L'Etoile de Normandie

Le Magazine Internet des Normands, entre Traditions & Modernité - "Ce site s'inscrit dans la volonté de mettre fin à la division administrative de la Normandie, morcelée depuis 1956 par le bon plaisir de l'Etat, contre l'avis des élus et des citoyens".

04 mai 2011

Reportage princier pour un Prince

Avant propos de MHAP : Je tiens tout particulièrement à remercier Lionel pour son envoi. Ce témoignage/reportage princier haut en couleur honore l'Etoile de Normandie

 

 

Reportage et commentaire de Lionel Lemarchand (Leo Le Passant)

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Le Prince Albert II de Monaco est venu à St Lo et Torigni sur les traces de ces illustres ancêtres les Matignon.

Il a inauguré l'expo " la Normandie des Princes de Monaco" au musée de St Lo, à qui il a offert le buste du monument funéraire de la Maréchale de Matignon, retrouvé récemment chez un antiquaire parisien et que souhaitait acquérir le musée de St Lo. Vous pouvez visualiser le reportage en cliquant sur le lien www.flickr.com/photos/torigni/

 

 

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Lionel : Un Prince qui a conscience de ses racines normandes, que même une légende ferait descendre de Rollon, ce qu'il n'a pas oublié de préciser en cette année anniversaire de la Normandie. Un beau geste de mécénat pour le Musée de St Lô et une visite rapide mais appréciée des torignais.

Une très belle exposition à voir jusqu'en septembre 2011 au Musée de St Lô.

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2010

Florence AUBENAS de passage à Caen

F_Aubenas

NON à la NORMANDIE BASSE et DOMESTIQUE!

Florence AUBENAS était hier de passage à Caen invitée par la librairie le "Brouillon de Culture" pour une séance de dédicaces qui a eu lieu sous les voûtes flamboyantes de l'ancienne église St Sauveur: 300 personnes se sont pressées dans le froid à faire la queue dans l'église et sur la place dehors pour une dédicace mais surtout pour entendre la journaliste sur les raisons de sa sortie incognito du microcosme politico-médiatique parisien pour cette plongée dans cette France de la "misère invisible"...

Pourquoi avoir choisi Caen? Réponse: "Caen est une ville moyenne, ni trop loin, ni trop près de Paris, sans trop de particularisme local, dans la norme française..." Immersion quasi ethnographique de plus de 6 mois à Caen, à partir d'une petite chambre meublée et découverte du monde morne des zones de ceci ou de cela bien loin des plaisirs cultivés des centres villes et surtout révélation (genre: "le roi est nu" ou découverte du "fil à couper le beurre") de l'univers impitoyable de la précarité intérimaire gérée avec cynisme par Pôle emploi obsédé par les bonnes statistiques...

Un constat qui confirme les analyses du collectif BEN: Basse-Normandie = Bas salaires! Ce à quoi il faut ajouter: Normandie Basse = Economie domestique!

Florence AUBENAS découvre les perspectives d'avenir proposées aux jeunes femmes bas-normandes qui n'ont pas eu la chance de faire autre chose qu'un BEP ou un Bac Pro ou pire qui n'ont pas pu trouver autre chose avec leur quatre années passées sur les bancs de l'Université de Caen "Basse"-Normandie: les métiers du nettoyage! Avec les salaires et les horaires qui vont avec...

Refuser la réunification normande c'est enfermer définitivement la Normandie Basse dans cette économie résidentielle de "services et tertiaire" qui n'est qu'une économie domestique qui asservit les jeunes adultes "bas"normands et plus encore les jeunes femmes de Normandie basse:  femme de ménage (dire: "technicienne de surface"), aides à domicile, gouvernante, baby sitting, tondeurs de pelouses et de haies dans les résidences, caissière, hôtesse sur une plate forme d'appel téléphonique, "homme sandwich" publicitaire au milieu de la rue Saint-Pierre, livreur de pizza, portefaix dans les centres commerciaux, glaneur de carottes, pommes et pommes de terre dans les champs, tourneur de poches d'huitres dans le froid à marée basse etc... Voilà l'avenir de la jeunesse de Normandie basse si l'on intègre pas la Normandie à sa vraie échelle pour une montée en gamme des politiques publiques pour une vraie liberté de choix et une vraie diversité économique: tout dépend du dynamisme des villes normandes donc de la réunification normande.

Alors bien sûr, j'ai ouvert ma gueule en saluant Florence Aubenas entre deux piliers de l'église: "Bienvenue en Normandie Basse Florence!" avant de dénoncer une économie de la domesticité avec des salaires inférieurs à la moyenne nationale "depuis plus de 40 ans à l'ouest de la région parisienne la Normandie basse subit sa géographie économique" en évoquant une "géopolitique de la misère sociale": un papi en casquette a trouvé mon intervention "politique" la qualifiant de "propagande indécente". Une dame, jeune retraitée "technicienne de surface" me dit aussitôt que j'avais "bien parlé" avant de me remercier chaleureusement...

Florestan (Collectif Bienvenue en Normandie)

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04 novembre 2009

09.11.1989, les murs de la honte et moi.

Jeune militaire des Forces Françaises en Allemagne affecté à un Escadron de Guerre Electronique à Bad-Lauterberg im Harz, j'ai surveillé le ciel de l'autre coté du mur (die Mauer) ou plutôt de l'autre coté du rideau de fer (Eiserne Vorhang), barrière infranchissable ou presque ne séparant pas seulement les 2 Allemagnes mais bien l'Europe de l'Ouest de l'Europe de l'Est, c'était de 1979 à 1983. A mon retour à la vie civile, je trouvais un autre mur, celui de la honte qui coupe en deux la Normandie. Je n'avais plus pour mission de surveiller un mur mais le devoir moral d'en faire sauter un autre. C'est ce que j'essaie de faire depuis 1984. Aujourd'hui j'ai les cheveux gris, je vie dans une Allemagne réunifiée et participe activement à l'Etoile de Normandie pour faire tomber le mur qui fait de l'ombre à la Normandie.

Le mur de Berlin et son rideau de fer sont tombés le 09 novembre 1989, deux années après mon retour en République Fédérale d'Allemagne. J'ai assisté à la ferme volonté des Allemands de l'Est à vivre libres et autrement, des étudiants, des jeunes couples pour la plupart qui début novembre manifestaient dans les rues de République Démocratique d'Allemagne. En RFA, nous étions les témoins privilégiés de la révolte du peuple de RDA. J'avais peur pour les manifestants, je craignais que cela tourne au bain de sang en parfaite connaissance des représailles encourues. Heureusement il n'y eu pas recours à la force armée ni de tentative de rétablir l'ordre. Quelques temps auparavant, le bureau politique avait destitué E. Honecker de la présidence du ZK (pour Zentralkomitee : comité central) du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands = Parti socialiste de l'union), et de là même de la Présidence de la RDA. Le nouveau pouvoir voulant sauver le régime, celui qui lui permettait d'exister(*) décidait l'ouverture prochaine des frontières. Les promesses jamais tenues ou toujours retardées le peuple de la RDA les connaissait trop bien, il ne quittait plus la rue. Tenace et bruyant il obtenait du Politbüro (bureau politique) l'ouverture immédiate des frontières et la permission de sortir sans visa dès le 09 novembre au soir.

(*) cela devrait vous rappeler quelque chose

Je n'oublierai pas les images de la télé est allemande ni les Vopos (Volkspolizei = gardes aux frontières) qui se trouvaient soudainement face à des milliers de Genossen (ainsi était nommés les citoyens de la RDA) qui voulaient dans la nuit sortir du pays. C'est qu'étant en service sur la frontière ils n'avaient pas regardé la télévision et personne au bureau politique n'avait pensé à les prévenir. L'euphorie populaire pouvait sur un coup de feu finir en révolution sanglante mais les Vopos n'appliquaient pas les consignes de tirer sur tout fuyard. Une fois la situation éclaircie ils s'effaçaient laissant passer leurs compatriotes à Berlin ouest. 

20 ans après tous les esprits ne sont pas réunifiés, l'ex-RDA s'est vidée de sa jeunesse partie travailler à l'Ouest, les plus âgés sont restés chez eux à regretter l'Etat providence qu'était pour eux la RDA dont le système consistait à accompagner (surveiller) ses ressortissants tout au long de leur vie. J'ai trouvé parmi les Ossis (ainsi sont encore appelés les gens issus de la RDA) une majorité de gens heureux de leur nouvelle existence, tel un habitant de Leipzig devenu berger au Spitzingsee près de Munich, rencontré au détour d'un chemin de montagne et qui porte fièrement le costume traditionnel bavarois, des jeunes de la FDJ (Freie Deutsche Jugend = organisation de la jeunesse) partis trouver fortune à l'étranger etc… Les Allemands originaires de la RDA sont très cultivés, ils ont eu malgré eux quarante années pour cela.

La réunification de l'Allemagne coutait cher aux contribuables allemands. Heureusement il y eu la générosité des voisins européens qui votaient à Bruxelles les aides de l'Union Européenne à la reconstruction de l'Allemagne. Permettre à des familles de se retrouver ou enlever les œillères que porte une population toute entière cela n'a pas de prix.

Aujourd'hui, l'Allemagne réunifiée est la 4ème puissance économique mondiale derrière les USA, le Japon et la Chine et devant la France 6ème. La réunification fut bénéfique aux deux Allemagnes, pardon à l'Allemagne. 

Ce qui paraissait impossible il y a vingt ans le devint par la volonté de trois hommes : N. GORBATCHEV, H. KOHL ET G. BUSH; alors que réunifier la Normandie, une région injustement divisée dans et par une démocratie, continue à nous être refusée alors qu'elle ne réclame aucune intervention extérieure ni de subventions.

LA HONTE EST AUJOURD'HUI SUR CES ELUS NORMANDS QUI N'ONT RIEN FAIT, NE FONT RIEN OU NE FERONT RIEN POUR REUNIFIER LA NORMANDIE.

Michel H. A. Patin

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