...Et la Normandie une partie du peu de souveraineté régionale qu'elle possède!

On ne peut manger un mauvais saucisson d'un seul coup! Faut faire des tranches, les plus fines posssibles! Les Belges du groupe Rossel, il y a moins d'un an quand ils avaient racheté le dernier quotidien régional normand encore indépendant, s'étaient bien gardés de dire qu'ils se débarrasseraient de l'imprimerie de Saint-Etienne-du-Rouvray pour imprimer le quotidien de la métropole régionale normande dans une autre métropole régionale située plus au Nord!

En 2019 lorsqu'il s'agissait d'étudier les diverses options pour une reprise du titre normand alors possédé par l'homme d'affaires rouennais Jean-Louis Louvel, le "roi de la palette", le groupe Leclerc La Manche-Libre-Tendance-Ouest s'était montré très intéressé et nous étions passés très près de l'occasion historique d'une réunification normande de la presse quotidienne régionale par la création d'un groupe de presse indépendant couvrant toute la Normandie sur tous les supports médiatiques possibles.

Cette occasion n'a pas été saisie et quand son sort dépend du bon vouloir d'une puissance étrangère...

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/rouen-le-groupe-rossel-veut-se-separer-de-l-imprimerie-du-journal-paris-normandie_40676298.html

Rouen. Le groupe Rossel veut se séparer de l'imprimerie du journal Paris-Normandie

imprimerie-paris-normandie

Le groupe Rossel a annoncé vouloir se séparer de sa rotative de Saint-Étienne-du-Rouvray pour juillet 2021. Une vingtaine d'emplois pourraient ainsi être supprimés.

Le groupe Rossel s’apprête à se séparer de l‘imprimerie du journal Paris-Normandie, basée à Saint-Étienne-du-Rouvray, dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime). Le président de la Voix du Nord, Michel Nozière, et le président de Paris-Normandie, Éric Berthod l’ont annoncé aux salariés lors d’une entrevue le 17 mars 2021. « Ils nous ont dit leur intention de fermer au 1er juillet », précise Christophe Mulot, délégué syndical CGT-Filpac. Ainsi le journal Paris-Normandie serait imprimé dans la région de Lille (Nord).

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Une vingtaine d’emplois menacés

L’offre de reprise acceptée par le tribunal de commerce en juin 2020, comprenait la poursuite des activités de l’imprimerie locale en passant de 33 à 17 salariés actuellement. Neuf mois plus tard, les signaux d’alerte s’affichent : baisse des ventes et effondrement de la publicité. « La période du Covid a été un facteur aggravant », reconnaît Christophe Mulot. En comptant le personnel d’entretien, une vingtaine de personnes sont menacées par cette volonté de restructuration. « Tout le monde va passer par la case Pôle emploi. On se bat pour des reclassements », indique le délégué syndical.

L’annonce devrait être officialisée lors du prochain Comité social et économique d’avril. La direction de Paris-Normandie nous a fait savoir qu’elle ne pouvait pas s’exprimer tant que les représentants du personnel n’avaient pas été officiellement informés, au risque de commettre un délit d’entrave.

Le cinquième plan social

Le 11 avril 2020, la direction du journal normand annonçait sa volonté de placer en liquidation judiciaire les deux sociétés éditrices. Un mois plus tard, trois offres de reprises étaient déposées au tribunal, dont celle de Rossel/la Voix du Nord. La CGT-Filpac avait d’ailleurs soutenu l’offre de reprise du groupe belge, ne faisant plus confiance à l’ancien propriétaire Jean-Louis Louvel.

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Historiquement, le journal était imprimé en centre-ville de Rouen et du Havre, avant que le groupe Hersant ne regroupe les deux imprimeries à Déville-lès-Rouen. En 2015, l’actuelle rotative menacée a été achetée en Angleterre pour trois millions d’euros et installée à Saint-Étienne-du-Rouvray. Paris-Normandie est tiré chaque jour à 40 000 exemplaires.


 

Commentaire de Florestan:

"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes" (d'après Bossuet)

Ils ont voulu le groupe Rossel? Et bien ils l'ont!

La perte de l'imprimerie, c'est le début de la fin. La suite, c'est la perte de l'indépendance de la rédaction rouennaise qui risque d'être une rédaction locale coiffée par une grande rédaction interrégionale basée à Lille qui va traiter de l'info nationale et internationale dans une logique de standardisation propre à un groupe qui veut maîtriser sa zone de diffusion: c'est ce que le groupe SIPA Ouest-France a fait dans le Grand Ouest ou ce que le groupe EBRA Crédit Mutuel a fait dans le Grand Est... Une info générale standardisée partout et des localiers pour traiter la rubrique des chiens écrasés dans chaque feuille de chou locale. Dans cette logique, il est craindre que l'information normande d'intérêt général pour notre région soit de moins en moins bien traitée ou couverte.

Raison de plus de lire l'Etoile de Normandie!