09 février 2010
Revue de presse normande
Le patron des Haras Nationaux en France c'est le haras du Pin!
Interview de Pascal Buleon sur les faiblesses de la Normandie.
La Normande manque de cadres.
Ingénieurs, mais au pays.
Merci les Américains!
Les américains reviennent sauver la Pointe du Hoc
Afin de ralentir le recul de la falaise de la pointe du Hoc, site visité par un demi million de personnes chaque année et de rouvrir le blockhaus allemand au public, 4.8 millions d'euros vont être dépensés par les américains. Les travaux ont débuté lundi 8 février.
Depuis l'assaut historique des GIs le 6 juin 44, ce sont les vagues qui ont pris le relais, grignotant la falaise de 10m en 60 ans. Le poste d'observation allemand menaçait même de tomber... une nouvelle fois. Des travaux de confortement étaient donc indispensables. Pris en charge par les américains et plus précisément par l'ABMC (American Battle Monuments Commission), ils n'arrêteront pas l'érosion, mais vont stabiliser les lieux, en se fondant dans le décor.
A l’issue de l’ensemble des procédures réglementaires, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer a donc donné son accord. La pointe du Hoc située à Cricqueville-en-Bessin dans le Calvados, site remarquable sur le plan paysager et environnemental et symbole du courage des Rangers américains qui à l’aube du 6 juin 1944 ont escaladé la falaise haute d’une vingtaine de mètres afin de libérer la France et l’Europe, va donc être sauvée. Le Conservatoire du Littoral, propriétaire du lieu et l’ABMC, qui en assure la gestion dans le cadre d’un traité franco-américain signé en 1956, sont tombés d’accord sur la solution retenue. L’ABMC en tant que maitre d’ouvrage du projet a retenu le groupement d’entreprise GTS (Groupe NGE)-Egis-Géolithe pour effectuer ces travaux. Le financement de l’opération est totalement assuré par le gouvernement américain. Une concertation regroupant l’ABMC, le Conservatoire du littoral et des rivages lacustres, les services de l’Etat, la société ANTEA, le Groupement Ornithologie Normand, le Groupement Régional des Associations pour la Protection de l’Environnement ainsi que le groupement GTS a permis de définir un programme de travaux qui consistera à combler les cavités apparues en pied de falaise et à consolider les fondations du poste d’observation situé à la pointe. Compte tenu du caractère exceptionnel et sensible du site, le projet a été conçu de manière à prendre en compte et limiter les impacts du chantier sur l’environnement et le paysage. Des aménagements spécifiques nécessaires au chantier (enlèvement de la stèle située à la pointe, comblement de certains cratères d’obus), seront provisoires et le site retrouvera son aspect initial à l’issue des travaux.
Le chantier prévu pour une durée de 6 mois environ en fonction des aléas climatiques, a débuté en févier pour limiter le dérangement des oiseaux qui nichent dans les falaises. Pour cette opération de sécurisation, GTS met en œuvre son savoir-faire géotechnique en déployant des moyens humains (20 personnes par jour) et du matériel spécifique (dont une grue de 130 tonnes). L’intérêt de ces travaux est également de mettre en place une instrumentation du site (pose de sondes et capteurs) qui permettra une surveillance sur plusieurs années de l’évolution des phénomènes géologiques et hydrauliques qui tendent à faire régresser la falaise.
Pendant la durée des travaux, et pour des raisons de sécurité, une partie du site ne sera pas accessible au public. Néanmoins, la majeure partie du site restera ouverte et un local d’information bilingue sera aménagé afin de présenter au public l’avancement du chantier. La réouverture du blockhaus au public, fermé depuis 2004, est prévue pour août 2010.
29 janvier 2010
Interview de Le Maire dans "Le Démocrate"
A lire une interview de Bruno Le Maire, réalisée par "Le Démocrate" sur ses ambitions de candidat pour la Normandie.
BLM_200110_Democrate (pdf).
27 janvier 2010
Autour du rapport Tourret
La réunification normande sur les rails ?
La Normandie unie ? Une évidence pour les élus de Basse-Normandie.
Depuis les élections régionales de 2004, le projet de réunification de la Normandie n'a pas vraiment avancé.
Côté bas-normand, les présidents des assemblées régionales et départementales ainsi que ceux des principales agglomérations se sont prononcés pour la fusion, toutes tendances confondues. A une double condition. Caen doit être la future capitale régionale et l’Etat doit accompagner financièrement la modernisation des grands équipements ferroviaires, routiers et portuaires.
2014 année charnière
Ils veulent également qu’un référendum soit organisé sur cette réunification. Mais la Haute-Normandie ne les suit pas et s’en tient à la simple poursuite d’actions menées en coopération par les deux régions. Pour autant, la réunification est-elle dans une impasse ? Pas pour Nicolas Sarkozy qui l’a officiellement souhaité à l’horizon 2014, année de l’élection des premiers conseillers territoriaux appelés à remplacer les actuels conseillers régionaux et généraux. Un véritable électrochoc pour les élus, bas-normands du moins. La réunification est ainsi revenue sur le devant de la scène au moment où commence la campagne pour les élections régionales des 14 et 21 mars prochains.
Le 21 décembre dernier, Laurent Beauvais, patron de la région Basse-Normandie, recevait un rapport sur la question, élaboré par un groupe d’élus régionaux sous la direction d’Alain Tourret, vice-président de l’assemblée territoriale. L’unité normande y apparaît comme une évidence car aucune des deux régions ne possède la taille et les atouts suffisants pour se développer seule. La Haute-Normandie est réduite au Val de Seine, décrit comme le corridor industrialo-portuaire, classé Seveso, de la région parisienne.
La Basse-Normandie souffre de son enclavement et d’un territoire rural déconsidéré. Caen n’est plus attractive pour les jeunes et la région est dominée économiquement par un Val de Seine urbanisé et industrialisé.
Pour le rapport Tourret, la réunification passe par un vrai projet régional normand, donc par l’existence d’une seule métropole. A ses yeux, celle-ci ne peut être que Caen, évidemment.
Cependant, cette capitale et son agglomération, pour avoir le poids nécessaire, devraient former un “pôle métropolitain” avec l’agglomération du Havre, incluant Honfleur, Deauville et Cabourg. Le rapport suggère que cette proposition de réunification soit soumise à un référendum local tenu le même jour dans chaque région.
Une solution qui impose une parfaite information de la population pour que les Normands répondent bien à la question posée, le jour J. D’où la nécessité d’organiser des débats dans de nombreux points de la future grande région.
Enfin, le rapport suggère aux deux conseils régionaux de préparer la réunification en lançant dès à présent un emprunt auquel souscriraient les Normands. Son produit servirait à financer des projets intéressant toute la Normandie. Et de citer le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse reliant cette région à Paris.
20 janvier 2010
José Alcala dénonce la mauvaise foi sinon l'ignorance de Le Vern concernant l'histoire de la Normandie
C'est sur CAMERA DIAGONALE, le Blog de José Alcala
31 octobre 2009
Ces jours en Normandie
Du rififi au FN76, c'est dans
. Les Seinomarins FNistes sont contre un parachutage. Si j'admets que je me sentirais frustré à leur place, je trouve étrange que ces derniers ne citent dans leur argumentation (défense) que leur connaissance des problèmes seinomarins alors que les régionales concernent une région croupion et que depuis au moins une bonne décennie le FN normand nous dit être pour la réunification...
2020, le TGV normand, c'est dans
. Paradoxalement, hier sur N24 une chaîne allemande d'information était présenté le nouvel AGV qui plus économique devrait remplacer les TGV. Parions que nous aurons le TGV réformé des autres...
L'action du Parti Fédéraliste de Normandie que je soutiens et leur visuel qui ne peut laisser les Norrmands indifférents
Encore une BD normande, une de plus donc raison de se réjouir, la légende normande c'est sur
.
Et pour finir, l'Unité Normande qui dans son N° 311 reprend une version de la Charte pour la Normandie "Prendre la Normandie au sérieux" et la diffuse largement. Mon idée a fait du chemin. Merci au Collectif Bienvenue en Normandie, merci au Mouvement Normand, merci à Normanring, merci surtout à Guillaume Eloy du Parti Fédéraliste de Normandie lequel présentait mon idée aux autres.
Merci aux auteurs de la Charte : Philippe Cléris et Jean-François Brisset.
Michel H. A. Patin
13 octobre 2009
Une économie de 70 Millions d'€ ... Un rien pour Destans
La démocratie poignardée, c'est ainsi que JLD appelle la réforme du territoire. Inquiet de dépensier à la fois monsieur Destans. C'ert dans
.
Michel H. A. Patin
09 juillet 2009
Fabius parle de l'Aggol XXL de Rouen sans lacher un mot sur la réunification
PARLER DE LA GRANDE AGGLO DE ROUEN SANS PLACER LE MOT RÉUNIFICATION ET PARLER DE SA CAPITALE (PARDONS PAS LA SIENNE, LA NÔTRE)...
Il fallait oser le faire Monsieur FABIUS. C'est vrai que pour vôtre défense vous ne prononcez pas souvent le mot réunification. Vous en aviez pourtant là une belle occasion en disant par ex: la Normandie réunifiée a besoin de métropoles (clin d'oeil au réseau Normandie-Métropole oublié voire abandonné ces derniers temps).
Monsieur Fabius, voulez-vous vraiment nous mettre sur la voie de la réunification ou entendez vous déjà les sirènes du Grand Paris? J'espère votre réponse avant les régionales de 2010.
Michel H. A. Patin
AGGLO ELARGIE. Laurent Fabius revient dans un entretien sur l'étape franchie par le projet de grande communauté.
Faire de Rouen une grande agglomération, qui pèse sur la scène nationale. Le projet phare de Laurent Fabius, depuis son arrivée à la tête de l'Agglo de Rouen en avril2008, entre cette semaine dans sa dernière ligne droite. Recalibré en communauté d'agglomération élargie, faute d'avoir atteint le seuil juridique de 500.000 habitants synonyme de communauté urbaine, le projet doit aboutir au 1erjanvier 2010. L'ancien Premier ministre a souhaité s'exprimer sur les enjeux de ce chantier majeur.
En quoi cette semaine est-elle importante pour le projet de communauté d'agglomération élargie ?
Laurent Fabius : «Nous lançons la procédure d'engagement concret dans la grande communauté. Cette semaine, trois des quatre communautés concernées (agglomération rouennaise, elbeuvienne et communauté de communes du Trait-Yainville) votent leur engagement dans ce projet. L'agglomération elbeuvienne vient de le faire à la quasi-unanimité. La dynamique est positive.»
Pourquoi ces votes ont-ils lieu maintenant, en plein mois de juillet ?
«Notre volonté est d'aboutir au 1erjanvier 2010, une nécessité notamment pour obtenir de l'Etat les financements prévus. Pour faire valider dans les temps nos démarches auprès de la préfecture, les votes doivent avoir lieu avant le 10septembre. Après les trois scrutins de cette semaine, seule la communauté de Seine-Austreberthe devra encore se prononcer. Ses élus, qui se sont réunis la semaine passée, ont envoyé des signaux positifs mais souhaité un peu plus de temps, ce qui est parfaitement légitime.»
Au départ, vous espériez une communauté urbaine. Avez-vous fait une croix sur ce projet ?
«Le droit actuel est ainsi fait qu'il faut 500000 habitants pour une communauté urbaine. Si la communauté de Barentin nous avait rejoints, nous y serions largement. Elle ne l'a pas souhaité pour le moment. Nous serons donc environ 493000 habitants. Mais ce n'est pas la fin de l'histoire…»
C'est-à-dire ?
«Qu'il faut avancer pas à pas. En respectant, j'y insiste, l'identité des communes et l'exigence de proximité envers les citoyens. La grande communauté, si elle se fait, sera j'en suis sûr un succès, et ce succès pourrait dans le futur persuader d'autres communes de nous rejoindre. Nous n'avons pas établi de frontières a priori. Il faut d'abord que les élus expriment un souhait.»
Cette grande communauté, ça va changer quoi ?
«Pour les habitants, ce sera des moyens et des services supplémentaires, un développement économique plus important, certaines prestations moins chères (parce qu'on négocie mieux à 500000 qu'à 5000, pour l'eau par exemple). Pour les communes, ce sera plus de sécurité: un budget communal repose souvent sur les revenus de quelques entreprises. Si celles-ci rencontrent une difficulté, les conséquences peuvent être très lourdes. La grande communauté permettra de diminuer ce risque financier en le mutualisant. L'union fait la force.»
Peut-on espérer un plus grand rayonnement de Rouen sur la scène nationale ?
«Bien sûr. En permettant des initiatives plus fortes, la grande communauté contribuera à un meilleur rayonnement d'ensemble et notamment de notre capitale. C'est pourquoi nos partenaires économiques, sociaux et culturels y sont très favorables.»
Connaît-on déjà les premiers grands projets qui naîtront sur ce nouveau territoire ?
«Ce sera aux élus de les préciser. Les transports seront un champ important de notre action. Mais il y aura aussi des efforts en termes de gestion de l'eau, de logement, de développement économique, social et culturel. Attention, cela ne veut pas dire qu'on peut s'autoriser à croire au Père Noël.»
L'aéroport de Boos est à la peine. Une grande agglomération peut-elle se passer d'un tel équipement ?
«Nous souhaitons loyalement que la ligne Rouen-Lyon soit maintenue. Dans la mesure de nos moyens financiers. On verra ce que cela donne. Compte tenu des ambitions et de la proximité de l'aéroport régional de Deauville Normandie, qui n'est qu'à trois quarts d'heure d'ici, cela peut être aussi une solution.»
Vous êtes à la tête de l'Agglo depuis un peu plus d'un an. Quel est votre sentiment sur le chemin parcouru ?
«Je pense plus au travail qui reste à accomplir qu'à celui qui a été fait. Mais cette année a permis d'avancer nettement. Il règne un esprit de rassemblement que je tiens à saluer et à développer. La grande communauté sera un outil d'action supplémentaire au service des habitants et des communes.»
Propos recueillis paR Axel LeclerCq et Paul Mouchel
Laurent Fabius : «Nous lançons la procédure d'engagement concret dans la grande communauté. Cette semaine, trois des quatre communautés concernées (agglomération rouennaise, elbeuvienne et communauté de communes du Trait-Yainville) votent leur engagement dans ce projet. L'agglomération elbeuvienne vient de le faire à la quasi-unanimité. La dynamique est positive.»
«Notre volonté est d'aboutir au 1erjanvier 2010, une nécessité notamment pour obtenir de l'Etat les financements prévus. Pour faire valider dans les temps nos démarches auprès de la préfecture, les votes doivent avoir lieu avant le 10septembre. Après les trois scrutins de cette semaine, seule la communauté de Seine-Austreberthe devra encore se prononcer. Ses élus, qui se sont réunis la semaine passée, ont envoyé des signaux positifs mais souhaité un peu plus de temps, ce qui est parfaitement légitime.»
«Le droit actuel est ainsi fait qu'il faut 500000 habitants pour une communauté urbaine. Si la communauté de Barentin nous avait rejoints, nous y serions largement. Elle ne l'a pas souhaité pour le moment. Nous serons donc environ 493000 habitants. Mais ce n'est pas la fin de l'histoire…»
«Qu'il faut avancer pas à pas. En respectant, j'y insiste, l'identité des communes et l'exigence de proximité envers les citoyens. La grande communauté, si elle se fait, sera j'en suis sûr un succès, et ce succès pourrait dans le futur persuader d'autres communes de nous rejoindre. Nous n'avons pas établi de frontières a priori. Il faut d'abord que les élus expriment un souhait.»
«Pour les habitants, ce sera des moyens et des services supplémentaires, un développement économique plus important, certaines prestations moins chères (parce qu'on négocie mieux à 500000 qu'à 5000, pour l'eau par exemple). Pour les communes, ce sera plus de sécurité: un budget communal repose souvent sur les revenus de quelques entreprises. Si celles-ci rencontrent une difficulté, les conséquences peuvent être très lourdes. La grande communauté permettra de diminuer ce risque financier en le mutualisant. L'union fait la force.»
«Bien sûr. En permettant des initiatives plus fortes, la grande communauté contribuera à un meilleur rayonnement d'ensemble et notamment de notre capitale. C'est pourquoi nos partenaires économiques, sociaux et culturels y sont très favorables.»
«Ce sera aux élus de les préciser. Les transports seront un champ important de notre action. Mais il y aura aussi des efforts en termes de gestion de l'eau, de logement, de développement économique, social et culturel. Attention, cela ne veut pas dire qu'on peut s'autoriser à croire au Père Noël.»
«Nous souhaitons loyalement que la ligne Rouen-Lyon soit maintenue. Dans la mesure de nos moyens financiers. On verra ce que cela donne. Compte tenu des ambitions et de la proximité de l'aéroport régional de Deauville Normandie, qui n'est qu'à trois quarts d'heure d'ici, cela peut être aussi une solution.»
«Je pense plus au travail qui reste à accomplir qu'à celui qui a été fait. Mais cette année a permis d'avancer nettement. Il règne un esprit de rassemblement que je tiens à saluer et à développer. La grande communauté sera un outil d'action supplémentaire au service des habitants et des communes.»
Propos recueillis paR Axel LeclerCq et Paul Mouchel
08 juillet 2009
H. Morin tête de liste NC en Hte-Normandie pour les régionales
C'est aujourd'hui dans Paris-Normandie. Dommage que le journaliste n'est pas posé la question de la réunification. Moi j'aurais demandé au Ministre s'il ne pensait pas une alliance NC-UMP plus utile à la réunification que des cavaliers seuls au 1er tour. Le problème des Normands, c'est toujours d'avoir des élus qui préfèrent leur avenir à celui de la région et de leurs administrés. A nous de faire changer cela!
Michel H. A. Patin
Hervé Morin, président du Nouveau Centre et le comité exécutif de son parti ont présenté ce mercredi matin la liste des chefs de file du Nouveau Centres qui ont été investis pour les élections régionales de mars prochain. En Haute-Normandie, sans surprise, c'est le ministre de la Défense et conseiller régional qui a été désigné.
En 2004, Hervé Morin conduisait la liste de l'UDF dans la région et avait obtenu 12,5% au premier tour et n'avait pas voulu fusionner avec la liste UMP conduite par le maire du Havre, Antoine Rufenacht, battu par Alain Le Vern (PS), réélu avec 52,69%.
Dans les prochaines semaines, les contacts devraient se multiplier entre le ministre de la Défense et son collègue du gouvernement, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire, investi en mars dernier comme chef de file de l'UMP en Haute-Normandie. Feront-ils liste commune ou le Nouveau Centre choisira-t-il de vivre son indépendance au premier tour comme cela s'annonce dans la région voisine d'Ile-de-France ?
A la lumière de la stratégie d'union adoptée par Bruno Le Maire et Hervé Morin pour les sénatoriales de septembre dernier, stratégie récompensée par l'élection du maire Nouveau Centre de Bernay Hervé Maurey au Sénat, il est aujourd'hui permis d'en douter.
Christophe Préteux (Paris-Normandie)
Paris-Normandie parle de Normandie2010
Un collectif de géographes normands vient de lancer www.normandie2010.org un site participatif avant les élections régionales de mars prochain. Entretien avec Yves Guermond, professeur émérite de géographie à l'université de Rouen et directeur scientifique du site mis en ligne au mois de juin.
Quel est l'objectif de Normandie 2010 ?
Yves Guermond : « La vocation de ce site, c'est d'élargir le débat sur l’avenir régional au-delà du cercle habituel des spécialistes. Il s'agit de permettre à différents acteurs de se rencontrer, d’échanger des opinions et des points de vue et de profiter des compétences de chacun. Le site est participatif et toute contribution portant sur des enjeux régionaux est la bienvenue ».
Cet espace de réflexion et d'échanges est donc ouvert à tous ? « Oui, qu'il s'agisse de chercheurs d’horizons disciplinaires variés, de techniciens, de journalistes, d’élus ou de candidats, des acteurs de la société civile que sont les associations, entrepreneurs, syndicats... des élèves ou d’étudiants. En fait, tout citoyen, résidant en Normandie ou vivant au dehors est invité à participer ».
Vous avez ouvert un forum. Sur quels thèmes ?« Nous en avons retenu quatre : les risques industriels, l'unification normande : vrai ou faux débat, les liens avec Paris et un dernier plus large : comment voyez-vous la Normandie ? »
A quelle fréquence rajoutez-vous des articles ? « La période estivale est traditionnellement plus calme mais il y a des ajouts tous les quinze jours. Après des articles sur la place un peu particulière de la Normandie vis-à-vis du Bassin parisien, la santé ou des réflexions sur le développement du Grand Paris dans la vallée de la Seine tel qu'imaginé par Antoine Grumbach, on trouvera très prochainement un article sur les liaisons ferroviaires, un sujet incontournable relancé par le projet Grumbach. Autre prochaine livraison, les raisons objectives des retards scolaires en Haute-Normandie ».
Allez-vous prolonger vos réflexions après les élections de mars ? « Oui. Avec le comité scientifique, nous avons le projet de publier un ouvrage commu. Publié en 2011, il reprendra les différents axes de réflexions des uns et des autres ».
Propos recueillis par Christophe Preteux




