MERCI TOTAL
Total lance un vaste plan de recrutement
Total construit actuellement de nouvelles unités sur son site de Gonfreville-l'Orcher. D'ici l'été 2006, les besoins en main d'uvre vont se renforcer.
« On ne pouvait pas rester les bras croisés face à un tel chantier. Il y a au Havre un taux de chômage supérieur à 12 % et quelque vingt mille demandeurs d'emploi. Il fallait donc faire quelque chose. » Philippe Lagrange, le directeur adjoint de la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle pour la région du Havre, a donc mobilisé les services publics de l'emploi.
Résultat : une convention signée avec le groupe Total, mais aussi Technip et Sofresid, les trois grands donneurs d'ordres du chantier en construction sur le site de la raffinerie de Normandie, à Gonfreville-l'Orcher. Investissement : 500 millions d'euros. Objectif : produire, à partir de la mi-2006, des carburants propres répondant aux normes internationales.
Des formations adaptées
Le chantier DHC - appellation d'un nouveau procédé de conversion, l'hydrocraquage des distillats -, c'est aussi trois millions d'heures de travail jusqu'à la fin du premier semestre 2006. Actuellement, sept cent mille heures ont été effectuées, dont, selon la direction de Total, plus de 71 % par des entreprises régionales. Globalement, il reste 2,3 millions d'heures à couvrir pour construire les nouvelles unités de la raffinerie.
En termes d'emploi, l'enjeu est évident. « Toutes les entreprises sélectionnées pour ce chantier ont besoin de se renforcer par des embauches ou du travail intérimaire, explique Arnaud de Chezelles, le responsable du projet DHC. Nous voulons donner les meilleures chances aux demandeurs d'emplois de la région. » L'ANPE, l'Afpa pour la formation professionnelle, les Assedic et le conseil régional de Haute-Normandie pour le financement sont partenaires de ce dispositif inédit. Un bureau de l'ANPE, au plus près des besoins des entreprises, a même été installé au cur du chantier.
Son responsable, Sébastien Horel, y recueille les offres d'emploi des entreprises et se charge, via les services de l'ANPE, de fouiller les fichiers afin de donner une chance aux demandeurs d'emploi.
Soudeurs, tuyauteurs, coffreurs, échafaudeurs, électriciens. Les besoins sont très larges. Arnaud de Chezelles estime qu'au plus fort du chantier, deux mille personnes seront sur le site contre cinq à six cents aujourd'hui. Comment avoir la main d'uvre nécessaire à l'heure dite ? « L'anticipation est la clé de réussite », souligne le patron du projet DHC.
Stéphane SIRET