16 octobre 2006
Amiante toujours présente au CHU de Caen
Le CHU de Caen en Normandie occidentale est l'un des immeuble les plus amianté d'europe.
Quels sont les enjeux économiques et ... politiques liés à la présence d’amiante au CHU de Caen ?
Au dire du ministère de la santé, la moitié de l’amiante recensé dans les hôpitaux français se trouve au CHU de Caen. Vainqueur toutes catégories avec ces 17,4 hectares de surfaces amiantées, cet hôpital est dans une situation unique en France :
- L’amiante est présente partout, du sol au plafond, du rez-de-chaussée au dernier étage, côté fac autant que l’hospitalisation et les consultations (blocs opératoires, réanimation, urgences, etc). Dans les directions la présence d’amiante était limitée aux portes coupe-feu. Ces dernières ont été remplacées par des portes sans amiante. De plus, une entrée séparée et un escalier extérieur réservé à la direction (patio E) ont été construits pour permettre aux directeurs de cheminer de leur parking désamianté aux bureaux. - De part son type de construction et à cause de la réglementation de sécurité en vigueur, ce bâtiment est impossible à désamianter avec des gens y travaillant ou s’y faisant soigner. - Le simulacre des quelques travaux de désamiantage qui ont été effectué rend le bâtiment encore plus dangereux car les poussières liées aux travaux ne sont pas gérées (aucunes mise en dépression des chantiers). - Pour le gouvernement, le coût du désamiantage de cet hôpital est supérieur au coût de la construction d’un hôpital aux normes. De plus, la réaction en chaîne que cela provoquerait dans les autres régions aurait un poids économique extrêmement lourd. Tout ceci sans oublier les conséquences immédiates sur les patients, sur l’emploi, sur le plan pénal, etc…
Imaginons que soit mise en place le projet de désamiantage du CHU de Caen ?
- Où vont aller les patients pour ce faire soigner ? - Combien de temps cette situation durera t’elle ? - Qui financera les travaux ? - Que faire du personnel hospitalier pendant cette durée ? - Que faire des laboratoires de recherche ? - Où seront formés les étudiants en médecine ?
La situation semble échapper à tout le monde... . Du coup, la direction affirme que « tout est sous contrôle », que le désamiantage suit son cours, qu’il n’y a aucuns dangers (ce qui semble vrai pour leurs locaux). Ce "reportage" est purement indicatif, et ne peut constitué, faute d'enquête précise institutionnelle ou médiatique comme des preuves irréfutables.
document amateur tourné en 2006
Textes & Vidéo : association Amiante & Sécurité
La vidéo présentée n'est pas le fait de professionnels de presse mais d'intervenants anonymes pour la santé publique.

Photo parue dans Ouest-France du 4 avril 2005 (déflocage au 16ème étage du CHU de Caen).
A voir :
- La vallée de Condée-sur-Noireau, meurtrie par l'amiante, avec son monument aux victimes de l'amiante, inauguré en 2005 : http://www.lefigaro.fr/magazine/20061006.MAG000000259_l_avenir_etouffe_de_conde_sur_noireau.html
- Les grandes industries visées par des plaintes liées à l'amiante http://associations.societegenerale.fr/EIA--Amiante___plusieurs_grands_de_l_industrie_vises_par_des_plaintes_au_penal-sv-asso-rq-afp-actu-7779.html?option=print
- Le 1 août 2005 sur "l'Etoile de Normandie" : Amiante toujours en Normandie d'après un article de "Ouest-France" du 4 vril 2005 http://normandie.canalblog.com/archives/2005/08/01/695334.html
- L'ANDEVA : Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante http://andeva.free.fr/.
- ALDEVA : Association des Victimes de l'Amiante (à Condé-sur-Noireau / Calvados). http://andeva.free.fr/reseau/aldeva_conde/aldeva_conde.htm
- Dossier dans Marianne : Amiante, la catastrophe invisible http://www.marianne-en-ligne.fr/dossier/e-docs/00/00/3B/BC/document_dossier.phtml
- Libé : Condé-sur-Noireau ravagé par un siècle d'amiante http://www.liberation.fr/actualite/societe/205503.FR.php
- Rapport au Sénat : LA NOCIVITÉ DE L'AMIANTE EST CONNUE DE LONGUE DATE http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-17.html
Dès 1906, un inspecteur du travail de Caen , Denis Auribault, soumit un rapport faisant état de la surmortalité suite aux décès de 50 personnes pour une étrange maladie pulmonaire.
12 avril 2006
L'Institut de Veille Sanitaire au chevet de la Normandie
Document publié par l’Institut de Veille Sanitaire concernant l'épidémie de listériose de 1997
La listériose est due à la bactérie Listeria monocytogenes. Cette bactérie a été décrite pour la première fois dans les années 20, mais ce n'est que depuis la mise en évidence d'une origine alimentaire de l'infection chez l'homme, lors d'une épidémie au Canada en 1983, que la listériose est devenue un véritable problème de santé publique. Cela a conduit un certain nombre de pays à instaurer des systèmes de surveillance de l'infection, basés essentiellement sur la centralisation et la caractérisation des souches cliniques de L. monocytogenes dans un laboratoire [en France, il s'agit du Centre National de Référence des Listeria (CNR)]. En France, depuis mars 1998, la listériose est une maladie à déclaration obligatoire. Infection essentiellement d'origine alimentaire, la listériose est diagnostiquée principalement dans les pays industrialisés. Elle se rencontre préférentiellement chez les sujets dont le système immunitaire est immature ou perturbé, c'est à dire, les femmes enceintes, les nouveau-nés, les personnes âgées et les patients immunodéprimés suite à une maladie ou à un traitement immunosuppresseur. Cette infection se traduit par des formes invasives : bactériémie/septicémie et infection du système nerveux central chez le nouveau-né et l'adulte, avortement chez la femme enceinte. D'incidence peu élevée, moins de 4 cas par million d'habitants en France en 2000, la maladie est caractérisée par une mortalité élevée : 20 à 30% des cas, sauf chez la femme enceinte. Plus récemment, des gastro-entérites à Listeria monocytogenes ont été décrites, mais en France, cette forme de listériose non invasive n'a pas été identifiée
Je vous invite maintenant à prendre connaissance du rapport de l’Institut de Veille Sanitaire concernant l’épidémie de listériose en 1997 :
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France, Episode épidémique 1997 (lysovar 2389:2425:1444:47:52:340 +/-108)
Situation au 19/ 09/ 97Répartition géographique des cas
- Calvados : 4 cas, Eure: 1, Manche : 1, Seine-Maritime : 3, Yvelines : 1, Hauts de Seine : 1, Val de Marne : 1, Somme : 1, Isère : 1, Tarn : 1
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Neuf cas résident en Normandie. Deux des cas résidant en Ile de France ont effectué un séjour en Normandie et un cas résidant dans le département de la Somme a séjourné 15 jours en Bretagne (à Saint-Malo). Au total, 11 patients sur 15 résident ou ont séjourné en Normandie durant le mois précédant leur listériose. La Normandie semble être la zone de départ de l'épidémie (MHAP).
Puis à télécharger le nouveau document émis par l'Institut de Veille Sanitaire concernant l’épidémie de méningites en Seine-Maritime. Menigite.pdf
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Une question s’offre à nous : pourquoi la Normandie semble t’elle toujours plus touchée que d'autres régions voire être à l’origine d'un bon nombre d'épidémies en France ?
Je ne mets pas ces données en ligne pour affoler les Normands ni polémiquer, je veux seulement les informer que depuis toujours (les archives font état d'une épidémie de choléra au XIXème siècle ayant affecté fortement Rouen et Dieppe) la Normandie fut frappée par les épidémies sans que les causes soint éclaircies; elles purent même nous être cachées . Michel H. A. Patin
11 avril 2006
Mystérieuse maladie ?
Mytérieuse maladie titre un quotidien de Normandie.
Il aura suffi qu'un député-Maire, ici Pierre Albertini, s'inquiète et s'interroge sur les cas de méningites en Seine-Maritime pour que des mesures soient enfin prises. Merci monsieur Albertini aux nom de tous nos enfants.
La veille sanitaire ne fonctionne t'elle que lorsque la politique s'en mêle ? Voilà la question que nous pourrions poser.
Cet écho dans la presse me rappelle mon édito sur l’état de santé de la Normandie, hier encore des voix s'élevaient qui m’accusaient d’alourdir le constat. Aujourd'hui l'alerte sanitaire est sonnée pour une épidémie de méningite non contrôlée qui force les élus de Seine-Maritime à réagir.
la presse fait état d'une vaccination gratuite contre la méningite à méningocoque B. D'ici à mars 2007, 400.000 Sénomarins devraient être vaccinés en commençant dès mai 2006 par les enfants. Les vaccinations se feront en priorité sur les communes de Dieppe, Offranville, Envermeu, Longueville-sur-Scie et Bacqueville-en-Caux.
Que personne ne vienne plus me dire que cette épidémie est le fait du hasard !
Il faut maintenant rechercher les causes de la contagion par des études de l’air, du sol, de l’eau et de tous les revêtements, on finira bien par trouver la souche de cette épidémie. Peut-être trouverons-nous aussi les causes des maladies respiratoires et des cancers qui affectent cette même région.
Normandes, Normands, nous devons être vigilants, très vigilants.
Michel H. A. Patin
