Billet de Florestan:

On ne le sait pas, mais la Normandie est la première région industrielle de France non pas par la taille des industries ou l'importance de la production au niveau national, mais pour des raisons structurelles: 25% du PIB régional normand se fait encore dans l'industrie ce qui signifie que l'industrie est à la base du revenu de la majorité des Normands.

 

L'avenir de la Normandie donc l'avenir des Normands dépendent donc directement de l'avenir de l'industrie en Normandie. Mais il en va de l'industrie comme du jardinage: un jardin ne souffre pas d'être en friche il faut toujours anticiper la conjoncture pour ne pas la subir. D'où le choix stratégique et clairvoyant de l'actuelle majorité régionale normande d'avoir mis depuis six ans au coeur de son action politique les méthodes de l'intelligence économique territoriale pour avoir une vision dynamique de l'industrie normande qui consiste à penser les questions industrielles le plus en amont et le plus en aval possibles:

Pour ce qui est de l'amont, la question essentielle à maîtriser c'est celle de la formation de la jeunesse normande. Or c'est là que le bât blesse le petit cheval industriel normand qui voudrait trotter devant:

La jeunesse normande présente, hélas, un profil de fragilité socio-scolaire important marqué par un certain retard en terme de niveau de formation et de diplômes d'autant plus accentué que la Normandie du fait de sa division et de sa relative atonie en terme d'attractivité métropolitaine- l'avenir de la jeunesse se faisant toujours dans les grandes villes- a subi et subit encore l'écrémage de la meilleure partie de sa jeunesse au profit de la région parisienne et des métropoles régionales voisines.

Le problème est tout particulièrement inquiétant pour l'industrie régionale qui recrute ses opérateurs et ses cadres techniques dans la jeunesse de la classe populaire normande notamment dans les nombreuses petites villes des arrières pays de la Normandie rurale et c'est, précisemment, sur cette jeunesse populaire que se concentrent les difficultés socio-scolaires dans un contexte général de baisse du niveau des connaissances essentielles (par exemple: la maîtrise de la langue française écrite...) que ne saurait masquer la curiosité intellectuelle des générations actuelles pour le numérique et les nouvelles technologies.

Conséquence: nos jeunes manquent autant de savoir-faire que de savoir-être et disposent d'une culture générale frustre qui ne leur permet pas d'accéder à l'autonomie professionnelle indispensable exigée par les employeurs notamment dans l'industrie. 

C'est ainsi qu'il arrive souvent que les employeurs industriels ne trouvent pas de candidats à leurs offres d'emploi (un niveau de salaire parfois insuffisant n'expliquant pas tout...) ou que des jeunes abandonnent leur premier poste en industrie médusés de découvrir les réalités du monde du travail...

Dans ces conditions peu favorables, outre l'urgente reconstruction d'une école primaire enfin recentrée sur l'acquisition de la culture générale de base indispensable (après des années d'errance démagogico-pédagogiques de l'Education Nationale) la question de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue après la formation initiale scolaire, est la question qu'il faut maîtriser sinon améliorer de toute urgence!

Les autorités publiques des diverses collectivités territoriales concernées par ce sujet du fait de leurs compétences l'ont bien compris mais force est de constater qu'il n'y a aucune cohérence dans le maquis dont on découvrira quelques exemples ci-dessous: la concurrence est totale entre les intitiatives du conseil régional d'une part et celles prises par l'Etat central déconcentré cherchant le relais des collectivités locales (département et intercommunalités) d'autre part...

Des dispositifs publics qui, parfois, peuvent aussi interroger quant à leur efficacité en raison du profil des populations visées:

Par exemple, le dispositif  ci-dessous proposé par la Région Normandie offre la possibilité d' une formation rémunérée à l'attention des publics de jeunes adultes les plus en difficulté, au risque d'une utilisation opportuniste qui peut se révéler inefficace:

Dispositif #Avenir | Des parcours, un métier - Région Normandie

Au bocage impénétrable de la formation professionnelle pour les adultes avec une multitude de centres de formation sous divers statuts, s'ajoute la néfaste concurrence entre les trois acteurs publics qui devraient sur ce sujet essentiel pour l'avenir de nos enfants accorder un peu mieux leurs violons.

Une initiative a cependant été prise pour rendre ce bocage plus lisible à destination du public demandeur de formation professionnelle en Normandie:

https://animation.cariforefnormandie.fr/

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Améliorer sensiblement  la formation professsionnelle des jeunes adultes normands doit être l'un des grands objectifs d'une seconde mandature régionale normande après les prochaines élections.


 1° LA REGION NORMANDIE:

(source: Paris Normandie)

Tribune. Marie Guguin (conseillère régionale de Normandie) :

« Tous unis pour l’emploi : enjeu collectif majeur de l’avenir »

Marie Guguin, vice-présidente de la Région Normandie en charge des Ressources Humaines, développe dans une Tribune pour Paris-Normandie sa vision en matière d’emploi. L’élue seino-marine explique comment l’Etat et les collectivités doivent s’associer pour mettre en place les conditions de l’employabilité des jeunes.

 

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La fin du XXe siècle et le début du XXIe sont marqués par la persistance d’un chômage massif dans de nombreux pays industrialisés.

Ainsi, l’emploi est devenu un enjeu majeur de notre temps, c’est le moyen principal pour assurer son existence. L’emploi peut aussi être considéré comme le chemin naturel de l’autonomie, de la responsabilité et de l’épanouissement personnel. Il condense la plupart des espoirs mais aussi des désillusions, des échecs et des succès de la vie sociale. L’emploi permet surtout de se projeter et de construire sa vie personnelle.

La Région Normandie, acteur de l’emploi en interne

La Région Normandie, collectivité territoriale « employeur », avec 5 000 agents n’échappe pas à cette réalité : elle a multiplié ses politiques pour agir directement auprès de ses personnels ou plus largement ceux qu’elle recrute, pour favoriser l’emploi sur les territoires. C’est aussi une diversité de métiers qui constitue les forces vives de la collectivité ; métiers qui sont au sein des services dits « administratifs » et dans les 144 lycées publics que comptent notre Région.

Elle est aussi « service aux usagers » dans des secteurs tellement différents. Elle a d’ailleurs dû déployer une formidable énergie pendant une année, à l’occasion de la fusion des deux anciennes Régions (Haute et Basse Normandie) avec notamment la réorganisation de ses propres directions menée avec succès.

La crise sanitaire inédite est venue modifier durablement les habitudes de l’exercice de l’emploi pour lutter contre la propagation du virus, tout en entraînant dans le monde économique, de nouvelles destructions d’emploi. Il va donc falloir envisager l’emploi au lendemain du Covid-19 et intégrer les nouvelles formes d’activités comme le télétravail : à la Région cette année ce sont près de 750 demandes sur 1 200 salariés concernés qui sollicitent ces nouvelles pratiques. Dans le même temps, il est nécessaire de susciter l’envie de se tourner vers des emplois qui reviennent d’ailleurs en force pendant cette période de pandémie tels ceux liés à l’hygiène et à la sécurité.

Les directions participent aux jurys de recrutement de leurs collaborateurs dans une démarche appuyée de lutte contre les discriminations, la parité, la place du handicap afin de sensibiliser les membres de ces jurys dans le process de recrutement. Nouveauté cette année, toutes les offres sont ouvertes en même temps à l’interne et à l’externe.

Parmi nos priorités d’actions, j’ai tenu à inscrire l’amélioration des conditions de travail des agents selon une démarche intitulée «Région en Santé» avec un accompagnement de l’AFNOR. Cette expérience unique en France pour une collectivité régionale est mise en place dans l’ensemble des services au bénéfice de tous les agents. La démarche est structurée en quatre axes : «partage des pratiques de management et de gestion contribuant au mieux-être» ; «prévention des risques professionnels et amélioration des environnements» ; «équilibre vie privée-vie professionnelle» ; «habitudes de vie». Je suis sensible à ce que chacun demeure libre de participer ou non aux ateliers, conférences… et à ce que l’on veille à ne pas installer d’ingérence avec la sphère privée de chacun.

Par ailleurs, un outil, « Test un métier », est aussi déployé à compter de ce mois de février pour permettre aux agents d’échanger entre eux sur le contenu de leurs métiers. Au travers d’un rendez-vous direct pris sur une plateforme, ainsi, chaque agent peut découvrir de nouveaux métiers en rencontrant un collègue, « Ambassadeur métiers » au sein de la collectivité ; l’objectif étant de trouver un format adapté pour encourager la mobilité interne.

Le plan de relance, notamment européen, va nécessiter le recrutement de nouvelles compétences liées à la gestion de ces mêmes fonds européens (exemple, 30 M Euros engagés avant fin 2023 pour la Normandie dans le cadre de REACT EU).

Politique RH, politique de Richesse Humaine

(Commentaire de Florestan: après les relations humaines nous sommes tombés dans les ressources humaines... Alors va pour la richesse humaine pour redécouvrir les relations humaines.)

C’est dire combien les RH ont une mission d’animation des talents et dont l’adaptabilité est une nécessité en matière d’emploi pour notre collectivité, pour ses collaborateurs avec une ouverture sur l’extérieur ! Recruter n’est pas simple, c’est avant tout une aventure humaine et pourtant il s’agit d’un enjeu majeur pour les entreprises comme pour les services au public, quel que soit le niveau de recrutement d’un salarié. D’ailleurs, on parle de Ressources Humaines alors qu’il me semblerait plus juste d’évoquer les Richesses Humaines, l’essentiel, ce sont les Femmes et les Hommes, dans leur diversité, qui composent le corps social.

Par ses politiques incitatives, la Région Normandie souhaite aussi contribuer à soutenir les acteurs économiques et les collectivités des territoires en favorisant la valeur ajoutée et par voie de conséquence les emplois. Ainsi, elle a par exemple la volonté de maintenir les jeunes sur le territoire après leurs études en leur proposant des emplois adaptés à leurs appétences (ex : soutien à l’implantation de l’Ecole Fauchon dans les locaux de la Région Normandie pour former des étudiants français et étrangers à devenir les futurs professionnels des métiers de bouche).

La Région Normandie soutient l’emploi des jeunes

Dans le cadre de son plan de relance économique, la Région Normandie a décidé de financer 2 000 stages afin de permettre aux jeunes diplômés normands, qui cherchent à intégrer un marché du travail fragilisé par la crise sanitaire, d’effectuer une mission dans une entreprise, à laquelle s’ajoutent des modules de formation adaptés. L’objectif est de maintenir les jeunes diplômés dans une dynamique positive et leur permettre d’acquérir rapidement une première expérience professionnelle : la Région montre l’exemple en accueillant 200 jeunes diplômés, dans ses services ou structures annexes, pour accompagner leur premier emploi. Ce nouveau challenge est un pari normand sur l’avenir car il est indispensable de concentrer nos efforts sur la lutte contre les difficultés de recrutement que connaissent les entreprises, tout en adaptant notre action aux dynamiques économiques propres à chaque territoire afin de sécuriser des reprises d’emploi durables, en considérant le poids de son attractivité et en misant sur les métiers qui embauchent.

L’emploi est devenu aujourd’hui une grande cause nationale. La Région Normandie met tout en œuvre pour apporter sa contribution à l’inversion la courbe du chômage et sa consolidation dans le temps. Nous devons agir, tous ensemble, surtout en cette période où l’économie est durement touchée par la crise sanitaire.

Je considère aussi qu’il est aussi de notre devoir d’anticiper en préparant aux emplois de demain et encore inconnus.

Aussi, en travaillant activement sur l’emploi, qu’il soit public ou privé, nous investissons sur la valeur humaine pour construire durablement un avenir meilleur et surtout ne laisser personne sur le bord du chemin.»


Communiqué de la région Normandie:

Lycée Guillaume le Conquérant de Falaise :

ouverture d’un bac pro pilote de ligne de production en septembre 2021

 Hervé Morin, Président de la Région Normandie, a annoncé, vendredi 12 mars, l’ouverture en septembre 2021 d’un bac pro pilote de ligne de production au lycée Guillaume le Conquérant (site Guibray) de Falaise.

 Etaient présents à la visite du lycée : Nathalie Porte, Députée du Calvados, Conseillère régionale, Bertrand Deniaud, Vice-Président de la Région Normandie, chargé des lycées et de l’éducation, Claude Leteurtre, Conseiller départemental du Calvados,  Eric Garnier, Délégué régional à la formation professionnelle initiale et continue, Jean-Philippe Mesnil, Président de la Communauté de Communes du Pays de Falaise, Hervé Maunoury, Maire de Falaise, Jean-François Lamache, Proviseur du Lycée Guillaume Le Conquérant, Marina Georget, Directrice Générale de Tartefrais, Laurent Morival, Directeur des Ressources humaines de Stellantis (usine PSA Caen).

 Fruit d’une coopération entre le Rectorat, la Région Normandie et la communauté de communes Pays de Falaise, ce nouveau cycle de formation en trois ans a pour objectif de recruter au niveau collège et/ou seconde des jeunes désireux de s’engager dans l’industrie comme pilote de ligne de production. Cette formation offre une large palette de débouchés dans les secteurs de l’industrie agro-alimentaire, chimique, pharmaceutique, biens de consommation et service.

 « Je me réjouis de cette ouverture de formation, qui répond pleinement aux besoins du bassin d’emploi du territoire de Falaise et reflète les besoins en main d’oeuvre des chefs d’entreprise dans le secteur de l’agro-alimentaire du pays de Falaise. L’industrie offre des emplois et des vraies perspectives d’évolution en Normandie. Elle est la première région française pour la part de l’industrie dans son PIB »  déclare Hervé Morin.

 Trois quarts des besoins exprimés par les chefs d’entreprise du secteur de Falaise concernent des métiers des industries du process, des fonctions supports, des métiers de la mécanique ou de la maintenance.

 La Région va acquérir des équipements supplémentaires pour doter l’établissement d’une ligne de production complète en complément des équipements existants pour un montant de 45 000 euros. Des travaux dans les ateliers sont également programmés pour permettre ces nouvelles installations. De plus, deux partenariats d’envergure ont été établis dans le cadre de cette nouvelle formation avec les entreprises Stellantis (usine PSA de Caen) et Tartefrais.

 

L’ouverture de ce nouveau bac professionnel, adapté à l’industrie agro-alimentaire, s’inscrit dans une dynamique de travail d’animation territoriale engagée depuis trois ans entre la Région et la Communauté de communes Pays de Falaise. Elle porte sur :

-     La gestion prévisionnelle des emplois et compétences pour anticiper les besoins en emploi et en formation

-     L’offre de formation initiale et continue pour les adapter aux besoins du territoire

-     L’information sur les métierspour valoriser les métiers auprès du plus grand nombre pour favoriser l’orientation, l’accès à la formation et l’emploi.

 Le lycée Guillaume Le Conquérant est un lycée polyvalent qui propose à la fois des formations générales, technologiques et professionnelles. Il compte 939 élèves à la rentrée 2020 dont 118 élèves en enseignement professionnel sur des formations tertiaires (accompagnement soins et services à la personne, accompagnant éducatif petite enfance, gestion-administration, comptabilité) et industrielles (maintenance des équipements industriels, métiers de l'électricité et de ses environnements).


https://www.normandie.fr/la-strategie-regionale

La stratégie régionale

La Région pilote la formation professionnelle sur son territoire en s’efforçant de mettre en relation les besoins des publics en matière de formation avec les réalités économiques des territoires. Elle s’appuie sur un document cadre, le contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelle (CPRDFOP) et sur divers outils partenariaux.

Le CPRDOFP

Le contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelle (CPRDFOP) a pour objet de définir la stratégie des différents acteurs régionaux en matière de formation professionnelle des jeunes et des adultes :

  • Répondre aux besoins de qualification générés par les mutation économique
  • Favoriser l’insertion professionnelle par le développement des compétences et des qualifications de tous
  • Construire une orientation facilitée tout au long de la vie
  • Organiser une gouvernance partagée dans le respect du quadripartisme (Etat, Région, partenaires sociaux employeurs et salariés)

Son ambition principale est de faire se rencontrer la demande des publics à former et celle des acteurs économiques, sans négliger les réalités sociales et les aspirations individuelles. Il s'agit de s'assurer que la formation réponde aux choix des individus tout en les menant vers l'insertion professionnelle durable et d'être à l'écoute des employeurs pour leur permettre de disposer des compétences dont ils ont besoin.

Ce document  impulsé par la Région, définit ainsi, avec l’ensemble des acteurs et les partenaires sociaux, les travaux liés à la carte des formations, à l’offre de formation pour les demandeurs d’emploi, à l’animation du service public régional d’orientation et à la lutte contre le décrochage scolaire.

Les Accords de partenariat avec les branches professionnelles

La Région Normandie contractualise avec les branches professionnelles pour identifier les enjeux en matière d’emplois et de compétences des différents secteurs économiques, sous la forme d’accords de partenariat.

Ils permettent des échanges privilégiés sur les besoins de formation avec les branches professionnelles. Par leur connaissance de l’évolution en compétences, les branches professionnelles participent à éclairer  les décisions prises en terme d’évolution d’offre de formation tout en assurant un développement cohérent des différentes voies de formation, dans le cadre des orientations du CPRDFOP.

Cette collaboration porte, notamment, sur :

  • l’observation de l’évolution des compétences attendues par les employeurs,
  • l’adaptation de l’offre de formation initiale et continue pour répondre aux besoins de recrutement actuels et à venir,
  • la mise en œuvre d’actions mutualisées sur le champ de l’attractivité et de l’information sur les métiers en lien avec l’Agence régionale de l’orientation et des métiers.

La Région a signé 12 accords de partenariats :

Mode Maille Habillement, Bâtiment et des travaux publics, Artisanat, Travail temporaire, Transport Logistique, Agriculture, Formation professionnelle, Particuliers employeurs et emplois à domicile, Métallurgie, Commerce, Sécurité, Bureaux d’études techniques des cabinets d’ingénieurs conseils et des sociétés de conseils.

Une dizaine d’accords en cours de négociation permettra de couvrir l’ensemble des branches professionnelles représentatives sur la Normandie.

Dans le cadre du PRIC (Plan Régional d'Investissement dans les Compétences), l’État apporte 337 millions d’euros supplémentaires aux 506,8 millions d’euros déjà mis en œuvre par la Région Normandie pour la formation des personnes en recherche d’emploi. Au total ce sont ainsi 843,8 millions d’euros qui pourront être consacrés à la formation en Normandie pour la période 2019-2022. En février 2021, un avenant accorde une dotation supplémentaire de 38,9 millions d’euros supplémentaires pour la formation des jeunes en Normandie, dans les filières d'emplois prioritaires : le bâtiment et la rénovation énergétique, l’agriculture, l’industrie agroalimentaire, les énergies, le numérique, la santé et le service à la personne. 

Le PRIC se décline en une trentaine d’actions qui répond à la feuille de route élaborée par la Région et ses partenaires, sur la base d’un diagnostic territorial et socio-économique précis.

Le Pacte normand vient en complément des mesures et dispositifs existants en Normandie. Il s’intégrera notamment en cohérence avec le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de l’Orientation Professionnelles, élaboré par la Région Normandie et signé avec l’Etat et les partenaires sociaux pour la période 2017-2022.

Avec sa proposition, la Région Normandie vise un objectif de 128 000 entrées en formation sur la période 2019-2022


Commentaire de Florestan:

Quant l'Etat central annonce apporter 337 millions d'euros supplémentaires aux millions déjà mis sur la table par la région Normandie pour financer le "Pacte Régional d'Investissement dans les Compétences" (PRIC) on n'est vraiment pas obligé de le croire: le précédent de la réforme de recentralisation de l'apprentissage devrait inciter à la méfiance...


2° L'Etat central et les collectivités territoriales locales (Caen-la-Mer et le département du Calvados):

 https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-territoires-partages-l-etat-met-6-millions-d-euros-pour-aider-les-18-30-ans-hors-radar-7157625

Caen. Territoires partagés : l’État met 6 millions d’euros pour aider les 18-30 ans « hors radar »

Programme élaboré par sept associations d’aide à l’insertion ou tiers lieux de Caen-la-Mer, « Territoires partagés » a été retenu par le ministère du Travail pour mener un travail sur trois ans en faveur de l’inclusion des jeunes. L’opération a été officiellement présentée et lancée mardi 16 février 2021, au Dôme.

6 millions d’euros pour trouver une solution, d’ici 2023, pour 300 jeunes (sur un panel de 500 bénéficiaires) actuellement en situation d’exclusion : c’est l’objectif fixé par l’État pour le programme « Territoires partagés » qui se déroulera à Caen-la-Mer (secteur urbain) et à Évrecy et alentours (Vallées de l’Orne et de l’Odon, secteur rural).

Particularité de cette opération qui vient d’intégrer le projet national « 100 % inclusion, la fabrique de la remobilisation » initié par le ministère du Travail, sept structures de l’agglomération caennaise se sont associées pour porter cette mission : l’Association des Amis de Jean-Bosco, Le Dôme, Cap’Sport, le WIP, le Café des images, la Cravate solidaire et l’école de la 2e chance.

25 emplois équivalents-temps plein créés

Première étape de ces « Territoires partagés », opération officiellement dévoilée mardi 16 février 2021 au Dôme, à Caen : repérer ce public fragile, « des jeunes de 18 à 30 ans peu ou pas qualifiés qui ne sont ni en étude, ni emploi, ni en formation, en allant sur le terrain », a exposé Matthieu Debar, l’un des coordinateurs du projet, pour lequel 25 emplois équivalents-temps plein ont été créés.

Pour lever les freins à leur insertion, ces bénéficiaires seront « embarqués dans un voyage », qui consistera à les faire évoluer parmi des publics différents, et à pratiquer des activités diverses au sein des sept partenaires : de la culture à la communauté des « makers » des fablabs, en passant par le sport, voire le maraîchage. L’idée étant de pouvoir ensuite amener ces jeunes à retrouver une voie, « des parcours choisis et créés sur-mesure ».


 Commentaire de Florestan:

Question. Comment ce dispositif "territoires partagés" va-t-il s'articuler avec les initiatives déjà prises par la Région Normandie? (par exemple: "hachetague Avenir")