"Travail au noir" et "Envoi de SDF" : des faits inquiétants !
Dans les rubriques faits de société, la presse révèle des faits plutot inquiétants : comme la recrudescence du "travail au noir" révéler par les contrôles et "l'envoi de SDF New-Yorkais (!!!)" en Normandie par les autorités de cette ville, cité qui arbore fièrement la Statue de la Liberté ... Cela fait tâche !
Est-ce la liberté "américaine" de se simplifier la vie et de régler ses problèmes économiques et sociaux radicalement en les "confiant" aux autres ? Ce dossier est déplorable et honteux.
Dans un autre contexte, sur les côtes normandes, dans les enseignes contrôlées (article de juillet 2009 (entre Honfleur et Port-en-Bessin), près d'un tiers embauche "au black"...
(Yuca de Taillefer).
Source : Rue89
Débarquement : New York exporte ses SDF en Normandie
Pour faire faire des économies au contribuable, le maire « offre » des allers simple aux sans-abris pour n'importe où dans le monde.
Michael Bloomberg, maire de New York (d'abord démocrate, puis élu comme républicain, il a rendu sa carte du parti il y a deux ans), a trouvé la solution miracle pour résoudre le problème de la pauvreté dans sa ville : offrir aux SDF un billet sans retour à destination d'où ils veulent dans le monde… Dont la France. Et en l'occurence Granville, petit port de la Manche. Dont le maire n'en revient pas.
En deux ans, 550 familles ont bénéficié de ce « traitement de faveur » selon le New York Times. Destinations : cinq continents et 24 pays différents. La seule condition pour être éligible est que le candidat ait un proche qui accepte de le recueillir.
Et voilà comment une famille de cinq Américains (les deux parents et leurs trois enfants) va se retrouver à Granville, où vit un proche de la mère. Coût du voyage : 6 332 dollars incluant les cinq billets d'avion, ainsi que le train jusqu'à Granville.
Une bonne affaire pour les finances de New York. La ville est en effet légalement tenue de prendre en charge l'hébergement de ses SDF, à travers le financement du programme d'aide et de refuge des sans-abris, à hauteur de 36 000 dollars par an et par famille.
Le but est donc de faire des économies « dans l'intérêt du contribuable », selon les mots du maire, mais pour la bonne cause : ailleurs, l'herbe est bien plus verte, il serait vraiment idiot de ne pas saisir cette occasion de repartir à zéro, explique en substance Michael Bloomberg.
Son homologue de Granville, lui, trouve ça « proprement scandaleux ».
« Quel cynisme ! Quand j'ai su ça, j'ai tout de suite fait le parallèle avec les charters que l'on affrète en France pour renvoyer chez eux, au Mali ou au Sénégal, les travailleurs immigrés… C'est la marchandisation de la misère ! ».
Les Granvillais eux-mêmes sont « outrés », rapporte le maire :
« Les habitants se sentent très concernés. Ils se disent “c'est une première, mais ça peut recommencer”. Vous savez, Granville est une petite ville ouverte sur la mer et sur le monde, nous allons accueillir cette famille, et nous sommes prêts à l'aider. Ça doit être très douloureux pour eux. »
Les cinq nouveaux émigrés auraient sans doute pu plus mal tomber. Mais comment se passe l'intégration pour les autres ? Les pays d'accueil ont-ils leur mot à dire ? Le directeur-adjoint du cabinet d'Eric Besson assure qu'il n'est pas au courant :
« Pour nous, ça n'existe pas. Nous n'avons pas eu connaissance de cette affaire. Nous n'avons été contactés ni par le consulat ni par la police aux frontières. Je suis interrogatif. On va faire une enquête approfondie. »
Du côté de la police aux frontières, on n'en a « pas entendu parler ». Quant à la la préfecture de la Manche, elle n'a pas reçu de demande de titre de séjour.
Source : Ouest-France
Travail au noir : 35 salariés non déclarés
Sur les 170 établissements contrôlés en juillet, cinquante sont dans l'irrégularité.
28 % en infraction
L'Urssaf et la Police aux Frontières ont contrôlés cafés, hôtels et restaurants entre Port-en-Bessin et Honfleur. « Nous avons vérifié 170 établissements et la situation de 800 salariés. Le bilan est encore une fois inquiétant : 28 % des commerces contrôlés sont en infraction et 35 salariés n'ont pas été déclarés », explique Serge Binet responsable du service contrôles de la Manche. Trois personnes, en situation irrégulière, ont fait l'objet d'une procédure administrative.
Récidivistes
« Une douzaine d'entre eux avait déjà été pointée l'an dernier », déplore le représentant de l'Urssaf. « Et ceci, malgré nos actions de prévention. 22 procédures de travail dissimulé seront donc transmises à la justice. » Outre un redressement forfaitaire, calculé sur la base de six smic par salarié, et l'annulation des allégements de charge, les employeurs indélicats risquent une peine de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende.
Vieilles pratiques
« Le fait de manipuler beaucoup d'argent en liquide n'est pas étranger à ces pratiques », estime Serge Binet. « On peut aussi s'interroger sur la notion de risque calculé » La non-déclaration d'un salarié suppose en effet « une non-déclaration dans le chiffre d'affaires de l'entreprise ».
Contrôles ciblés
La progression du nombre de commerçants épinglés s'explique aussi par une meilleure efficacité des contrôles. « Nous pratiquons des repérages avant d'intervenir. Le jour où nous effectuons le contrôle, nous avons la liste des travailleurs déclarés. Il suffit alors de contrôler l'identité des personnes présentes. »
