Visite d'un ministre sans le Premier ministre à Ducey, dans l'Avranchin (Manche) histoire d'inaugurer un "internat d'excellence" avec l'idée que le bon air de la campagne ne saurait faire de mal aux décrocheurs scolaires de la banlieue parisienne...

https://www.tendanceouest.com/actualite-379978-photos-sud-manche-jean-michel-blanquer-en-visite-a-brecey-vendredi-26-mars.html?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2021-03-26&utm_content=bloc1

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Sud-Manche. Jean-Michel Blanquer en visite à Brécey vendredi 26 mars

Le ministre de l'Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, était en déplacement dans la Manche, vendredi 26 mars. Il a visité le collège de Brécey.

Le dispositif de police et de gendarmerie déployé pour la visite de Jean Castex était impressionnant ce vendredi matin à Brécey. Sauf qu'a 9 h 50, seul le ministre de l'Éducation nationale et sa secrétaire d'État en charge de l'éducation prioritaire, Nathalie Elimas, sont entrés dans le collège de la commune. En effet, Jean Castex a annulé sa venue à 22 h 30, jeudi 25 mars, parce qu'il devait rester à Paris pour gérer la crise sanitaire. Jean-Michel Blanquer et Nathalie Elimas ont donc visité le collège de Brécey dont l'internat est labellisé internat d'excellence. En marge de cette visite, une quarantaine de personnes, encadrées par un gros dispositif de sécurité, ont participé à une manifestation dans le calme à quelques centaines de mètres du collège. Ils voulaient dénoncer les fermetures de classes dans le 1er et le second degré comme dans les écoles de Ger et Hudimesnil et au collège Chalmel Lacour d'Avranches. Une délégation de parents du collège voisin de Sourdeval, qui doit fermer à la rentrée, avait fait le déplacement également.

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Le Covid, encore le Covid, toujours le Covid... Jusqu'au premier tour des prochaines élections régionales (tout le monde s'en fout!). Jusqu'au premier tour des prochaines élections... présidentielles (Alors là... tout le monde s'inquiète!)

https://www.tendanceouest.com/actualite-379999-covid-19-la-normandie-est-sujette-a-de-fortes-preoccupations-s-inquiete-l-ars.html?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2021-03-27&utm_content=bloc1

Covid-19. "La Normandie est sujette à de fortes préoccupations" s'inquiète l'ARS

L'Agence régionale de santé vient de faire un point sur la situation de la Covid en Normandie. Avec 145 clusters présents dans la Région, les chiffres ne sont pas bons. 

Par Sven Geslin

Le taux d'incidence a bondi de 20 % en une semaine dans la Région (ARS). Avec un taux d'incidence qui frôle les 300 cas pour 100 000 habitants (299), "la Normandie est sujette à de fortes préoccupations", indique l'Agence régionale de santé.

L'Orne a vu son taux exploser puisqu'il a augmenté de 32 % en une semaine. L'Eure arrive en deuxième position avec une augmentation de 24 %. S'ensuit la Manche avec 20,5 %, la Seine-Maritime avec 19 %, et enfin le Calvados avec 14 %. Si le taux incidence est en hausse dans tous les départements, les effets ne se feront ressentir que dans les prochaines semaines. "Nous n'avons toujours pas atteint le pic de cette troisième vague", explique l'ARS. Pour limiter le nombre de contaminations, Benoît Cottrelle, médecin à l'ARS Normandie et responsable du pôle veille sanitaire, recommande de "limiter les contacts et au moindre doute faire un test". Actuellement, 1 393 personnes sont hospitalisées dans les hôpitaux normands. C'est 95 malades de plus qu'au moment du pic de la seconde vague.

https://www.tendanceouest.com/actualite-379976-covid-19-le-departement-de-l-orne-place-sous-surveillance-renforcee.html?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2021-03-26&utm_content=bloc2

Covid-19. Le département de l'Orne placé sous surveillance renforcée

Plusieurs mesures de freinage supplémentaires ont été prises par la préfecture de l'Orne et l'Agence régionale de santé pour contenir l'épidémie de Covid-19.

La décision de placer sous surveillance renforcée l'Orne semblait inéluctable au vu du cluster découvert dans le secteur de L'Aigle le jeudi 18 mars. Cette décision entraîne la mise en place de deux nouvelles mesures qui prendront effet le samedi 27 mars. La vente et la consommation d'alcool sur la voie publique seront interdites. L'objectif est de "limiter les rassemblements de personnes", précise la préfecture. Quant aux foires, brocantes, ou vide-greniers, ils seront également suspendus. Ces mesures, qui s'ajoutent au port du masque obligatoire et au couvre-feu de 19 h à 6 h, ont été décidées au vu de la situation épidémique qui se dégrade fortement. En une semaine, le taux d'incidence a augmenté de 32 % dans l'Orne contre 20 % au niveau régional.

Voir aussi: multiplication des fermetures de classes à Rouen et Elbeuf en raison du Covid...

https://www.paris-normandie.fr/id177343/article/2021-03-26/covid-19-le-nombre-de-classes-fermees-rouen-et-elbeuf-explose-les-parents?mgo_r=c5917e69-2126-4a72-b761-a0f2e4a0d182_2&mgo_eu=b00E80C


Hervé MORIN se confie à la revue "Charles": il regrette finalement n'avoir pas voté finalement pour les grandes régions de la réforme de 2015 (comme l'a fait pourtant un certain Edouard Philippe), réforme qui a fait la réunification de la Normandie tout en massacrant le reste de la géographie régionale française...

https://open.spotify.com/episode/1U4DjGmEhZ9zEDM9fyTE9M


Halte à un énième tripatouillage électorale: les élections régionales et départementales devront se tenir en juin prochain.

https://www.territoires.org/la_democratie_exige_votons_en_juin_pour_les_elections_departementales_et_regionales

La démocratie l’exige: votons en juin pour les élections départementales et régionales

Dix présidents de conseils régionaux* demandent au gouvernement de ne pas repousser une deuxième fois, sous prétexte de crise sanitaire, les élections départementales et régionales, prévues les 13 et 20 juin prochains.

Les élections départementales et régionales sont un moment important du fonctionnement démocratique de notre pays. Elles permettent à nos concitoyens de choisir les élus qui vont prendre en charge pendant six ans des politiques publiques importantes, en matière de solidarité, de développement économique, de mobilité, d’éducation ou d’emploi. Dans la période de crise que nous vivons, ces politiques sont un enjeu majeur pour notre pays.

Pourquoi donc le gouvernement s'interroge-t-il à nouveau sur le report de ces scrutins, au risque de priver nos concitoyens des moyens de choisir leur avenir? Pense-t-il qu’il ne sera pas possible d’organiser des élections au mois de juin prochain? Ce serait faire preuve d’un pessimisme étonnant sur l’évolution de la situation sanitaire compte tenu des mesures annoncées et contradictoire avec l’optimisme affiché au plus haut sommet de l’État. Nous savons qu’il est possible d’organiser les opérations de vote dans le cadre d’un protocole sanitaire très sûr.

Depuis mars 2020, 12 pays de l’Union européenne ont tenu des élections, sans compter la Suisse, qui a organisé des élections cantonales et trois référendums

Le gouvernement imagine-t-il qu’il n’est pas possible de conduire une campagne électorale dans la période actuelle? Mais voilà un an que nous vivons avec cette crise sanitaire, et la société ne s’est pas arrêtée pour autant. Citoyens, entreprises, associations, nous avons toutes et tous su adapter nos modalités de fonctionnement, notre accès à l’information, notre manière de débattre. Nous ne pouvons pas suspendre la démocratie à un retour à la normale alors même que tout le monde s’accorde à penser qu’il faudra s’habituer pour longtemps à vivre dans un nouveau contexte sanitaire.

Depuis mars 2020, 12 pays de l’Union européenne ont tenu des élections, sans compter la Suisse, qui a organisé des élections cantonales et trois référendums, dont le dernier s’est tenu le 7 mars. Outre les Pays-Bas, dont les législatives ont eu lieu cette semaine, deux pays de l’Union prévoient de tenir des élections d’ici fin juin: élections législatives en Bulgarie le 4 avril et élections régionales dans le Land de Saxe-Anhalt en Allemagne le 6 juin 2021. Enfin, le Royaume-Uni organise ses élections locales et des législatives en Écosse et au pays de Galles le 6 mai 2021. Seuls les Italiens ont décalé des scrutins (municipaux et régionaux, NDLR) à l’automne.

Au moment du débat sur la loi ayant acté un premier report de mars à juin 2021, nous avions dit dans un courrier adressé au premier ministre le 23 novembre 2020 notre opposition à la présence d’une «clause de revoyure» et la nécessité de sanctuariser une date. Nous n’avons pas été suivis. Nous comprenons bien la contradiction devant laquelle cette clause place aujourd’hui le gouvernement, qui semble avoir du mal à dire que l’on peut voter alors qu’il renforce les mesures de restriction. C’est schizophrénique, nous l’avions prévenu. Les décisions prises ne visent-elles pas justement à accélérer le retour de notre pays à une situation stabilisée? La situation sanitaire de mars peut-elle, sous couvert d’une clause de revoyure, servir de prétexte au report d’une échéance électorale prévue en juin?

Nous souhaitons que puisse se tenir un débat sur le bilan des sortants et que les projets alternatifs des candidats puissent être soumis à l’arbitrage des électeurs

Depuis un an, nous avons déployé tous nos efforts pour accompagner nos concitoyens, les protéger, leur permettre de garder l’espoir. Nous ne considérons pas qu’aller voter les mette en danger au point de chercher à les en empêcher. En décembre 2015, nous avons toutes et tous reçu un mandat du peuple, et l’échéance de ce mandat était fixée à mars 2021. Nous avons utilisé ce mandat pour conduire des politiques publiques avec détermination. Certains d’entre nous ont dû piloter un chantier de fusion d’une complexité considérable. Et nous avons tous affronté une crise sanitaire aux conséquences sans précédent. Mais le mandat au titre duquel nous agissons est arrivé à son terme et la démocratie impose que de nouvelles élections aient lieu.

Nous avons accepté, dans une volonté de consensus, de suivre les propositions équilibrées formulées par Jean-Louis Debré à la demande du Premier Ministre et qui ont conduit à les reporter aux 13 et 20 juin prochains.

Mais nous ne comprenons pas l’idée que nos mandats une fois encore soient prolongés. Nous souhaitons que puisse se tenir un débat sur le bilan des sortants et que les projets alternatifs des candidats puissent être soumis à l’arbitrage des électeurs. Nous souhaitons faire vivre le débat démocratique dans nos régions. En rendant nos concitoyens acteurs de leur futur, et non pas observateurs résilients des décisions nationales prises sous le régime de l’état d’urgence, nous pensons leur rendre un peu de cet espoir si nécessaire à la vie et à la respiration démocratique.

Toutes les élections sont essentielles. Ce n’est pas au Conseil scientifique de confiner la démocratie!

* Renaud Muselier, président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azuret président de Régions de France ; François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire et président délégué de Régions de France ; Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et première vice-présidente de Régions de France ; Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France ;Carole Delga, présidente de la région Occitanie ; Christelle Morançais, présidente de la région des Paysde la Loire ; Hervé Morin, président de la région Normandie ; Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine ; Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ; Ary Chalus, président de la région Guadeloupe.


La Normandie vue de loin, c'est-à-dire, vue de Paris cela peut aussi donner ça... Et lorsqu'à l'éloignement, on ajoute la myopie idéologique, le résultat est plutôt castatrophique.

Nous n'avons jamais été "Charlie"... La preuve:

https://charliehebdo.fr/2021/03/ecologie/herve-morin-jirai-pourrir-ma-normandie/

Hervé Morin : j’irai pourrir ma Normandie

Jacky Bonnemains ·

La Métropole de Rouen a voté contre mais Hervé Morin, président de la région Normandie, insiste : il veut son contournement autoroutier. Quitte à faire pleuvoir des dizaines de millions d'euros sortis de son chapeau. Et quitte à détruire un peu plus la nature !

Hervé Morin, l’homme qui parle à l’oreille des chevaux de course et de Michel Onfray, est survolté. Il a fait sienne la rengaine d’EDF qu’on entend sur les ondes à longueur d’année. L’énergie est notre avenir et à défaut de l’économiser, Hervé Morin mise dessus au point de la gaspiller. Président de la Normandie réunie depuis janvier 2016, l’ex-ministre de la Défense du gouvernement Fillon veut imposer une nouvelle tocade autoroutière de 40 km de long qui, pour contourner Rouen, perforerait les prairies et les zones humides, dominerait la Seine, écraserait des manoirs et des chaumières, abattrait les forêts de hêtres et réveillerait dans leur sommeil les os de mammouth autant que les bombes des deux dernières guerres mondiales.

Hervé Morin est coûte que coûte pour et pour palier le désengagement de Rouen Métropole, il met sur la table – jaillis d’on ne sait quelle fontaine miraculeuse – non plus 157 mais 205 millions d’euros. « Ce projet est d’intérêt général. » « Il permettra d’assurer la continuité du transit européen. » Entendez par là que les camions dévalant du nord et remontant du sud pourront plus vite quitter et gagner les ports d’Anvers et de Rotterdam. L’idée est de créer un canal autoroutier complémentaire du mythique canal du Nord. « L’intérêt du plus grand nombre doit l’emporter sur la volonté de quelques agitateurs », ajoute le président qui n’hésite pas à manier la cravache.

Étendant son domaine à la mer, le président a engagé la Normandie dans un audacieux « joint venture » avec un investisseur britannique, en vue d’immerger au large du cap de La Hague dix hydroliennes qui, sur le papier, seraient capables de contribuer à l’alimentation en électricité du complexe atomique. Une sorte de pourboire en énergie au détriment des bars et des dauphins que le courant forcené du Raz Blanchard attire, et des larves de poissons et de crustacés que le Raz distribue dans la Manche du nord et dans la Manche du sud.

Cidre et énergie nucléaire

La boulimie énergétique de Monsieur Morin ne s’arrête pas là. Il considère que le nucléaire, au même titre que le cidre et le camembert, est une spécialité normande. Il trépigne d’impatience d’entendre officialisée la construction d’au moins un EPR à Penly près de Dieppe et en attendant, il salue avec ferveur et en compagnie des écolos locaux l’avancée des usines éoliennes offshore qui, du Tréport à la baie de Seine, vont coloniser la mer et la faire souffrir jusqu’aux falaises.

On ne saurait quitter les lieux sans évoquer la toile Lubrizol qui comme un gigantesque Soulages a été accrochée au ciel de Normandie le 26 septembre 2019 et s’est décomposée sur Rouen, les banlieues ouvrières et rupines, les vaches et les pommes. Au moment des faits, Hervé Morin n’avait pas goûté cette nouvelle forme d’impressionnisme dont les stigmates seront quantifiables pendant une centaine d’années selon ses propos tenus devant les ministres de l’Agriculture, de la Santé et de l’Écologie de l’époque pendant une réunion du Comité de transparence et de dialogue. Les mois ont passé et le climat s’est apaisé. Le clan normand qui tient les rênes (sic!) s’est ressaisi et au bout du compte, la région ne portera pas plainte contre Lubrizol et Normandie Logistique. Elle se contente d’une modeste indemnisation amiable de 1,3 million d’euros et des poussières. Après ce regrettable accident, le business et la franche camaraderie reprennent leurs cours. 


 

Commentaire de Florestan:

La Région n'est pas directement responsable de l'affaire Lubrizol. En revanche, ce journaliste qui croit faire son travail correctement semble croire que la duché de Normandie a été rétablie depuis 2016 quitte à confondre la Normandie avec le... Morinlande! Il faut apprendre à ce monsieur que le maire de Rouen et président de la métropole de Rouen qui voit passer régulièrement la couleur de l'argent de Lubrizol ne s'appelle pas Hervé Morin mais Nicolas Mayer-Rossignol et avant lui Yvon Robert...

Voir aussi:

https://www.paris-normandie.fr/id177563/article/2021-03-27/lubrizol-dix-huit-mois-apres-lincendie-pres-de-150-manifestants-defilent-rouen?mgo_r=d00c0ac7-b104-43a4-bb8d-7a650213346d_0&mgo_eu=b00E80C


La Normandie a fait la même chose avec Léopold Sédar Senghor...

La Normandie fait le Normand.

Mais il n'est pas toujours certain comme l'affirme avec générosité d'esprit Kofi Yamgnane, que la Bretagne fasse toujours le... Breton car il arrive assez souvent, voire trop souvent, que cela ne soit plutôt l'inverse!

https://france3--regions-francetvinfo-fr.cdn.ampproject.org/c/s/france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/bretagne-vue-kofi-yamgnane-c-est-bretagne-qui-m-fait-je-lui-dois-1853902.amp

La Bretagne vue par Kofi Yamgnane : "C'est la Bretagne qui m'a fait, je lui dois tout"

Quand on a demandé à Kofi Yamgnane de nous confier son coin de Bretagne préféré, c'est sans hésiter dans le Finistère qu'il nous a emmenés. Sur la presqu'île de Crozon, à la Pointe de Pen Hir. "Un endroit où la mer gronde et où l'on voit les larmes des morts", dit-il.
"Mon ethnie, c'est la Bretagne, ma tribu, c'est le Finistère, mon clan, c'est ma famille".

Il s'appelle Kofi Yamgnane. Il est né et a grandi au Togo avant d'arriver en Bretagne dans les années 60. Il est le premier maire noir de France métropolitaine. Il a été élu en 1989, à Saint-Coulitz dans le Finistère. 

Deux ans plus tard, il est nommé secrétaire d'État à l'Intégration de François Mitterrand. 

La pointe de Pen Hir, un endroit où l'on voit "les larmes des morts"


Il nous fait découvrir la pointe de Pen Hir, à Camaret, dans le Finistère. Il aime se ressourcer devant "ces rochers déchiquetés" qui s'appellent les Tas de Pois. 

L'exil de Kofi Yamgnane en Bretagne est heureux, même si le Togo lui manque. "Je n'ai jamais été initié dans mon pays, je suis parti à l'école avant (..) Quand je me pose ces questions et que je suis mal, je viens ici sur la presqu'île, je retrouve la sérénité".

 Dans la région, il incarne le visage d'une intégration réussie, peut-être plus facile que d'autres.
 

Je suis chrétien, je suis baptisé, je suis marié avec une Bretonne, une fille de la Forêt Fouesnant, explique-t-il, je suis ingénieur diplômé de l'Ecole des Mines, c'est pas n'importe quoi, je suis sûr que si j'avais été étripeur de poulets chez Doux, si j'avais été musulman, si ma femme avait été arménienne ou américaine, j''aurais peut-être eu plus de mal à m'intégrer dans ce pays. Mais le sens de l'accueil est lié à la Bretagne, c'est singulièrement, la Bretagne qui est une terre d'accueil

Loin de sa famille togolaise, les amis comptent beaucoup


Kofi Yamgnane nous emmène chez Pierre Grall. Le Finistérien lui a ouvert les bras quand il s'est installé avec sa famille du côté de Châteaulin. Une amitié qui dure depuis 47 ans.

Tous deux sont des amis, comme des frères. Ils sont socialistes, ils se sont trouvés dans le combat politique. Pierre Grall, le prof d'histoire a suivi la carrière de son copain et a aussi partagé quelques bons moments avec lui et sa famille

Aujourd'hui, Kofi Yamgnane est retiré de la vie politique. Il suit avec intérêt l'actualité en France et dans le monde. Après la mort de Georges Floyd aux Etats Unis, il a pris la parole pour apaiser. 

Il ne perd jamais une occasion de partager son expérience, de dire sa chance d'avoir posé ses valises en Bretagne
 

Je suis persuadé que ce qui m'est arrivé en France, ne me serait pas arrivé ailleurs en France qu'en Bretagne. je n'aurais pas été élu ni à Perpignan ni à Marseille, ni à Paris. 

Kofi Yamgnane

Et ne lui dites pas qu'il a apporté beaucoup à la Bretagne, il vous répondra, c'est elle qui m'a fait, je lui dois tout.


Les professionnels du tourisme soumis aux tourments de la crise sanitaire du Covid aimeraient savoir quand finira le supplice... chinois du Gouvernement!

https://www.tendanceouest.com/actualite-379950-normandie-covid-19-grand-flou-pour-les-restaurateurs-a-l-approche-des-beaux-jours.html?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2021-03-26&utm_content=bloc4

Normandie . Covid-19 : grand flou pour les restaurateurs à l'approche des beaux jours

La saison estivale approche à grands pas. Sur fond de crise sanitaire, le secteur touristique normand peine à se projeter. 

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"Cette situation engendre beaucoup de stress depuis un an", confie Myriam Hérondelle, gérante du restaurant La Grignotte, à Étretat. "En 2020, notre établissement a ouvert uniquement entre juillet et septembre. Pour la prochaine période estivale, on aimerait pouvoir rouvrir complétement. Après, si on n'a pas le choix, on proposera sûrement de la vente à emporter... mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus convivial."

"On marche sur des œufs"

Les beaux jours reviennent et les vacances approchent. Mais pour le secteur touristique, il est, à ce stade, impossible de se projeter sur cet été. L'incertitude liée à la crise sanitaire plane toujours. La situation peut changer en quelques jours. Un contexte stressant pour le secteur touristique qui tente, tant bien que mal, de s'adapter.

"Nous étions confiants jusqu'à ce que les départements de Seine-Maritime et de l'Eure soient reconfinés. Dans cette situation, on marche sur des œufs", confie Bruno Fourmond, le chef du restaurant La table de Louis, à Granville. Depuis lundi 22 mars, l'établissement propose des commandes à emporter. Mais il paraît difficile de préparer en amont l'arrivée des touristes en Normandie. "La région se reconfine petit à petit, pour l'instant on attend toujours les dates de réouverture." À Blainville-sur-Mer, le restaurant de Maxime Milot, Le Grand Herbet, n'a toujours pas rouvert. "Nous avons des aides de l'État, ce qui nous permet de maintenir notre budget à flot. Mais c'est difficile de se projeter", explique le gérant. 

Dans l'Orne, le problème est similaire pour l'hôtel le Manoir du Lys, à Bagnoles-de-l'Orne. "Nous avons rouvert depuis trois semaines, uniquement les vendredis et samedis. Mais jusqu'ici, les résultats ne sont pas à la hauteur, nous n'avons pas eu beaucoup de réservations. Depuis un an, on essaye de s'adapter, mais sans directives supplémentaires du gouvernement, c'est difficile de se positionner pour la période estivale", explique Stéphanie Lebailly, gérant de l'hôtel familial. 

"Pour cet été, nous sommes prêts à maintenir cette formule à emporter", explique Aurélie Sucré, directrice commerciale des établissements de la Collection Saint-Siméon. "À Honfleur nous avons deux établissements [N.D.L.R. : le Vieux Honfleur et le Bistrot La Boucane] qui mettent en œuvre ce type de ventes depuis février." L'établissement confie que la situation budgétaire est assez difficile mais le personnel est prêt "à maintenir ce format, pour les semaines et mois à venir. Même pour la période estivale, nous nous préparons à proposer des ventes à emporter". À partir du mois d'avril, ces établissements ne serviront que les week-ends.


Installer des panneaux solaires sur le foncier d'un aéroport c'est plus facile et plus consensuel que de semer des éoliennes en plein champ ou en pleine mer un peu partout!

Communiqué de presse de la région (26 mars 2021)

Lancement du projet de centrale photovoltaïque sur l’aéroport de Deauville-Normandie

Hervé MORIN, Président de la Région Normandie, Président du Syndicat Mixte de l’Aéroport de Deauville-Normandie, Bruno BENSASSON, Directeur exécutif du groupe EDF en charge du pôle énergies renouvelables, Philippe AUGIER, Président de la Communauté de Communes Cœur Côte Fleurie, Maire de Deauville, Hubert DEJEAN DE LA BATIE, Vice-Président de la Région Normandie et Serge TOUGARD, Conseiller régional ont présenté le projet de centrale photovoltaïque sur les terrains de l’aéroport de Deauville-Normandie, faisant de Deauville-Normandie le premier aéroport régional producteur d’électricité renouvelable de France et d’Europe.

 EDF Renouvelables, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI), contribuera à la valorisation énergétique et économique de terrains situés au sein même de l’enceinte de l’Aéroport de Deauville-Normandie, en parfaite cohabitation avec l’activité de l’aérodrome.

 Sur une superficie de plus de 45 hectares, EDF Renouvelables bénéficiera d’un droit d’exploitation de 30 années pour construire une centrale photovoltaïque d’une puissance de plus de 60 mégawatts, qui produira une quantité d’électricité supérieure à la consommation annuelle de la totalité des habitants de la Communauté de Communes Cœur Côte Fleurie (21 000 habitants). Au total, environ 700 000 tonnes de CO2 (par rapport au mix européen) seront évitées pendant toute la durée de fonctionnement de la centrale, faisant de l’aérogare de Deauville-Normandie une aérogare à empreinte carbone négative. La mise en service de la centrale solaire est attendue, de façon estimée, pour le premier semestre 2024.

 Ce projet solaire, le plus puissant de Normandie, est en adéquation avec les objectifs du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires de la Région Normandie (SRADDET). Ainsi des délaissés aéroportuaires seront affectés à la production d’énergie renouvelable.

 Le projet générera des retombées locales, et ce dès la phase de développement, avec le lancement d’appels d’offres auprès d’entreprises locales pour la conduite d’études et pour la phase de construction (voirie, pose des panneaux, raccordement électrique). Les interventions sur site se feront en étroite collaboration avec les services de l’aéroport et de l’aviation civile pour un respect scrupuleux des normes et prescriptions de sécurité inhérentes à ce type de site.

 Des formations pourront également être dispensées par les centres régionaux dédiés. L’ensemble des redevances offertes par la location de ces terres, couplé avec un intéressement sur la production d’énergie, généreront des recettes pour le Syndicat Mixte. Les collectivités locales ainsi que le Département et la Région percevront également des recettes fiscales.

 « Le Syndicat Mixte de l’aéroport de Deauville – Normandie, soutenu fortement par la Région Normandie, espère être, à court terme, le premier aéroport régional français pouvant proposer une offre adaptée à l’aviation électrique du futur et aussi à l’hydrogène aérien en devenir. La prochaine aérogare actuellement en construction sera elle-même très économe en énergie. L’aérogare de Deauville pourrait ainsi être la première en Europe avec une empreinte carbone négative. » précise Hervé Morin.

 Bruno Bensasson, Directeur exécutif du groupe EDF en charge du pôle énergies renouvelables ajoute : « Nous sommes très fiers d’être lauréat de cette centrale solaire sur l’aéroport de Deauville-Normandie et d’accompagner la Région Normandie dans sa politique locale de déploiement des énergies renouvelables sur son territoire. Ce succès démontre la capacité d’EDF Renouvelables à proposer des projets compétitifs et innovants sur des sites exigeants et complexes comme ici un aéroport en activité, en étroite collaboration avec les acteurs locaux et les services de l’Etat. Il marque également une avancée dans le Plan solaire d’EDF qui vise à faire du Groupe un des leaders du solaire avec 30% de part de marché d’ici 2035. »


Changement climatique, montée du niveau de la mer... Un ancien Premier ministre nouveau maire du Havre dans les tentacules du Poulpe...

https://www.lepoulpe.info/hausse-du-niveau-marin-la-vraie-fausse-lutte-delus-normands/

Hausse du niveau marin : la vraie fausse lutte d’élus normands

Les prévisions en matière de hausse du niveau marin s'aggravent. Et la Normandie n’est pas épargnée. Pourtant, derrière les beaux discours, les agglomérations du Havre, de Caen ou encore de Dieppe, font traîner et rabotent les plans de prévention contre le risque de submersions et d'inondations. Il s'agit, au mépris des risques, de mener à bien leurs projets d'urbanisation. Et l’on parle, notamment, d’un ancien Premier ministre...

Par Vincent Rondreux | 24 Mar 2021

“Le seul effondrement qui nous menace, pour l’instant, c’est celui de nos volontés”, écrivait en 2019 le Premier ministre français de l’époque, Edouard Philippe, à l’occasion de la conférence climat annuelle de l’ONU (COP25). A l’aune de ses propos d’hier, difficile de croire, aujourd’hui, en la volonté inébranlable de l’actuel maire du Havre, le même Edouard Philippe, d’adapter le plus rapidement possible ses aménagements urbains à la hausse future du niveau de la mer.


La Normandie et son histoire universelle, humaniste et émouvante sur les écrans aux Etats-Unis...

https://mail.yahoo.com/d/folders/1/messages/AL15u4w2wt-0YF4Iyw2E8Fr8CTI?.intl=fr&.lang=fr-FR&.partner=none&.src=fp

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La Normandie rayonne sur le grand écran
Après la victoire du Caennais Jean-Pascal Zadi, récompensé du César du Meilleur espoir masculin pour son film Tout simplement noir, tournons désormais nos yeux vers les Oscars où l’histoire normande est en lice dans la catégorie courts-métrages documentaires.

La 93ème cérémonie américaine a en effet retenu le film « Colette », dédié à une ancienne résistante normande, Colette Marin-Catherine. A 92 ans, la Calvadosienne est partie sur les traces de son frère décédé en camp de concentration. Un documentaire émouvant à découvrir sur le site du Guardian.
Voir aussi:

Un Italien en Normandie... Heureusement qu'il y a les Horsains qui viennent de loin pour avoir un regard neuf et bienveillant sur notre belle Normandie!

Matteo Dell’Orto

Vivre les bouchons en sens inverse

Né il y a 40 ans et quelques mois entre Milan et Côme, Matteo Dell’Orto a vécu en Italie pendant une vingtaine d’années avant d’appréhender le monde, notamment l’Europe, avec voyages et expériences de vie. Londres – où il rencontre sa femme – Madrid, le sud de la France, puis Paris, en 2006, où il devient directeur des ventes pour une coopérative d’hôteliers indépendants. En 2017, il décide de quitter la capitale pour s’installer à Caen, tout en gardant son activité, effectuant des déplacements réguliers entre Paris, la Normandie et l’Europe. Témoignage ensoleillé d’un Italien conquis par la proximité.

Pourquoi la Normandie :

« Ma femme est originaire de Normandie, mais cela n’est pas tout ! On s’y sent bien. Et puis, c’est proche de Paris, mais sans être une banlieue dortoir. Il y a également la proximité de la mer, que j’adore. Et la taille de la ville, Caen, qui nous convenait parfaitement. »

 

Ma première surprise :

« Je n’avais pas l’habitude de paysages aussi verts. La toute première fois, il y a une quinzaine d’années – je parlais à peine français – j’ai été frappé par la verdure des paysages, de la campagne, tout en étant si proche de la côte. C’était si différent de la Méditerranée que je connaissais. »

Le gros + :

« Pour moi, sans hésiter, c’est la qualité de vie. Nous avons accès à tous les services, les routes sont en bon état, Caen est une ville à taille humaine. En fait, il y a toutes les commodités tout en restant une ville où il fait bon vivre. »

 

Des clichés à démonter :

« J’ai été positivement surpris par le climat : contrairement à ce que beaucoup de Français disent, il ne pleut pas tout le temps en Normandie ! Par comparaison, à Paris, il fait souvent gris. A Caen et sur la côte normande, il y a beaucoup de lumière… le temps est très changeant, c’est vrai, mais il n’y a pas de journées interminables de pluie. Autre surprise… 9 Français sur 10 pensent que les coquilles Saint-Jacques viennent de Bretagne : c’est faux ! Il y en a énormément qui sont pêchées aux alentours de Port-en-Bessin par exemple. »

Le petit – :

« Expérimentant depuis 4 ans le télétravail – avec trois jours en moyenne par semaine à domicile et deux jours à Paris, j’ai été amené à faire beaucoup de déplacements. Et c’est vrai que les transports sont parfois capricieux, notamment avec les retards des trains. »

 

Les différences notables avec Paris :

« Je vais être méchant avec Paris qui m’a accueilli pendant 10 ans mais il n’y a aucune comparaison possible. Rien ne me manque : la foule, la saleté, le bruit, la confusion, les bouchons, le trafic… c’est une ville que j’adore mais je préfère y venir pour un week-end. Tout y est plus compliqué… Pour aller voir un ami, à 10km, c’est minimum une heure de transport. En Normandie, 10km, c’est 10 minutes ! Côté loyers, ce n’est pas comparable non plus. A Caen, on peut avoir un espace extérieur agréable, à Paris, c’est impensable.

J’entends également souvent que l’offre culturelle est plus importante à Paris, c’est normal, et dans ce cas, s’y rendre un week-end est plus agréable : je préfère largement vivre les bouchons en sens inverse… ! Même du côté des activités sportives, comme la course à pied, le tennis, la natation, il faut faire la queue, prévoir à l’avance, réserver… en Normandie, c’est plus facilement accessible, on est plus libres d’être spontanés. »

Mes découvertes et coins insoupçonnés :

« Tout le monde connaît la Normandie pour le cidre et le fromage et non pour les huitres et les saint jacques – c’est dommage ! Avec ma femme, nous faisons beaucoup de balades, de temps en temps, nous partons de Ouistreham à pied pour aller jusqu’à Grandcamp-Maisy, en essayant de suivre le GR. Le pays d’Auge c’est un coin qu’on adore. On a découvert également le festival des AOC/AOP à Cambremer… idéal quand on aime les produits du terroir. C’est riche ! La Manche a également été une bonne surprise : à 1h10 de Caen, la variété des paysages est extraordinaire, avec des coins insoupçonnés et magnifiques, comme la Hague ou les petites anses, près de Gouville-sur-Mer. Il y a beaucoup de homards paraît-il là-bas, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion d’essayer. »

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