L'Etoile de Normandie

Le Magazine Internet des Normands, entre Traditions & Modernité - "Ce site s'inscrit dans la volonté de mettre fin à la division administrative de la Normandie, morcelée en 1972 par le bon plaisir de l'Etat, contre l'avis des élus et des citoyens".

02 décembre 2009

Le Havre et Rouen s'engoufrent dans..le Grand Paris.

Sans surprise, les députés ont adopté mardi le projet de loi sur le Grand Paris avec 299 voix pour et 216 contre. Le projet "Le Grand Paris" a pour ambition de créer 70 000 logements par an en Île-de-France soit presque le double du rythme actuel. Ce projet de loi prévoit également la réalisation d' un métro automatique de 130 km de long autour de Paris afin de relier les divers pôles d’activités de la région francilienne. Pour cela, la « Société du Grand Paris » va être crée.
De grands travaux en perspective pour reconfigurer Paris, tels que jadis les ont réalisés le baron Haussman ou le préfet Delouvrier.

Quel impact pour la Normandie :
Dans ce grand projet, il y a l'ouverture sur la mer (ambition de "ville-monde") : donc de faire de l’axe de la Seine un potentiel fluvial s’appuyant sur les débouchés maritimes du Havre et de Rouen (mainmise sur la basse-Seine) constituant donc un apport considérable pour le futur Grand Paris ( mais cela profitera-t-il aux deux mini-Normandie (deux mini-Normandie bien faiblardes fassent à la toute puissance du « Grand Paris » , et plus subissantes et suiveuses que moteurs et participantes ?).

Pour certains, ce projet ouvre de formidables opportunités pour les Normands  d’avoir cet axe renouvelé entre la capitale et la mer. Avec à la clef, emplois, opportunités de nouvelles activités (logistique verte...), infrastructures ferroviaires de pointe (TGV normand desservant Caen, Cherbourg, Rouen, Le Havre), reprendre des parts de marché à Anvers/Rotterdam...
Mais les deux demi-Normandie qui se sont affaiblies extraordinairement depuis des années (quasi léthargie de son dynamisme et de son identité, exil des jeunes, exil de centres de décisions ou sièges sociaux) sont-elles en mesure d'être à la hauteur et de participer sans complètement subir ?

Risques à terme : développement d'un « Grand Paris » s'accompagnant d'un report en Normandie des activités les moins valorisantes, relégation d'une basse-Seine normande à l'utilité du « Grand Paris » et relégation d'une "basse" Normandie occidentale à l'abandon de l'aménagement territorial au niveau national.
En clair, le principal aménagement territorial proposé par l'Etat est le « Grand Paris » pour l'avenir apparaît donc très parisien et technocratique, au grand dam de la démocratie locale et régionale et d'un aménagement concerté vraiment national, c'est à dire englobant l'Hexagone dans son ensemble.

Encore une fois la vraie question est celle-ci à terme : va-t-on vers un dépeçage final de la Normandie ou bien va-t-on vers une Seuls Normandie ? Un jour il faudra bien tranché...

La vraie réussite d'un partenariat et d'un aménagement territorial, c'est quand il est partagé par tous !

cf Article des Echos (pdf) :
Le_Havre_prêt_à_ouvrir_la_voie_du_Grand_Paris
cf Projet de loi du Grand Paris
On ne peut que conseiller de lire les réflexions très avisées du site "Normandie2010"

voir aussi, l'intervention de Nicole Ameline (élue UMP Pays d'Auge) ce 25 novembre 2009 à l'occasion d'un débat à l'Assemblée Nationale (pdf) :
Intervention_Nicole_Ameline_à_Assemblée_Nationale

Posté par Yuca 2 Taillefer à 12:00 - Développement économique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2009

Projets Villages de Marques (suite)

Notre ami Michel évoquait précedemment sur ce blog la prolifération des projets de Centres de Marques en Normandie (des commerces avec des prix "sortie d'usine", parfois dans un périmètre réduit). Et ce n'est pas fini...
Plusieurs projets pourraient sortir de terre, c'est ce que nous apprend un article du Journal du Textile.


Projets  (deux autorisés administrativement, 3 à l'étude) :
  - L'Usine des Docks (2013, 11.700 m2, 60 magasins) près des Docks Vauban au Havre
  - Village de Marques (2012, 15.200 m2, 100 boutiques) à Honfleur, suffit de traverser le Pont de Normandie pour les Havrais...
  - Le Haras des Marques à Bouleville, à 10 km de Honfleur
  - Mondeville 2 - Marques Avenue (14.000 m2, 80 boutiques) à Caen
  - Malls & Market à Caen/Les Ifs

Il serait intéressant de savoir si une étude de marché régionale à été réalisée pour savoir s'il ne va pas y avoir un peu trop de sur-potentiel commercial..

Que l'on se place en tant qu'élu de la majorité ou de l'opposition (local ou régional), en tant que consommateur, en tant que commerçant, ou en tant que promoteur, on a pas forcément le même point de vue sur la progression rapide de ce type de projets...

CentresMarques
Cliquez sur l'image pour l'agrandir !

Posté par Yuca 2 Taillefer à 11:22 - Développement économique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2009

La Manche Libre lance le débat

La Manche Libre, le seul journal qui s'intéresse vraiment à la réunification de la Normandie. La Manche Libre mérite le titre de Journal normand.

LogoML titre "Une Normandie à construire"

et propose un schéma de la Normandie réunifiée

avec un tracet TGV MLNormandieReunifiee

* comme d'habitude l'article apparaîtra par un clic sur le lien et l'image s'agrandira en cliquant sur cette dernière

Posté par MHAP à 07:59 - Développement économique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juin 2009

Le grand Pari(s) d'un TGV normand

LE GRAND PARI D’UN TGV NORMAND

LE_GRAND_PARI_D_UN_TGV_NORMAND


Laurent Beauvais, président du CRBN, décidément très actif, a réuni (ce matin de 9h30 à 13h00) le CRBN en séance plénière extraordinaire à l'Abbaye aux Dames à Caen, pour présenter deux dossiers et projets qu'il a tenu à lier intimement et vous allez comprendre rapidement pourquoi :

Il s'agissait d'adopter le "plan ferroviaire pour la Basse Normandie, RAIL 2O2O" présenté par Pierre MOURARET, vice président du CRBN et maire PC de Dives sur Mer: pour la PREMIERE FOIS il ne s'agissait pas d'un énième plan BAS Normand mais de mettre en oeuvre à partir de la Basse Normandie les éléments essentiels d'un véritable et futur SCHEMA REGIONAL DU FERROVIAIRE NORMAND. La perspective d'une "réunification" est donc clairement assumée, puisque dans ce plan les liaisons essentielles entre Haute et Basse Normandie sont étudiées ainsi que la relation privilégiée avec le Grand Paris...

La Basse Normandie doit sortir du "triangle de l'oubli" et entrer dans une dynamique de projets avec les régions voisines à commencer par la Haute Normandie puis la Région parisienne. François Digard, un bas normand maire de St Lô continue de penser au contraire qu'il faut que la Basse Normandie traite directement avec l'Ile de France en ignorant la Haute Normandie! On se demande maintenant pourquoi certains Bas Normands ont ringardisé la Basse Normandie: "ceux qui m'aiment prendront le train!" et ceux qui ne seront pas trop bovins suivront... Beauvais qui a déclaré: "la stratégie d'attendre l'Etat n'est pas la bonne, c'est être perdant! Il faut obliger l'Etat à agir en faisant des propositions crédibles et raisonnables".

Le plan consiste en un désenclavement complet du territoire "bas" normand au niveau des liaisons ferroviaires avec, entre autres, ces quelques priorités fortes :

1) Electrification et modernisation du Paris-Granville pour en faire à terme un très touristique Paris/Le Mont Saint-Michel au départ de Paris-Vaugirard avec modernisation du triangle de Foligny pour un Paris/Mt St Michel et un Caen/Granville directs.


2) Amélioration des dessertes inter-cités pour que les villes "bas" normandes soient mieux reliées à Caen: Laurent Beauvais s'est engagé à obtenir la réouverture du Caen- Flers et de Honfleur-Lisieux.


3) Mise en route du "Transbaie" entre Granville et St Malo pour la desserte du Mont Saint- Michel.


4) Consolidation du Caen/Tours en lançant le projet de Mézidon-Canon, base multimodale FRET au service du port du Havre.


5) Electrification complète du Caen-Rouen et du Caen-Rennes. Etc.


Ce plan très ambitieux coûtera très cher tant le retard d'une Normandie divisée en deux est important ! Entre l'arrêt du turbotrain en 1980 et aujourd'hui, c'est le déclin ferroviaire normand qui a été géré sinon digéré puisqu'on a fait croire à une classe politique normande médiocre et divisée, qu'un TGV normand en Normandie n'était ni techniquement possible ni rentable. Or M. Rufenacht vient de nous prouver le contraire en mettant sur la table près d'un Milliard pour son TGV Paris/Le Havre...
Au total, les investissements de ce plan rail normand (Haute et Basse Normandie) coûtera 5,8 MILLIARDS d'ici 2020 dont 2 MILLIARDS à la charge des seules Collectivités territoriales de "basse" Normandie ( il faudrait comparer cette somme avec ce que l'Etat et EDF vont engouffrer dans les deux EPR en Normandie!). Pour la SNCF et RFF, la Normandie "n'est pas une priorité": dans l'hémicycle on commence à faire le lien entre poids politique pour négocier et la réunification normande...

Alain TOURRET, dans le débat, prend la parole pour défendre l'idée d'un GRAND EMPRUNT REGIONAL NORMAND obligataire spécifique pour financer le plan d'équipement du rail en Normandie (en partenariat avec les deux conseils régionaux normands): suite au succès rencontré par l'emprunt EDF à 4,5%, une souscription aux citoyens normands serait ouverte dans le cadre du plan d'emprunt national que prépare le gouvernement suite aux annonces de Nicolas Sarkozy à Versailles. Cet emprunt "normand" pour la Normandie, serait selon Alain TOURRET, l'acte fondateur et concret d'une réunification régionale normande. L'un des objectifs de cet emprunt mais aussi du plan Rail 2020 est de soutenir le fret ferroviaire pour que la Normandie, hinterland du Havre, soit la grande région logistique qu'elle mériterait d'être...

Deuxième dossier au programme de l'assemblée plénière :

Présenter, NI PLUS NI MOINS, devant l'assemblée et la presse, UN PROJET REGIONAL ALTERNATIF POUR UN "VRAI TGV NORMAND" a souligné Laurent Beauvais laissant ensuite le soin à son directeur général des services, de présenter fort clairement une cartographie du projet que Beauvais et les élus de l'association "Normandie Grande Vitesse" vont aller défendre d'abord chez Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat aux transports, mais surtout, ensuite, chez Christian BLANC, secrétaire d'Etat au développement de la région capitale (Grand Paris)...

Sûr de son effet et de son coup de maître (on peut oser le dire car c'est audacieux et certaines hautes autorités apprécieront l'audace...) Beauvais déclare faire le pari de prendre au sérieux les annonces du président de la République d'un Grand Paris ouvert sur la Seine et le Havre et doté d'une LGV avec la Normandie: d'où cette idée d’un "GRAND PARI D'UN TGV NORMAND" qui nous a été longuement exposé... Beauvais, très sûr de lui, s’est même autorisé à dire qu’il voulait vérifier si « Bussereau pouvait être compatible avec Sarkozy » tout en se réjouissant de son maintien en tant que secrétaire d’état aux transports dans le nouveau gouvernement...

De quoi s’agit-il ? Il s’agit manifestement de résoudre une apparente incompatibilité entre, d’une part, le projet lourd, déjà acté et étudié par le gouvernement, d’une connexion ferroviaire normande au Grand Paris « option  SUD » qui, en modernisant l’existant, a pour elle d’être réaliste et déjà en cours de financement (Nouvelle LGV St Lazare- Achères- Mantes ; barreaux grande vitesse entre Evreux-Bernay- Lisieux ; tunnel d’Orgeval- gare de Paris La Défense ; gare rive gauche Rouen Saint Sever) et cela pour 4,2 Milliards d’euros...

Et d’autre part, l’annonce présidentielle d’avril dernier, d’une LGV nouvelle entre Roissy-Cergy –Pontoise/ Le Havre à travers les plateaux et collines du Vexin et du Pays de Caux avec un embranchement vers le futur TGV NORD bis (Amiens/ Calais) ; une gare en rase campagne pour desservir Rouen à 20 km de là et, éventuellement, un tunnel sous la Seine pour desservir Lisieux et Caen : coût ? Certainement plusieurs milliards d’euros...

D’où l’idée très habile de l’équipe de Laurent Beauvais de CONCILIER LES DEUX PROJETS en prenant le meilleur : améliorer la proposition gouvernementale « Bussereau » en y intégrant la meilleure partie de la proposition « Grumbach-Blanc », ce qui donne, de fait un VRAI PROJET de TGV NORMAND (voir cartographie ci-jointe)

CONCLUSION :

L’avenir de la Normandie se joue ces temps-ci plutôt à Caen...que peut donc bien faire M. Levern ?

Le Collectif « Bienvenue en Normandie »

Et en plus, si les syndicats pensent pareil c'est rassurant. Michel H. A. Patin

CGT_Normandie CGT_Normandie_2

Posté par MHAP à 07:34 - Développement économique - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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