L'Etoile de Normandie

Le Magazine Internet des Normands, entre Traditions & Modernité - "Ce site s'inscrit dans la volonté de mettre fin à la division administrative de la Normandie, morcelée depuis 1956 par le bon plaisir de l'Etat, contre l'avis des élus et des citoyens".

23 avril 2012

ECONOMIE: NAISSANCE D'UNE MARQUE IDENTITAIRE NORMANDE

A lire sur le blog de Laurent Beauvais, le président du conseil régional de Basse-Normandie (21 avril 2012)

Naissance d'une marque "Normandie"

Je félicite le Président de la Chambre de Commerce de région, Jean Claude Lechanoine pour l'initiative prise de créer une marque "Normandie " destinée à mieux identifier les produits ou services issus de notre territoire, dans tous les domaines possibles.

Bien entendu les deux Conseils régionaux soutiennent l'initiative dans un souci de rassemblement et de mobilisation des énergies.

D'autres régions se sont lancées dans de telles initiatives. Je pense notamment à la Bretagne. J'ai eu l'occasion de rencontrer il y a déjà quelques mois les responsables de la marque "Bretagne ". Le sujet est dans "l'air du temps " certes, mais il ne faut pas passer à côté à ce stade.

Du travail reste à accomplir pour que le projet atteigne vite ses objectifs. La question des produits alimentaires est à traiter en lien avec l'Irqua et sa propre marque "Gourmandie".  Evidemment il faut que les entreprises s' y investissent complètement, y compris financièrement. 90 d'entre elles l'ont déjà fait . Bravo !

Le rôle des deux régions dans le soutien au lancement doit vite être relayé par ceux qui, je l'espère, vont bénéficier de ce label d'excellence.

A suivre positivement.


Commentaire de Florestan:
 
"Buy Normandy" c'est pour lors l'anglicisme provisoire qui dénomme cette nouvelle marque. D'ici l'automne prochain on devrait avoir le dispositif définitif: en français voire, pourquoi pas en langue normande! 
 
L'Etoile de Normandie invite donc ses lecteurs à proposer des idées que nous ne manquerons pas de transmettre aux intéressés...

 

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04 avril 2012

LA NORMANDIE BASSE: Où l'art d'attendre ... 30 ANS!

A lire sur France 3 (Baaassse) Normandie... Edifiant forcément!

Flers-Argentan: la route est encore longue

Les travaux de la 2x2 voies reliant Flers à Argentan ont débuté il y a deux ans

Les travaux de la 2x2 voies reliant Flers à Argentan ont débuté il y a deux ans

La première portion de la 2x2 voies sera achevée à l'automne. Fin du chantier programmée en 2020.

Les élus flériens et argentanais rêvent de voir aboutir ce dossier depuis logntemps. Il aura fallu près de 30 ans pour que le projet de 2x2 voies de 37 km entre Flers et Argentan voit le jour. Les travaux ont débuté voilà deux ans. La première portion, la plus courte sera mise en service, à l'automne prochain, entre Flers et Landigou (3 km).

 

A terme, cette liaison rapide devrait permettre de ralier les deux villes ornaises en moins de 30 minutes. Mais la route est encore longue. Les tronçons Flers-Briouze et, côté Argentan, A88-Sevrai (7 km), devraient être achévés à l'horizon 2014-2015. Il restera ensuite la portion centrale reliant Sevrai à Briouze, la portion la plus longue: 20 km. Celle-ci ne devrait pas être mise en service avant 2020.

 

Après avoir attendu près de trente ans, les élus ornais ne sont plus à quelques années près. Mais ils n'en pensent pas moins à la suite. "Ce projet va permettre de commencer à désenclaver toute la partie ouest de l'Orne", explique Marc Aguirregabiria, président de la CCI Flers-Argentan, "Mais ça n'est qu'une solution partielle au vrai désenclavement qui pourrait être réalisé en prolongeant cet axe vers Condé, Vire et plus loin l'A 84." Les responsables ornais vont devoir s'armer de patience pour espérer voir un jour ce prolongement se réaliser.


Commentaire de Florestan:

Dès les années 1960, la Bretagne et son Cercle d'Etudes et de Liaison des Intérêts Bretons (CELIB) avait  obtenu de l'Etat central la réalisation d'une rocade bretonne en 2x2 voies gratuites. Plus récemment, les élus bretons ont obtenu que la future taxe transport dite du "Grenelle" soit réduite de 40% sur les routes bretonnes.

La Normandie cassée en deux , en déclin industriel depuis 30 ans et surtout incapable de se mobiliser pendant des années pour obtenir les financements nécessaires auprès de l'Etat (les contrats de plan défavorables des années 1980/1990) ou de l'Europe (la redoutable efficacité de la double ambassade normande à Bruxelles pour obtenir les fonds FEDER) n'a donc toujours pas fini son désenclavement autoroutier!

Les petites villes des arrières pays normands ne sont toujours pas reliées correctement entre elles, le barreau Rouen-Orléans pourtant essentiel à l'échelle européenne pour contourner totalement la région parisienne fait toujours défaut ainsi que le périphérique complet de Rouen...

LE BILAN CALAMITEUX DE 40 ANNEES DE DIVISION NORMANDE SE VOIT DANS LE PARE BRISE DES AUTOMOBILISTES NORMANDS

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22 mars 2012

NORMANDIE où comment sortir d'un l'ANGLE MORT EUROPEEN...

Naissance de l’association Grande rocade ouest ferroviaire à Alençon

Transports mercredi 21 mars 2012 (Ouest-France)

 

L’association Grande rocade ouest ferroviaire est née cet après-midi à Alençon. Son ambition est de fédérer les communes, les départements et les régions concernés par le développement portuaire du Havre et par celui du Grand Paris. Joaquim Pueyo, le maire d’Alençon, en est le président. Les élus comparent leur démarche à la création de l’axe Calais-Bayonne par la route.


Commentaire de Florestan:

voilà enfin des élus intelligents! 

L'Etoile de Normandie ne peut que soutenir cette initiative pour doter la Normandie, premier avant-port européen sur la mer la plus fréquentée du monde des infrastructures dignes de cette ambition!

SI LE HAVRE N'EST QUE LE PORT DE PARIS C'EST MORT! C'est même déjà mort car depuis l'an passé, ANVERS EST DESORMAIS LE PORT PRINCIPAL DE LA REGION PARISIENNE avec un tonnage annuel que faisait autrefois LE HAVRE à la fin des années 1960...

CONSEQUENCE DU LENT DECLIN NORMAND: en 1970 encore, l'axe structurant de l'économie française c'était LE HAVRE- PARIS- LYON- MARSEILLE...

AUJOURD'HUI c'est LILLE- PARIS - LYON -MARSEILLE...

AUTRE CONSEQUENCE: le contournement autoroutier et ferroviaire pour le fret de la région parisienne n'est toujours pas achevé du côté NORD-OUEST, entre ROUEN et ORLEANS AUCUNE LIAISON VRAIMENT CORRECTE ET SATISFAISANTE tant au niveau autoroutier qu'au niveau ferroviaire... Il n'y a que des RADIALES PARIS/PROVINCE!

ON APPELLE ça: "la bataille pour le MAILLON OUEST". On pourrait plutôt appeler ça:  "le MAILLON MANQUANT DEFENDU PAR LE MAILLON FAIBLE", à savoir Alain LE VERN président actuel de la conférence des 8 régions du bassin parisien et qui ne croit pas dans l'évidence normande enfermé qu'il est dans son tuyau AXE SEINE à la tête d'une demi-région qu'il prend pour un super-département capable de négocier les dossiers d'égal à égal avec la région parisienne PREMIERE REGION URBAINE d'Europe...

Comme d'habitude, l'intelligence et la lucidité viennent des marges craignant la marginalisation: le désenclavement de la BASSE SEINE NORMANDE PAR LE SUD ET L'OUEST EST INDISPENSABLE POUR DEUX RAISONS:

1) Agrandir l'arrière pays des grands ports maritimes normands AU DELA DE LA SEULE REGION PARISIENNE vers le Sud-ouest de la France, l'Espagne, et vers le Sud Est vers l'Italie, l'Allemagne et la Suisse. Bref! de proposer un service pour l'ISTHME EUROPEEN et FRANCAIS alternatif au tout camion et en évitant que la desserte fret de la FRANCE NE DEVIENNE UN MONOPOLE BELGE ou HOLLANDAIS!

2) Proposer au port de Rouen, premier port exportateur de céréales un acheminement alternatif des grains de la Beauce, de l'Ile de France et de la Champagne en passant par la Basse-Normandie pour désengorger Mantes la Jolie...

Dans sa dernière mouture de SCHEMA EUROPEEN DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORTS la Commission européenne vient de reconnaître la nécessité de financer l'aménagement de corridors ferroviaires alternatifs à l'axe NORD PARIS/LILLE en voie de saturation rapide: le POTENTIEL NORMAND REPREND DONC TOUT SON INTERET...

A Alençon, à Mézidon, Lisieux mais aussi au Mans et à Tours,

les INTERETS DE ROUEN SONT DONC BIEN MIEUX DEFENDUS qu'à ROUEN MEME!!!

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13 mars 2012

LA DESINDUSTRIALISATION DE LA NORMANDIE


LA DESINDUSTRIALISATION DE LA NORMANDIE

par Yves GUERMOND (CNRS, laboratoire IDEES, Université de Rouen)

article paru dans Fil-Fax (mercredi 7 mars 2012 n°4297 p. 3)

Sur les trois dernières années l'ensemble de la Normandie (haute et basse) a perdu 3287 emplois dans l'industrie automobile, les pneumatiques et les équipements électriques. Il s'y ajoute 1088 suppressions dans l'industrie pharmaceutique, 1079 dans les services de santé et 767 dans l'enseignement primaire (données INSEE pour l'emploi en 2008, données TRENDEO pour les créations et les suppressions).

C'est la Haute-Normandie qui a été la plus touchée: le solde des créations/suppressions, fortement déficitaire en 2009 (-4295) est redevenu positif en 2010 (+ 990) et surtout en 2001 (+2243) mais le bilan demeure négatif sur 3 ans (-1062)

La Basse-Normandie a mieux résisté à la crise, puisque malgré une situation très préoccupante à Lisieux et à Saint-Lô, elle a globalement gagné 2220 emplois sur la période.  Dans la région de Caen (de Bayeux à Deauville) les créations sont surtout liées au commerce et à la restauration (et aussi pour la ville de Caen aux services financiers). Dans le Cotentin, les créations sont liées à l'industrie nucléaire (800 emplois de plus en 3 ans dans l'industrie et la "distribution d'électricité") et le Bocage normand est la seule région à gagner des emplois dans l'industrie "classique": 700 dans la zone d'emploi de Flers, 225 à Vire.

En Haute-Normandie, il n'y a guère que la zone d'emploi d'Evreux qui ait pu compenser la perte d'emplois industriels et parvenir à un solde positif, et cela grâce à la création de 1500 emplois dans l'administration publique.

Au Havre, le solde créations/suppressions est déficitaire sur 3 ans de 405 emplois et à Rouen de 704. La compensation des pertes d'emplois industriels est partiellement compensée au Havre par les emplois dans l'électricité (+ 834) et les transports (+ 141) mais aggravée par les pertes dans le BTP (- 463) et les professions de santé (- 475). A Rouen, le BTP au contraire a un solde positif (+ 583) ainsi que l'hébergement et la restauration (+ 287), mais la situation est aggravée par les pertes dans l'administration publique (- 334), l'enseignement (- 385) et les professions de santé là encore (- 234).

Ce n'est pas une crise de l'ampleur de celle de la sidérurgie lorraine, bien sûr, mais plutôt un MOUVEMENT PERMANENT DE DECLIN INDUSTRIEL qui est insuffisamment compensé par des créations "tertiaires".

 


Commentaire de Florestan:

On remerciera Yves Guermond pour la précision et la lucidité clinique de la situation économique normande qui n'a donc pas échappé à l'auteur de 'Rouen, la métropole oubliée", un livre excellent qui continue de faire jaser...

On rappelera aussi l'étude du rapport du cabinet INEUM EDATER sur les avantages et inconvénients de la fusion des deux régions normandes que si la "réunification" normande avait été faite en 1990, nous aurions pu préserver une 5ème place régionale en part de PIB et nous aurions à notre disposition les moyens du 5ème budget des régions françaises pour lutter contre la désindustrialisation. Enfin, si nous avions mis en réseau les trois grandes agglomérations normandes en réseau nous pourrions lutter plus efficacement contre la perte de souveraineté économique de notre région pour retenir au moins quelques jeunes diplômés normands parmi les 9000 qui nous quittent chaque année...

Et last but not least, on rappelera que le gestionnaire du déclin demi-normand pas si haut que cela, un certain Alain Le Vern qui refuse pour des raisons politiques inavouables d'observer certaines évidences, est en poste depuis... 14 ans

C'est la raison pour laquelle, la Normandie qui a décidé de ne pas se laisser mourir en attendant Godot a décidé de s'unir et de se retrousser les manches:

cette Normandie qui s'éveille dans le sommeil des politiques sera le sujet des premières rencontres "Normandie Demain" à Caen, auditorium du musée des Beaux arts ce mercredi 14 mars (9h30 -17h30)

 

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01 mars 2012

RENFORCER LES LIENS AVEC LES ILES ANGLO-NORMANDES

Des représentants d'Aurigny à la CCI de Cherbourg

Des représentants de l'état d'Aurigny ont été reçus ce mercredi 29 février à la CCI de Cherbourg.

La CCI de Cherbourg, le Conseil Général de la Manche et la maison de la Normandie reçoivent ce mercredi 29 février une délégation d'Aurigny à la chambre de commerce de Cherbourg.

Au cours de cette visite les représentants de l'état d'Aurigny évoqueront avec leurs partenaires bas-normands les actions à mener pour développer le tourisme, les relations maritimes, les échanges de biens et la formation entre la Manche et les îles Anglo-Normandes.

(source: la Manche Libre)
 

Commentaire de Florestan:
La Normandie c'est aussi et encore les "isles": Aurigny (photo), Sercq, Herm, Brecquou, Jethou, Les Ecrehous et les deux plus grandes Guernesey et Jersey (n'oublions pas les Minquiers  platier appartenant à Jersey et les îles Chausey dépendantes de la commune de Granville).
 
La Normandie a tout intérêt à développer le maximun de relations avec les îles "anglo-normandes" où les souvenirs de la Normandie ducale survivent (union personnelle avec la Couronne britannique, le roi ou la reine d'Angleterre étant "duc de Normandie" pour les bailliages de Jersey, Guernesey et la seigneurie de Sercq). On rappelera que le droit normand reste une obligation pour Guernesey (cela ne l'est plus hélas pour Jersey) avec un diplôme universitaire unique en son genre toujours délivré par l'université de Caen: on regrettera simplement que cette survivance du droit normand, l'ancêtre du droit anglo-saxon international actuel soit le prétexte à faire tourner les lessiveuses financières d'un paradis fiscal...
 
La langue normande des îles se maintient surtout à Guernesey mais les liens culturels avec la Normandie continentale qui ont toujours existé se sont récemment renforcés pour éviter l'anglicisation totale et définitive des îles: on ne peut que soutenir la manifestation annuelle de la fête des "Rouaisons"...
 
Au niveau économique, les îles c'est pas loin de 200000 habitants permanents dont 100000 à Jersey: c'est l'équivalent d'un département français au large du département de la Manche. Le potentiel est immense: 80% des marchandises sont importées d'Angleterre (monopole Huerlin Renouf) avec les prix qui vont avec. D'où l'idée à St Hélier et à St Pierre Port d'importer les produits frais venant de la Normandie toute proche à des prix nettement plus bas. Les ports de Portbail et de Carteret retrouvent depuis peu un intérêt économique avec des pêcheurs qui se reconvertissent dans le trafic de marchandises et de produits agricoles frais (carottes de Créances appréciées à Jersey) sachant que Jersey et Guernesey exportent aussi des produits agricoles de grande qualité ( produits laitiers de la vache de race jersiaise, pommes de terre et fleurs notamment les orchidées élevées dans les serres de St Samson à Guernesey qui pourraient mieux connus en France)...
 
Pour Granville et son port, il s'agit de briser le monopole de l'accès à Jersey par le seul port de Saint-Malo pour le fret et les automobile par la création d'une passerelle ferry. De même la création d'une navette ferry régulière pérenne entre Cherbourg et Guernesey. Le potentiel existe et les autorités de Jersey cherchent à diversifier leurs relations: séjours linguistiques et culturels pour les jeunes normands du département de la Manche et emplois de services notamment dans la restauration et le BTP puisque St Hélier prévoit de s'aggrandir sur les rochers du Banc Violet (projet "Waterfront"). Le port de Granville pourrait donc exporter les matériaux nécessaires.
 
L' amélioration des relations entre les îles et la Normandie ont donné lieu à certaines idées loufoques tel que la construction d'un viaduc routier et ferroviaire entre Jersey et la côte normande. Cependant, il faut savoir que l'électricité des îles est désormais fabriquée par la centrale nucléaire de Flamanville (un câble sous-marin ayant été installé il y a quelques années).
 
Mais l'urgence c'est tout de même que le Conseil Général de la Manche soit enfin capable de proposer des prestataires fiables pour assurer les navettes maritimes tout au long de l'année : la compagnie Manche Iles Express a connu quelques déboires qui en a refroidi plus d'un hélas et il a fallu chercher un opérateur ... breton pour  être capable de proposer un service maritime à l'année quelque soit la météo.

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23 février 2012

LE PARI DE RUFENACHT: Mettre la NORMANDIE en SEINE AVANT LES PRESIDENTIELLES!

A lire dans les pages de Ouest-France, édition caennaise, les grandes lignes du RAPPORT RUFENACHT:

18 milliards d’euros pour la vallée de Seine

Aménagement du territoire mercredi 22 février 2012

« Paris Seine Normandie » ou « Grand Paris métropole maritime », le nom du Grand Paris jusqu’au Havre n’est pas encore arrêté. Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre et commissaire général au développement de la vallée de la Seine, n’a pas attendu pour dévoiler, hier à Paris, les grandes lignes du rapport sur le développement de la vallée de Seine qu’il vient de remettre au Premier ministre.

Il prévoit quatre grands investissements : la Ligne nouvelle Paris-Normandie pour réduire le temps de trajet entre les deux Normandie et la capitale ; les lignes de fret, y compris en Ile-de-France, pour développer l’acheminement des marchandises par le ferroviaire et le fluvial et se préparer à la concurrence du futur canal Seine Nord entre Paris et Anvers en 2020 ; la liaison entre les autoroutes A28 et A13 avec le contournement Est de Rouen « vieux serpent de mer ». Enfin, une liaison fluvio-maritime immédiate entre Port 2000 au Havre et la Seine pour sortir de l’hégémonie du camion qui transporte 85 % des conteneurs débarqués dans le port normand.

Un investissement de 18 à 20 milliards d’euros dont la moitié pour la seule Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). « Un investissement lourd », reconnaît Antoine Rufenacht, « mais pour 10-15 ans ».

Prochaine étape : trois réunions interministérielles souhaitées par François Fillon, puis la mise en place d’une gouvernance. Un commissaire ou secrétaire général, qui devrait être encore Antoine Rufenacht, présiderait une conférence de trois collèges de 45 personnes : 15 pour l’Etat, 15 pour les collectivités locales (trois régions Ile-de-France, Haute et Basse-Nomandie, 7 départements et les grandes agglos) et 15 du monde économique.

Le 21 mars la commission nationale du débat public va remettre son rapport sur la LNPN. Réseau ferré de France, maître d’ouvrage, décidera avant le 21 juin s’il la réalisera ou non.

Quant au changement politique à la tête de l’Etat, qui pourrait survenir à la présidentielle de mai, Antoine Rufenacht a réaffirmé que « ce projet d’intérêt national ne peut être réalisé que s’il bénéficie d’un très fort soutien politique au plus haut niveau de l’Etat ». Mais il se veut confiant : « Il y a une dynamique. Jusque chez les Franciliens et les Bas-Normands qui veulent y être associés. La mayonnaise est en train de prendre. »

Xavier ORIOT.


Commentaire de Florestan:

mettre la Normandie en Seine sera l'affaire des Normands eux-mêmes, le choix du nom du projet sera déterminant. L'appellation "PARIS SEINE NORMANDIE" avait déjà été proposé par Alain LECOMTE le président du comité technique préparant le débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie"... C'est le seul nom légitime qui puisse faire que la mayonnaise qui prend soit enfin dans le plat national et international.

C'est le GRAND PARI d'Antoine RUFENACHT qui animait déjà en 1985 un colloque au Havre sur le thème: "la Normandie, un enjeu national"

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14 février 2012

La chaloupe bas-normande de la Bretagne prend l'eau

Moins de navires entre Cherbourg et l'Angleterre

Par Pauline Latrouitte (France 3 Basse-Normandie)

Le Barfleur ne passera plus par Cherbourg

Le Barfleur ne passera plus par Cherbourg

France 3 -Patrick Mertz
Cherbourg boit la tasse. Britanny Ferries vient d'annoncer que Le Barfleur ne reprendrait pas du service cet été.

Les Jo de Londres auraient pu être LA bouffée d'oxygène pour Cherbourg, qui espérait une augmentation du trafic entre la Manche et l'Angleterre. Sauf que ces liaisons ont du plomb dans l'aile, depuis l'arrivée des avions justement ! Vols à bas coût, parité euro/dollar, prix du carburant, les bateaux ne se remplissent plus. 

C'était l'âge d'or, dans les années 90 : 1.6 millions de passagers transitaient par Cherbourg. Aujourd'hui, la fréquentation baisse, Britanny Ferries diminue ses rotations et du coup, c'est mathématique, seuls 400 000 personnes empruntent le bateau. Le taux de remplissage affiche 37%.  Dans ce contexte, la compagnie n'a pas souhaité remettre en service Le Barfleur, sur la liaison Cherbourg-Pool, comme le réclamaient les élus, comme Bernard Cazeneuve, le député maire de Cherbourg et les acteurs économiques. Hors période estivale, les passagers cherbourgeois devront donc passer par Ouistreham ou Calais. Cet été, deux bateaux rapides navigueront entre Cherbourg-Pool et Cherbourg-Portsmouth. .


Commentaire de Florestan:

Un emploi industriel sur deux en Normandie dépend d'un donneur d'ordres extérieur à nos demi-régions normandes... La Britanny Ferries comme son nom l'indique n'est pas une compagnie normande!

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10 février 2012

NORMANDIE MARITIME: HAROPA OU PAS?

Un communiqué du Mouvement Normand sur un sujet essentiel pour l'avenir de notre région...

 
 "HaRoPa" ou "Harbours of Paris" ?
Vendredi 10 Février 2012

Communiqué du Mouvement Normand. N° 167 - semaine 5, 2012.


On dit généralement qu’il est essentiel de savoir bien dénommer les choses. On dit aussi que le Diable se niche toujours dans les détails… La constitution d’un Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E.) réunissant les ports de l’Axe Seine, à savoir Le Havre (HA), Rouen (RO), Paris (PA) met en évidence un nouvel acronyme HAROPA, qui deviendra d’usage courant dans les décennies à venir. Il faudra s’y habituer et, surtout, à l’étranger, chez les clients – nous disons bien clients – des ports de l’Axe Seine, on désignera sous ce vocable nouveau d’Haropa un ensemble portuaire voulant jouer dans la cour des grands en compétition avec et aux cotés des ports du Northern Range belgo-néerlandais. 
  
L’initiative est intéressante, bien qu’un peu tardive et le Mouvement Normand s’en réjouirait presque si le fameux acronyme Haropa n’avait une autre signification, mise en avant, bien entendu, dans la Capitale : HArbours Of Paris – Ports de Paris. D’un acronyme pratique, Haropa (comme on dit DATAR ou CREA…), on en fait une pétition de principes : voilà les ports du Havre et de Rouen devenus les ports de Paris : ce qu’ils sont, et uniquement cela : ce qu’ils ne doivent pas devenir. 
  
Vu de Chine, de l’Inde, du Brésil, bref des pays émergents, qui vont jouer un rôle de plus en plus déterminants, Haropa ne sera donc qu’un ensemble portuaire dédié à la satisfaction des besoins parisiens et nullement l’ambition de devenir la grande porte d’entrée portuaire de l’Europe de l’Ouest. Exit l’idée de desservir l’Allemagne du Sud, l’Europe danubienne, la botte italienne, la péninsule ibérique et, plus près, le sud–est de la France ou le sud–ouest de l’Hexagone. Ports de Paris : à quoi bon le pluriel ? La vieille lune de Paris – port de mer trouve, là, sa traduction contemporaine. Que le Grand Port Maritime du Havre et le Grand Port Maritime de Rouen aient une autre dimension que le Port Autonome de Paris ne semble pas effleurer les bons esprits de la Capitale : il ne manque plus que la direction de l’ensemble ne soit pilotée des tours de la Défense et le hold-up parisien sera achevé. L’on imagine très bien les opérateurs parisiens jouant alternativement des services du premier port français, Anvers, pour ne pas le nommer, et des services des ports de la Basse - Seine. Grâce, notamment, au Canal Seine – Nord – Europe, bientôt en cours de réalisation, soit dit en passant ! 
  
Lorsqu’en 1971, le Mouvement Normand suggérait la création d’un Directoire des Ports Normands, nous n’avions rencontré que sarcasmes de la part des dirigeants des Ports Autonomes du Havre et de Rouen, qui concevaient à peine une coopération entre les ports de la Basse–Seine et n’avaient que mépris pour les autres ports normands, ports départementaux, ports locaux… Et nous en sommes aujourd’hui à un G.I.E. des ports de l’Axe Seine… sans plus de considération pour les Ports Normands Associés de Cherbourg et Caen ou le port régional de Dieppe… Certes Le Havre veut travailler avec Caen (ce n’est pas encore fait : le projet de navette entre les deux ports vient d’être retoqué) ; certes Rouen envisage des coopérations avec le port de Cherbourg, mais qui ne voit le caractère secondaire de ces timides approches en regard de l’alliance décisive des ports de la Basse – Seine avec le Port Autonome de Paris… ? 
  
Nous faisons preuve de pessimisme ? Posons – nous quelques questions : 
  • Le G.I.E. Haropa considérera-t-il comme prioritaire la réalisation d’une ligne ferroviaire digne de ce nom destinée au fret reliant Le Havre à l’est de la France, évitant ainsi Paris ?
  • Po installe-t-on, dès maintenant, les plates-formes multimodales, dans la région parisienne ou dans la partie normande de la vallée de la Seine ?
  
Il ne faudrait pas que la constitution du G.I.E. Haropa aboutît à un marché de dupes dont les Normands seraient une nouvelle fois victimes. Trop de services supérieurs ont déjà quitté la Normandie, divisée contre elle-même, au profit de Rennes, Lille ou Paris. Le credo du Mouvement Normand, c’est que la Normandie a une vocation maritime, depuis ses origines, et qu’elle doit en rester maîtresse. Et une vocation MARITIME, ce n’est pas seulement un capital de situation, mais une mentalité qu’un port FLUVIAL, si important soit-il, ne peut acquérir. Et si le G.I.E. Haropa doit exister (le Mouvement Normand y est favorable), il ne doit pas être dénaturé dans la seule satisfaction des besoins de la Capitale. Et nous ajoutons qu’un Directoire des Ports Normands se justifie tout aussi pleinement, malgré les différences de statuts entre les Grands Ports Maritimes et les ports régionaux. 
  
Allons plus loin. 
  
Qui parle de l’Axe Seine ? Les Normands ! Les Parisiens, eux, s’en tiennent à la notion Grumbach du Grand Paris. Parle-t-on de la même chose ? 
Aujourd’hui, toute la réflexion sur ce grand projet d’aménagement du territoire, d’importance nationale et pas seulement régionale, cafouille dans son libellé même : c’est, au mieux, le projet Grand Paris – Axe Seine. On s’accorde, dans le débat sur la Ligne Nouvelle Paris – Normandie sur la réalisation tout à fait indispensable de nouveaux sillons dans le Mantois, en priorisant d’ailleurs le prolongement d’EOLE vers Mantes sur la Ligne Nouvelle. Et, au-delà ? La Région Ile de France est-elle prête à financer la Ligne Nouvelle vers Le Havre et vers Caen ? Ah, il est vrai qu’on en trouvera des prétextes pour ne pas faire les travaux des différents scenarii A, AB, B. ou C (trop chers ! trop gourmands en terres agricoles, d’une rentabilité contestable, etc. On connaît la chanson du renoncement). D’ailleurs, ne sommes-nous pas prévenus ? L’Axe Seine, selon Grumbach, ce ne peut être qu’un couloir d’usage permettant à Paris – sur – Mer d’accéder au rang de « ville-monde »… 
Les récentes déclarations des représentants de l’Ile de France, lors de la dernière séance du Débat Public sur la L.N.P.N., le lundi 30 janvier, à Caen, devraient ouvrir les yeux des Normands : les Franciliens veulent bien de l’argent normand pour faire les nécessaires travaux dans le Mantois, pour le reste, on verra. C’est la technique du « Donne –moi ta montre, je te dirai l’heure ! ». 
  
Tout autre est la vision du Mouvement Normand qui préconise un PARTENARIAT entre le Grand Paris et le Grand Estuaire Normand, dont les pointes sont Dieppe – Vernon – Cherbourg. 
Mais ceci est une autre histoire… 
Il n’empêche : derrière des dénominations équivoques ou floues, il y a des intérêts très divergents, des visions différentes de notre devenir. Il serait temps que les Normands s’en aperçussent ! 
  
Didier PATTE 
Président du Mouvement Normand
 


Commentaire de Florestan:
On vient d'annoncer que le siège d'HAROPA serait à ROUEN: est-ce donc le début du sauvetage "du demi léopard normand qui se noie dans la Seine en regardant vers Paris?"
 

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20 janvier 2012

UNIFICATION PORTUAIRE DE L'AXE SEINE: ENFIN!

Le Havre, Rouen et Paris: union portuaire

Par Carole BELINGARD  (France 3 Haute-Normandie)

Les trois ports vont être regroupés au sein d'un GIE

Ce matin a été officiellement lancé le Groupe d'Intérêt Economique avec les ports du Havre, de Rouen et de Paris, un outil majeur de l'Axe Seine et du Grand Paris.

Le GIE ainsi créé constitue le cinquième pôle portuaire européen. Ce groupement doit permettre de dominer le trafic fluvial européen.

 
 Et c'est Philippe Deiss, directeur du port de Rouen, qui prent la tête de ce GIE

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13 janvier 2012

2012: VERS UNE CONFERENCE SYNDICALE NORMANDE

La Confédération Générale du Travail (CGT) est organisée depuis longtemps en fédération régionale normande: face au "capitalisme international" il faut savoir s'unir a fortiori en Normandie qui reste UNE grande région industrielle. De fait, la CGT fait ce que des Conseils Régionaux des deux demi-régions normandes pourtant pilotés par des majorités de Gauche NE FONT PAS: PROPOSER UNE VISION GLOBALE ET AVOIR UNE REFLEXION GLOBALE SUR L'AVENIR ECONOMIQUE NORMAND

De fait, la CGT PLAIDE POUR L'EVIDENCE NORMANDE... 

La lecture de la synthèse qui suit (actes de la 11ème Conférence régionale réunie en juin 2011 à Dives S/Mer) le démontre...

Pour 2012, forte de cette expérience normande, la CGT NORMANDIE se propose d'organiser en 2012, je cite "une conférence des syndicats, unions syndicales ou coordinations syndicales déjà organisées en Région pour tracer des pistes de travail utiles à tous"


Le potentiel économique est normand, les entreprises pensent de plus en plus "Normandie": les syndicats doivent donc suivre! Et la CGT qui pense NORMANDIE depuis plus de 20 ans a incontestablement la légitimité requise d'être le chef de file d'un syndicalisme normand au service des salariés de la 4ème région industrielle de France ou de la première région logistique et maritime de notre pays...

C'est la Normandie concrète réelle qui se construit ainsi, loin des prises de positions politiciennes  ou des discours oiseux de certaines assemblées d'élus...


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Posté par Collectif BEN à 21:04 - Développement économique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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