Contournement Est de Rouen... On attend, on attend encore puisque cela près de 50 années que l'on attend.

Après le refus des élus de la métropole de Rouen pris en otage par la minorité socialo-écologiste qui a pris le pouvoir à la mairie de Rouen de participer au financement du contournement autoroutier Est  en prétextant de l'inutilité de ce projet tout en proposant des alternatives, ces dernières ont été étudiées par les experts de l'Etat:

Le préfet de région Pierre-André Durand va se prononcer clairement à la fin du mois mais certaines indiscrétions croient savoir que l'Etat ne juge pas suffisamment crédibles les contre-propositions apportées par la métropole de Rouen pour justifier son refus de financer ce projet qui a pourtant obtenu sa déclaration d'utilité publique.

On craint d'avoir à dire, qu'une fois de plus, le vrai sujet sinon la vraie urgence sur ce dossier ne fait pas l'objet du débat public nécessaire: l'urgence est, au contraire, à améliorer encore l'insertion environnementale du projet déjà proposé en évitant certaines destructions et en augmentant le volume des compensations financières.

L'urgence n'est pas dans de vaines palabres sur la pertinence d'hypothétiques solutions alternatives à la nécessité de doter enfin d'un véritable périphérique autoroutier la dernière grande agglomération française qui n'en dispose toujours pas.

L'urgence est plutôt, par exemple, de SAUVER LE MANOIR DE LA CHAPELLE D'OISSEL, haut-lieu de notre histoire médiévale normande qui est directement menacé de destruction par le projet de contournement Est en son état actuel.

http://oissel.net/2021/01/destruction-du-patrimoine-manoir-de-la-chapelle/

Capture d’écran du 2021-05-19 11-48-34

Ce site historique doit être totalement rasé car la future chaussée doit passer dessus avec un échangeur!

Seul le puits classé MH chef d'oeuvre de sculpture attribué à Philibert de l'Orme serait déplacé pour être sauvé et exposé ailleurs non loin de là (on craint qu'il n'échoue sur un futur rond-point!).

Puisque la région Normandie a promis des dizaines de millions d'euros pour l'accompagnement environnemental et patrimonial permettant la compensation des impacts négatifs du projet de contournement Est, il est donc dans son devoir de TOUT FAIRE pour sauver l'intégrité de ce site historique important de notre histoire normande avec deux possibilités:

1) Financer des études complémentaires pour reprendre le tracé du projet afin d'épargner le site du manoir de la Chapelle d'Oissel.

2) Financer le déplacement et la reconstruction intégrale des différents éléments architecturaux du manoir de la Chapelle comme il a été fait, par exemple, pour certains monuments historiques menacés d'être noyés par les eaux d'un lac artificiel après la construction d'un barrage.

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Pensons, par exemple, aux pavillons et portail d'entrée du XVIIe siècle de l'ancienne chartreuse de Vouglans dans le Jura déplacés et reconstruits plus haut en 1969 alors que le site originel est aujourd'hui noyé sous 60 mètres d'eau...

https://www.jaimemonpatrimoine.fr/fr/module/81/996/la-chartreuse-engloutie-du-lac-de-vouglans


https://www.ouest-france.fr/normandie/contournement-est-de-rouen-les-alternatives-de-la-metropole-sont-elles-credibles-e79ba0e6-b71e-11eb-b73a-358c628dc742

Contournement Est de Rouen : les alternatives de la Métropole sont-elles crédibles ?

Les contre-propositions de la Métropole Rouen Normandie au projet de contournement Est, ne seraient pas efficaces pour soulager le nœud urbain de son important trafic. Le préfet de Seine-Maritime devrait communiquer en ce sens avant la fin du mois.

La Métropole Rouen Normandie préconise des alternatives au contournement Est de Rouen, projet sur lequel elle a voté contre, l’hiver dernier, annonçant qu’elle se retirait du financement. Elles sont sur le bureau du préfet de Normandie et de Seine-Maritime. L’une d’elles consistait notamment à transformer l’actuel boulevard industriel entre le rond-point des vaches à Saint-Etienne-du-Rouvray en tronçon autoroutier.

Autre préconisation : raccorder le pont Flaubert à la Sud III rive gauche et à l’A150 rive droite. Projet qui n’a rien de nouveau : la tête sud rive gauche du Pont Flaubert est prévue dans les travaux du futur écoquartier Flaubert. Mais cette tête sud pose problème tant que subsistera, rive droite, le goulet d’étranglement dans un virage qui limite l’accès à l’A150 en direction de Barentin. Pour ces raisons, les alternatives de la Métropole ne seraient pas recevables : elles confortent les « pénétrantes » au lieu d’éviter la Métropole.

Région et Département se substituent à la Métropole

Le préfet ne communique pas sur un sujet très sensible. Il devrait présenter le résultat des études de la contre-proposition de la Métropole d’ici fin mai, avant d’entrer dans une période de réserve avant les élections. Sollicitée, la préfecture de Seine-Maritime confirme que l’examen des contre-propositions de la Métropole est « quasiment terminé », et que les observations « seront portées à la connaissance de la Région, du Département de la Seine-Maritime et de la Métropole avant la fin mai ». Suivront des échanges avec ces collectivités après les élections départementales et régionales et à l’automne… La préfecture n’émettra « aucun jugement de valeur » sur le dossier et ne fera que « restituer une analyse technique ».

Un des points majeurs soulevés par l’État était que le financement soit bouclé. C’est le cas depuis que la Région et la Seine-Maritime ont voté en séance plénière une rallonge pour compenser le désengagement de la Métropole de Rouen : de 157 à 205 millions d’euros pour la Région et de 22 à 40 millions d’euros pour le Département de Seine-Maritime. L’État apportera autant, et le futur concessionnaire (choisi en 2022) le reste.

Sujet très politique

Le sujet est très politique. « Il se pourrait que ce qu’une majorité a fait, une autre le défasse. Le résultat des élections déterminera la position des collectivités », a notamment indiqué Nicolas Rouly, chef de file de l’opposition socialiste au conseil départemental de Seine-Maritime. Ce qui a déjà été le cas de la Métropole, inversant la décision de la précédente majorité. De quoi faire bondir l’actuel président (LREM) du Département, Bertrand Bellanger. « Il s’agirait encore d’un reniement, tandis que Nicolas Rouly avait apporté son soutien au contournement il y a trois ans. Avec ma majorité, on a toujours tenu à respecter nos engagements. »

Si le préfet juge les alternatives de la Métropole pas recevables, et que les majorités actuelles de la Région et du Département de la Seine-Maritime demeurent fin juin, rien ne s’opposerait à la réalisation du contournement. Si une nouvelle majorité organise un nouveau vote sur sa participation au contournement, le financement du projet ne serait plus bouclé. La « règle républicaine » qui voudrait que, même en cas de changement de majorité, les projets votés antérieurement soient maintenus, a déjà volé en éclats.

Hervé Morin et Bertrand Bellanger, présidents de la Région et du Département, ont prévu de rencontrer Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, dès que le préfet aura communiqué les résultats de l’expertise sur les alternatives de la Métropole.