préférés des français, le Mont-Saint-Michel, où, depuis 1888 se trouve l’auberge de la Mère Poulard, cuisinière mondialement connue pour ses omelettes épaisses et baveuses cuisinées au feu de bois.

Mais aujourd’hui, rien ne va plus dans les cuisines de la célèbre normande ! La crise a privé le Mont de ses hordes habituelles de touristes, notamment asiatiques, et les affaires du groupe Mère Poulard (qui compte 22 établissements au Mont-Saint-Michel, dont des hôtels et restaurants, plus quantité de snacks, boutiques de souvenirs et autres échoppes pour touristes) semblent au plus mal. Le groupe annonce ainsi avoir vu son chiffre d’affaires reculer de près de moitié, soit 10 millions d’euros, en 2020, par rapport aux exercices précédents. Au point que le groupe a, depuis plusieurs mois, du mal à payer les loyers de plusieurs de ses établissements sur le Mont (le 15 octobre, il devait ainsi plus de 400 000 euros de loyers en retard au propriétaire des murs d’un de ses principaux hôtels, selon des documents que nous avons pu consulter).

Pour renflouer ses caisses, Eric Vannier, homme d’affaires local qui a repris l’auberge en 1986 et fondé ce groupe qu’il dirige toujours aujourd’hui avec son fils, Léo Vannier, va se voir contraindre de se séparer de sa branche agroalimentaire. Un cabinet spécialisé dans les fusions-acquisitions a été mandaté afin de chercher un repreneur pour la biscuiterie, installée depuis 1998 à quelques kilomètres du célèbre site normand… mais côté breton. Le groupe espère pouvoir en tirer un bon prix, en cédant à la fois l’outil industriel (la biscuiterie et ses installations pouvant produire différents types de gâteaux) et la marque “Mère Poulard” pour une exploitation sur des produits alimentaires.

Contacté par Capital, Eric Vannier n’a toutefois pas confirmé ces informations. “Concernant le tourisme, notre société s’est donné les moyens de faire face à la crise exceptionnelle que nous traversons grâce à la capacité d’adaptation du management et de nos équipes, au soutien de nos partenaires financiers, et aux dispositifs d’aide publique mis en place par l’Etat. Concernant la biscuiterie, cette dernière a réalisé un chiffre d’affaires égal à celui de l’année précédente malgré un contexte là encore difficile, notamment au niveau des échanges internationaux et de l’activité d’un certain nombre de nos clients hors grande distribution, fortement touchés eux aussi par les conséquences de la crise.” Il a toutefois admis être “en discussion avec plusieurs investisseurs intéressés dans l’accompagnement de la croissance de cette branche d’activité et de la marque La Mère Poulard dans ce secteur, en France et à l'étranger.”

Surtout, il n’est pas sûr que la vente de sa branche biscuits suffise à remettre le reste du groupe Mère Poulard sur pied. Depuis plusieurs mois, partenaires, banquiers et créanciers du groupe discutent en effet en coulisses, afin de tenter de résoudre les difficultés que rencontre l’entreprise, sans toutefois réussir à mettre pour l’instant toutes les parties d’accord. L’année 2021 devrait donc vraisemblablement être décisive pour l’avenir de cette marque emblématique de l’art de vivre à la française.


Commentaire de Florestan:

Quant à servir l'image de la Normandie tout en vendant des biscuits au beurre on préfére cette autre abbaye...

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MADE IN NORMANDY: Lonlay l'Abbaye (Orne) - L'ETOILE de NORMANDIE, le webzine de l'unité normande (canalblog.com)

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Commentaires sur Mont-Saint-Michel: les crapauds du reliquaire n'ont plus les moyens de se goinfrer des biscuits de la Mère Poulard!

  • quel symbole si la biscuiterie de l'abbaye reprenait ce site... plus sérieusement, le branle bas de combat va être total dans le milieu économique breton pour racheter et ainsi garder une biscuiterie "bretonne" aux abords du Mont St Michel. Cela m’étonnerait qu'il n'y ait pas de financiers rennais accompagnés de banques pour mener cette action. Il en va de la fierté et du chauvinisme, question de vie ou de mort outre Couesnon...

    Posté par barreau, 26 décembre 2020 à 09:18 | | Répondre
    • Cette biscuiterie n 'a jamais eu aucun symbole normand et pour cause, tout était fabriqué dans le 35 il me semble
      Bref, comme souvent avec le Mont, confusion et méli -mélo

      Posté par caennais, 26 décembre 2020 à 17:36 | | Répondre
      • justement, ce serait risible de voir une entreprise 100% normande prendre le contrôle d'une biscuiterie installée en Bretagne. Mais je pense qu'il y aurait une mobilisation massive de benêts rouges avec serpillères pour dénoncer ce "hold-up" !
        (alors que ce sont eux les voyous qui profitent de notre Mont pour faire des affaires)
        bref, ce qui est normal dans un sens devient anormal dans l'autre sens...

        Les normands sont des gens bien trop polis et respectueux envers les autres (et surtout des bretons puisqu'ils ont un petit sentiment d’infériorité vis à vis d'eux),
        le Président Morin en tête, lui qui s'affiche un peu trop avec son collègue président de la région BZH.

        Allez faire un tour sur le site internet de la ville de Bayeux, vous y verrez une photo du petit train touristique immatriculé 56 ! peut être une façon polie d’accueillir, sans trop les dépayser, les nombreux bretons en goguettes dans la région.. et côté accessibilité, on nous donne les km et temps de parcours en train et auto depuis Caen, Cherbourg et Rennes ! Rouen et le Havre on s'en fout...

        Posté par barreau, 28 décembre 2020 à 12:24 | | Répondre
  • qui va pleurer la "Mère Poulard" avec ses biscuits fabriqués en Bretagne et son restau normand du Mont St Michel vraiment dégeu selon les dires de mes amis belges qui m'ont juré de ne plus y remettre les pieds tout comme le soleil levant de Précey où vous serez accueillis par la serpillière en vitrine à coté du bar et où on vous enverra promener lorsque vous demanderez du cidre normand a la place de l'infame Loïc Raison bref encore une adresse à fuir .

    Posté par carente 50, 26 décembre 2020 à 18:25 | | Répondre
    • Imagine - t- on des biscuits vantant St Malo,Cancale ou Fougères ( hypothèse ) fabriqués en Normandie ?
      NON, bien sûr que NON
      Ce n 'est même pas concevable
      Alors que l 'inverse ...

      Posté par caennais, 27 décembre 2020 à 13:55 | | Répondre
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