Faute d'avoir pu digérer la réunification normande justement!

Ouest-France en dépit de quelques efforts vite interrompus d'une couverture totale des cinq départements normands avec les rédactions ad hoc, demeure, avant toute chose un quotidien et un groupe de médias breton qui a, sur la Normandie, le point de vue de Rennes.

Alors quand il s'agit de parler de "l'ogre rouennais" comme le fait ci-après non sans paresse intellectuelle pour se trouver un angle qui n'existe pas, Madame Séjourné de Ouest-France, dont on se demande si elle a séjourné récemment à Rouen, se trompe lourdement  en parlant, dans son accroche inutilement provocatrice,  d'"ogre rouennais" car, justement, la métropole (sur le papier) de Rouen ne joue toujours pas son rôle de métropole régionale locomotive d'un réseau de villes normand:

Il y a donc, encore, six après la réunification, une question normande qui demeure pendante: la question rouennaise et, partant, la question métropolitaine avec trois grandes agglomérations dont les trois maires se montrent INCAPABLES de faire quoique ce soit ensemble!

Le localisme de clocher sévit encore à Caen, Rouen ou Le Havre et c'est une maladie endémique: MM. Bruneau, Mayer-Rossignol et Philippe ne sont, semble-t-il, toujours pas vaccinés... Le vaccin de l'unité normande se fait encore attendre et on ne pourra guère compter sur Ouest-France ou Paris-Normandie pour nous vacciner contre ce virus du localisme de clocher caennais, rouennais ou havrais qui est un vrai crétinisme!


 Élections régionales. 5 ans après la réunification, l’ogre rouennais a-t-il avalé la Normandie ? (ouest-france.fr)

Élections régionales. 5 ans après la réunification, l’ogre rouennais a-t-il avalé la Normandie ?

Basse et Haute-Normandie ont été réunifiée le 1er janvier 2016 dans une grande région de 3,3 millions d’habitants. Cinq ans après, qu’en pensent-ils ? La réunification a-t-elle servi tous les territoires et tenu ses promesses ? Reportage.

Des vaches à lunettes, des pommiers en fleurs, des produits cidricoles et des bâtiments à colombages. Les Vergers de la Morinière, à La Fresnaie-Fayel, dans l’Orne sont un concentré pur jus de Normandie.

A leur tête, Astrid, représentante de la cinquième génération de la famille Hubert sur le domaine, et son mari, Rodolphe Le Veillé, né en Haute-Normandie, qui a toujours une partie de sa famille au Havre. « La Haute-Normandie est plus industrielle avec des gens plus cultivés. La Basse-Normandie est rurale et agricole. C’est toujours une boutade entre nous », plaisante Rodolphe. Ils n’ont pas accès aux mêmes services que les habitants des villes dans leur coin de campagne où ils ne reçoivent pas le haut-débit Internet. 

Mais cinq ans après la fusion des deux régions, le couple considère que « La Normandie réunifiée, c’est la vraie Normandie ».

Lors du redécoupage de la carte de France, qui a fait passer le nombre de régions de 22 à 13 le 1er janvier 2016, la réunification normande était celle qu’on disait la plus naturelle comparé aux mastodontes Nouvelle-Aquitaine ou Auvergne-Rhône-AlpesEn 2018, un sondage de l’Ifop classait les Normands en tête des Français qui avaient le mieux vécu ces nouvelles frontières territoriales.

Toujours deux hôtels de région

« La réunification des Normandie est partiellement réussie. » C’est l’avis du professeur d’université de Rouen, Arnaud Brennetot, membre du collectif de géographes qui prônait une organisation régionale autour des trois principales villes : Rouen (110 000 habitants selon les données Insee 2020), Caen (105 000 habitants) et Le Havre (170 000 habitants).

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En 2015, l’État a fixé à Rouen la capitale de la Normandie et son préfet.

Commentaire de Florestan:

Non! Madame Séjourné... Il n'y a de ville capitale en France que Paris! Rouen est officiellement le "chef-lieu" de la Normandie tandis que Caen est officiellement le "siège du conseil régional" de Normandie.

Le centriste Hervé Morin, premier président de la Normandie réunifiée, a équilibré la balance en installant le siège du conseil à Caen et conservé les deux hôtels de région.

Commentaire de Florestan:

Hervé Morin n'a fait qu'appliquer la loi sur la fusion régionale de 2015 qui a tenu compte de l'amendement déposé par le député Alain Tourret.

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La question avait cristallisé les débats lors de l’élection de 2015 qui s’était jouée dans un mouchoir de poche, Hervé Morin ne l’emportant qu’avec 4 700 voix d’avance sur le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, président sortant de Haute-Normandie, qui a perdu son élection en Basse.

À Rouen, la Direction de l’Environnement et le Crous (les œuvres étudiantes). À Caen, l’Agence régionale de santé et l’Académie. Le Havre, siège de l’Agence de l’attractivité, vient de gagner celui d’Haropa, fusion des ports du Havre, Rouen et Paris. Évreux a le comité régional du tourisme. 

Les 102 conseillers régionaux jouent l’alternance entre Caen, Rouen et Le Havre pour leurs réunions plénières. « La Région pourrait aller aussi à Cherbourg, dans la Manche, ou à Bagnoles-de-l’Orne. Ce serait un message fort à l’égard des espaces ruraux. La mise en place d’une gouvernance polycentrique a été habile et sage. Jusque-là toutes les tentatives de rapprochement avaient échoué à cause de la guerre Caen-Rouen », note Arnaud Brennetot.

« J’étais réticent mais aujourd’hui, ce débat est derrière nous », estime Florent Lepeltier, cuisinier dans la Manche, qui vit la Normandie avec gourmandise : les produits locaux entrent à 80 % dans le millier de repas qu’il sert chaque jour aux lycéens.

Alors que les sept têtes de liste aux élections régionales des 20 et 27 juin sont toutes originaires de Haute-Normandie, cet équilibre est-il définitivement acquis ? Le futur président de Région aura à faire délibérer sur le siège du conseil. « Changer un seul site serait une erreur », met en garde le géographe.

Maire d’une commune de la Métropole rouennaise, Mélanie Boulanger, candidate de l’union socialiste et écologiste, promet de ne rien changer. Pas le candidat du Rassemblement national, Nicolas Bay, qui préfère Rouen, car pour lui « la réunification n’a pas permis les économies promises ».

Commentaire de Florestan:

Osera-t-on confier les clefs de la Normandie à un incompétent qui ne s'intéresse vraiment à la Normandie que quelques semaines tous les six ans?

La mise en œuvre de la fusion a coûté 10 millions d’euros dans un budget régional qui pèse 2,6 milliards d’euros. « Loin de se traduire par une réduction de l’effectif ou une diminution des dépenses, [elle] a entraîné une augmentation sensible et pérenne des charges de la nouvelle collectivité », notait la cour régionale des comptes en 2019. L’uniformisation du régime indemnitaire des agents entre Haute et Basse, c’est 8 millions d’euros par an. « Nous gagnons 300 € de plus par mois qu’avant », confie un agent des lycées de la Manche (ils sont 3 500 au total). La majorité sortante chiffre à 11,5 millions d’euros les économies réalisées chaque année, plus de 3 millions d’euros rien qu’en mutualisant la fourniture en gaz et en électricité.

« La question des économies grâce à la fusion, personne n’y a cru, arbitre Arnaud Brennetot. L’enjeu, c’est l’avenir, la stratégie pour la Normandie. Le grand projet pourrait être la Ligne nouvelle Paris Normandie [un projet ferroviaire toujours au stade des études] ou le projet sur le D-Day [un projet touristique autour d’un grand film immersif porté par des producteurs]. Faut-il renforcer la porte ouverte sur la mondialisation ou jouer la carte du tourisme vert et de la décroissance ? La Normandie doit renforcer son identité. »

Commentaire de Florestan:

AVIS AUX IMBECILES! 

LA NORMANDIE EST UN PROJET QUALITATIF ET NON PAS QUANTITATIF!

Car ce nom est un atout. La source est introuvable mais on dit ici que la Normandie est la « deuxième région la plus connue au monde après la Californie ». Astrid et Rodolphe, les cidriculteurs de l’Orne, ont ajouté « domaine en Normandie » sur leurs étiquettes, « car c’est porteur ». 400 entreprises, des collectivités, les trois universités associent aussi la région à leur nom. « Dans le contexte de crise de la démocratie participative, l’intégration dans un collectif réduit le sentiment d’abandon », analyse Arnaud Brennetot.

À Hérouville-Saint-Clair, aux portes de Caen, où il a cofondé la marque régionale humoristique Heula il y a quinze ans, le crayon du dessinateur Stéphane Guichard a uni les deux régions avant celui du législateur. « Je trouvais que la Normandie avait un déficit d’image. Je fais rire avec la pluie et le côté rural qu’on trouvait ringard avant et ça marche. J’ai le sentiment d’avoir redonné de la fierté d’être normands. »

L’écharpe de Miss France, le titre de Top chef, la meilleure boulangerie de France, Thomas Pesquet en mission dans l’espace… Après avoir enlevé le haut et baissé le bas, les Normands ont brillé partout cette année. La Normandie réunifiée a réussi son galop d’essai.

Commentaire de Florestan:

La réunification de la Normandie permet la renaissance en cours d'une communauté de destin qui, peu à peu, prend conscience d'elle-même pour être, enfin, à la hauteur d'un héritage, d'un patrimoine et d'un potentiel exceptionnels. La Normandie n'est plus une friche ou une jachère: elle redevient un gardin!

Face à Hervé Morin, un RN fort et des oppositions divisées

Premier président de la Normandie réunifiée, l’ancien ministre de la défense de Nicolas Sarkozy Hervé Morin est candidat à un deuxième mandat. Sa liste d’union de la droite, du centre et des indépendants n’affiche aucune étiquette politique. Hervé Morin, président des Centristes, rassemble des Républicains, des proches d’Edouard Philippe, des MoDem.

Il retrouve face à lui Nicolas Bay, candidat du Rassemblement national pour la troisième fois en Normandie. En 2015, les deux hommes étaient sortis presque à égalité du premier tour : 27,9 % pour le centriste, 27,7 % pour le candidat RN. Une participation incertaine et le souvenir des fortes mobilisations de la crise des Gilets jaunes font même espérer au RN la première place cette fois.

Avec trois listes, la gauche part divisée dans ce scrutin. PS et EELV sont parvenus à une union unique en France derrière la socialiste Mélanie Boulanger, qui souffre d’un déficit de notoriété mais a été préférée à l’ancien président de Basse-Normandie Laurent Beauvais, tête de liste dans l’Orne. Le député communiste Sébastien Jumel est candidat avec La France insoumise et le Parti radical de gauche. Le camp des travailleurs est représenté par un ouvrier de Renault Cléon, Pascal Le Manach.

Les électeurs de la République en marche ont longtemps espéré qu’Edouard Philippe, revenu à la mairie du Havre, se présenterait. La majorité présidentielle n’a finalement pas joué à la facilité en investissant un non-encarté, Laurent Bonnaterre, ancien proche de Laurent Fabius, à qui l’ancien premier ministre apporte un soutien a minima. Une députée LREM, Stéphanie Kerbarh, est candidate aussi. Elle vient d’être exclue du parti.

Commentaire de Florestan:

Comme on dit dans le monde des courses hippiques, "il n'y a pas photo!"

VOTONS UTILE...

VOTONS NORMAND...

VOTONS MORIN!