Le rayonnement du prestige des héritages culturels et historiques de la Normandie est très important et ce, dans le monde entier: cela démontre que la Normandie est un objet géographique vivant qui témoigne non pas de la géographie fonctionnelle mais d'une géographie humaine séculaire:

Une brave suédoise ne brodera jamais une tapisserie de 80 mètres de long pour narrer l'épopée de la fusion portuaire de l'Axe Seine ou les aventures politiciennes de Patrick-Ollier dans les maquis technocratiques du Grand Paris!

Sur la tapisserie de Bayeux quelques nouvelles:

1) Le musée de Bayeux va être totalement repensé à l'occasion de l'ouverture d'un centre européen d'interprétation du Moyen-âge: le chantier permettra une nouvelle présentation de la tapisserie que l'on espère en éventail pour avoir le privilège de la contempler totalement.

2) En conséquence et Brexit aidant, l'Elysée aurait renoncé avec sagesse à prêter le chef d'oeuvre de la Normandie médiévale au Royaume-Uni...


 

Elle se donne 10 ans pour reproduire à la lettre la Tapisserie de Bayeux

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En 2016, Mia Hansson, d’origine suédoise, s’est lancée un incroyable défi : reproduire à l’identique la Tapisserie de Bayeux. En cinq ans, elle en est arrivée à plus d'un tiers.

Mia Hansson, 46 ans, vit à Wisbech, en Angleterre. Il y a 10 ans, elle quitte son travail d’enseignante pour s’occuper à plein-temps de son beau-fils, handicapé. « J’ai eu beaucoup de temps pour travailler sur un grand projet », explique Mia. Un énorme projet serait plus juste.

En 2016, elle décide de reproduire à l’identique la Tapisserie de Bayeux, dans sa taille d’origine. Elle s’est donné 10 ans pour réaliser cette incroyable création, faite à la main.

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80 mètres de travail

Le 13 juillet 2016, Mia Hansson fait son premier point de couture. Il lui aura fallu attendre six mois avant de pouvoir démarrer sa folle aventure, le temps d’obtenir tout le matériel nécessaire. Mia se souvient : 

J’ai dû acheter tout le tissu en lin, pour le support. 40 mètres de matière solide, par peur que le tissu ne se déchire ou se brise. J’ai coupé le tissu en deux, dans le sens de la longueur, et j’ai cousu l’ensemble pour obtenir 80 mètres de travail. J’utilise également de la laine Appleton pour broder.

Mia HanssonArtiste

Broder, coudre, Mia pratique cet art depuis ses cinq ans. « Ma grand-mère m’a tout appris. J’avais aussi des cours de textile à l’école, ma matière préférée », développe Mia. Pendant des années, l’artiste ne cesse de s’exercer en confectionnant des tenues pour sa famille, ses amis, pour les écoles, et même les musées.

4 000 heures de couture

« Aujourd’hui, je suis sur le point de terminer le 28e mètre, avec le couronnement d’Harold », raconte Mia. 28 mètres en cinq ans, c’est une belle performance.

Jusqu’à présent, j’ai passé environ 3 750 heures à coudre. Il faut ajouter à cela le temps nécessaire pour ourler le tissu et y transférer les images. J’ai probablement passé plus de 4 000 heures sur le projet, et je n’ai fait qu’un tiers.

Mia Hansson

Une telle prouesse doit sûrement amener son lot de complication. « Seulement en ce qui concerne la teinte à utiliser. Les nuances de bleu et de vert sont particulièrement difficiles à choisir. La couture en elle-même est facile », révèle Mia.

Les détails de son travail sont bluffants et d’une précision sans pareil. « J’essaye d’être aussi proche que possible de la tapisserie originale. Je m’efforce de reproduire les erreurs des couturières d’origine, mais pas nécessairement celles des réparateurs. C’est un équilibre très fin et pas toujours facile. »

Une célébrité en devenir

Il ne reste plus que cinq ans à la Suédoise pour finaliser sa réplique. Que va-t-elle faire par la suite d’une tapisserie de 80 mètres ? « J’espérais la vendre, mais je n’en suis plus tout à fait sûr, s’interroge Mia, pour le moment, je gagne un peu d’argent en présentant mon travail lors de réunions. »

Il y a quelques jours, le Daily Telegraph, un des plus grands journaux d’Angleterre, sortait tout un article sur la production de Mia. « Je suis devenue un peu une célébrité locale. J’ai figuré dans les journaux locaux, à la télévision, à la radio, mais aussi dans quelques magazines. Le Daily Telegraph a été la 1e reconnaissance nationale. J’ai aussi une mention sur Wikipédia. » Une belle vitrine.