Les nouvelles relations franco-britanniques post-Brexit: la lettre d'information des professionnels du tourisme normand fait le point...

Une bonne nouvelle: le retour des boutiques "duty free" sur le pont des ferries.

Autre conséquence bénéfique pour les ports normands: l'augmentation du trafic pour l'Irlande au départ de Cherbourg et bientôt du Havre...

https://pronormandietourisme.fr/2021/01/18/brexit-ce-qui-change/?utm_source=newsletter-ctn&utm_medium=mail&utm_campaign=20210119-CTN

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(Publié le 18/01/21) –

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union Européenne le 31 décembre 2020. Depuis toujours, ce pays et la Normandie entretiennent d’étroits liens historiques, d’amitié et de proximité, et la clientèle britannique reste la première clientèle internationale en termes d’arrivées sur notre territoire. Cette sortie de l’Union Européenne peut ainsi être naturellement vécue comme un véritable chamboulement pour les professionnels du tourisme normands, voire comme une menace qui pèserait sur nos relations.

Afin d’apporter une clarté et une lisibilité quant aux nouvelles règles et régulations qui viennent d’entrer en vigueur, nous avons souhaité résumer de façon claire ce que cela implique concrètement pour les voyageurs britanniques et pour vous-mêmes :

Rappelons tout d’abord qu’un accord sur le Brexit a été arraché in extremis entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni le 24 décembre dernier, tirant ainsi un trait définitif sur le redouté No Deal. Il convient également de rappeler que même avant le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni ne faisait pas partie de l’espace Schengen et que nos voisins britanniques ont toujours eu besoin de présenter un passeport pour se rendre en France.

Depuis le 1er janvier 2021, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni ne bénéficient toutefois plus des facilités offertes aux ressortissants des États membres de l’Union Européenne pour le passage des frontières. Ils sont désormais, ainsi que la marchandise qu’ils transportent, soumis à des contrôles migratoires, douaniers, sanitaires et phytosanitaires.

Tourisme

Les ressortissants britanniques qui ne disposent pas du statut de résident dans un État membre de l’Union européenne et qui souhaitent se rendre en Normandie pour un court séjour n’auront pas besoin de visa. Toutefois, ils devront :

  • Présenter leur passeport qui sera composté à l’entrée et à la sortie de l’espace Schengen. La durée maximale d’un court séjour ne peut excéder 90 jours pour toute période de 180 jours. Cela signifie que les ressortissants britanniques qui possèdent une résidence secondaire en Normandie ne pourront pas passer plus de trois mois consécutifs sur place.
  • Être en mesure de justifier qu’ils détiennent les ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins durant leur séjour.
  • Être munis d’une attestation d’assurance couvrant l’ensemble des dépenses médicales, hospitalières et de décès, susceptibles d’être engagées pendant toute la durée de leur séjour, y compris les frais de rapatriement pour raison médicale.

Les ressortissants britanniques résidant en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne avant le 31 décembre 2020 bénéficient des dispositions de l’accord de retrait signé entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne et n’auront par conséquent pas besoin de visa. Toutefois, ils devront être en mesure de :

  • Présenter un titre de séjour portant la mention « Article 50 TUE » ou une attestation d’enregistrement de la demande de titre de séjour.
  • Pour ceux n’ayant pas encore fait la demande de titre de séjour en France ou auprès des autorités compétentes d’un autre État membre, présenter des justificatifs permettant d’attester de leur qualité de résident (preuve de domicile établie par une autorité locale, bail de location, quittances de loyer, factures d’électricité ou de gaz à leur nom datant de l’année 2020).

Achats

Les achats effectués en France par les voyageurs en provenance du Royaume-Uni pourront bénéficier d’une détaxe, sous réserve du respect des conditions d’éligibilité. Des bornes PABLO, permettant d’automatiser ces formalités, seront mises à la disposition des voyageurs dans les ports, aéroports et gares desservant le Royaume-Uni. Les boutiques « Duty Free » feront également leur grand retour à bord des navires assurant les liaisons entre le Royaume-Uni et la Normandie. Le Duty Free sera possible seulement à bord des navires et les boutiques à bord ne pourront ouvrir que lorsque les navires seront dans les eaux internationales.

Voyages d’affaires

Les voyageurs britanniques qui se rendent en France pour un voyage d’affaires ne seront pas concernés par l’obligation de visa s’ils restent moins de 90 jours. Ils n’auront pas non plus besoin d’une autorisation de travail dès lors qu’ils n’exercent aucune activité rémunérée sur place.

Permis de conduire

Les touristes britanniques pourront conduire pendant la durée de leur séjour avec leur permis de conduire obtenu par examen au Royaume-Uni. Le permis de conduire international n’est pas nécessaire. Pour les ressortissants britanniques qui résident en France, le permis de conduire sera reconnu pendant un délai d’un an à compter du 1er janvier 2021. Des dispositions spécifiques et réciproques préciseront ensuite les modalités de reconnaissance et/ou d’échange pour les titulaires d’un permis britannique résidant en France.

Animaux domestiques

Les voyageurs résidant en Grande-Bretagne et transportant des chiens, des chats ou des furets depuis la Grande-Bretagne vers la France devront respecter l’ensemble des conditions sanitaires suivantes :

  • S’assurer que les animaux de compagnie sont identifiés : micropuce électronique implantée sous la peau ou tatouage clairement lisible réalisée avant le 3 juillet 2011.
  • S’assurer que les animaux de compagnie ont été vaccinés contre la rage et que le vaccin est toujours valable.
  • S’assurer d’être en possession d’un certificat sanitaire, pour chaque animal de compagnie, délivré par un vétérinaire officiel établi au Royaume-Uni. Le certificat sanitaire doit être accompagné du justificatif de vaccination contre la rage ainsi que d’un document attestant de l’identification de l’animal de compagnie. Le certificat sanitaire est valable pour une période de 10 jours à compter de sa date de délivrance et doit être présenté lors des contrôles aux frontières pendant cette période. Le certificat sanitaire est valable sur le territoire de l’UE et de l’Irlande du Nord pour une période de quatre mois.

Les Français vers le Royaume-Uni :

Pour les professionnels du tourisme normands qui souhaiteraient se rendre au Royaume-Uni :

  • En tant que citoyen français, vous n’aurez pas besoin de visa pour une visite de tourisme au Royaume-Uni tant que sa durée n’excède pas 6 mois.
  • Jusqu’au 1er octobre 2021, vous pourrez continuer à voyager muni de votre carte nationale d’identité ou de ou votre passeport en cours de validité. A compter du 1er octobre 2021, votre seule carte nationale d’identité ne vous permettra plus de voyager au Royaume-Uni, un passeport en cours de validité sera alors nécessaire.
  • Si vous vous rendez au Royaume-Uni en voiture, vous devriez pouvoir conduire avec votre permis français accompagné d’une traduction anglaise. Ce point est cependant toujours en négociation et le permis de conduire international pourrait être exigé pour conduire au Royaume-Uni.

En résumé, toutes ces nouvelles mesures sont sources de quelques contraintes pour les visiteurs britanniques mais également d’opportunités pour le tourisme en Normandie. Le retour des boutiques de produits détaxés « Duty Free », qui avaient disparu il y a plus de vingt ans, pourrait notamment conduire à une hausse du nombre de passagers sur les lignes transmanche.

Autre conséquence directe du Brexit : les liaisons avec l’Irlande s’intensifient, comme le prouvent les chiffres actuels du trafic portuaire à Cherbourg. Une nouvelle ligne entre Le Havre et l’Irlande est par ailleurs à l’étude.

De par son positionnement géographique, ses liens historiques et ses cinq liaisons maritimes avec le Royaume-Uni, la Normandie est ainsi bien placée pour tirer des bénéfices de ce nouveau chapitre.

Pour toute question relative au Brexit et à ces nouvelles mesures, n’hésitez pas à nous contacter par mail aux adresses ci-dessous.


Pour développer le tourisme vers l'Italie, la Normandie offre une carte maîtresse de par son histoire avec l'Italie du Sud... Espérons qu'ils y penseront:

Les 20 et 21 janvier 2021, Normandie Tourisme participe au Médiatour virtuel organisé par Atout France Italie.

Pendant 2 jours, à l’aide d’une plateforme numérique, Normandie Tourisme a la possibilité de rentrer en contact avec une vingtaine de journalistes italiens, via des rendez-vous préprogrammés.

Une présentation du marché italien et de son paysage médiatique sont également à l’ordre du jour.

Cette opération vise à présenter les nouveautés de la Normandie à la presse italienne et à élaborer des projets avec les différents journalistes rencontrés (articles, reportages, voyages de presse…), pour accroître la notoriété de notre destination en Italie.

Normandie Tourisme y présente son dossier de presse annuel en italien, axé sur ses nouvelles valeurs (liberté, authenticité, partage) et sur des balades thématiques (en famille, hors des sentiers battus, artistique, gastronomique).


Annonce d'un "webinaire" intéressant quant à la réflexion poursuivie ici sur l'intelligence territoriale économique:
PLAN DE RELANCE & TRANSITION ECOLOGIQUE

Nous sommes heureux de vous inviter à un Webinaire du Cercle Colbert que nous organisons le 27 janvier à 18h en partenariat avec l'Institut Sapiens sur le plan de relance et la transition écologique. Nous croiserons avec nos intervenants les points de vue scientifique, économique, politique et juridique. Inscriptions: invitationcolbert@gmail.com

Il s'agit du premier webinaire d'un cycle de 3 sur le plan de relance. Le 2e portera sur le plan de relance et le rôle des collectivités et des acteurs territoriaux, et le 3e, en mars sur la perception citoyenne du plan de relance.

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 En lien avec l'information précédente, on notera la visite du Premier ministre dans la ville portuaire normande d'un ancien Premier ministre...

C'est l'occasion de redire ici que le développement de l'enjeu national de l'Axe Seine pourrait faire l'objet d'une subsidiarité régionale normande expérimentale...

https://www.paris-normandie.fr/id157249/article/2021-01-18/economie-maritime-le-premier-ministre-jean-castex-attendu-au-havre-pour-un?mediego_ruuid=65112590-b2b5-49aa-89c5-0eca326bbab3_3&mediego_euid=b00E80C&mediego_campaign=20210119_7130de2d-5a37-44d3-8049-be54233d8046

Economie maritime : le Premier ministre Jean Castex attendu au Havre pour un nouveau Cimer

Le 4e Comité interministériel de la mer (Cimer) du quinquennat a lieu vendredi 22 janvier 2021, au Havre. Accompagné de plusieurs de ses ministres, Jean Castex, le Premier ministre, devrait y fixer ses orientations pour l’économie maritime et portuaire, en présence de son prédécesseur à Matignon, Edouard Philippe.

À moins de six mois de la fusion effective des trois ports de l’axe Seine, Le Havre, Rouen et Paris, un nouveau Comité interministériel de la mer (Cimer) aura lieu vendredi 22 janvier 2021 au Havre. Pour ce quatrième rendez-vous maritime et portuaire du quinquennat (le dernier en date avait eu lieu le 9 décembre 2019, à Paris), plusieurs membres du gouvernement sont attendus au Havre. Édouard Philippe devrait accueillir vendredi son successeur à Matignon, Jean Castex, accompagné de plusieurs ministres, Annick Girardin (en charge de la Mer) ou encore Jean-Baptiste Djebbari (en charge des Transports).

De Brest au Havre

Le premier Cimer sous le mandat d’Emmanuel Macron s’était tenu à Brest. Edouard Philippe y avait tracé les grands axes de la politique maritime pour les cinq années suivantes. Fin 2018, c’est à Dunkerque qu’avait lieu le deuxième Cimer du quinquennat. En décembre 2019, c’est à Matignon cette fois-ci, sous la présidence d’Édouard Philippe, qu’avait eu lieu ce rendez-vous d’avant-Covid.

Des enjeux de compétitivité

Qu’attendre du quatrième Cimer de ce quinquennat ? Les acteurs du monde portuaire souhaitent notamment des précisions sur la gouvernance des Grands ports maritimes, notamment du nouvel ensemble Haropa (Havre-Rouen-Paris), dont le siège est installé au Havre. Lors du dernier Cimer, à Matignon, le gouvernement avait fixé, entre autres caps, de bâtir l’économie maritime et portuaire du XXIe siècle.

Pour cela, une douzaine de mesures concrètes devaient voir le jour. Parmi elles, la création d’un Comité stratégique portuaire rattaché au Comité interministériel de la Logistique (CILog), la mise en place d’un Observatoire des coûts de passage du fret dans les ports dès 2021, ou encore la définition d’une trajectoire de transition écologique dans chaque Grand port maritime et la mise en place d’un contrat d’objectif et de performance dans les tous les Grands ports maritimes. Objectif : « Passer à une phase offensive de reconquête de parts de marché des ports français en faisant de la transition écologique un avantage compétitif », disait alors le gouvernement.

Un secteur de poids

L’économie « bleue », autrement dit l’économie relative à la mer, représente 355 000 emplois directs et 91 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019. En 2018, 376 millions de tonnes de marchandises ont transité par les ports français.

Sur l’axe Seine, le nouvel établissement Haropa fait l’objet d’un plan stratégique sur la période 2020-2025. Ce plan est aujourd’hui soumis à la consultation du public. Lancée fin octobre 2020, elle se terminera le 30 janvier 2021. Chacun peut donner son avis et contribuer à la réflexion via le site internet dédié à la concertation.

https://concertationplanstrategique.haropaports.com/fr/je-partage-mes-idees-et-contribue-la-reflexion-collective-sur-lavenir-de-haropa

(Voir en page d'accueil de l'Etoile de Normandie)


L'anniversaire de la naissance de Gustave Flaubert se prépare à Rouen avec une superbe exposition consacrée aux fastes littéraires de Salammbô et qui va donner lieu à une très belle coopération culturelle avec la Tunisie...

https://www.arts-spectacles.com/Rouen-Musee-des-Beaux-arts-Salammbo-une-exposition-inspiree-du-roman-de-Flaubert-du-23-avril-au-19-septembre-2021_a15497.html

Rouen, Musée des Beaux-arts : Salammbô, une exposition inspirée du roman de Flaubert du 23 avril au 19 septembre 2021

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert, le Musée des Beaux-arts de Rouen propose, au printemps 2021, un parcours extraordinaire et transdisciplinaire - art, littérature, opéra, cinéma, bande dessinée, archéologie… - pour révéler la portée du roman Salammbô sur les tous les arts, ainsi que son actualité et son héritage dans l’histoire de la Méditerranée.

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2021 marque le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821- 1880). L’occasion, pour la RMM, de déployer un vaste programme de célébrations ! Du 23 avril au 19 septembre 2021, le Musée des Beaux-arts de Rouen présente Salammbô, une exposition inspirée du roman flaubertien éponyme, paru en 1862. Fureur, passion, désir, trahisons et… éléphants traversent cette géniale épopée qui fait voyager le public en terre punique, trois siècles avant J.-C.

Pour mener à bien cet ambitieux projet, le musée des Beaux-Arts a choisi de s’associer au Mucem, à Marseille, qui accueillera l’exposition à l’automne 2021, mais aussi à l’Institut national du patrimoine de Tunisie, qui a permis le prêt d’exceptionnels chefs-d’œuvre archéologiques émanant du site de Carthage. Le Musée national du Bardo accueillera enfin l’exposition, marquant le retour de Flaubert en Tunisie au printemps-été 2022.

Résolument transdisciplinaire, l’exposition se déroule en trois temps.
On trouve d’abord les sources sur lesquelles Flaubert a pu s’appuyer, du mythe de Carthage tel qu’on le connaît à travers Didon ou l’histoire des guerres puniques, aux débuts de l’archéologie carthaginoise.

L’exposition explore ensuite l’immense postérité artistique du roman : la musique, l’opéra et le cinéma seront évoqués à travers les maquettes de décors, les costumes, les affiches et les copies restaurées des captations d’époque. L’édition populaire et ses séduisantes couvertures, l’imagerie publicitaire, qui convoquent un univers à la fois exotique et fatal, fait le lien avec notre époque où Salammbô semble renaître dans les imaginaires à travers l’immense travail de Philippe Druillet dans le domaine de la bande dessinée et du jeu vidéo.

Enfin, ce sera l’occasion d’aborder le développement des recherches archéologiques, des pionniers de l’archéologie punique jusqu’aux fouilles entreprises sous l’égide de l’Unesco et de faire ainsi écho aux questionnements actuels autour de l’archéologie carthaginoise.

En conclusion, le reportage du photographe tunisien Douraid Souissi sur la place de Salammbô dans l’espace public tunisien viendra se joindre aux propos de l’universitaire Samia Kassab-Charfi sur l’héritage du roman dans la littérature tunisienne moderne et contemporaine.

L’exposition réunira environ 250 œuvres, objets, images, issus des collections publiques et privées françaises et européennes, dont le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France, le Musée National d’Art Moderne- Centre Pompidou, le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille, le Cabinet des Médailles de Marseille, les musées de Rouen, Munich et Berlin…

Gravée dans la mémoire de générations de lecteurs, la première phrase du roman de Flaubert est l’élément déclencheur d’une expérience unique, où les émotions et sensations sont portées à leur paroxysme. L’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit, et Mâtho, chef des mercenaires révoltés, l’opulente Carthage, ses cultes féroces, ses invincibles murailles et son aqueduc cause de sa perte, les batailles sanglantes, les éléphants incendiés et les lions crucifiés, tout dans ce roman hors-norme est propice à enflammer les imaginaires.

L’ambition de cette exposition inédite est d’envisager la portée considérable, sur les sciences et les arts, du roman de Flaubert, d’explorer l’immense héritage de la création plastique, musicale, cinématographique, autant que l’histoire et l’actualité des fouilles archéologiques du site de Carthage (Tunisie). Le visiteur est ainsi invité à plonger dans l’univers extravagant, fantastique, excessif du roman « monstre » de Flaubert, voyageant dans le livre, l’histoire et le drame, comme s’il assistait à un opéra. Au-delà du drame, de l’histoire, des images, Salammbô porte une méditation très actuelle sur la violence politique, la force des déterminismes, les dominations de classe et les assignations de genre.

Un signe de la puissance démiurgique de l’oeuvre de Flaubert, qui écrivait en 1857 à Michelet : « Je vais (…) faire un peu d’histoire. C’est un large bouclier sous lequel on peut abriter bien des choses. »

Pour mener à bien cet ambitieux projet, le musée des Beaux-Arts a choisi de s’associer au Mucem, à Marseille, qui accueillera l’exposition à l’automne 2021, mais aussi à l’Institut national du patrimoine de Tunisie, qui a permis le prêt de chefs-d’oeuvre archéologiques émanant du site de Carthage. Le Musée national du Bardo accueillera enfin l’exposition, marquant le retour de Flaubert en Tunisie au printemps-été 2022.

Informations pratiques

Musée des Beaux-arts de Rouen
Esplanade Marcel Duchamp
Tél. : 02 35 71 28 40

Ouvert de 10h à 18h
Collections permanentes gratuites
Musée fermé les mardis et les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre.
mbarouen.fr

Le mépris de la Sncf pour les Normands et la Normandie: un marronnier toujours en fleurs sur l'Etoile de Normandie quelle que soit la saison!

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La SNCF a supprimé plusieurs allers-retours entre la capitale et le sud Manche. Un collectif d'usagers vient de lancer une pétition en ligne pour exiger le retour de tous les trains sur le Paris-Granville et toutes les liaisons sur le Caen-Rennes.
Le Collectif de défense des axes ferroviaires sud Normandie veut que la SNCF et la Région Normandie rétablissent au plus vite les cinq allers-retours sur la ligne Paris Granville. Dominique Riliach, la secrétaire du Collectif estime "qu'on ne doit pas profiter de la situation de pandémie pour faire des économies en réduisant de moitié la circulation des trains sur le Paris – Granville".

Il n'y a plus aujourd'hui que deux allers-retours et les horaires ne sont pas adaptés aux voyageurs avec par exemple un dernier départ à 15h50 de Granville et celui de Paris à 16h13 de Paris.

Dans son communiqué, le collectif rappelle "que l’activité économique continue pour les salariés, les travailleurs indépendants, les chefs d’entreprise, que les scolaires doivent se rendre sur leur lieu d’étude, cette situation ne permet pas à toutes ces personnes de répondre à leurs obligations".

Trop de voyageurs dans les trains qui circulent, dénonce le collectif

Daniel Mouton, granvillais membre du Collectif, déplore que les usagers se retrouvent plus nombreux dans les trains restants. "Il n'y a plus de distanciations entre voyageurs en cette période d'accélération de propagation de Covid". 

La pétition en ligne sur change.org demande donc la remise en service des 5 allers et retours qui assurent toute la longueur du trajet entre Paris et Granville.

Le trafic est adapté au contexte sanitaire, selon la SNCF

La direction régionale de la SNCF explique de son côté que depuis le 4 Janvier, date de reprise, le plan de transport mis en œuvre est le même que début décembre, adapté au contexte de crise sanitaire : fréquentation en baisse observée notamment chez les abonnés (liée aux consignes du gouvernement de privilégier le télétravail notamment). "Ce plan de transport mis en œuvre jusqu’à fin janvier, est susceptible d’être ajusté en fonction de l’évolution de la crise sanitaire et des annonces gouvernementales".

La SNCF précise que sur la ligne Paris-Granville, un suivi régulier des trains (comptage, retours clients…) a permis de réaliser certaines adaptations depuis la fin d’année. "Nous avons renforcé la composition d’un certain nombre de trains, notamment les vendredis et lundis pour garantir un confort de voyage à nos clients", affirme la compagnie.


 Pêche artisanale normande post-Brexit: nous avons raison de dire que les pêcheurs Normands du continent et des îles, ceux de Guernesey en l'occurrence, sont capables de s'entendre...

https://www.ouest-france.fr/normandie/brexit-un-accord-de-peche-en-vue-avec-guernesey-7122311

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Les autorités des trois parties y travaillent, ayant déjà réaffirmé « leur attachement à une relation de coopération au bénéfice mutuel du bailliage de Guernesey et de la Normandie »

D’ici-là, les bateaux normands conservent leur accès aux eaux de l’île anglo-normande, en attendant la mise en place d’un régime de licences basé sur les activités menées par les armements sur une période antérieure à l’accord. Par ailleurs, le gouvernement français est sollicité afin qu’il ajoute le port de Diélette comme port de débarque des navires guernesiais, s’ajoutant à Granville, Cherbourg et Carteret.


 Même si le Nouveau Maître de Rouen et ses amis écologistes n'en parlent pas...

https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/rouen-le-sixieme-port-francais-investit-pour-etre-plus-propre-et-moins-energivore-7121701

Rouen. Le sixième port français investit pour être plus propre et moins énergivore

Bornes électriques pour couper le moteur des navires en escale, récupération et filtration des eaux pluviales souillées et terminaux multimodaux… Le port de Rouen engage un programme d’investissements pour être plus propre et moins énergivore

Le 1er juin, les trois ports du Havre, de Rouen et de Paris ne feront qu’un, sous le nom d’Haropa. Le directeur général Stéphane Raison a pris ses fonctions le 4 janvier et le siège sera installé au Havre. Rouen recevait cette semaine deux ministres, Annick Girardin pour la mer et Jean-Baptiste Djebbari pour les transports, venus confirmer les modalités de cette première fusion de ports français qui pourrait être suivie d’autres.

Rouen est le sixième port français avec 22 millions de tonnes de marchandises générant deux milliards d’euros par an. C’est aussi le premier port céréalier avec plus de 50 % du trafic national. La zone industrialo-portuaire de 3 800 hectares emploie 18 000 personnes dont seulement 400 dockers ; la manutention est faible.

80 bornes électriques du Havre à Paris

Depuis trois ans, le port a lancé un programme de travaux pour être plus propre et plus vert. Quinze premières bornes électriques de 16, 32 et 63 ampères permettront aux convois de fret et aux paquebots de croisière fluviaux en escale de ne plus faire tourner leur moteur à quai.

« Quatre-vingts bornes seront installées d’ici à 2023 du Havre à Paris, prévoit Pascal Gabet, directeur du port de Rouen. C’est moins de nuisances sonores et atmosphériques. Chaque borne, c’est une économie de vingt à trente tonnes de CO2 par an. »

Il faut maintenant convaincre les mariniers de couper leur moteur et se brancher au tarif de 21 centimes le kilowatt. Haropa et Voies navigables de France (VNF) ont coopéré pour avoir la même technologie et le même mode de paiement et d’abonnement sur l’ensemble des quatre-vingts bornes. Chaque borne coûte de 100 000 à 200 000 euros, 500 000 pour les paquebots de croisière financés par le port, VNF, l’Ademe et l'Europe.

Eaux pluviales dépolluées

En amont du port, à Grand-Couronne, le terminal de la Papeterie, en référence à la fabrique de papier de la Chapelle-Darblay proche… L’eau de pluie souillée de graisses et d’hydrocarbures ruisselait sur les quais en pente et se déversait dans la Seine.

Pour améliorer la qualité des eaux du fleuve, des aquadrains, caniveaux enterrés avec une grille, recueillent les eaux pluviales sales pour les filtrer dans un débourbeur déshuileur avaant de les évacuer dépolluées dans la Seine. « Depuis trois ans, nous avons équipé deux premiers terminaux et allons en traiter six autres dans les trois prochaines années et les trente-trois du port dans les dix ans », ajoute Pascal Gabet. Un investissement de 12 millions d’euros financés par le plan de relance.

La quasi-totalité des terminaux sont multimodaux : maritimes, fluviaux et ferroviaires. Rive droite comme rive gauche, « nous tenons a un raccordement de tous nos terminaux à une voie ferrée pour les pré et post-acheminements ».

Et quand ce n’est pas le train, les industries étant à quelques centaines de mètres, des bandes transporteuses ou des tuyaux permettent de transporter directement les marchandises, biomasses et granulés de bois et déchets pour la combustion… dans les bateaux à quai.

« Nous avons réduit le transport par camion de l’équivalent de 50 000 camions par an », confirme Pierre Cossart, dirigeant de Sea Invest France qui exploite le terminal de la Papeterie où il a construit un entrepôt de 7 000 m2 avant un deuxième de 9 000 m2. « Cet écosystème et l’économie circulaire, c’est le modèle de demain », est convaincu Pascal Gabet.

En 2020, le trafic maritime total du port de Rouen s’élève à 22,4 millions de tonnes, en baisse de 4,7 %, dont 12,7 millions de tonnes de vracs solides (céréales, agrégats et granulats…), 8,6 millions de tonnes de vracs liquides (carburants…) et 475 000 tonnes de conteneurs


 ENFIN!

La Normandie et les Normands méritent un peu de respect!

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-926204-normandie-deux-gerants-condamnes-pour-tromperie-sur-le-made-in-normandie

Normandie. Deux gérants condamnés pour tromperie sur le "Made in Normandie"

Faits Divers, Justice. Pour pratiques commerciales trompeuses, deux gérants d'une boutique sont jugés devant le tribunal judiciaire de Caen le 14 janvier 2021.

Publié le 18/01/2021 à 10h00

Lors du 75e anniversaire du débarquement, en 2019, les services de la DDPP (Direction départementale des Populations) multiplient les contrôles. Dans un magasin de vente de biscuits et de friandises du cru, fraîchement installé à Cabourg, les inspecteurs relèvent 9 pratiques commerciales trompeuses le 11 juin 2019 : de véritables caramels d'Isigny jouxtent astucieusement des caramels au détail non AOP, des sachets sous la dénomination "biscuiterie de Honfleur" sont fabriqués industriellement par Bonne-Maman, des pavés d'Arromanches sont fabriqués dans le Morbihan et les financiers aux amandes "J'irai revoir ma Normandie" sont fabriqués dans la Creuse, entre autres. Le 14 janvier 2021, au tribunal judiciaire de Caen, pour le procureur Jean-Michel Rotaru, l'infraction est constituée. Pour la défense, les consommateurs doivent percevoir les jeux de mots sur la Normandie. Le tribunal retient la tromperie sur les caramels. Les deux gérants sont condamnés à 500 € d'amende avec sursis. Leur société n'est pas condamnée.


Les acteurs culturels enracinés dans le territoire normand doivent s'armer de patience et s'adapter: nous sommes en hiver et l'hiver culturel risque de durer...

https://actu.fr/normandie/arques-la-bataille_76026/pres-de-dieppe-l-academie-bach-s-adapte_38793266.html

Près de Dieppe, l'Académie Bach s'adapte

Reports des spectacles et des projets : près de Dieppe, l'Académie Bach, comme de nombreuses autres structures culturelles, doit s'adapter

Comme toutes les structures à la programmation habituellement dense, l’Académie Bach à Arques-la-Bataille, près de Dieppe (Seine-Maritime) doit s’adapter à la situation sanitaire.

Après avoir annulé une grande partie de ses événements 2020, les passionnés de musique ancienne doivent revoir leur calendrier 2021.

Report et rendez-vous

Le spectacle de danse baroque prévu en février est d’ores et déjà reporté en décembre 2021 et les prochaines dates sont annoncées à partir du mois de mai sous réserve de nouvelles décisions gouvernementales.

Ainsi, la 2e édition des Journées des claviers historiques se tiendra du 21 au 24 mai; les stages de chant choral, de polyphonie Renaissance « 1 par voix » et d’Airs de cour sont prévus du 14 au 21 août tandis que le stage de théâtre baroque aura lieu en juillet ou en octobre; et le festival de musique ancienne en Normandie se déroulera du 16 au 21 août.

Jumelage avec une école des Mureaux

Parallèlement, ce sont toutes les actions menées en coulisses qui subissent les conséquences de la situation actuelle, notamment le théâtre baroque à l’école, le projet-phare de l’Académie Bach.

« Nous le regrettons d'autant plus que cette année devait voir une extension géographique de cette action unique en son genre en jumelant les enfants de l'école d'Arques-la-Bataille avec ceux d'une école des Mureaux, dans les Yvelines »

Jean-Paul CombetPrésident de l'Académie Bach

Ce projet qui unit l’école arquaise avec cette école de région parisienne, classée en zone d’éducation prioritaire, s’est mis en place grâce aux efforts conjoints de l’Académie Bach et de l’association Des Mots et des notes dirigée par Françoise Roussel.

Il a été confié aux bons soins des comédiens du Théâtre de l’incrédule de Benjamin Lazar.

Pour tous, ce n’est que partie remise :

« Nous gardons l'espoir qu'il sera possible de reporter le programme de cette année, centré sur Le Bourgeois gentilhomme de Molière, à une date ultérieure »

Jean-Paul Combet

Une envie de partage et de scène que les membres de la structure, les artistes et les spectateurs ont en commun.


 Contre le risque de plus en plus grand de submersion marine sur notre littoral, il va falloir dépenser davantage...

https://actu.fr/normandie/ouistreham_14488/digues-dunes-epis-1-6-million-de-travaux-de-ouistreham-a-lion-sur-mer_38679987.html

Digues, dunes, épis : 1,6 million de travaux de Ouistreham à Lion-sur-Mer

De Ouistreham à Lion-sur-Mer, la communauté urbaine Caen la mer commence des travaux pour conforter les ouvrages de défense contre la mer.

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 Le plancher des vaches normandes est bien éloigné du parquet de certains ministères parisiens...

https://actu.fr/normandie/longueville-sur-scie_76397/dans-un-college-pres-de-dieppe-avec-l-absence-de-la-principale-les-equipes-s-epuisent_38800389.html

Dans un collège près de Dieppe : « Avec l’absence de la principale, les équipes s’épuisent »

Le collège Jean-Malaurie de Longueville-sur-Scie doit faire face à à l’absence de la principale, non remplacée, et la suppression d’un poste de principal adjoint


Toutes nos félicitations à ce chef cuisinier d'Etretat qui vient d'obtenir sa première étoile Michelin: l'étoile de l'espoir pour sortir vivant de la crise sanitaire actuelle?

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Première étoile au Michelin pour le chef du Donjon, à Étretat : « On ne réalise pas encore »

Le jeune chef Gabin Bouguet vient de décrocher une étoile dans le prestigieux guide Michelin, lundi 18 janvier 2021. Il est le chef de ce restaurant depuis février 2018.

Gabin Bouguet est « encore sur un nuage ». Le prestigieux guide Michelin vient de lui décerner une étoile, lundi 18 janvier 2021, pour son travail au restaurant Le Donjon-Domaine Saint-Clair d’Étretat (Seine-Maritime). Une première étoile à seulement 31 ans.

Quand je suis revenu au Donjon, avec Omar Abodib, le directeur, on a parlé de cet objectif de l'étoile. On disait cela pour dans trois, cinq ans. C'est tombé cette année.

Gabin Bouguet nouveau chef étoilé du Donjon-Domaine Saint-Clair.

Le nouveau chef étoilé était mis dans la confidence depuis « quelques jours », mais entendre l’officialisation lors de l’annonce par le comité, en direct, a été une émotion immense : « C’est une grande satisfaction pour toutes les équipes. On ne réalise pas encore. »

Une nouvelle d’autant plus extraordinaire que « c’est la première fois dans l’histoire du Michelin qu’un restaurant d’Étretat est distingué », se réjouit Omar Abodib, le patron de l’établissement.

À la tête du restaurant depuis 2018

Neuf personnes travaillent dans les cuisines du Donjon-domaine Saint-Clair aux côté de Gabin Bouguet. Le chef a pris la tête du restaurant en février 2018. Auparavant, Gabin Bouguet a effectué son apprentissage au restaurant rouennais l’Écauille dirigé par Marc Tellier. Il a ensuite travaillé pour la première fois au Donjon d’Étretat avant de partir cinq ans en Angleterre à la Maison bleue. « Je suis revenu au Donjon ensuite pour dépanner et finalement, je suis resté. » Pour le plus grand plaisir de toute l’équipe, mais surtout des gourmets.