18 mai 2012
UN GOUVERNEMENT "OUEST -FRANCE"!
Non! n'allez pas croire que les éditoriaux de François Régis Hutin, inamovible directeur du plus grand quotidien national français ait eu une quelconque influence sur la formation du premier gouvernement du 7ème président de la République, un normand (plus corrézien que normand...) né à Rouen en 1954...


Mais en écoutant hier soir la liste des ministres, l'idée de titrer "Un gouvernement Ouest-France" un prochain billet pour l'Etoile de Normandie m'est rapidement venu à mon (mauvais) esprit...
Les Bretons et les "Ligériens" sont présents en force, à commencer par Jean-Marc Ayrault, le "duc de Nantes" accompagné de son ami Jean-Yves Le Drian, ci-devant président de la région Bretagne et désormais titulaire du portefeuille de la Défense, l'un des grands ministères régaliens: le "copain" de Jean-Marc Ayrault n'a pas manqué de préciser (et il avait bien raison) ce que la Bretagne lui avait apporté pour réussir une belle carrière publique...
Ajoutons à ces deux compères ligéro-bretons qui s'entendent comme larrons en foire pour ne pas faire la "réunification" de la Bretagne, ou pour s'envoyer en l'air sur le futur tarmak de l'aéroport de Notre Dame des Landes, la présence fort intéressante de Marylise Lebranchu en charge du dossier qui nous importe: la réforme de l'Etat et la décentralisation...
Entre le duc de Nantes et les militants des "ducs de Bretagne" il va y avoir du sport!
Avec deux questions de fond que personne, semble-t-il n'a prévu de trancher réellement:
1) Un acte Trois de la décentralisation, ok! ... Mais avec quelles régions et sur quels territoires?
2) Régionaliser les métropoles ou laisser les métropoles croître en ignorant les régions?
Vous me permettrez d'ajouter une 3ème question de fond: avec quel fourrage va-t-on pouvoir nourrir les éléphants du Parti socialiste si le président Hollande instaure réellement le régime frugal et républicain du non cumul des mandats? (entre un mandat national et un mandat local)
Quand cessera-t-on de confondre TERRITOIRE et CIRCONSCRIPTION?
Le changement, paraît-il, c'est maintenant...
Pour la réunification de la Normandie et de la Bretagne, il faudra en causer avec Mme Lebranchu... née le 25 avril 1947 à Loudéac (Côte d'Armor) et titulaire d'une maîtrise d'aménagement du territoire à l'université de Rennes.

Il y aura donc du sport donc... ça tombe bien, Valérie Fourneyron quitte la mairie de Rouen pour le ministère de la Jeunesse, des sports et de l'éducation populaire: l'Etoile de Normandie fait de l'éducation populaire normande depuis 2004, Mme Fourneyron est donc, désormais, notre ministre dévouée...
Aucune surprise! Laurent Fabius a son placard doré au Quay d'Orsay et son agenda aéroportuaire international en tant que ministre des Affaires étrangères: avec la Normandie, les affaires étrangères, ça le connaît!

Mais on remarquera que Rouen est plus que jamais LA METROPOLE DISPARUE: le président de l'agglo et la maire de la ville centre... ont filé à l'anglaise vers les ors ministériels et parisiens...
A Ouest-France, Nantes ou Rennes (voire... Caen) on a coutume de dire que Rouen, c'est trop près de Paris!
La preuve...

Le paillasson normand
Et du côté du Havre? C'est un peu la consternation... Les cocus de l'Axe Seine, c'est bien eux!

Humour maloin pour Havrais déçus...
Eux qui pensaient avoir le bras suffisament long pour traiter directement avec l'Elysée depuis 10 ans (Chirac et Sarkozy) en passant par dessus les clochers rouennais et en ignorant les ploucs bas-normands de l'autre rive: au vu de la récente conférence de presse des principaux grands élus socialistes de l'Axe Seine , le 5 mars dernier, Antoine Rufenacht peut, vraisemblablement, se dire que son Haut-Commissariat au développement de la vallée de Seine va perdre définitivement toute altitude pour s'échouer lamentablement dans quelque méandre de la Seine... Quant à son brillant dauphin à la mairie, Edouard Philippe, il lui faudra faire ses preuves dans une difficile bataille aux législatives en juin prochain pour continuer à exister:
Les Havrais sont plus que jamais isolés, il est grand temps qu'ils fassent totalement alliance avec les Bas-normands pour défendre les intérêts de la Normandie et de l'Axe Seine, enjeu national et européen.
A moins que le président Hollande, qui n'a strictement rien dit sur ce sujet, n'ait secrètement mûri quelque idée, histoire de ne point s'en laisser compter de la part d'un grand éléphant amateur de fraises des bois... Mais le pachiderme en question risque d'être parti très, très loin de la Normandie: Grand bien nous fasse!
Car c'est peut-être enfin l'occasion de faire danser les souris de l'unification normande, le matou fabiusien étant entre deux avions...
Et Alain Le Vern ce gros chien, à la mode de Bretagne, qui aboit depuis 14 ans dans la Caserne Jeanne d'Arc à Rouen va peut-être enfin s'apaiser: Laurent Fabius ne sera jamais "duc de Normandie".
Il aime encore trop les avions et les placards dorés de la République...
Par conséquent, il faudrait informer Arnaud Montebourg (rien à voir avec une petite ville du Nord Cotentin...) en charge du "Redressement productif" que la Normandie, s'il elle était unifiée, constituerait le 4ème potentiel industriel national et le premier potentiel d'économie maritime du pays: Laurent Beauvais , le président de la demi-région "bas-normande", espère ainsi que la "nouvelle région" qui doit sortir de l'Acte 3 de la décentralisation soit l'occasion de "reparler de coopération régionale renforcée et pourquoi pas d'abord entre les deux Normandie" (Chronique de Normandie, N°273, 14/05/12)
Alors oui , c'est vrai, nous sommes déçus et inquiets pour la Normandie avec ce gouvernement "Ouest-France": nous attendions notamment Bernard Cazeneuve, le député-maire PS de Cherbourg très actif sur le dossier ferroviaire normand et sur la dimension nationale et européenne de l'Axe Seine, ou sur celui du développement maritime et portuaire ou des énergies (nucléaire et nouvelles énergies marines)... comme le grand ministre de l'industrie, des transports et de la Mer.
Le jeu gouvernemental des chaises musicales (au son du bignou) a précipité notre Bernard Cazeneuve sur de lointaines orbites européennes (ministre chargé des affaires européennes sous l'autorité de... Laurent Fabius, lui qui avait choisi d'être le porte-parole de François Hollande).
Est-ce un mal pour un bien?
Sera-ce l'opportunité de défendre la dimension européenne de l'Axe Seine couplé à l'Axe Manche? De défendre un avant-port européen en Normandie? De lancer enfin le grand projet des "autoroutes de la mer"? De récupérer des fonds FEDER pour les régions intermédiaires comme la Normandie et last but not least...
D'en finir avec l'ubuesque et dérisoire double représentation normande à Bruxelles?
Alors ? Les transports? La Mer?
"La Corrèze plutôt que le Zambèse"
J'avoue avoir oublié le nom du ministre délégué qui devrait, dornénavant s'en charger, sous la tutelle de la ministre de... l'Ecologie.
Une consolation: la nouvelle ministre de l'Ecologie n'est pas une "écologiste".

Non loin du paillasson normand, le soupirail gouvernemental d'où est censé provenir l'air marin...
11 mai 2012
Géographie des médias: la Seine sépare à nouveau la Belgique de la Lyonnaise
A lire sur le site de France 3 Haute-Normandie...
Paris-Normandie : les discussions continuent
Par CC
Une réunion avait lieu hier au ministère du travail entre le groupe Hersant et un possible repreneur de Paris-Normandie.
Autour de la table du ministre du travail Xavier Bertrand : le groupe Hersant Médias, pôle quotidiens normands, propriétaire de Paris-Normandie et le groupe belge Rossel, un des repreneurs déclarés.
Le but était d'étudier le dossier de reprise du groupe belge. Un dossier dans lequel le groupe Rossel dicte ses conditions selon les dires des syndicats et qui prévoit la suppression de 120 postes à Paris-Normandie et 270 à l'Union de Reims (un autre titre du groupe). Des conditions inacceptables pour Benoît Marin, membre du SNJ qui souhaite de vraies négociations.
"Pour l'instant le groupe Rossel impose ses conditions et mène les débats. Nous sommes inquiets du niveau d'exigence du groupe Rossel."
Les représentants du personnel de Paris-Normandie sont pourtant confiants : une solution sera trouvée pour assurer la pérennité du groupe, mais pour cela il faudra se revoir. Hier les discussions n'ont pas été suffisantes pour trouver un accord.
Prochaine réunion le 24 mai, les délégués du personnel tenteront de faire accepter des mesures d'accompagnements globales pour sortir les titres de presse de la crise.
Commentaire de Florestan:
On revient 2000 ans en arrière! fichtre! Quel progrès... Lorsque sous l'Empire romain, la Seine séparait les provinces galloromaines qui dépendaient, rive gauche de Lyon (les "Lyonnaises") des provinces qui, rive droite, dépendaient de la "Belgique"...
Les logiques impériales lointaines sont à nouveau à l'ordre du jour et pour ces logiques lointaines, un fleuve et son estuaire ne sont jamais un trait d'union mais une frontière: Paris-Normandie, croupion quotidien résiduel d'une presse régionale qui fut normande va s'offrir au groupe belge Rossel...
S'offrir pour souffrir avec le risque de contribuer durablement à l'extrême discrétion radar de la Normandie dans le paysage médiatique français...
03 mai 2012
Le beurre, l'argent du beurre et le c... de la crémière, à Viroflay (même pas à Paris!)
Elle et Vire ne fera pas sa Maison du beurre
et de la crème à Saint-Lô
A lire sur Ouest-France.fr: Agriculture jeudi 03 mai 2012
Gilles de Garland, directeur général de Elle et Vire depuis janvier dernier, vient de l’annoncer à François Digard, président de la communauté d’agglomération : le projet de création d’une Maison du beurre et de la crème ne se fera pas à Sant-Lô mais à Viroflay, en région parisienne.
Ce lieu, sorte de vitrine permettant de mieux faire connaître les produits de la marque par des cours de cuisine ou des rencontres entre chefs, devait à l’origine s’installer dans un bâtiment jouxtant le musée du Bocage, dans le parc de Boisjugan.
Commentaire de Florestan:
Le morne béton de la Reconstruction saint-loise ne fond pas comme le sucre dans la crème: Viroflay, une banlieue aussi triste finalement que le sarcophage saint-lois à la mémoire 1944?
Pourquoi de tels préjugés?
Pourquoi ce choix inepte?
La maison du beurre et de la crème à Paris avenue Montaigne ça coûterait trop cher?
Et à Saint-Lô, en Normandie dans un joli lambeau de bocage entre un ethno-musée et une zone commerciale? Ce n'est pas assez génial ?.. Pas plus que l'hyper-Carrefour de Viroflay avec sacs en plastique dans les branches d'arbres en hiver le long de la Francilienne...
Depuis le XVIe siècle, la Normandie fournit Paris en beurre, crème, laitages et fromages...
Mais delà à se planquer en proche banlieue de Paris!
Les Bretons, assurément, auraient fait l'exact contraire:
1) Ouvrir une maison officielle du beurre salé et de la crêpe à Paris, rue de Rennes au plus près du Bd Saint-Germain...
2) Ouvrir en Bretagne même, un centre d'interprétation culturel international de la galette au blé-noir.
Gilles de GARLAND n'aime pas la NORMANDIE, banlieue de la banlieue de la banlieue de la banlieue de la banlieue de...
VIROFLAY
A gauche: arrêt RER à Viroflay (Yvelines) A droite: pique-nique possible dans le parc du Boisjugan à Saint-Lô
30 mars 2012
Le gâchis médiatique normand
Le gâchis médiatique normand
Communiqué du Mouvement Normand. N° 168 - semaine 8, 2012.
Rien n’illustre mieux les conséquences désastreuses de la division normande que le gâchis médiatique auquel nous assistons avec la descente aux enfers de la désespérance sociale consécutive à la déconfiture du quotidien Paris – Normandie.
Alors que la Normandie a toujours été une terre riche en matière de presse écrite, depuis plus de deux siècles, alors que la presse hebdomadaire y connaît un succès remarqué et enviable, alors que la densité de la population – dans sa partie orientale notamment – sous-tendrait normalement un lectorat important, fidèle, voire exigeant, on assiste depuis quelques décennies à une dégringolade des chiffres de vente d’un quotidien régional en situation de monopole.
La diffusion vendue des journaux du Groupe Hersant Media en fait foi :
• 2006 : 95 412
• 2010 : 79 614
• 2011 : 75 716
(Source O.J.D., reprise par Fil/Fax du 22 février 2012)
Disons-le carrément, c’est minable au regard d’une population dépassant le million et demi d’habitants, malgré trois ou quatre faux – titres différents (Paris-Normandie, Le Havre Libre, Le Havre-Presse, Le Havre-Le Progrès). Nous disons bien faux-titres car, en fait, il s’agit du même journal sous des appellations différentes avec des pages locales qui, seules, changent puisqu’elles s’adressent à des zones ciblées. La structure de ces titres est la même et les articles généralistes identiques. Le comble de l’absurdité – pour un lecteur extérieur – est atteint au Havre où Le Havre Libre (d’origine plus à gauche) et Le Havre–Presse (d’obédience plus à droite jadis) déversent les mêmes contenus insipides.
Nous n’évoquerons pas le désastre social annoncé des cent douze postes supprimés le 4 avril prochain. Disons que l’on a pu constater une lente érosion du nombre des collaborateurs du pôle normand de G.M.H. (Groupe Hersant Media) depuis plusieurs lustres : cette dégradation du salariat traduisait le primat accordé à une vision comptable du devenir du groupe et elle ne pouvait que contribuer à une baisse de la qualité du produit offert aux lecteurs.
Nous n’évoquerons pas non plus les déboires financiers du Groupe Hersant Media et toutes les manœuvres autour de la vente à la découpe de l’ensemble, dont le pôle normand semble avoir été exclu (car le moins intéressant au plan de la rentabilité). Les grandes manœuvres continuent : nous ne sommes pas au bout des tractations, donc de l’agonie des journaux du pôle normand. Observons cependant que les solutions (sic !) paraissent toutes venir de l’extérieur de la Normandie. Le Groupe franco-belge Rossel semblant tenir la corde… Corde qui pourrait bien être celle du pendu si l’on considère les conditions drastiques exigées pour que les publications ne cessent pas de paraître. Ce qui, d’ailleurs, est une éventualité qu’on ne saurait négliger.
Ce que nous retenons, c’est que la Normandie se révèle aujourd’hui incapable de générer sa propre presse régionale quotidienne et que – ce n’est pas d’hier – elle est soumise aux oukases et aux foucades de groupes de presse extérieurs (Ouest-France, G.M.H., Rossel) pour lesquels la prise en compte des intérêts de la Normandie n’est pas la préoccupation première…
Etonnez-vous dès lors que votre fille soit muette… et que le lectorat, dans la partie orientale de la Normandie, s’effiloche… Ce n’est pas le cas pour la partie occidentale où Ouest-France (et la Presse de la Manche) joue pleinement son rôle de medium, c’est-à-dire d’outil indispensable à la sociabilité des populations, de vecteur de l’activité, en un mot, d’information.
Car c’est là où nous voulons en venir : Paris-Normandie et ses faux-nez jouent-ils encore un rôle médiatique incontournable dans leurs aires de diffusion ?
A l’évidence, non. Et la qualité des rédacteurs, nous nous empressons de le dire, n’est pas en cause. Les journalistes, de par leur nombre allant s’amoindrissant et la latitude qui leur est accordée, ne peuvent déployer tous leurs talents. Et, pour être plus précis, sans remonter à Gorges Dubosc, l’érudit échotier du Journal de Rouen, au début du vingtième siècle, nous pensons à certaines plumes dont on cherchait à connaître les écrits aux temps de Pierre-René Wolf, Roger Parment, Yvon Hecht et tant d’autres… Nous avions des spécialistes en matière culturelle (Maurice Morisset par exemple), dont on attendait les critiques, des journalistes historiens (Yvon Pailhès en était un) et des chroniqueurs en adéquation avec l’énorme potentiel patrimonial et économique de la région. Bref Paris – Normandie était un pôle culturel productif alors qu’aujourd’hui il ne lui reste que d’être le réceptacle sans distanciation des manifestations se déroulant dans cette moitié de Normandie.
Y a-t-il eu erreur stratégique originelle pour Paris-Normandie qui, pendant longtemps, se diffusa non seulement sur la haute Normandie, mais aussi à Caen et dans le Mantois… ? Pierre-René Wolf, sans doute, ambitionnait de conquérir Paris (d’où le titre), tout au moins la partie occidentale de l’Ile-de-France : sans doute aurait-il fallu qu’il se lançât plutôt avec plus d’énergie en direction du Calvados… L’abandon de la rédaction de Caen a consacré le Yalta journalistique qui a divisé la Normandie : Ouest-France régnant en maître dans la partie occidentale et Paris-Normandie voulant monopoliser la presse quotidienne à Rouen, l’Eure, la Vallée de la Seine, le plateau cauchois et le Pays de Bray…
Car il y a cela aussi qu’il faut dire : la volonté monopolistique de Paris-Normandie s’attachant à évincer toute autre concurrence quotidienne (Normandie-Matin par exemple, du Groupe Amaury) a entraîné une baisse de la qualité faute de stimulation et d’émulation. C’était confortable, mais, à terme, mortifère…
Toujours est-il que Paris-Normandie se refusant finalement à avoir une ambition normande globale s’est rétréci (c’est fatal) vers un localisme déplorable qui a conduit à la situation aberrante présente : aucune vision globale, non seulement des problèmes normands, mais des événements se déroulant dans l’aire d’influence du pôle normand du G.H.M…. Parce que nous lisons plusieurs éditions des journaux du Groupe Hersant Media (Paris-Normandie Eure, Grand Rouen, Le Havre Libre), nous entrevoyons l’actualité économique et sociale de l’Axe Seine, mais, demandez donc à un Rouennais s’il apprend dans son édition Grand Rouen les évolutions du Port du Havre ou les activités culturelles des villes de l’Eure et vous serez effrayé du nombrilisme obligé que le journal local engendre !
En tant que Mouvement Normand, nous regrettons que Paris-Normandie ait contribué de la sorte au localisme imbécile – qui arrange bien des élus –, véritable plaie de la Normandie, à une longue, très longue méfiance entre Le Havre et Rouen, à une ignorance des problèmes caennais et bas normands. Nous pourrions en dire autant de Ouest-France, même si ce journal, disposant de plus de moyens, jette quelquefois des lueurs sur ce qui se passe dans la partie orientale de la Normandie.
Donnons, au passage, un exemple : les Caennais sont-ils mis au courant des programmes du Théâtre des Arts de Rouen ? Les Rouennais sont-ils avertis des prestations des Arts Florissants de William Christie en résidence à Caen ?
Bref, Paris-Normandie (et, à un moindre titre, Ouest-France) ne communique pas une image globalisante et gratifiante de la Normandie et se complait dans un localisme sans perspective… à un moment où l’actualité régionale prend de l’ampleur, où les problèmes d’aménagement du territoire rendent obligatoires les visions grand angle sur les problèmes normands.
Autre approche de la question.
On constate le succès de la presse gratuite et l’apparition de nouveaux media (radios, T.V. multiples, notamment sur le web) et il en résulte, sinon une saturation, du moins une véritable concurrence dans laquelle la presse écrite payante se retrouve défavorisée. Nous notons que la presse gratuite (Tendance Ouest Rouen, Côté Rouen) meuble ses pages par des articles culturels… que l’on ne retrouve plus depuis longtemps dans Paris-Normandie, s’attachant notamment à la redécouverte du patrimoine et des lieux et à la présentation des personnages illustres… Radios et chaînes T.V. sont souvent plus réactives que la presse écrite… qui devrait répliquer par plus de profondeur dans l’analyse. Or, c’est le contraire qui se produit. « Faut faire court », semble être le leitmotiv des rédactions qui sacrifient à la publicité, aux publications légales, aux petites annonces et aux pages sportives, quand ce n’est à des pages magazine, souvent très proches du publi-reportage de complaisance. Où est, dans ce contexte désastreux, le « plus » journalistique qui distinguerait la presse écrite quotidienne et la rendrait, sinon indispensable, du moins attirante et source de réflexions ?
Enfin, et c’est une antienne que le Mouvement Normand a maintes fois développée, la concurrence de la communication institutionnelle gratuite (c’est-à-dire payée par les contribuables, sans qu’ils en soient avertis) est une des causes de l’inutilité croissante ressentie d’un journal quotidien comme Paris-Normandie.
Les collectivités territoriales (Région, départements, métropoles et C.D.C., villes) se livrent à une telle débauche de bulletins de ceci, de revues de cela (et même d’une dispendieuse chaîne de télévision !) qu’un citoyen moyen, saturé, n’éprouve plus le besoin d’acheter un journal puisque, dans sa boite à lettres, il reçoit son content de nouvelles diverses. Bien évidemment, c’est de la communication et non de la presse : le filtre de l’esprit critique journalistique n’existant plus, « tout il est beau, tout le monde il est gentil », et le citoyen se croyant informé ne se rend plus compte qu’il est manipulé. La conséquence, en tout cas, c’est la moindre appétence de l’éventuel lecteur d’un journal quotidien, qui n’a plus l’obligation d’acheter le canard local pour être informé.
En conclusion, nous nous permettrons de ne pas être impressionnés par les larmes de crocodile des notables qui s’apitoient sur le sort de Paris-Normandie : ils sont, en grande partie, responsables de la déglingue du titre.
Quand nous lisons dans Fil/Fax du 23 mars 2012 cette motion du Conseil général de l’Eure, ainsi formulée : « En ces moments graves, où nous nous devons de défendre l’emploi et le pluralisme de la presse, nous voulons rappeler aux dirigeants du Groupe Hersant Media qu’ils ont une responsabilité citoyenne et qu’ils sont dépositaires des principes issus de la Révolution et de la Libération de liberté d’information et d’expression », nous dénonçons l’enflure ridicule du propos et l’hypocrisie d’une caste d’élus cherchant à se faire bien voir des salariés à la peine tout en s’exonérant de leurs responsabilités inavouables.
Didier Patte
Président du Mouvement Normand
Commentaire de Florestan:
Nous partageons l'analyse faite ici par le Mouvement Normand: le paysage médiatique normand est un bocage localiste consternant!
France 3 Normandie n'en a plus que le nom; Radio France Bleu marée Haute et marée Basse; Le naufrage de Paris-Normandie dans l'indifférence complice de Ouest-France... qui a racheté tous les hebdos normands d'infos locales!
Seuls, pour lors, résistent les grands hebdomadaires normands: un môle Ouest avec La Manche-Libre et Tendance Ouest, le gratuit désormais présent à Caen, Rouen et Le Havre et un môle Est avec le Courrier cauchois...
La Normandie reste dans l'ombre d'elle-même alors que l'avenir de la Haute ou de la Basse n'est pertinent qu'à l'échelle normande, échelle à laquelle se mettent actuellement en place tous les grands enjeux de l'avenir: rayonnement métropolitain; recherche universitaire et scientifique; formation et emploi de nos jeunes; infrastructures de transports; potentiel d'économie maritime ou énergétique; tourisme; culture; agriculture urbaine écologique...
La Normandie médiatique en miettes est même devenue une sorte d'ANGLE MORT MEDIATIQUE pour les médias nationaux qui ont pris l'habitude de faire le grand écart NANTES/RENNES - LILLE: ainsi, France Culture, jeudi 29 mars qui faisait un "décrochage en région" à Rennes pour ses "inventaires de la campagne présidentielle"... Il faudra attendre le journal de la mi-journée et une sordide affaire de jeunes se flinguant à la 22 long riffle dans les bois "seino-marins" pour que l'antenne de France Culture, déménagée à Rennes pour la journée, parle aussi de la... Normandie!
Dans un courrier que nous avons envoyé hier au médiateur de Radio-France, j'ai indiqué qu'entre Lille et Rennes, la Normandie et ses enjeux nationaux, à savoir si la France veut enfin se doter d'une politique maritime volontariste et efficace, était trop souvent oubliée...
FAUTE D'ETRE SUFFISAMMENT VISIBLE!
Réagissant au massacre en cours à la SNPEI (la société qui édite les journaux normands du Groupe Hersant Médias) le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" avait appelé à la création sur l'INTERNET d'un GRAND PORTAIL GENERALISTE D'INFORMATIONS NORMANDES: le créneau est à prendre et Paris-Normandie pourrait le prendre...
La refonte de la maquette d'un journal papier en perte de vitesse ne suffira pas: IL FAUT UN NOUVEAU PROJET EDITORIAL NORMAND!
Les lecteurs normands, notamment sur la websphère normande, n'attendent que cela!
06 mars 2012
POUR UN REGIONALISME INTELLIGENT: droit de réponse de l'Etoile de Normandie à l'agence Bretagne Presse
Nos lecteurs nous ont signalé ça...
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=25068
Cette provocation qui manque son objectif moins par son manque de sérieux que par son manque total d'intelligence politique nous donne l'occasion de rappeler ici ce que nous appelerions un MILITANTISME REGIONALISTE INTELLIGENT ET REPUBLICAIN.
L'Etoile de Normandie ainsi que le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" ont pour objectif l'émergence d'une France plus démocratique et moins centralisée avec de VRAIES REGIONS sur de VRAIS TERRITOIRES pour des PROJETS d'AVENIR qui manquent cruellement à notre pays: à ce titre, nous militons pour les REUNIFICATIONS NORMANDES ET BRETONNES qui seront les deux premiers grands sujets d'une France des régions (avec la fusion départementale en Alsace et en Savoie, la création d'un département "Pays basque", le rédecoupage de grandes régions administratives tenant enfin compte des cohérences géo-historiques sur le Val de Loire avec tout le Val de Loire, le Poitou-Charentes avec tout le Poitou et Rhône-Alpes avec tout le Dauphiné).
Seulement voilà... Malgré plusieurs tentatives qui démontrent notre bienveillance envers la question régionale bretonne (rattachement de la Loire Atlantique à la région Bretagne), mis à part nos amis de l'Union Démocratique Bretonne, nous peinons à trouver des interlocuteurs fiables, sérieux et intelligents chez les militants régionalistes bretons qui pourraient enfin comprendre que l'union de nos combats pour nos réunifications régionales respectives pourrait apporter l'audience nationale nécessaire au moment où la nécessité d'un approfondissement de la décentralisation est l'un des enjeux des élections présidentielles...
Faire un lien entre la conjoncture politique à l'époque mérovingienne et l'application de la taxe carbone en 2013 sur les routes, disputer de façon oiseuse sinon stupide de l'appartenance du Mont St Michel à la Normandie, revendiquer une sorte d'espace vital breton dans l'Ouest français témoigne d'une intelligence politique de la question régionale française proche du degré zéro: si l'on voulait enfermer la revendication régionale dans un folklore fabriqué témoignant d'une histoire qui n'a jamais existée, ou dans des revendications identitaires qui ne s'intéressent qu'à elles mêmes et qui ne vivent que du mépris pour d'autres identités culturelles régionales, cet article relayé par l'agence Bretagne Presse ne s'y prendrait pas autrement !
LES MILITANTS BRETONS QUI S'EN PRENNENT A L'UNITE NORMANDE SE
TIRENT UNE BALLE DANS LE PIED ET SONT LES IDIOTS UTILES DU
JACOBINISME PARISIEN QU'ILS DENONCENT PAR AILLEURS !
Par respect pour l'idée régionale et du combat qui reste encore à gagner en France pour l'émergence de vraies régions, afin d' éviter d'inutiles polémiques, par simple charité, nous éviterons donc d'ouvrir sur "l'Etoile de Normandie" tous les tiroirs du régionalisme breton... C'est plus commode !
Conseil d'une armoire normande...
28 février 2012
TAXE GRENELLE: en 2013 LES COCUS DES ROUTES NORMANDES VONT PAYER PLEIN POT!
Un article paru ce mardi 28 février dans Ouest France édition caennaise nous rappelle une fois de plus que la NORMANDIE BASSE est la DEMI-REGION des COCU(E)S NOTAMMENT sur les routes... Mais que les Haut-normands se rassurent ils sont tout autant profondément pris en charge que les Bas-normands...
Après l'affaire de la bretelle d'autoroute oubliée DEUX FOIS par la SAPN et le Con-seil général du Calvados (qui ne jure que par l'attraction hippomobile) pour aller à LISIEUX à partir de l'échangeur de Pont-L'Evêque, avec le serpent de mer du contournement autoroutier EST de Rouen, l'achèvement du Rouen-Dieppe toujours inachevé, la déplorable collection des nids de poule sur la RN Rouen-Beauvais, l'absence toujours prolongé du "maillon OUEST" de contournement de la région parisienne entre Rouen et Orléans, (le maillon manquant correspondant bien entendu au maillon faible de la Normandie divisée en deux, le pays de cocagne des cocus en déroute), avec la plus forte augmentation des péages des autoroutes françaises sur l'A28 entre Alençon et Rouen et une A88 pour faire moins de 40 km entre Falaise et Alençon pour plus de... 12 euros, avec un désenclavement toujours en cours pour les petites villes du bocage (Flers, Vire) ou pour Lisieux ou le pays d'Ouche eurois...
Avec un système portuaire qui occupe d'ores et déjà la 4ème place européenne, avec un port vide à Cherbourg, avec un port du Havre qui évacue à 86% ses conteneurs sur les routes alors qu'Anvers son concurrent principal fait 60% par le ferroviaire ou le fluvial, avec un maire d'Hérouville peu clairvoyant qui préfère des marinas dans le canal de Caen plutôt que des porte-conteneurs afin d'éviter 25000 camions par sur les routes normandes entre Caen et Le Havre, avec à peine 1,56% des marchandises transportées par le train en Normandie Basse,
Avec des Ecolos qui sont contre la Ligne Nouvelle Paris Normandie
Avec des élus qui s'en foutent... (sauf dans la Manche)
EN 2013 AVEC L'APPLICATION PLEIN-POT DE LA TAXE TRANSPORTS ROUTIERS DU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT (12 centimes d'euros le kilomètre) LA NORMANDIE SERA LE PAYS DES COCUS DE LA ROUTE AVEC UNE ECONOMIE EN DEROUTE DANS LE PANIER DE LA MENAGERE (répercussion de la taxe sur le prix final avec augmentation de 1,5% des marchandises) AVEC "Des petites routes cassées" comme l'affirme Michel Quincé, co-président régional de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) pour éviter de trop rouler sur les routes principales devenues payantes...
PENDANT CE TEMPS LA en BRETAGNE...
Les élus mobilisés ont obtenu une baisse de 40% de la taxe transport au motif de "l'éloignement de l'espace européen"

21 février 2012
CARNAVAL de GRANVILLE: ou l'art de se déguiser en CARPETTE BRETONNE
Voilà, c'était ce Mardi Gras 2012, la mort du 138ème bonhomme carnaval de Granville...
Il a bien flambé dans le port du commerce comme d'habitude mais pas trop près du Marité, ce terreneuvier trop haut-normand pour plaire dans ce port qui semble-t-il s'obnubile de la Bretagne juste en face...
Le bonhomme carnaval cette année s'appelait d'ailleurs "Marreduquai 1er", histoire de rappeler que certains à Granville n'apprécient guère le Marité qui occupe la majeure partie du quai d'Orléans dans le bassin à flot: avec une mairie qui ne s'en préoccupe guère, avec une bisquine "granvillaise" aussi normande que la "cancalaise" est limousine, qui pourrait un jour voguer sous les hermines de Monsieur Escoffier, un entrepreneur dynamique spécialisé dans la voile traditionnelle du côté de Saint-Malo (l'association granvillaise des vieux gréements n'ayant plus un sou vaillant...), avec un maire horticulteur de son état qui ne sait pas faire une jolie fleur pour valoriser le magnifique patrimoine maritime de l'un des plus beaux ports de France et de l'une des villes les plus authentiques de Normandie (transformer l'église St Paul en restaurant et galerie marchande plutôt que d'en faire un grand lieu culturel pour les expositions estivales et mettre en valeur les très riches collections du musée de la ville)... Granville prend l'eau dans le golfe armoricano-breton! (comme le Mont Saint Michel d'ailleurs...)
Et le carnaval de cette année 2012 (un cru plutôt médiocre par rapport à celui de l'an passé qui a fait preuve d'une certaine créativité politique plutôt acérée contre les promoteurs immobiliers et contre l'incurie édilitaire de la municipalité) de se déguiser en CARPETTE BRETONNE avec le groupe Soldat Louis invité d'honneur ou le char "des Poulbots" (l'un des 40 chars présentés par les associations de carnavaliers de Granville) qui cette année fêtait une CELTITUDE quelque peu frelatée avec force drapeaux, triskel et bande de joyeux lurons déguisés avec des faux kilts et fort heureusement équipés de cornemuses en plastique parfaitement muettes...
Sans compter avec un vengeur masqué capé d'un grand "blanc et noir" qui courait dans la foule jusqu'à ce qu'un quidam déguisé en Florestan normand lui demande: "connaissez-vous Morvan Marchal?"

CARNAVAL 2012 Rue Courraye à Granville... sur les traces d'un vengeur masqué breton, devant le char du Mont Saint-Michel au péril des éoliennes. On est pourtant très à l'Est du Couesnon!
27 janvier 2012
PNA vs NIMBY
NIMBY c'est le petit nom que l'on donne au monstre aquatique qui hante les eaux trop dormantes du canal de Caen à la mer: un projet de navigation et de manutention maritime sur le canal du port de Caen, au pied du viaduc de Calix a brusquement réveillé la bête... NIMBY est même sorti de l'eau pour enflammer l'enquête d'utilité publique: les riverains découvraient qu'ils habitaient près d'un... port!
Mais Ports Normands Associés semble vouloir combattre finalement NIMBY pour qu'il retourne à sa tranquilité...
NIMBY ? mais qui est NIMBY? Rodolphe Thomas l'inénarrable maire d'Hérouville Saint Clair le fait afficher sur les panneaux lumineux de sa propagande municipale localiste:
Oui bien sûr, on veut bien des navires dans le port de Caen oui mais "Not In My Back Yard" (Pas au fond de mon jardin...)
Avec de tels arguments, ce sera difficile de penser l'avenir industriel de la Normandie...
Ports Normands Associés va donc certainement reprendre l'option d'aggrandir le site de Blainville sur Orne au risque d'affronter les associations écologistes en raison des zones humides classées qui entourent ce site...
Aura-t-on un réveil du NIMBY lorsque le garagiste Thomas voudra construire ses marinas "les pieds dans l'eau" à proximité immédiate d'un dépôt pétrolier, d'un viaduc autoroutier et d'une usine de retraitement des eaux?
50 000 CAMIONS SUR LES ROUTES entre Caen et Le Havre par an pour assurer la tranquilité des poules d'eau et des rameurs: on appelle ça le développement durable...

Communiqué de presse du 26 janvier 2012
Suite à l’avis du Commissaire Enquêteur et à l'annonce du Préfet de Région de ne pas donner suite à l’implantation de la plate-forme conteneurs sur le site de Mondeville et Hérouville-Saint-Clair, Laurent BEAUVAIS, Président de Ports Normands Associés a réuni le bureau de PNA et entamé des consultations. A l’issue de ces démarches, il a :
•confirmé sa volonté de poursuivre, avec le port du Havre, le partenariat engagé avec des opérateurs portuaires pour l’établissement d’une liaison maritime conteneurs.
•demandé aux services de PNA de travailler en concertation avec la CCI de Caen et l’agglomération de Caen la Mer pour proposer des solutions adaptées afin d’assurer le lancement de ce nouveau service dans les meilleurs délais. Il apparaît, en effet, absolument nécessaire de faire vivre ce projet de plate-forme conteneurs et de soutenir ainsi les 2 300 emplois portuaires*. En période de crise, il est plus que jamais primordial de tout faire pour développer l’emploi. Ce projet doit créer de l’emploi et de l’activité économique sur un port qui se classe au 10ème rang français (3ème rang hors grands ports maritimes). « Les opérateurs privés et les chargeurs nous ont tous reconfirmé aujourd’hui la nécessité de cet équipement. Nous avons donc décidé d’engager un nouveau processus de concertation et d’expertises pour que ce projet puisse se réaliser dans des délais satisfaisants. Plus que jamais nous restons tous mobilisés au service de la population, de l’activité économique et de l’emploi en Basse-Normandie » a déclaré Laurent Beauvais.
* Etude PNA – Université de Caen Basse-Normandie de 2009 :
•930 emplois directs
•1 270 emplois indirects
•100 emplois induits
Contacts presse : Ports Normands Associés : 02.31.53.34.61
24 novembre 2011
La MANCHE en BRETAGNE? Droit de REPONSE...

Le 29 octobre dernier, dans l'hebdomadaire régional "la Manche Libre", Monsieur MARGOTIN habitant Champeaux dans le département de la Manche nous faisait le coup du Manchot exaspéré par la Normandie: l'herbe étant toujours plus verte dans l'herbage voisin, Monsieur MARGOTIN lorgne sans vergogne vers la Bretagne. On mettra ce coup de gueule de ce Manchot sur le compte de l'ironie d'un Manchois ayant l'habitude d'une vision hémiplégique de la Normandie, c'est pourquoi, la Manche Libre nous accordait cette semaine cette tribune libre pour nous permettre de répondre à un... manchot!
C'est donc l'occasion de rappeler y compris au fin fond du Sud-Manche, que nous avons tous en Normandie intérêt à intégrer ces prochaines années, l'évidence normande, 6ème région de France et premier potentiel maritime de notre pays...
12 novembre 2011
LES COCUS de l'AXE SEINE: ROUEN DOIT CHOISIR!
Maintenant, c'est clair!
L'opportunité de doter le Grand Paris d'une façade maritime, le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie, la perspective de valoriser l'Axe Seine: c'est maintenant! Des décisions stratégiques sont à prendre pour les 100 prochaines années, en pleine crise des finances publiques, à la veille des élections présidentielles et le tout dans une Normandie en miettes qui peine à formuler un projet régional pour s'inscrire dans cette ambution, voire la porter toute entière!
Antoine RUFENACHT, commissaire général au développement de la vallée de la Seine missionné par le gouvernement et qui a rendu le 30 septembre dernier un pré-rapport au Premier ministre, a parfaitement compris cette urgence et s'en fait le zélateur autour duquel une dynamique s'enclanche:
L'intégration de l'Estuaire de la Seine est donc en marche et c'est autour de cette intégration que l'intégration de l'évidence normande, 6ème région de France, 3ème grande région industrielle et première région maritime du pays va se faire. La dynamique est lancée et la question est simple désormais:
EN ETRE OU PAS?
Lundi dernier, à l'occasion du passage à Caen du commissaire Rufenacht, le rapprochement métropolitain entre CAEN et LE HAVRE était dans tous les esprits des élus présents mais les grands ABSENTS c'étaient les élus ROUENNAIS...
On passera sur la raillerie assez basse du pas assez normand Jean-Léonce DUPONT président (Nouveau Centre) du département du Calvados sur des Rouennais finalement pas assez normands ("regardant plus vers Paris ou vers le Nord") ou du sauvetage du Pays d'Auge des griffes de la Haute Normandie (alors que le Pays d'Auge est historiquement "haut" normand et que l'enjeu de l'Estuaire c'est surtout la RENAISSANCE DE LA NORMANDIE CENTRALE d'Evreux à Lisieux) mais le fait est là:
Le président du CG14 et le député-maire et président de l'agglo de CAEN, le socialiste Philippe DURON qui n'a jamais cessé de défendre l'idée d'une métropole normande en réseau avec les trois villes de plus d'un million d'habitants ont dit OUI à RUFENACHT: un pôle métropolitain normand Caen-Le Havre autour de l'Estuaire est donc une idée qui avance dans une logique de complémentarité et de solidarité...
Pour porter cette logique il y a biensûr la mobilisation des milieux économiques et consulaires avec la création prévue à l'horizon 2013 de la Chambre de commerce de l'Estuaire à cheval sur les deux rives et à l'horizon 2015 de la fusion des deux actuelles chambres régionales normandes. Mais il y aussi la mobilisation des élus de l'Estuaire normand avec la perspective de créer un grand événement culturel international "sur le territoire de l'eau" en 2013: on en saura plus à l'occasion du colloque qui va se réunir à Deauville les 24-26 novembre prochain...
Cette dynamique semble ignorer ROUEN ou plutôt les Rouennais semblent ignorer cette dynamique...
Les "ROUENNAIS" ? Corrigeons: le quatuor Fabius-Fourneyron-Le Vern-Marie (CREA-Ville-CRHN-CG76) n'était pas présent à Caen le 7 novembre dernier. Ce quatuor ayant pris l'habitude de nous casser les oreilles en jouant à l'unisson a du mal avec la polyphonie normande...
Il devient urgent de ne plus confondre les intérêts de ROUEN avec ceux de la Fabiusie
REFUSER pour d'obscures raisons de tactique politicienne l'évidence des coopérations fusionnelles sur les territoires normands devient RIDICULEMENT SUICIDAIRE!
Alain LE VERN, une fois de plus ne joue pas clairement le jeu car il refuse l'évidence normande:
Ainsi les nouvelles déconvenues cuisantes d'une énième relance des coopérations essentielles entre Haute et Basse Normandie: le 7 septembre dernier à Rouen, MM Le Vern et Beauvais nous annonçaient un "cahier d'acteur commun co-signé par les deux régions" dans le cadre du débat public sur la Ligne Nouvelle Paris-Normandie.
Aux dernières nouvelles, IL N'Y AURA PAS DE CAHIER d'ACTEUR COMMUN AUX DEUX CONSEILS REGIONAUX NORMANDS (tout au plus aura-t-on deux documents différents mais convergents): Il faudra donc compter sur les associations militant pour l'unité normande pour que soit présenté dans le débat public en cours une VISION GLOBALE DE LA NORMANDIE.
Le commissaire enquêteur Olivier GUERIN appréciera donc à sa juste valeur ce manque d'ambition partagée de la part des collectivités les plus concernées par le projet de LNPN!
Pour des raisons qui se répètent donc, Laurent Beauvais, le socialiste et président bas-normand soucieux comme nous tous d'intégrer l'évidence normande n'aura pas en la personne du socialiste Alain Le Vern l'interlocuteur privilégié pour être au coeur de la dynamique en cours...
Résultat? La Basse-Normandie est obligée de voir la Bretagne pour des coopérations inter-régionales que la demi-région bas-normande ne maîtrise pas de même que la demi-région Haute-Normandie espère, dans le cadre de l'Axe-Seine, engager des coopérations "d'égal à égal" avec la région parisienne alors que tous les observateurs lucides du dossier s'accordent pour dire que la Normandie en miettes a un sérieux manque de "souveraineté" en matière de décisions économiques et institutionnelles...
IL FAUT DENONCER DONC UNE VERITABLE IMPOSTURE quand Monsieur LeVern prétend A LA FOIS contribuer déjà au financement de la Ligne Nouvelle Paris Normandie et défendre la fin de l'enclavement de l'Axe Seine au niveau européen en tant que président de la conférence des régions du Bassin Parisien TOUT EN REFUSANT de DEFENDRE UN PROJET DE TERRITOIRE NORMAND avec son camarade de Basse-Normandie pour JUSTIFIER LES 14 MILLIARDS de la LNPN
On concluera donc trois choses:
1 LE VERN n'est pas NORMAND
2 LE VERN n'est même pas SOCIALISTE
3 LES COCUS de l'AXE SEINE sont à ROUEN
Pendant ce temps là dans l'Estuaire et ailleurs en Normande: ça BOUGE ENFIN!
ROUENNAIS!
EN ETRE OU PAS?