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ROCHEFORT (Charente-Maritime) (Reuters) - Jacques Chirac a renoué lundi avec sa croisade pour le développement durable en annonçant une hausse de "plus de 40%" du budget d'acquisition du Conservatoire du littoral, une manne attendue par les défenseurs des espaces naturels pour faire face à une urbanisation croissante.
"Aujourd'hui, nous devons aller plus loin dans la protection de notre littoral", a souligné le chef de l'Etat lors d'un discours à Rochefort, à l'occasion du 30e anniversaire du Conservatoire du littoral.
"Pour accomplir sa mission, le Conservatoire doit inscrire son action dans la durée. Des moyens assurés et stables lui sont donc nécessaires, d'autant plus qu'il doit aujourd'hui faire face à une hausse très sensible du prix du foncier", a-t-il poursuivi.
"C'est pourquoi je demande au gouvernement d'affecter dans les meilleurs délais au budget du Conservatoire l'intégralité de la taxe de francisation des bateaux, en tout état de cause 80% dès 2006", a-t-il précisé.
"Il s'agit d'une ressource pérenne, et d'une ressource évolutive. Cette affectation permettra une augmentation du budget d'acquisition du Conservatoire de plus de 40%", a-t-il ajouté.
Le Conservatoire du littoral a été créé par une loi du 10 juillet 1975 à l'initiative de Jacques Chirac, alors Premier ministre, afin de protéger les côtes françaises par l'achat, non la réglementation.
Au total, 75.000 hectares ont été acquis à ce jour. Le Conservatoire assure ainsi la préservation de 12% des côtes de métropole, soit 660 kilomètres sur 5.500, auxquels s'ajoutent 120 kilomètres outre-mer.
L'objectif de l'organisme est de préserver un "tiers sauvage" du littoral à l'horizon 2030, sachant que selon une étude de la Datar publiée en 2004, les départements côtiers pourraient accueillir 3,4 millions d'habitants supplémentaires à cette période.
LA LOI LITTORAL "DOIT S'APPLIQUER PLEINEMENT"
En dix ans, le budget d'acquisition du Conservatoire a été pourtant réduit de moitié en euros courants (11 millions d'euros en 2004) alors que le prix du mètre carré, en hausse, s'établit à 0,82 euro.
La taxe de francisation évoquée par Jacques Chirac est la taxe acquittée annuellement par tout propriétaire d'un bateau de plaisance neuf ou d'occasion en France pour bénéficier du droit de naviguer sous pavillon français avec les avantages s'y rattachant.
Prônant "un juste équilibre" entre la préservation du littoral et "la nécessité de l'aménager raisonnablement", Jacques Chirac a souhaité que la loi littoral, adoptée en 1986 pour limiter l'urbanisation des côtes, s'applique "pleinement".
Les Verts et les associations de protection de la nature s'inquiètent de projets de modification du texte.
Le président de la République a plaidé en outre pour la création "d'aires marines protégées" et a demandé "un effort important dans le domaine des stations d'épuration et des bassins de décantation des eaux de pluie".
A deux jours de son départ à Madagascar pour une visite officielle, Jacques Chirac a proposé par ailleurs d'aider les pays du Sud à protéger la biodiversité par le biais des contrats de désendettement et de développement.
"Une grande partie de la biodiversité se trouve dans les pays du Sud. Mais le Nord est également comptable de cette biodiversité. (...) Le développement durable de ces pays est l'affaire de tous", a-t-il affirmé.
"Je souhaite que les 'contrats de désendettement et de développement', qui permettent d'annuler totalement la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés, puissent comprendre des programmes qui concernent la biodiversité", a-t-il indiqué.
"Nous pourrons convertir un certain montant de la dette bilatérale en programmes environnementaux dans les pays du Sud", a ajouté Jacques Chirac, invitant le gouvernement à "prendre rapidement des initiatives en ce sens".
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| HEFORT (Charente-Maritime) (Reuters) - Jacques Chirac a renoué lundi avec sa croisade pour le développement durable en annonçant une hausse de "plus de 40%" du budget d'acquisition du Conservatoire du littoral, une manne attendue par les défenseurs des espaces naturels pour faire face à une urbanisation croissante.
"Aujourd'hui, nous devons aller plus loin dans la protection de notre littoral", a souligné le chef de l'Etat lors d'un discours à Rochefort, à l'occasion du 30e anniversaire du Conservatoire du littoral.
"Pour accomplir sa mission, le Conservatoire doit inscrire son action dans la durée. Des moyens assurés et stables lui sont donc nécessaires, d'autant plus qu'il doit aujourd'hui faire face à une hausse très sensible du prix du foncier", a-t-il poursuivi.
"C'est pourquoi je demande au gouvernement d'affecter dans les meilleurs délais au budget du Conservatoire l'intégralité de la taxe de francisation des bateaux, en tout état de cause 80% dès 2006", a-t-il précisé.
"Il s'agit d'une ressource pérenne, et d'une ressource évolutive. Cette affectation permettra une augmentation du budget d'acquisition du Conservatoire de plus de 40%", a-t-il ajouté.
Le Conservatoire du littoral a été créé par une loi du 10 juillet 1975 à l'initiative de Jacques Chirac, alors Premier ministre, afin de protéger les côtes françaises par l'achat, non la réglementation.
Au total, 75.000 hectares ont été acquis à ce jour. Le Conservatoire assure ainsi la préservation de 12% des côtes de métropole, soit 660 kilomètres sur 5.500, auxquels s'ajoutent 120 kilomètres outre-mer.
L'objectif de l'organisme est de préserver un "tiers sauvage" du littoral à l'horizon 2030, sachant que selon une étude de la Datar publiée en 2004, les départements côtiers pourraient accueillir 3,4 millions d'habitants supplémentaires à cette période.
LA LOI LITTORAL "DOIT S'APPLIQUER PLEINEMENT"
En dix ans, le budget d'acquisition du Conservatoire a été pourtant réduit de moitié en euros courants (11 millions d'euros en 2004) alors que le prix du mètre carré, en hausse, s'établit à 0,82 euro.
La taxe de francisation évoquée par Jacques Chirac est la taxe acquittée annuellement par tout propriétaire d'un bateau de plaisance neuf ou d'occasion en France pour bénéficier du droit de naviguer sous pavillon français avec les avantages s'y rattachant.
Prônant "un juste équilibre" entre la préservation du littoral et "la nécessité de l'aménager raisonnablement", Jacques Chirac a souhaité que la loi littoral, adoptée en 1986 pour limiter l'urbanisation des côtes, s'applique "pleinement".
Les Verts et les associations de protection de la nature s'inquiètent de projets de modification du texte.
Le président de la République a plaidé en outre pour la création "d'aires marines protégées" et a demandé "un effort important dans le domaine des stations d'épuration et des bassins de décantation des eaux de pluie".
A deux jours de son départ à Madagascar pour une visite officielle, Jacques Chirac a proposé par ailleurs d'aider les pays du Sud à protéger la biodiversité par le biais des contrats de désendettement et de développement.
"Une grande partie de la biodiversité se trouve dans les pays du Sud. Mais le Nord est également comptable de cette biodiversité. (...) Le développement durable de ces pays est l'affaire de tous", a-t-il affirmé.
"Je souhaite que les 'contrats de désendettement et de développement', qui permettent d'annuler totalement la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés, puissent comprendre des programmes qui concernent la biodiversité", a-t-il indiqué.
"Nous pourrons convertir un certain montant de la dette bilatérale en programmes environnementaux dans les pays du Sud", a ajouté Jacques Chirac, invitant le gouvernement à "prendre rapidement des initiatives en ce sens".
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