28 avril 2012
Revue de presse: La NORMANDIE dans OUEST-FRANCE malgré tout!
A quelques heures de la finale de la Coupe de France de football avec le petit poucet US Quevilly ce soir au Stade de France contre l'Olympique Lyonnais, les médias nationaux mutiplient les allusions à la Normandie: ça y est! on existe enfin...
Dans les pages toujours riches du Ouest-France du samedi, édition caennaise, on en reste à la vision pépère de la Normandie vue de Normandie basse...
MONT SAINT-MICHEL à PIED ou en NAVETTES?
En page 3 (pages "France" c'est à dire Bretagne) un article excellent de Xavier Oriot qui nous explique en détail les péripéties des pélerins que nous devons être à nouveau à l'approche de la Merveille... Les Japonais devront donc marcher un peu!
Aux dernières nouvelles: on devra couper les oreilles des "passeurs" car leurs rétroviseurs qui ne permettaient par leur croisement sur la future passerelle en 2014, seront remplacés par des caméras vidéo embarquées... Enfin, Monsieur Mère Poulard, ce marchand du temple qui ose tout, (alias Eric Vanier, le maire du Mont St Michel) se verrait bien en grosse pub sur et dans les navettes! Pour le commerce, pas de problème, c'est la marée d'équinoxe toute l'année!
Le regard d'Emmanuel Chaunu, toujours perspicace...
D'une navette à l'autre, maritime celle-là, qu'on aimerait pouvoir faire exister entre deux ports normands: CAEN et LE HAVRE
A lire en pages "Normandie" l'article de Jean-Christophe LALAY... (hum hum...): Mais qu'elle est bonne cette idée de navette maritime entre les ports de Caen et Le Havre!
Mais de Grâce! Le Havre est un port dont Monsieur Lalay ne revient pas... Une navette maritime de conteneurs Caen-Brest, ce serait tellement mieux! Non?! Il y a des évidences que Monsieur Lalay, semble-t-il, peine toujours à percevoir...
Mais ce samedi, Coupe de France oblige, on est un petit peu obligé de causer de NORMANDIE un petit peu quand même!
Aussi, dans sa grande magnanimité, le grand quotidien ligéro-breton ouvre à notre belle région, le saint des saints, la dernière page d'habitude toujours ou presque réservée aux exploits en tout genre de nos amis Bretons...
L'infographie nous apprend que Quevilly c'est proche de Rouen en Seine-Maritime c'est à dire quelque part "outre l'eau": pas très sympathique l'expression connotée "le péril jaune..." ! Mais attention, la pîqure de la petite guêpe normande pourrait être douloureuse!
Mais en pages Calvados du même journal, on apprend finalement que l'aventure des amateurs (presque professionnels) de l'US Quevilly ayant sortis du jeu quelques grosses locomotives surpayées de la Ligue 1, intéresse TOUTE LA NORMANDIE! Ainsi à Saint-Pierre sur Dives (centre géographique de la Normandie)
ALORS oui c'est vrai, cette journée et cette soirée est UNE BELLE JOURNEE NORMANDE! VOUS AVEZ VU LA METEO?
L'Etoile de Normandie aime bien la pluie et n'aime pas les bouchons sur l'autoroute pour aller dans le Sud le temps d'un week-end avant la "fête du vrai travail": respectons l'environnement et VIVE LE PRINTEMPS DU TOURISME NORMAND!
Et parce qu'il pleut et qu'il fait mucre prenons les dernières nouvelles normandes de nos deux petits escargots bretons préférés: Alain LE VERN et Jean-Yves LE DRIAN
Pas de photo disponible de Jean-Yves Le Drian faisant la gueule... Mais on vous propose un Le Vern souriant: attention! il va nous chier de l'eau!
Car la NORMANDIE SOUS LA PLUIE c'est quand même mieux que la BRETAGNE ! La preuve... avec OUEST FRANCE
Ouest-France reste Ouest-France... "On ne change pas de place les taches d'un vieux léopard" dit un proverbe africain: ce soir, le petit poucet normand en noir et or va-t-il entrer dans l'histoire en étant le premier club amateur à remporter une finale de la coupe de France?
Demain, il va faire beau c'est certain: "le mauvais temps c'est le temps qui dure trop longtemps" (proverbe du Cotentin)
12 mars 2012
Les LIMITES du RAPPORT RUFENACHT et L'ERREUR de FABIUS
06 février 2012
Les dernières nouvelles de la LNPN: Rufenacht, Philippe, Beauvais, Fabius, Sarkozy, Hollande et... l'idiot utile Le Vern!
1) Le scénario AB (voire AB+, c’est à dire, avec le barreau en LGV de Bernay) est le scénario à défendre: il est le plus consensuel et il ne coûterait que 10,4 milliards. C’est le scénario qui garantie à la fois une bonne desserte Paris-Normandie ( trains directs : Caen- Le Havre en 1h17 et Rouen en 50 minutes) et une bonne irrigation de tout le territoire normand avec une amélioration décisive de toutes les dessertes intercités normandes (Caen-Rouen/ Caen-Le Havre via Rouen/ Caen-Cherbourg- Lisieux/ Rouen-Evreux-Dieppe).
Enfin, la modernisation du réseau voyageur (grandes lignes et TER) recoupé par des sections en LGV va permettre de basculer une partie notable du réseau actuel vers le fret ferroviaire généré par le 4ème sytème portuaire européen que forme désormais le Groupement d’Intérêt Economique « HAROPA » liant officiellement depuis le 19 janvier dernier les GPM du Havre, Rouen et le port autonome de Paris.
2) le scénario alternatif écologiste (étudié par le cabinet BG) est à rejeter pour quatre raisons: pour un coût d’un peu plus de 6 milliards d’euros, le problème du fret ferroviaire n’a pas été étudié en tant que tel ; on persiste dans l’erreur de faire passer tous les trafics sur le même réseau et les liaisons entre villes normandes ou avec Paris ne sont pas assez performantes. Enfin, en terme de stratégie de financement, comment pourrait-on justifier les 4 milliards nécessaires pour une LGV dans le Mantois s'il n'y a pas derrière un projet d'envergure de niveau national ou européen ?
3) La mobilisation des forces vives régionales au cours du débat a été exceptionnelle: 101 cahiers d'acteurs. Mais les milieux économiques normands ne cachent plus leur amertume voire leur colère contre certains responsables politiques régionaux. A cause de la « Normandie en miettes » des politiques, il a manqué une vision globale de la Normandie dans l’Axe Seine… c’est à dire « mettre la Normandie en Seine ».
4) Si la LNPN est présentée comme un enjeu national et européen, elle pourrait être financée sans problème, dixit le maire du Havre… Mais il faut une volonté politique forte en Normandie : on la trouvera au Havre mais aussi en Basse-Normandie ou dans l’Eure.
On peut, d'ores et déjà , dire que si on additionne les trafic voyageur et trafic fret, la LNPN aurait un TRI (taux de rendement en investissement) de 3,5% en Normandie et de 7% en Ile de France, ce qui est largement supérieur au TRI généralement associé aux autres LGV françaises et qui justifie le doute de certains experts.
Cela implique de dire que la LNPN n'est pas un projet de LGV comme les autres mais qu'il contribue à l'enjeu national de redonner à la France une politique industrielle et maritime. Cela implique aussi que la réalisation du projet et son financement doivent être pensés de façon globale : « pas de solidarité de financement sans solidarité de projet », l’excellente formule de Laurent Beauvais, le président demi-régional bas-normand, pourrait être reprise par les Havrais, qu’il s’agisse d’Edouard Philippe (le maire UMP) ou de Daniel Paul (le député PCF)… voire aussi par les milieux économiques rouennais.
Enfin, pour assurer la maîtrise du financement, les régions devraient en être les pilotes : les deux régions normandes et la région Ile de France doivent participer aux côtés de l’Etat, de RFF et de l’Europe. Pour plus de poids dans les futures négociations notamment avec un conseil régional d’Ile de France pas encore très au fait de l’existence d’un « Axe Seine », il serait judicieux de créer un syndicat mixte réunissant les deux conseils régionaux normands… au cas où Paris serait encore tenté de nous dire: "donne moi ta montre et je te dirai l’heure !"
5) Les Havrais (Antoine Rufenacht en tant que haut commissaire au développement de la vallée de la Seine et Edouard Philippe en tant que maire du Havre) sont à la manoeuvre: lors d'une première réunion récente préparant le SNIT et sa priorisation définitive, la LNPN serait remontée à la 6ème place. Antoine Rufenacht a fait le nécessaire : Olivier Guérin président de la CNDP pourrait rendre son avis bien avant le 3 avril prochain, même chose pour RFF qui a jusqu’au 3 juillet prochain pour rendre son rapport de faisabilité sachant que RFF connaît déjà tous les scénarii proposés dans le débat public. Ainsi, RFF pourrait rendre son étude technique avant le premier tour des présidentielles.
6) De son côté Bruno Lemaire fait le nécessaire auprès de l'Elysée pour que la décision de faire définitivement la LNPN soit prise avant le 22 avril prochain: ainsi, faire en sorte que le président sortant parte (s'il doit partir) en réalisant ses promesses tout en liant son éventuel successeur. De même, chemine l'idée dans la droite francilienne de faire fusionner les projets de "Grand Paris" et "d'Axe Seine": mais le débat public a démontré au public normand le plus lucide que le Conseil Régional d’ Ile de France n’en était pas encore là, contrairement aux élus du conseil général du Val d’Oise qui ont parfaitement compris l’intérêt de l’enjeu (confluence entre la Basse-Seine normande et francilienne avec le futur canal Seine Nord Europe)...
7) C’est pourquoi, dans le cas où Laurent Fabius (président de l’agglo de Rouen et député PS de la Seine-Maritime) serait inquiet sur ses chances réelles de revenir au premier plan à Paris en cas de présidence du rouennais Hollande, la Normandie et ses enjeux pourraient alors enfin devenir prioritaires pour un Laurent Fabius déjà tenté de récupérer pour lui la dynamique actuelle autour de la LNPN et de l'Axe Seine qui profite, à juste titre, à un certain Antoine Rufenacht.
L’idée serait de tout remettre « à plat » après la victoire de François Hollande et d’être enfin le chef d’orchestre d’une reconstruction normande autour de l’Axe Seine. Cela expliquerait donc pourquoi Fabius est resté très discret dans le débat qui vient de s'achever tout en laissant un Le Vern s’activer à la déconfiture d'un "projet sarkozyste": doit-on considérer que Le Vern soit ainsi l’ "idiot utile" chargé de faire gagner du temps à Fabius?
… Et d’en faire perdre à tous ici en Normandie !
Car il y a désormais un fait nouveau : la colère des forces vives normandes vis à vis de ces calculs politiciens et la volonté d’aboutir au plus vite à un succès avec la LNPN du côté du Havre (concurrence sévère avec Anvers) de la Basse-Normandie (marginalisation totale entre Paris et le Grand ouest ligéro-breton) ou de l’Eure (écrasée tant par la Seine-Maritime que par l’Ile de France) , question de simple survie désormais…
Si Rouen veut être une vraie métropole régionale en Normandie, il y a désormais des réalités territoriales et politiques que les dirigeants politiques rouennais doivent cesser d’ignorer : c’est urgent !
(sources: d'après Fil fax Normandie, 03/02/12, n°4274 et d'après nos informations)
27 janvier 2012
LEUR NORMANDIE (en miettes) ET LA NÔTRE !!!
Le décalage presque caricatural entre la Normandie volontariste et unitaire des forces vives régionales (ex: le mouvement consulaire, les grands ports, le syndicat CGT, associations normandes, entreprises...) et les mesquineries des élus et leur Normandie en miettes!
et poser deux questions:
1) A quoi a donc pu servir le comité de pilotage pour préparer ce débat si l'on se querelle encore à quelques jours de la fin sur l'architecture même du projet?
2) Au lieu de critiquer le débat public et son organisation n'aurait-il pas mieux valu profiter de ce débat pour présenter et proposer des solutions de financement déjà étudiées et débattues par les grandes collectivités territoriales concernées par le projet?
C'est pourquoi le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" a abordé ici sur l'Etoile de Normandie les enjeux très sérieux du financement de la LNPN avec des propositions concrètes pour maîtriser l'architecture financière...
Mais est-ce que la volonté politique normande existe-t-elle?
27 juillet 2011
Pièce animalière de Normandie
Mise en SEINE en 5 actes.
Avant-propos : les animaux jouant dans la pièce ne sauraient être tenus responsables des malheurs de la Normandie, je m'excuse de les avoir offensés en leur faisant revêtir des caractères humains.
Avertissement : toute ressemblance avec des animaux vivant en Normandie serait fortuite.
Parce que dans notre misère il nous faut bien rire pour ne pas déprimer.
Faune de Normandie = Faute de Normandie?
Acte premier :
Le rat, l'autruche et la chouette.
- Le rat est tout puissant, il règne sur les galeries, il est le seigneur des boyaux. SéRATeur, il quitte la caserne uniquement pour se rendre au Palais du Luxembourg.
- L'autruche parachutée de RATignon s'est ralliée au rat lequel elle visite chaque fois qu'elle s'effraie. Elle enfouie alors sa tête dans le sol et s'incline devant le rongeur. Les propos sous terrain qu'ils échangent alors ne parviennent jamais à nos oreilles. Durant cet échange caverneux, on ne perçoit que les plumes majestueuses de l'autruche qui plantée sur ses deux fortes cuisses montrent à qui le verra son plus beau côté. Elle est CREAtive.
- La chouette veille sur les ROUENcontres souterraines du rat et de l'autruche. Pour ne pas s'ennuyer elle se rêve actrice dans son film favori : Mélodie en sous-sol... Le guet terminé, elle retourne au Palais bourbon. Elle se dit vernie.
Acte second :
La sortie du renard.
- Le renard a de grandes ambitions et de puissants alliés de l'autre coté du fleuve. Même s'il a quitté son terrier et fermé sa Porte Océane il ne quitte pas pour autant la Scène-Maritime. Il remonte actuellement le fleuve et s'invite au festin du rat, de l'autruche et de la chouette. Ce qui n'est pas sans déplaire.
Acte trois :
Le lion, l'ours et le blaireau, les alliés du renard.
- Le lion jeune et puissant fréquente encore avec l'ours et bon gré mal gré la même ménagerie que le rat. Encore dans la même cage hier, ils ne peuvent plus se sentir aujourd'hui.
- L'ours plus âgé, rond et sage, a cédé son vaste territoire au lion et tente de s'aménager tant bien que mal une CAENtine.
- Le blaireau, l'éternel revenant, on le retrouve partout où il y a campagne. Il vient tout juste de revenir au pays après avoir déposé les armes. Bien repu le revoilà donc dans son terrier de prédilection. Il est l'allié de raison du lion et de l'ours.
Alors que le lion et l'ours marchent droit à gauche, le blaireau préfère louvoyer entre le centre et la droite.
Acte quatre :
Le statu-quo.
Pendant que le rat, l'autruche et la chouette campent sur leur position souhaitant que rien ne change, le renard, le lion, l'ours et le blaireau veulent moderniser et accroître leur territoire. Bien que plus puissants ils n'ont pas encore trouver le moyen d'éviter les ruses de leurs adversaires
- car le rat est malin, se terrant, se repliant, se rétractant comme bon lui semble
- car l'autruche, standing oblige, se veut de plus en plus impressionnante. Elle sait cacher son immobilisme par de la visibilité
- parce que la chouette, borgne à droite, se veut plus perceptive à gauche, même AUBRY fort. Sa vision circulaire a de quoi faire perdre la tête à plus d'un mammifère, vous regarde t'elle de face ou de dos?
Acte cinq :
Epilogue d'une faim annoncée.
CAEN s'apercevront-ils que ce n'est pas en ROUEN ses adversaires que l'on règlera la question capitale?
La Normandie terre de vaches est peuplée de moutons ce qui est une invitation pour les loups des territoires voisins à venir nous bouffer.
Michel H. A. Patin
06 juillet 2011
CAEN L'AMER! Attention aux excès de Calvados dans le trou normand!
C'est consternant mais on en a pris l'habitude, c'est à nouveau la guerre entre des grands élus en Normandie: la e politique normande est vraiment dissipée à la veille du grand examen de passage devant le débat public sur la LNPN et le Grand Paris!
Le président du Conseil général du Calvados, Jean-Léonce Dupont semble donc continuer à ignorer l'intérêt d'une grande agglomération de niveau régional avec CAEN: après une énième provocation du nouveau président du CG14 voici le communiqué de presse de Philippe DURON, député-maire de Caen président de l'agglomération:
Philippe Duron répond à Jean-Léonce Dupont
Suite aux propos de Jean-Léonce Dupont, président du Conseil général du Calvados, publiés dans l ' édition de Ouest-France du vendredi 1er juillet, Philippe Duron , député-maire de Caen, répond :
"Monsieur le Président,
Il n ' est pas dans les usages républicains de voir un président de Conseil Général polémiquer avec le Maire d ' une grande ville. Même en situation de concurrence les échanges sont plus feutrés et plus constructifs.
Mais ici, nous le voyons bien, il s ' agit d ' autre chose. Tout d ' abord, d ' une offensive des Centres, le MODEM et le Nouveau Centre pour s ' imposer dans le département et à Caen face à l ' UMP.
Ensuite, à préparer les échéances de 2014. Pour cela, il faut dénigrer et affaiblir la Région et Caen que nos concitoyens ont eu le bon sens de confier à la Gauche. Vouloir réduire l ' enjeu de la réforme territoriale à un sujet démographique, oublier que Caen la mer a proposé d ' élargir l ' agglomération sur des objectifs stratégiques, c ' est faire peu de cas de l ' intelligence collective des 29 maires qui composent Caen la mer. Vous me reprochez le manque d ' ambition pour Caen. Sans doute, n ' avez-vous pas eu le temps ou la curiosité de lire les plans stratégiques de Caen et de Caen la mer. Je vous invite à sortir de vos bureaux du Conseil Général, à regarder les grues qui se dressent dans les quartiers de la ville et de l ' agglomération, à venir au Théâtre de Caen que vous fréquentez trop peu, à mesurer les projets et les investissements (plus de 3 milliards d ' € dans les 10 ans à venir). Quel changement avec l ' époque où vos amis étaient aux affaires à Caen et à Caen la mer où tout n ' était que disputes et impuissance.
Prétendre que le potentiel démographique de l ' agglomération se limite à 250 000 habitants, c ' est être mal informé ou se moquer du monde. Caen Métropole, notre bassin de vie, dépasse les 300 000 habitants. C ' est une bonne taille pour rechercher un équilibre avec Rouen et Le Havre. C ' est pourquoi nous avons décidé d ' engager des discussions pour créer un pôle métropolitain entre les 10 intercommunalités de Caen Métropole.
M. Rufenacht, l ' ancien maire du Havre et le tout nouveau commissaire à l ' Axe Seine a bien compris tout l ' intérêt qu ' il pouvait tirer de l ' immobilisme du Calvados : en fin tacticien, il a lancé une OPA sur le Pays d ' Auge afin de constituer un pôle métropolitain autour et au plus grand profit du Havre.
Monsieur le Président Dupont, il est encore temps de vous ressaisir et d ' éviter que votre mandat ne débute par une partition de fait et un affaiblissement du Calvados. Ne confondez pas l ' intérêt général avec les intérêts partisans. Réveillez le Calvados, engagez le dans des perspectives modernes, laissez-le s ' organiser librement pour relever les défis d ' aujourd ' hui et n ' oubliez jamais que dans l ' aire urbaine de Caen, vivent la moitié de vos concitoyens et de vos contribuables.
Je vous prie d ' agréer, Monsieur le Président, l ' expression de ma considération distinguée.
Philippe Duron,
député-maire de Caen"
Commentaire de Florestan:
1) Le département du Calvados crée en 1790 d'Est en Ouest le long de la Baie de Seine est le DEPARTEMENT DE LA REUNIFICATION NORMANDE: MM Dupont et Duron le savent-ils?
2) Il est géographiquement normal que le Pays d'Auge, arrière-pays de l'Estuaire avec Honfleur soit attiré par Le Havre: autrefois (avant 1790) c'était la généralité de Rouen donc la Haute-Normandie.
Philippe DURON a tort quand il affirme qu'Antoine Rufenacht n'agit qu'en "fin tacticien": l'Estuaire renaît aujourd'hui et c'est le retour à une certaine normalité géographique de l'économie régionale normande: en juin 2012, une ligne maritime de fret conteneurisé reliera les ports du Havre et de Caen... La CCIT de l'Estuaire sera créée avant la fin de l'année dans la perspective de la réunification économique de la Normandie (fusion des CRCI au 1er janvier 2015): une fois de plus, la e politique normande mène des combats d'arrière-garde. Les forces vives régionales et le mouvement consulaire ont donc décidé d'ignorer l'agenda de la cour de récréation électorale...
3)Philippe DURON a raison de penser l'agglomération caennaise avec une aire urbaine de 300000 habitants dans le but final d'une coopération métropolitaine avec Le Havre (la CODAH vient d'aggrandir son périmètre sur le pays de Caux) et avec Rouen (la CREA qui peut encore grandir sur le périmètre aggloméré de Rouen fort de 600000 habitants!). L'objectif, à terme, c'est de couvrir une aire urbaine totale de plus d'UN MILLIION d'habitants entre les pôles métropolitains de Caen, Le Havre et Rouen: c'est le minimum requis pour justifier le financement d'une LGV!
4) Philippe DURON parle régulièrement d'une "métropole normande millionnaire" en réseau: c'est l'objectif final mais on n'y arrivera pas si le clochemerle de villes normandes qui se bombardent désormais elles-mêmes perdure! La réflexion sur les pôles métropolitains qu'ils soient en réseau ou non est nationale: la DATAR vient de faire un colloque sur le sujet... Au cours de ce colloque la Normandie a été présentée comme LE cas d'école pour constituer une "métropole en réseau": mais la classe politique normande, on l'a dit, est très très agitée... Difficile d'apprendre les leçons!
5) Jean-Léonce DUPONT est un notable borné par les limites de sa circonscription et de son mandat, un Monsieur Jourdain de la géographie de plus! Tout comme Monsieur LEDRAN, l'inamovible maire de Ouistréham, l'avant-port de Caen qui avec la commune voisine de Colleville, refuse toujours d'entrer dans l'agglomération caennaise!
Tout comme aussi un certain Alain LE VERN qui refuse de mettre en oeuvre avec ses collègues socialistes du CRBN un vrai projet régional pour mettre concrètement en oeuvre une Normandie de la solidarité territoriale, en tant que modèle alternatif de l'aménagement et du développement économique et social...
36600 communes; machins intercommunaux; impasse départementale; régions chétives; préfets tout-puissants; cumul des mandats; Etat central toujours autant centralisé... 800 000 élus en France et un taux d'abstention qui progresse à chaque élection et des débats publics électoraux médiocres ou hors-sujet dominés par la querelle "nationale" de qui sera à la place du califre en 2012: abstention ou vote protestataire?
Changer de peuple ou changer la classe politique?
Tous ces exemples démontrent l'urgence d'une vraie réforme démocratique donc de faire une vraie réforme territoriale en France: notre pays est en miettes avec, désormais, 6 échelons de territoires et autant d'élus et donc autant d'arrières pensées bornées dans le temps et l'espace pour la reproduction d'une classe sinon d'une caste qui gère au mieux le présent à défaut de penser et d'agir pour l'avenir sous l'oeil goguenard d'un Etat central qui se défausse de ses responsabilités républicaines notamment financières et qui n'a, finalement, jamais autant divisé pour plus régner encore!
19 juin 2011
RIONS un peu avec Alain LE VERN
LES BAS NORMANDS NE SONT PAS SEXY!! Recherche désespérement un porte-jarretelles pour tapiner sur l'Axe Seine...
Pourtant, L'AVENIR EST AUX NORMANDS...
Florestan, pour les Normandire de l'Etoile.









