Paris-Normandie mériterait-il soudainement de la Normandie ?
Je viens de trouver 3 articles parlant de Basse-Normandie dans le Paris-Normandie de ce-jour. Si Paris-Normandie se décide à couvrir et informer sur toute la Normandie, nous pouvons nous en réjouir.
MHAP
Caen veut rénover sa vie de château La ville de Caen a entrepris de restaurer son château, une des plus vastes enceintes médiévales d'Europe, avec l'intention de le faire connaître aux Français.
Caen vit en effet depuis 60 ans dans le souvenir du Débarquement allié du 6 juin 1944 et de la bataille de Normandie, et à l'ombre du musée du Mémorial consacré au souvenir du dernier conflit mondial.
Pourtant, la ville a conservé de nombreux édifices historiques, parmi lesquels son château, construit sur un éperon rocheux par Guillaume Le Conquérant, duc de Normandie de 1035 à 1087 et roi d'Angleterre de 1066 à 1087.
Une première phase de travaux, ouverte en mars 2004 et qui doit s'achever fin 2006, prévoit un parcours piéton entre les principaux éléments d'intérêt du château : un nouveau belvédère surplombant les vestiges du donjon, la salle dite de l'Echiquier -autrefois salle de réception des hôtes de marque des ducs de Normandie et qui sera réaménagée en salle d'exposition permanente de l'histoire anglo-normande-, le Musée de Normandie, les vestiges du palais de Guillaume le Conquérant, l'église Saint-Georges et enfin le Musée des Beaux-Arts, installé dans l'enceinte depuis 1971.
La restauration et la mise en sécurité du rempart nord-ouest font aussi partie de cette première phase de travaux, qui a conduit à la réouverture d'une carrière de pierre de Caen, matériau utilisé à l'origine pour la construction de la forteresse.
Des salles d'exposition temporaires d'une superficie totale de 400 m2, ainsi que des salles de conservation et d'études gérées par le Musée de Normandie, seront en outre aménagées. Les espaces à l'intérieur de l'enceinte, très morcelés et mal articulés, seront réorganisés. Le budget de cette première phase de travaux s'élève à près de 17 millions d'euros.
Dans un deuxième temps, la totalité du chemin de ronde, actuellement coupé en différents endroits, sera rendue accessible au public, la porte des Champs sera restaurée et l'église Saint-Georges retrouvera un clocher qui sera visible de l'extérieur de l'enceinte.
Cette deuxième phase de travaux devrait se terminer en 2012. Il restera ensuite à faire connaître ce patrimoine restauré : « La ville de Caen compte communiquer de plus en plus sur Guillaume Le Conquérant », prévient Serge Fournel.
Les hommes du feu étaient 200 à manifester à Caen, samedi. Selon eux, leur mission serait menacée par les ambulances privées.
Environ 200 sapeurs-pompiers professionnels ont manifesté samedi à Caen pour défendre leur mission de « service public de secours à la personne », qu'ils jugent menacée par un recours croissant aux ambulanciers privés.
Ils entendaient protester contre une circulaire, signée en mars 2004 par les ministères de l'Intérieur et de la Santé, qui implique une nouvelle répartition des tâches entre les Sdis (services départementaux d'incendie et de secours), les Samu (services d'aide médicale urgente) et les ambulances privées.
Les syndicats en veulent notamment à une campagne de communication invitant les particuliers à appeler préférentiellement le Samu (le 15), qui peut ensuite faire appel à un ambulancier privé sans mobiliser les pompiers.
Ce mouvement de protestation national a déjà donné lieu à des grèves et manifestations dans plusieurs départements, notamment dans l'Indre et le Calvados.
Le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, a assuré mardi dernier lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale qu'il n'était « pas question de remettre en cause les activités sanitaires des sapeurs-pompiers ». Il s'est dit convaincu que « les sapeurs-pompiers peuvent avoir toute leur place dans notre système de santé ».
Fiscalité en hausse en Basse-Normandie
La fiscalité devrait augmenter de 15 % en Basse-Normandie dans le cadre du budget 2005. La faute à la décentralisation, selon le président de la Région, le socialiste Philippe Duron.
Le conseil régional de Basse-Normandie, présidé par le socialiste Philippe Duron, a adopté vendredi son budget 2005 d'un montant de 475 millions d'euros, en hausse de 8,44 % par rapport à 2004, et qui prévoit une hausse moyenne de la fiscalité de 15 %.
« Le surcoût de la décentralisation plus le désengagement de l'Etat nous conduisent à inscrire 15 millions d'euros de dépenses supplémentaires, soit très exactement le montant de l'augmentation de la fiscalité », a affirmé Philipe Duron au cours des débats qui ont débuté jeudi.
« Contestable »
« L'augmentation de la fiscalité que nous proposerons sera donc de 15 % en moyenne, soit une hausse de moins de 50 centimes d'euro par mois en 2005 pour un contribuable propriétaire », a-t-il ajouté.
« Cette hausse est tout à fait contestable et injustifiée », a affirmé la ministre de la Parité et de l'Egalité professionnelle, Nicole Ameline, porte-parole de l'opposition dans la région. Elle a reproché au budget présenté par Philippe Duron un « manque d'ambition et d'innovation ».
Les priorités de ce premier budget pour la mandature socialiste sont l'emploi et la solidarité, la jeunesse, la culture et enfin le développement durable des territoires.
L'action culturelle est le domaine d'intervention qui connaît la plus forte augmentation, avec une hausse de 30 % à 18 millions d'euros, ce qui place la Basse-Normandie en tête des régions françaises dans ce domaine, en terme d'effort financier par habitant.
Le document a été adopté par la majorité de gauche (PS, PC, MRG, MRC et Verts). L'UDF, l'UMP et le FN ont voté contre.