Pour une fois que ce n'est pas un Breton!

Le Normand et Havrais Charlie Dalin repasse en tête de la course du Vendée Globe: suspense total pour savoir qui arrivera en tête mercredi aux Sables-d'Olonne...

https://www.vendeeglobe.org/fr/skippers/105/charlie-dalin

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 Mais il se pourrait que notre skipper havrais et normand ("français" pour Ouest-France) n'arrive que 3ème en temps compensé tout en arrivant réellement le premier pour tenir compte des bonifications qui gratifient ses deux poursuivants qui s'étaient déroutés pour venir au secours d'un skipper... malouin.

Dur dur d'être un Normand en tête d'affiche...


 Le journal de la marine marchande revient avec précision sur les annonces du dernier CIMER au Havre non sans s'agacer du fait que même depuis le port du Havre à l'occasion d'un comité interministériel de la mer, les questions maritimes peinent à prendre la première place dans la hiérarchie politico-médiatique parisienne. On remarquera qu'aucun grand média national parisien tant papier qu'audio-visuel n'a traité de l'importance de ce sujet dont le mépris rejoint celui qu'ils ont aussi pour les réalités régionales...

Il est probable que le vainqueur havrais et normand du Vendée-Globe (car on espère que ce sera Charlie Dalin) obtiendra une plus grande couverture médiatique que la ronde des porte-conteneurs dans les darses du Havre...

https://www.journalmarinemarchande.eu/actualite/portuaire/cimer-2021-15-mdeu-pour-les-ports-de-laxe-seine

Le Premier ministre Jean Castex a présidé le 22 janvier le Comité interministériel de la mer (CIMer) au Havre. Accompagné par trois ministres dont la ministre de la Mer, Annick Girardin, il était notamment attendu sur la stratégie nationale portuaire, dont la présentation a été maintes fois reportée. Gouvernance d’Haropa, ports francs, énergies de la mer…

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Journée dense pour le Premier ministre qui aura passé la journée du 22 janvier dans le port normand, où l’a accueilli celui qui lui a laissé les clés de Matignon il y a quelques mois, Édouard Philippe. En qualité de Premier ministre, le désormais maire du Havre avait tenu, il y a plus de trois ans, un discours ambitieux sur la stratégie portuaire nationale qu’il avait développée à l’occasion du CIMer de novembre 2018 à Dunkerque. Depuis, le dossier est en chantier et la communauté portuaire, séduit par la vision qui leur avait été exposée, s’impatiente de la voir un jour se concrétiser.

Avant de présider le Comité interministériel de la mer, aménagé dans les locaux havrais de l’ENSM en présence de la ministre de la Mer, Annick Girardin, du ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Olivier Dussopt, Jean Castex a été reçu à bord du CMA CGM Jacques Saadé par le président de l’armement français, Rodolphe Saadé, et le commandant du navire Emmanuel Delran. Le Premier ministre a ensuite été reçu à l’hôtel de ville pour des échanges privés avec Édouard Philippe.

Il aura fallu attendre la cinquième minute et quarante-huit secondes d’un discours de clôture, tenu en moins d’une demi-heure, pour que le mot « mer » soit prononcé. Il s’agissait alors d’évoquer les « gens de mer »  et leur « résilience », cette expression que le Covid-19 aura vitrifiée ad nauseam. Et il faudra attendre cinq minutes de plus pour que « l’avenir de l’activité portuaire et maritime » soit abordé, un des sujets à l’ordre du jour du CIMer. Pendant plus de dix minutes, il ne s’est agi que du bilan sanitaire et du bouclier anti-faillite que le gouvernement a déployé pour prémunir les entreprises des répercussions de la crise sanitaire.  

Le CIMer et le CMA CGM Jacques Saadé au Havre

Gouvernance du futur Haropa et financements 

Au final, le temps portuaire aura été exclusivement alloué au futur ensemble portuaire Haropa, vers lequel ont été dirigées toutes les attentions. Au regard du choix de la ville pour la tenue de la rencontre, il ne pouvait certes en être autrement. 

Du projet de fusion des trois ports de l’axe Seine – Rouen, Le Havre et Paris – en un établissement portuaire unique, étaient jusqu’à présent connus le pilote du projet (Stéphane Raison, nommé préfigurateur de l’opération en octobre 2020), la date effective (1er juin) et le lieu du siège (Le Havre).

Le CIMer a levé le voile sur la gouvernance et le niveau d’investissement que l’État est prêt à concéder. Le futur ensemble portuaire sera régi par une gouvernance portuaire classique avec un conseil de surveillance comme structure faitière dans laquelle seront représentées des personnalités de l’État, des personnalités civiles dont il est vivement souhaité qu’elles viennent du monde économique, des collectivités territoriales – les deux régions Normandie et Île-de-France et les trois métropoles de Rouen, Paris et Le Havre – ainsi que des salariés des ports.

Pour en assurer la présidence, l’État soutiendra la candidature de Daniel Havis, figure rouennaise du mutualisme pour avoir occupé diverses responsabilités au sein de la Matmut, dont il est aujourd'hui le président d'honneur. Le directoire a, lui, vocation à être dirigé par l’ancien directeur général du port de Dunkerque et actuel préfigurateur de Haropa.

Dans l’armature de gouvernance est prévu un deuxième niveau, un conseil d’orientation de l’axe Seine, sorte de « parlement » composé d’élus des collectivités concernées mais également d’acteurs, tels SNCF Réseau, VNF… Enfin, un conseil de développement territorial sera prévu dans chaque place portuaire. Le futur objet devra répondre à une double vocation selon la rhétorique du gouvernement : avoir une envergure internationale pour conquérir de grands clients au niveau mondial tout en étant ancré dans les territoires et s’appuyer sur les projets remontés par les acteurs locaux.  

Un énième rapport sur la compétitivité portuaire

Doublement des investissements dans l’axe Seine

Quant aux moyens consentis pour faire du Havre « un grand axe fluvial et maritime qui relie la capitale, la mer et le fleuve », le Premier ministre a promis la somme de 1,45 Md€. « Pour être à la hauteur, l’État a décidé d’arrêter ce matin un plan d’investissement de 1,45 Md€ sur la période 2020-2017, ce qui va correspondre au doublement des investissements actuels des trois sites. Ainsi avec les volets portuaire et fluvial du plan de relance [71 M€, NDLR], Haropa est appelé à devenir l’une des principales portes d’entrée maritime du pays avec Marseille et Dunkerque. » 

Le cumul des investissements dans les trois ports s’était établi à 600 M€ sur la période 2014-2019 et entre 1,2 et 1,3 Md€ pour 2020-2024. « C’est une ambition sans précédent. L’idée est d’investir plus et mieux dans un sens mieux coordonné. Une partie sera autofinancée par de l’emprunt car on est sur des projets qui ont de fortes composantes de rentabilité intrinsèque », décrypte le cabinet ministériel.

En marche vers une stratégie portuaire nationale ?

Relocalisation industrielle et souveraineté 

Quant à la stratégie nationale portuaire, tant attendue, elle était donc bien à l’ordre du jour mais elle n’a pas fait l’objet d’annonces spécifiques, si ce n’est le rappel de la ligne. « Elle consiste à adopter une démarche très offensive de reconquête des parts de marché sur les ports concurrents. Elle doit s’appuyer sur un développement industriel et logistique durable, rappelle Jean Castex. Il en va de la survie économique de ces secteurs et du dynamisme de notre commerce extérieur. Pour cela, nous allons amplifier cette stratégie pour renforcer les chaînes logistiques, accélérer la transformation écologique et la transition numérique. La relocalisation industrielle, l’emploi et la souveraineté sont au cœur de notre plan. J’ai demandé aux ministres et acteurs concernés d’ouvrir la réflexion sur les mesures permettant de dynamiser l’activité des zones industrialo-portuaires et d’améliorer leur compétitivité. » 

Des zones portuaires spéciales ?

Sans réelle grande surprise, le CIMer 2021 a néanmoins réservé quelques inattendus. « Nous avons engagé un travail pour répondre sans délais aux ports francs que nos amis britanniques entendent développer à la suite du Brexit », a lancé le chef du gouvernement, sans en préciser la forme, le contenu ou même la localisation. Les choses doivent « se paramétrer avec finesse », indique son cabinet, qui semble plus prudent sur la « notion trop vague » de ports francs. 

Il s’agirait de créer des zones économiques spécialisées pensées pour attirer des investissements cibles, à valeur ajoutée, et bien cadrées de façon à ce qu’elles ne permettent pas de créer des effets d’aubaine ou de générer des délocalisations internes au territoire. « Le but est d’attirer des activités qui ne se seraient pas implantées ailleurs et pas des activités qui viennent du territoire » insiste le cabinet ministériel.

Alexandre Lavissière : « Les premiers ports à conteneurs mondiaux ont tous une zone franche »

Vigilance sur le Brexit 

Le Premier ministre a également réservé quelques mots à la « morsure du Brexit », assurant de la vigilance de la France sur quelques points des négocations entre le Royaume-Uni et l’UE, parmi lesquels la réciprocité dans les eaux territoriales ou le respect des normes environnementales et sanitaires (anti-dumping). Le Premier ministre a en outre rappelé que le ministère de la Mer « travaillait activement à un plan d’accompagnement des pêcheurs touchés par la baisse des quotas avec des mesures d’aides à la trésorerie qui seront activées dès que les quotas 2021 seront connus. » 

Les autres annonces ont été fléchées vers les énergies de la mer. Une exploration des fonds marins est programmée afin de parfaire les connaissances en vue de « créer de nouvelles ressources et énergies ». L’idée est de disposer d’une feuille de route prête dans la perspective où la France voudrait les exploiter. L’idée est de savoir « comment on le fait, dans quelles conditions environnementales et dans quelles zones », détaille un porte-parole de Matignon.

Enfin, et non des moindres pour les acteurs du Cluster maritime français, Jean Castex a lancé la procédure pour un nouveau parc éolien au large d’Oléron (Charente-Maritime) portant sur une zone de 300 km et visant une puissance installée a minima de 500 MW jusqu’à 1 GW. La commission nationale de débat public (CNDP) va être saisie « sans délais » de façon à, sans que cela ait été formulé ainsi, pouvoir l’attribuer avant la fin du quinquennat. Donc avant 2022.  

Adeline Descamps

Commentaire de Florestan:

On notera deux choses...

L'absence d'Hervé Morin et la reprise prudente par le CIMER d'une idée proposée par Hervé Morin, à savoir la création de zones franches dédiées à la logistique dans l'amont immédiat des grands ports maritimes.

Voir aussi ce message de l'union portuaire rouennaise qui semble encore peu convaincue par la promesse faite par l'Etat d'intégrer les professionnels portuaires dans le futur conseil de surveillance...

https://www.linkedin.com/posts/uprouen_cimer-paris-rouen-activity-6758391275235364865-hlZN/

Le Premier Ministre Jean Castex s’est rendu dans la ville du Havre le vendredi 22 janvier 2021, pour y présider le Comité interministériel de la mer.

Suite à la visite du porte-conteneurs « Jacques Saadé » de CMA CGM (propulsé au gaz naturel liquéfié), plusieurs sujets ont été abordés lors de ce #CIMer, et plus particulièrement :
- La stratégie nationale portuaire ;
- La stratégie pour les grands fonds marins ;
- Le déploiement des énergies marines renouvelables ;
- La relance de la filière maritime et portuaire ;
- La fusion des ports de #Paris, #Rouen et #LeHavre en un établissement commun (HAROPA - Ports) ;

L’UPR reste convaincue que l’Etat saura comprendre l’intérêt d’intégrer nos unions portuaires au sein du futur Conseil de surveillance. Il fera ainsi preuve de pragmatisme, de recherche d’efficacité et d’un véritable partenariat public / privé à la hauteur des ambitions de la stratégie nationale.


 Les réseaux d'Edouard Philippe sont très actifs dans la vallée de la Seine... Par exemple  à Caudebec-en-Caux.

https://www.linkedin.com/posts/laurent-bonnaterre-011561163_particuli%C3%A8rement-fier-davoir-accueilli-hier-activity-6759157902381981696-gh6H

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 Particulièrement fier d’avoir accueilli hier à Caudebec mon ami Édouard Philippe, Maire du Havre, accompagné de Sébastien Lecornu, au titre de sa présidence de l’EPFN. L’Etablissement Public Foncier de Normandie mène avec la Ville le magnifique chantier des Tissages, qui accueillera très bientôt Lanimea tisseurs d'images - Ecole de l'image animée en Normandie.

Merci beaucoup à Edouard Philippe pour sa présence, sa grande attention à nos projets et la qualité de nos échanges. Caudebec rayonne en Normandie et c’est une très bonne nouvelle pour notre commune et ses projets !


 La suite logique... (On s'en doutait!):

https://www.ouest-france.fr/elections/regionales/regionales-en-normandie-laurent-bonnaterre-reflechit-a-une-candidature-7130540

https://actu.fr/normandie/caudebec-les-elbeuf_76165/edouard-philippe-et-sebastien-lecornu-a-caudebec-les-elbeuf-un-signe-avant-les-elections-regionales_38953642.html

Commentaire de Florestan:

Si Laurent Bonnaterre se présente officiellement à la présidence de la Normandie, il faudra alors lui demander s'il souhaite maintenir son intégrité et obtenir de lui une réponse claire.


 En cas de naufrage du paquebot Macron à quelques encâblures du premier tour des élections présidentielles de 2022, un remorqueur de haute-mer est, d'ores-et-déjà,  en station dans le port du Havre:

https://www.ladepeche.fr/2021/01/24/edouard-philippe-lhomme-qui-seme-a-droite-comme-a-gauche-9330404.php


 Pendant ce temps-là, le Nouveau Maître de Rouen faisait une réunion à l'Assemblée Nationale sur l'utilité des métropoles...

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158691656122900&id=657012899

Notre commentaire, posté sur la page FB de l'intéressé:

Ne pas oublier que les métropoles se déploient sur un territoire plus large qui est celui d'une région: l'idée de région n'est pas suffisamment prise au sérieux en France, culture du centralisme jacobin à Paris et du localisme de clocher sur les territoires obligent...

D'où l'importance d'accoupler une métropole à sa région (et l'inverse). A deux conditions: celle d'avoir une vraie métropole (et non pas un conglomérat de communes trop disparates rassemblées autour d'un centre manquant de rayonnement) et celle d'avoir une vraie région (et non pas un grand machin néo-régional type Grand Est qui vient d'être critiqué non sans raison par l'actuel Premier ministre).

Justement, ça tombe bien! en Normandie nous avons la seule vraie région de France (la région de la raison mariée avec la province du coeur) et Rouen une vraie métropole qui fut autrefois la seconde ville de France.

Il faut donc partir du réel et de ses héritages: une métropole ne se fait ni sur la lune ni seulement sur un axe tourné par la main parisienne. Laurent Fabius a dit en 2010: "Rouen ne doit pas être la capitale d'un territoire interstitiel". Il avait raison.


 

Les débuts du Nouveau Maître de Rouen sont tout sauf consensuels...  Premier bilan dressé par Jonas Haddad porte parole de la droite rouennaise.

https://www.paris-normandie.fr/id159359/article/2021-01-26/les-cinq-critiques-de-la-droite-locale-au-president-de-la-metropole-rouen

Les cinq critiques de la droite locale au président de la Métropole Rouen Normandie

Politique. Le secrétaire départemental adjoint des Républicains, Jonas Haddad, critique en cinq points l’action du président de la Métropole.

Pour la droite locale, c’est Jonas Haddad, qui se charge d’attaquer la politique du président socialiste de la Métropole de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. Le tout en cinq actes.

« L’année 2021 commence sous des auspices très difficiles pour la Métropole. En matière d’attractivité économique, les décisions récentes donnent le sentiment d’une glaciation économique, introduit Jonas Haddad. On a, d’un seul coup, une période où l’on dit non à tout. On a créé un écosystème qui est très peu business friendly. »

1. Tout d’abord, le refus de Nicolas Mayer-Rossignol de financer le contournement Est. « Une position politicienne du président pour faire plaisir à la partie verte de la collectivité. » Le revirement de NMR sur le sujet remonte pourtant à l’élection municipale avant même de s’allier aux écologistes. « C’est vrai, sur le contournement Est, il avait annoncé qu’il ne voulait plus le financer, convient Jonas Haddad. Mais le reste, il n’en avait jamais parlé ! »

2. Le casino, deuxième axe de bataille : « La décision récente prise un peu en catimini d’annuler le projet de casino au sein du chai à vin », est un autre coup porté au dynamisme économique, selon Jonas Haddad. On sait pourtant depuis un an que Rouen ne remplit pas tous les critères. « Avec la crise sociale qui arrive, nous aurons besoin de créer des emplois ». Un casino en crée-t-il tant que ça ? « Ça crée surtout de l’attractivité, juge le politique. Il faut faire en sorte que Rouen soit un endroit où les touristes restent. »

« Pas de réponse claire sur la 5G »

3. La troisième brique de son argumentation : « Le refus d’accueillir Amazon. Mais Val-de-Reuil et Louviers ont candidaté, donc de toute façon, Amazon va s’implanter dans un rayon assez proche de Rouen. » Quid de la destruction d’emplois qui ne fait plus débat depuis un rapport de l’ex-secrétaire d’État au numérique et député LREM Mounir Mahjoubi publié fin 2019 ? « Oui, ça détruit des jobs, c’est une évidence, mais si le commerce rouennais est impacté par Amazon, il le sera tout autant que l’entreprise s’installe à Petit-Couronne ou à Val-de-Reuil. »

4. Le quatrième grief : la 5G. « Les élus verts sont très clairs en demandant un moratoire sur la 5 =G. Mais nous n’avons pas de réponse claire de Nicolas Mayer-Rossignol. Cela interpelle les industriels que je rencontre, qui ont besoin de moderniser leur production. Aujourd’hui, nous n’avons aucune certitude, nous sommes dans le flou. »

5. Le cinquième point enfin : l’immobilier. « Le message passé par les élus en charge de l’urbanisme à Rouen aux architectes est que cela ne sert à rien de déposer de nouveaux projets, on a assez construit, est convaincu Jonas Haddad. En gros, on va mettre la pédale douce. On ne sera pas très rapide pour délivrer le permis de construire, etc. » Heureusement, la Ville de Rouen accepte toujours les permis de construire. En revanche, à son arrivée, l’élue écologiste en charge de l’urbanisme a tapé du poing sur la table pour signifier que la mairie serait dorénavant plus exigeante vis-à-vis des promoteurs afin d’obtenir des projets plus qualitatifs.

Pour le secrétaire départemental adjoint des LR, « quand tout va redémarrer, on sera encore dans des positions très floues, voire certaines anti-économiques et anti-progrès. »

Commentaire de Florestan:

Modérons le propos de Jonas Haddad et ce pour deux raisons:

1) Il ne dénonce pas le danger le plus important à savoir que la métropole de Rouen ignore la région où elle se trouve. Monsieur Haddad est aussi localiste que celui qu'il dénonce...

2) Il nous paraît au contraire opportun d'exiger que les projets de la promotion immobilière soient plus qualitatifs: on ne supporte plus à raison la malbouffe. Pourquoi faudrait-il encore supporter le mal logement ou la mauvaise architecture?


 Dans le bocage virois, l'A84 gratuite est une ligne de vie qui favorise l'implantation des entreprises:

https://actu.fr/normandie/villers-bocage_14752/les-entreprises-s-empressent-pour-s-installer-aux-monts-d-aunay-et-villers-bocage_38874437.html


 A Pont-L'Evêque, les professionnels de l'hôtellerie s'interrogent sur l'avenir de leur profession...

https://actu.fr/normandie/pont-l-eveque_14514/a-pont-l-eveque-les-professionnels-de-l-hotellerie-s-interrogent-sur-la-mutation-de-leur-metier_38932927.html


 Faut-il y croire? Après 19 milliards et quelques années de plus, on nous promet un EPR branché au réseau en 2022...

https://actu.fr/normandie/flamanville_50184/epr-de-flamanville-un-planning-ambitieux-mais-realiste_38931120.html


 

La poursuite du vent des éoliennes s'explique par des raisons qui ne sont ni industrielles ni environnementales: le vent d'une aubaine financière totalement étrangère à l'intérêt général d'une authentique transition énergétique.

Souffrance des populations riveraines normandes près de Dieppe  (avis défavorable du commissaire enquêteur) et à Echauffour dans l'Orne...

https://www.linkedin.com/posts/normandie-360_avis-d%C3%A9favorable-au-parc-%C3%A9olien-de-la-plaine-activity-6759730835311624192-9p_A/

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/orne/orne-des-eoliennes-trop-bruyantes-en-pause-sur-decision-prefectorale-pendant-la-duree-de-l-expertise-1924888.html


 Les intercommunalités rurales se soucient de leur patrimoine architectural religieux bien plus que les grandes villes: une preuve supplémentaire à Beauficel-en-Lyons:

https://actu.fr/normandie/beauficel-en-lyons_27048/eure-a-beauficel-en-lyons-le-clocher-a-ete-depose-pour-etre-refait_38916496.html


 Brexit +Covid: incertitudes sur les liaisons maritimes entre la Normandie et les îles anglo-normandes...

https://www.ouest-france.fr/normandie/manche/manche-l-avenir-des-traversees-vers-les-anglo-normandes-incertain-7128535

Si les impôts des Manchois doivent aussi servir à rendre le département attractif, le coût de bateaux à l’arrêt pour aller vers les îles anglo-normandes n’est pas sans poser des questions. Rapporteur d’une délibération sur les infrastructures, le premier vice-président du conseil départemental de la Manche, Jean Morin, et l’opposition ont donc débattu de l’avenir de Manche île express.

110 000 passagers en 2019, quelques centaines en 2020

« En 2019, 110 000 passagers ont fait la traversée. Mais en 2020, seules huit rotations ont été organisées, pour à peine quelques centaines de passages, une situation générant un surcoût sensible pour la collectivité, compte tenu des charges fixes. Et la perspective pour 2021 reste très pessimiste. »

Même si la situation sanitaire s’améliore. « Avec le Brexit et le passeport obligatoire, ce sont 75 % de passagers en moins qui sont prévus. J’espère que les autorités britanniques vont alléger tout ça, pour permettre de continuer à traverser avec une simple carte d’identité. Car rappelons que ces lignes sont un atout pour nous, mais aussi pour les îles. »

Moins de traversées vers les îles anglo-normandes

Le contrat de la délégation de service public arrive à son terme à la fin 2021, mais le conseil départemental aimerait l’arrêter avant. Il a donc entamé les discussions avec le délégataire. « Nous travaillons à la création, courant 2021, d’une régie personnalisée qui nous permette de reprendre l’exploitation des liaisons. »

Le Département envisage moins de traversées par an et des bateaux moins rapides et, donc, moins coûteux. Un projet pour lequel l’élue d’opposition des Pieux, Frédérique Boury, émet des réserves « sur les compétences du Département à transporter des passagers, d’autant plus dans des ports hors zone européenne ».

Et d’ajouter : « J’espère que les efforts que nous faisons pour ces lignes vont nous aider dans le cadre des négociations, notamment pour la pêche. » Quant à des bateaux moins rapides, elle se demande si c’est une bonne idée. « Quand même, quand on passe la journée à Jersey et qu’on dépend des marées, les quelques minutes en plus pour la traversée ont leur importance. »

Reprise du personnel

Le président du conseil départemental, Marc Lefèvre, avoue que lui aussi a « toujours pensé que ce n’était pas notre métier de faire ça ». Mais, selon lui, « il est temps de se réorganiser. Ces relations de voisinage sont importantes à conserver et le fait d’avoir des liaisons régulières avec les îles anglo-normandes contribue aux bonnes relations. Je suis persuadé de l’intérêt de préserver cet outil et quelle que soit la façon dont ça se termine, nous aurons l’obligation de reprendre le personnel ».


 

Dix minutes d'antenne supplémentaires pour parler de la Normandie et des Normands sur France 3... Mieux vaut lire l'Etoile de Normandie!

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Se tromper c'est mal. Persévérer c'est diabolique!

https://actu.fr/normandie/caen_14118/centre-commercial-de-la-place-de-la-republique-a-caen-l-abandon-du-projet-rejete_38972694.html


 

Malgré la crise, le port de Caen se maintient...

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/entre-covid-et-brexit-un-bilan-2020-contraste-sur-le-port-de-caen-1611595286


 

Et voilà! On vous l'avait bien dit et redit ici! Il faut prendre l'idée de région au sérieux, respecter la géo-histoire sans laquelle rien de durable n'est possible...

https://www.ouest-france.fr/grand-est/il-faut-demembrer-la-region-grand-est-l-alsace-veut-redevenir-une-region-a-part-entiere-7130664

« Il faut démembrer la région Grand Est » : l’Alsace veut redevenir une région à part entière

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Le président de la nouvelle Communauté européenne d’Alsace a appelé lundi au « démembrement » de la région Grand Est.

rédéric Bierry, président (LR) de la nouvelle Collectivité européenne d’Alsace (CEA), créée le 1er janvier, a dit lundi 25 janvier 2021 souhaiter « le démembrement de la région Grand Est » et pouvoir « reconstituer une région Alsace », sur la chaîne Public Sénat.

« On appelle de notre vœu le démembrement de la région Grand Est », a déclaré Frédéric Bierry, dans un entretien dans l’émission Bonjour chez vous. « Si nous pouvions reconstituer une région Alsace, […] il suffirait de transférer toutes les compétences de la région et on aurait une collectivité d’un nouveau genre mais qui serait beaucoup plus lisible et beaucoup plus efficace pour nos concitoyens. »

Il a précisé que quitter la région Grand Est constituait une « demande récurrente » de la part des élus alsaciens.

Une région aux contours contestés depuis sa création

Le nouveau découpage des régions, qui avait fusionné les conseils régionaux d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne dans la région Grand Est, avait été créé par la loi NOTRe, entrée en vigueur en 2015.

« Quand une loi est mauvaise il faut savoir la changer. La loi NOTRe est inadaptée à la réalité de la vie que nous rencontrons et des difficultés que notre société rencontre », a estimé Frédéric Bierry.

« Aujourd’hui, mes concitoyens ne savent pas qui fait quoi, quelle est la compétence de qui. […] Il ne faut pas être dans des actions publiques en silo qui ne fonctionnent pas bien », a-t-il conclu.

Jean Castex pas convaincu par les grandes régions

Ces déclarations font suite aux propos du Premier ministre Jean Castex, qui avait déclaré samedi n’avoir « jamais été convaincu » par la création d'« immenses régions », au cours d’une visite au siège de la CEA à Colmar.

« Certaines ne répondent à aucune légitimité historique et surtout ne me paraissent pas répondre aux besoins grandissants de nos concitoyens pour une action publique de proximité », avait-il ajouté.

La visite du Premier ministre à Colmar est venue « légitimer notre collectivité d’un nouveau genre », a soutenu Frédéric Bierry.

Les déclarations des deux hommes ont été applaudies par plusieurs élus, notamment le sénateur de la Moselle Jean-Louis Masson (non inscrit), qui voit dans le Grand Est une « région à l’étendue tentaculaire, sans aucun espoir de gestion de proximité ».

Il a rappelé que l’actuel président du conseil régional, Jean Rottner, avait lui-même lancé une pétition en 2014 contre la fusion des anciennes régions.

La Communauté européenne d’Alsace, « une première étape »

Le maire de Colmar, Éric Straumann (LR), a lui estimé que la création de la CEA ne constituait qu'« une première étape » vers la transformation du « territoire alsacien en collectivité régionale ». La collectivité européenne d’Alsace a fusionné les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin au profit d’une structure unique en France.

La CEA, qui demeure ancrée dans la région Grand Est, a ainsi récupéré les compétences des deux anciens départements alsaciens (gestion des collèges, aide sociale et aux séniors…) mais dispose également de nouvelles compétences comme la coopération transfrontalière avec la Suisse et l’Allemagne voisines.

Elle revendique de nouvelles compétences, notamment dans le champ économique, traditionnellement dévolu aux régions.


 

Le prix d'une jeune normande tuée par la Sncf Normandie fixé à 100000€...

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/adolescente-tuee-par-un-train-la-sncf-condamnee-en-appel-a-rouen-a-une-amende-de-100-000-euros-20210125


 

Hervé Morin ne pratique pas la langue de bois...

https://www.ouest-france.fr/normandie/mouen-14790/normandie-herve-morin-recu-en-bienfaiteur-a-la-menuiserie-acibois-7130375

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Dernières nouvelles de la Normandie réelle: celle des entreprises qui innovent malgré la crise et qui créent des emplois...

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Inauguration du nouveau centre technique AET France à Bretteville sur Odon

 Lundi 25 janvier, Yohann Beaufils, dirigeant d’AET France a inauguré le nouveau centre technique AET France à Bretteville sur Odon, en présence d’Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Joël Bruneau, Président de la Communauté urbaine de Caen la mer et Dominique Goutte, Vice-Président de la Communauté urbaine de Caen la mer, chargé du développement économique.

La société vient d’investir avec l’aide de la Région et de la Communauté urbaine Caen la mer plus de 2 millions € dans la réhabilitation d’un bâtiment de l’ancienne base militaire du quartier Koenig à Bretteville- sur- Odon, ainsi que dans la modernisation de ses outils de travail.

En 2018, AET acquiert un bâtiment de 1500 m² d’aire technique dans le quartier Koenig, afin d’être en capacité d’accueillir la future croissance de l’entreprise. Elle compte, dès à présent, quelque 600 appareils de mesure.

 Après un désamiantage, les travaux de réhabilitation commencent en février 2020. Il est décidé de réhabiliter le bâtiment en conservant son esprit architectural dans le respect de son histoire. Le projet est soutenu par la Région Normandie, via les dispositifs de l’AD Normandie, Impulsion immobilier et Impulsion conseil et la Communauté urbaine Caen la mer. Le dispositif Impulsion Innovation de l’Agence de Développement Normandie sera mobilisé pour intégrer la technologie des robots collaboratifs dans les départements d’endurance.

Le reste des surfaces disponibles dont un plateau de 720 m² au second étage, disposant d’une vue panoramique sur la ville de Caen, est proposé à la location à partir de février 2021.

Créée en 2009, la société AET France est devenue un leader français de la Recherche et Développement dans le domaine des produits thermiques, électriques et électroniques ainsi que dans le domaine des essais laboratoires. La société travaille pour les leaders mondiaux du secteur ainsi que pour les entreprises de toutes tailles, françaises et normandes. La société a réalisé 2 millions de chiffre d’affaires en 2020 dont 45% à l’export. Elle emploie 25 personnes.

 La société AET France a été fondée en 2010 par MM. Beaufils et Estrada, suite à la fermeture du centre européen de recherche et développement du groupe SEB à Caen. L’entreprise est restée fidèle au territoire industriel normand ; de nombreux anciens collaborateurs de KRUPS & Moulinex ont rejoint l'entreprise lors de son développement.

 L’entreprise en quelques dates :

En 2012, construction d’un laboratoire d’essais consommateurs et aptitude à l’usage qui deviendra par la suite une référence internationale dans le domaine.

En 2013, obtention de la certification internationale de l'IECEE en tant que laboratoire d'essais de sécurité électrique international. Toute l'organisation a été agencée selon la norme ISO 17025. Un investissement massif dans l'équipement, les machines d'essai et l'organisation a été réalisé. De nouvelles compétences issues des meilleurs secteurs d'industries sont intégrées (aéronautique et spatial, nucléaire, automobile) afin d’être à la pointe des dernières techniques.

 En 2014, agrandissement du laboratoire pour une grande capacité de plus de 600 m² de surface d'essai.

 En 2015, obtention pour le laboratoire de sécurité du plus haut niveau de certification internationale, CBTL (Certification Body Testing Laboratory) au sein de l'organisation IECEE.

 Entre 2015 et 2017, l'équipe a continué de se spécialiser et d'augmenter le niveau de compétences. Des investissements ont été réalisés notamment pour mettre en place un programme de test automatique.

 En 2019, AET a créé une équipe d'experts pour accompagner le marché lors du processus de certification. L’entreprise a noué divers partenariats internationaux notamment avec le BUREAU VERITAS.

Commentaire de Florestan:

Cette visite d'Hervé Morin en tant que président de la Normandie sur cette ancienne base militaire est d'autant plus symbolique qu'elle annule celle d'un ancien ministre de la Défense qui avait été contraint de la fermer dans le cadre d'un plan de restrictions budgétaires...

https://caen.maville.com/actu/actudet_-le-18e-regiment-de-transmissions-sur-le-depart-_4-645513_actu.Htm

Hervé Morin est meilleur ou plus à son aise en ministre de la défense de la Normandie...


 

Un dernier exercice, pour finir!

https://www.francebleu.fr/emissions/fi-d-toto-les-petites-histoires-en-normand/cotentin/devinettes-serez-vous-capable-de-traduire-ces-phrases-en-normand

Capture d’écran du 2021-01-25 23-02-29

Un jeu ludique

Quand il n'y avait pas de télé, de jeux vidéo, d'ordinateur et de téléphone, il fallait bien s'occuper après le repas du soir. Dans la famille de François Thiébot, à la ferme, on faisait des devinettes. Mais pas de simple devinette. Le but était de traduire des phrases données en normand en français. Un jeu pas si simple.

Ne perdons pas notre patrimoine Normand

La Normandie c'est : des paysages, la mer, la gastronomie, les vaches, l'histoire et tellement d'autres choses. Mais la Normandie c'est aussi une langue que l'on ne doit pas laisser disparaître avec le temps. Apprenons le Normand avec François Thiébot.

D’autres histoires et aventures

On retrouve tout au long de l'année François Thiébot à la Ferme aux 5 saisons à Flamanville dans la Manche pour découvrir la vie de ferme à travers des contes et des légendes. François vous attend bien entouré avec : Miètte la réceptionniste Basset Hound, Mièlle la vache, Fifi l’ânesse doyenne.

Les activités pour toute la famille à découvrir sur son site internet en cliquant ici.