Jeudi 4 juin 2021 a eu lieu une importante réunion de travail sur l'avenir du site de l'usine papetière de la Chapelle Darblay à Grand-Couronne au siège de la métropole de Rouen:

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La question de la reconversion du site de la fabrication de papier recyclé vers la fabrication de carton a été au coeur des discussions: les repreneurs, notamment un repreneur belge, se dit intéressé pour faire du carton mais cela ne sera pas sur le site principal à la Chapelle Darblay mais sur celui d'Alizay dans l'Eure sur le site de l'ex usine M'Real jadis provisoirement nationalisée par le département de l'Eure à l'initiative de son président socialiste d'alors, Jean-Louis Destans: le destin ne manque pas d'ironie!

L'avenir du site de la Chapelle Darblay reste donc dans les griffes des Finlandais d'UPM qui refusent de vendre à un concurrent repreneur papetier...

https://www.paris-normandie.fr/id199539/article/2021-06-04/le-cartonnier-vpk-ne-rachetera-pas-lusine-upm-chapelle-darblay-mais-sauve-double?mgo_r=8f4ff28f-76da-4472-8fa8-2885d71984b1_4&mgo_eu=b00E80C

Le cartonnier VPK ne rachètera pas l’usine UPM Chapelle Darblay, mais sauve Double A, dans l’Eure

L’annonce a été confirmée, hier : VPK abandonne l’idée de racheter l’usine UPM Chapelle Darblay dans l’agglomération de Rouen. Le cartonnier belge préfère sauver du naufrage Double A à Alizay dans l’Eure.

Candidat le plus sérieux, il y a encore quelques jours, à la reprise de la papeterie de la Chapelle Darblay à Grand-Couronne, près de Rouen, le cartonnier belge VPK s’est retiré, et a officialisé, vendredi 4 juin 2021, son intention de racheter l’usine Double A, à Alizay (Eure), qui compte 180 salariés et fabrique du papier de bureau haut de gamme.

Le groupe thaïlandais Double A avait racheté l’usine d’Alizay en 2013. «  Les négociations avec les différentes instances et les syndicats ont démarré ce matin (hier, vendredi NDLR). L’arrivée de VPK est une bonne nouvelle pour les salariés, car comme on le sait le secteur du papier est en déclin », a réagi Sandrine Dauster, responsable communication et administrative à Double A.

L’outil sera transformé

Depuis plusieurs mois, l’usine était en difficulté et ne fonctionnait qu’à 50 %. Elle devait d’ailleurs cesser son activité en 2022. À terme, l’usine va se transformer pour fabriquer du carton pour ondulé recyclé. « La machine existante sera transformée pour pouvoir faire du carton ondulé », précise Sandrine Dauster. L’objectif est de produire 450 000 tonnes de carton ondulé par an.

« Nous sommes très contents pour nos collègues d’Alizay et ce nouveau projet de papier recyclé, ont réagi les représentants syndicaux de Chapelle Darblay, vendredi. C’est une première victoire, nous en espérons une deuxième.(pour le site de Chapelle Darblay NDLR). »

Hier, les syndicats de Chapelle Darblay étaient réunis au siège de la Métropole avec les quatre autres repreneurs potentiels du site pour discuter d’un projet commun de reprise, une réunion que les syndicats appelaient de leurs vœux depuis plusieurs mois.. Pour les Pap Chap, un deuxième projet de papeterie (papier/carton) peut exister dans un même secteur. « VPK n’est pas le seul groupe avec qui nous discutons depuis maintenant plusieurs mois, ont précisé Cyril Briffault et Julien Senecal, délégués CGT à la Chapelle Darblay. Il y en a d’autres et avec lesquels un projet de papier recyclé est possible. » VPK n’a d’ailleurs jamais déposé d’offres ferme auprès du groupe UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay.

Plusieurs projets possibles sur le même site:

« Nous pensons qu’un projet commun de papeterie avec plusieurs industriels est possible, a expliqué Arnaud Dauxerre représentant sans étiquette du collège cadre au CSE de Chapelle-Darblay. Cette solution pourrait combiner du papier mais aussi de l’hydrogène sur ce même site ; nous n’opposons pas les deux projets. » Une offre exclusivement basée sur l’hydrogène n’est pas envisagée par les syndicats puisqu’elle créerait peu d’emplois et se passerait de l’outil industriel actuel. « Et une offre hydrogène ne verrait pas le jour avant trois ans, alors que les solutions auxquelles nous travaillons seraient effectives dès la rentrée de septembre », complètent Julien Senecal et Cyril Briffault, délégués CGT.