... Le Nouveau Maître de Rouen, alias Nicolas Mayer-Rossignol qui se comporte comme un nouveau Le Vern sectaire et rancunier au risque de diviser durablement la gauche normande:

En 2015 ce fut, rétrospectivement, une véritable bénédiction que d'avoir eu la victoire d'Hervé Morin à 4700 voix devant Mayer-Rossignol pour inaugurer la Normandie réunifiée et pour faire vivre un projet authentiquement normand respectant tous les Normands, toute la Normandie.

"Le maire de Rouen a tout bloqué", dixit Sébastien Jumel. Comme il a tout bloqué à Rouen et dans la métropole de Rouen avec la Région (Morin) et l'Etat (le préfet Durand) mais aussi avec le département de la Seine-maritime (le macroniste Bellanger, en attendant un hypothétique retour de la présidence du CD76 à gauche dimanche prochain lors du second tour...).

Nicolas Mayer-Rossignol espère la reconstruction d'un fief bunkérisé à la manière de Fabius-Le Vern dans l'ex Haute-Normandie (expérience du "276") autour d'un improbable binôme métropole de Rouen-département de la Seine-maritime alors que le vrai moteur territorial performant pour l'avenir serait de pousser les feux du trio Métropole, Région et Etat comme l'avait le socialiste modéré Frédéric Sanchez président de la métropole de Rouen dans les années précédant et suivant la réunification normande.

Dans cette aventure néo-fabiusienne à la Le Vern, les fortes têtes soucieuses de leur autonomie (Jumel et les communistes seino-marins) et les félons opportunistes (Bonnaterre et ses amis macronistes autrefois au PS) n'ont pas leur place.

Mais il se pourrait que ce projet prenne finalement le... bouillon car l'ancien député-maire socialiste de Barentin (commune qui refuse d'entrer dans la métropole de Rouen), qui est aussi le président de l'association des petites villes de France et qui tient, de fait, la fédération départementale de la Seine-maritime du PS, ne pourra pas être élu comme il l'espère, ce dimanche 27 juin 2021, président du département de la Seine-maritime s'il n'a pas le clair soutien de toute la gauche départementale.

En effet, on apprend que le Nouveau Maître de Rouen a eu la stupide idée de ne pas associer Christophe Bouillon aux négociations de fusion entre les listes de gauche pour le second tour des élections régionales et ce pour une raison simple: il ne peut y avoir deux chefs dans une même cuisine!

Une cuisine partisane chez les égos de gauche (et non pas les "égaux") qui nous éloigne significativement des réalités populaires et sociales normandes peut-être mieux perçues et appréciées par un certain Sébastien Jumel...

Si la présidence du département de la Seine-maritime qui est le plus important et le plus peuplé des cinq départements normands devait échapper à la gauche, voire, basculer plus à droite qu'elle n'est actuellement, les écolo-socialistes rouennais sectaires ne manqueront pas d'en accuser violemment leur ex- camarades communistes, insoumis et radicaux: une perversité totale!

Dimanche prochain, on espère que les électeurs seino-marins et normands auront la sagesse de ne pas se laisser prendre à ces manoeuvres politiciennes minables qui justifieraient à elles seules une abstention massive!

En 2015, on a échappé de justesse à Nicolas Mayer-Rossignol, fossoyeur de l'unité normande. En 2021, la gauche normande n'échappera pas à la pelle du fossoyeur Mayer-Rossignol!

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A lire dans Ouest-France, cet article signé Xavier Oriot:

https://www.ouest-france.fr/elections/regionales/elections-regionales-la-rancoeur-des-communistes-et-radicaux-apres-l-echec-de-la-fusion-a-gauche-f232323c-d356-11eb-8863-a35b84ea1d2a

Elections régionales. La rancœur des communistes et radicaux après l’échec de la fusion à gauche

La liste déposée, ce mardi 22 juin dès 8 h, par la candidate du PS-EELV Mélanie Boulanger à la préfecture est inchangée. Aucun nom de la liste du communiste Sébastien Jumel n’y a été ajouté malgré d’ultimes négociations pour une fusion des listes.

Le recours aux secrétaires nationaux, Olivier Faure pour le Parti socialiste et Fabien Roussel pour le Parti communiste, n’y aura rien changé. Il n’y aura pas de fusion des deux listes de gauche, celle du Parti socialiste et du pôle écologiste rassemblant onze formations politiques conduites par Mélanie Boulanger avec celle du Parti communiste, de la France insoumise et du Parti radical de gauche conduite par Sébastien Jumel.

Pourtant si lundi 21 juin, le Parti socialiste avait considéré les négociations terminées à midi, tout l’après-midi et la soirée de lundi, Sébastien Jumel tentait encore d’arracher cette fusion. Las, ce mardi 22 juin, dès 8 h, Mélanie Boulanger déposait sa liste inchangée à la préfecture. « À la première heure, alors que la clôture est à 18 h ce soir, Mélanie Boulanger porte un coup de massue au peuple de gauche normand et déroule le tapis rouge à Hervé Morin, aux Macronistes et au Rassemblement national » , s’emporte Sébastien Jumel.

Sept élus sur 21… ou 28

« Malgré une rupture unilatérale des négociations hier midi par Mélanie Boulanger, nous avons, pour notre part, continué à échanger avec des responsables socialistes et Mélanie Boulanger elle-même. Échanges qui, ce matin encore, laissaient entrevoir la possibilité d’un accord de second tour », rapporte la tête de liste de « la gauche combative ».

La fusion a échoué non pas sur le programme mais pour de sombres questions de nombre de sièges : les communistes demandaient sept sièges sur 21 élus quand les socialistes en proposaient sept sur… 28, intégrant dans les deux cas une défaite plus ou moins nette.

« Cette proposition de sept, bien que minorant la représentation des plus de 72 000 Normands qui ont voté pour la liste de gauche combative, républicaine et écologiste a été acceptée par le PCF, LFI et le PRG en Normandie et a recueilli le soutien d’Olivier Faure et de Fabien Roussel», explique la tête de liste communiste. Il met en cause « Mélanie Boulanger et Nicolas Mayer-Rossignol qui s’y sont opposés jusqu’au bout, combattant ainsi la fusion des listes de gauche en Normandie, en contradiction complète avec ce qui se passe dans de nombreuses régions».

« Le maire de Rouen a tout bloqué »

Les radicaux de gauche condamnent « un PS qui se croit dans la toute-puissance et l’hégémonie, et un parti écologiste inféodé à quelques élus rouennais ». Selon eux, « l’homme qui a tout bloqué est le maire de Rouen alors qu’Olivier Faure avait donné son accord à Mélanie Boulanger pour sept candidats » de la liste Jumel. « Il veut être le seul maître du jeu prenant la responsabilité que la gauche perde le département de Seine-Maritime, dimanche. Christophe Bouillon, qui pouvait être le président socialiste du département, a été écarté des négociations ». Socialistes et communistes partaient unis pour ravir le Département.

Les communistes et radicaux accusent les socialistes rouennais « de marquer la désunion de la gauche en Normandie. Les électeurs et nos électeurs jugeront de cette situation qui présage mal des prochaines échéances ». Et d’annoncer d’ores et déjà qu’ils présenteront « des candidats communistes, insoumis et radicaux dans toutes les circonscriptions en 2022 (pour les élections législatives) ».